ISBN : 2290345717
Éditeur : J'ai Lu (2004)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 90 notes) Ajouter à mes livres
Seize ans ! le bel âge pour Vladimir Pétrovitch. Zinaïda en a vingt et un. Elle prend plaisir à l'appeler monsieur Voldémar. Il porte encore veste courte col rabattu : un enfant amoureux de la jeune princesse pour l'avoir vue par-dessus la palissade de son domaine. Prem... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Hami-k, le 03 mars 2012

    Hami-k
    Quelle jolie histoire que je viens de lire. L'amour de ce jeune-homme de 16 ans pour cette princesse âgée de 21 ans.
    Ah ! l'amour, l'amour avec un grand A pour un adolescent ne peut qu'être vrai.
    Vladimir Pétrovitch, quarante ans, raconte son Premier amour à travers cette nouvelle.
    Il découvre l'amour, ou plutôt il tombe éperdument amoureux à l'age de seize ans de sa jolie voisine et princesse, Zinaïda Zassekine, bien plus âgée que lui. Mais la belle qui connait son pouvoir de séduction auprès de la gente masculine est très capricieuse, parfois agaçante, aguicheuse ; et ne se lassera pas de jouer avec tous les hommes qui franchiront sa porte. Lui aussi viendra à sa rencontre et elle fera de même avec celui-ci. le jeune-homme sera sous le charme et acceptera tous ses caprices même de se ridiculiser par amour, un amour à sens unique, car, pour elle, il reste qu'un enfant.
    Mais parfois le comportement de la princesse sera très changeant, triste, mélancolique voire distant surtout avec lui, ce qui ne laissera pas l'ado indifférent. D'ailleurs, tout cela le poussera à être jaloux, soupçonneux, maladroit. Qui est celui qui met cette demoiselle, celle qui l'aime comme un fou, dans un état pareil? Il en dormira pas la nuit, surveillera ses faits et gestes, et en deviendra carrément lugubre jusqu'à sa découverte assez déroutante dois-je dire.
    N'importe qui peut s'identifier à l'auteur et s'imaginer l'ambiance de cette époque.
    Être ados, n'est pas facile et encore moins en être amoureux. Alors, c'est avec un petit sourire assez triste que je ferme ce petit livre de 96 pages tout en me disant que la vie continue malgré nos échecs de notre jeunesse.

    Lien : http://leslecturesdehami-k.blogspot.com/2012/03/premier-amour-de-iva..
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 24 février 2012

    juliette2a
    Je viens d'achever "Premier amour" et je veux dire que ce roman est une vraie merveille ! En effet, l'histoire - qui est en réalité un témoignage du héros lorsque celui-ci a quarante ans - très originale, m'a tout de suite plue : le jeune Vladimir Pétrovitch, âgé de seize ans à peine, connaît les émois d'un Premier amour pour sa voisine, Zinaïda, plus âgée que lui...Après une "période" de passion pour elle, Vladimir se rend compte que Zinaïda devient de plus en plus froide, alors il cherche en vain son "rival" caché, celui qui a réussi à séduire la jeune princesse.
    Un joli coup de coeur, avec des personnages émouvants, un héros charmant, et une écriture parfaite !
    A lire ABSOLUMENT !!!
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 10 août 2011

    brigittelascombe
    L'amour n'est il que désenchantement?
    Voici la question que nous pose et le constat qu'établit au fil des pages de ces trois nouvelles Ivan Tourguéniev, auteur russe du XIX° siècle, très lié avec Flaubert avec lequel il partage le culte du beau, qui pioche dans sa propre biographie les personnages de ses écrits.
    Premier amour:cette première nouvelle est tirée d'une histoire vraie, celle du jeune Vladimir (l'auteur lui même) sous le charme d'une femme fatale dont il découvre la liaison avec son propre père.
    La fluctuation des sentiments est fort bien décrite.
    L'Adolescent est en adoration devant la princesse Zinaïda, fantasque,volage,joueuse et provocante.Un seul baiser d'elle le comble, il jalouse les hommes de son entourage et l'épie.Quelle déception,quel dépit,quelle rage s'emparent de lui lorsqu'il comprend qu'elle baise la main qui la frappe, celle de son père(de Vladimir) élégant et sauvage armé d'une cravache.
    "Sublime" dira Flaubert.
    L'auberge du grand chemin: évoque l'injustice du servage.
    "Qui est heureux a raison" prône Naoum Ivanov l'aubergiste qui a le sens des affaires.Mais on apprend bientôt la froideur de ce calculateur sans scrupule qui a racheté l'auberge à la maîtresse d'Akim Sémenov(serf) qui coulait là des jours paisibles avec sa Dounicha.Et le fourbe a eu la femme par dessus le marché! Ah les femmes! Décidément Tourguéniev les conçoit infidèles!
    L'antchar: Macha,l'héroïne au malheureux destin, empoisonnée par L'antchar cette poésie de Pouchkine dont le nom est tiré de l'arbre vénéneux des steppes(et surtout par son lecteur,un élégant dandy) a réellement existé dans l'entourage de l'auteur. Elle choisit un homme indigne d'elle tout en repoussant l'amour d'un autre.On retrouve ici le thème de l'homme de trop qui malgré sa dévotion est rejeté.
    Tourguéniev nous plonge dans son univers bourgeois le plus souvent,ce qui rappelle celui du Joueur de Dostoïevski.Le romantisme de Macha rappelle celui de Jeanne,l'héroïne d' une vie De Maupassant.Son idéalisme (dans Premier amour) rappelle Schiller.
    Beaucoup de rencontres(en France) ont influencé les écrits de Tourguéniev qui est décrit comme un très grand écrivain russe et l'ambassadeur des lettres russes en France
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 11 septembre 2009

    monito
    L'idée qu'un Premier amour marque par son intensité et souvent par les déceptions qu'il suscite n'est pas nouvelle. Au demeurant d'un classicisme absolu ce postulat est largement répandu en littérature, moins dans la vie où heureusement l'Amour n'est pas forcément le premier pour être le vrai.
    La brillance de la langue de Tourguéniev est à elle seule une raison suffisante pour lire cette nouvelle de la fin du 19ème siècle.
    On ne peut aussi qu'être sensible à la personne aimée, la princesse Zinaïda, dont la cruauté et la complexité changent des femmes aimées traditionnelles de l'époque. Notre héros, Tourguéniev lui-même, qui ne s'est jamais caché du caractère autobiographique de sa nouvelle, a à peine 16 ans et découvre l'Amour, dans toute sa force, dans tout le bien être et le mal être qu'il procure une minute après l'autre.
    Incontestablement l'originalité de cette nouvelle se situe, notamment parce que nous sommes au 19ème, dans l'identité du rival.
    Au-delà de cette intrigue, vite dénouée, la beauté de la langue et la force des sentiments du siècle place cette nouvelle dans le florilège des leçons d'amour que donne la littérature.
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    • Livres 4.00/5
    Par Deuzenn, le 29 février 2012

    Deuzenn
    Lors d'une soirée, Vladimir Pétrovitch laisse échapper les souvenirs de son Premier amour, vingt-cinq ans plus tôt...
    Vladimir est un jeune garçon de seize ans, à peine sorti de l'enfance mais se tenant déjà aux portes de la vie d'adulte, avec toute l'exaltation de l'adolescence.
    Par hasard, il croise sa nouvelle voisine, un peu plus âgée que lui, la jolie princesse Zinaïda Zassekine, et tombe immédiatement et irrémédiablement sous son charme. Bientôt reçu chez elle, il rejoint le cercle d'admirateurs qui entoure la jeune femme. Coquette et capricieuse, celle-ci se plaît à les tourmenter un à un, selon son bon plaisir. Puis, d'un seul coup, là voilà qui change, devenant plus distante et mélancolique. Serait-elle tombée amoureuse à son tour?
    Avec ce récit d'un Premier amour, largement autobiographique, Tourgueniev retranscrit avec finesse les affres des passions adolescentes depuis les premières tentatives d'approche jusqu'aux sottises faites pour plaire. Vladimir éprouve tous les états d'un nouvel amoureux : gaucherie, faux aplomb, rêveries douces et douloureuses, dédain et câlineries, jalousie dévorante, joie débordante,... de véritables montagnes russes!
    Entre fièvre et chaos, ce court roman parle d'amour avec passion et offre un écho dans lequel chaque lecteur peut se reconnaître et se demander à son tour : "Sentiments timides, douce mélodie, franchise et bonté d'une âme qui s'éprend, joie languide des premiers attendrissements de l'amour, où êtes-vous?" (p.37)
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    Les invités avaient pris congé depuis longtemps. L'horloge venait de sonner la demie de minuit. Seuls, notre amphitryon, Serge Nicolaïevitch et Vladimir Pétrovitch restaient encore au salon. Notre ami sonna et fit emporter les reliefs du repas.
    - Nous sommes bien d'accord, messieurs, fit-il en s'enfonçant dans son fauteuil et en allumant un cigare, chacun de nous a promis de raconter l'histoire de son premier amour. A vous le dé, Serge Nicolaïevitch.
    L'interpellé, un petit homme blond au visage bouffi, regarda l'hôte, puis leva les yeux aux plafond.
    Je n'ai pas eu de premier amour, déclara-t-il enfin. J'ai commencé directement par le second.
    - Comment cela ?
    - Tout simplement. Je devais avoir dix-huit ans environ quand je m'avisai pour la première fois de faire un brin de cour à une jeune fille, ma foi fort mignonne, mais je me suis comporté comme si la chose ne m'était pas nouvelle : exactement comme j'ai fait plus tard avec les autres. Pour être franc, mon premier - et mon dernier - amour remonte à l'époque où j'avais six ans. L'objet de ma flamme était la bonne qui s'occupait de moi. Cela remonte loin, comme vous le voyez, et le détail de nos relations s'est effacé de ma mémoire. D'ailleurs, même si je m'en souvenais, qui donc cela pourrait-il intéresser ?
    - Qu'allons nous faire alors ? se lamenta notre hôte... Mon premier amour n'a rien de très passionnant, non plus. Je n'ai jamais aimé avant de rencontrer Anna Ivanovna, ma femme. Tout s'est passé le plus naturellement du monde : nos pères nous ont fiancés, nous ne tardâmes pas à éprouver une inclination mutuelle et nous nous sommes mariés vite. Toute mon histoire tient en deux mots. A vrai dire, messieurs, en mettant la question sur le tapis, c'est sur vous que j'ai compté, vous autres, jeunes célibataires... A moins que Vladimir Pétrovitch ne nous raconte quelque chose d'amusant...
    - Le fait est que mon premier amour n'a pas été un amour banal, répondit Vladimir Pétrovitch après une courte hésitation.
    C'était un homme d'une quarantaine d'années, aux cheveux noirs, légèrement mêlés d'argent.
    - Ah ! Ah ! Tant mieux !... Allez-y ! On vous écoute !
    - Eh bien voilà... Ou plutôt non, je ne vous raconterai rien, car je suis un piètre conteur et mes récits sont généralement secs et courts ou longs et faux... Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais consigner tous mes souvenirs dans un cahier et vous les lire ensuite.
    Les autres ne voulurent rien savoir, pour commencer, mais Vladimir Pétrovitch finit par les convaincre. Quinze jours plus tard, ils se réunissaient de nouveau et promesse était tenue.
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  • Par kathel, le 19 septembre 2010

    Que ne m’a-t-elle pas fait faire durant les trois semaines où je la vis chaque jour ! Il était rare qu’elle vînt chez nous, et je ne m’en plaignais pas outre mesure, car, à peine entrée, elle prenait ses airs de demoiselle, de princesse, et je me sentais terriblement intimidé.

    Je craignais de me trahir devant ma mère : Zinaïda lui était très antipathique et elle nous épiait avec aigreur. Je redoutais moins mon père : celui-là affectait de ne pas faire attention à moi ; quant à Zinaïda, il lui parlait peu, mais avec infiniment d’esprit et de pénétration.

    Je n’étudiais plus, ne lisais plus, n’allais même plus me promener aux alentours de la villa et avais oublié mon cheval. Comme un hanneton qui aurait un fil à la patte, je tournais autour du petit pavillon, prêt à y passer toute mon existence… mais cela ne me réussissait pas : ma mère ronchonnait sans arrêt et Zinaïda me chassait parfois elle-même. Alors, je m’enfermais à clef ou m’en allais tout au fond du parc ; là, je montais au faîte d’une serre délabrée et restais des heures durant à contempler la rue, les jambes ballantes, regardant sans rien voir. Des papillons blancs voltigeaient paresseusement sur des orties poussiéreuses, tout près de moi ; un pierrot enjoué se posait sur une brique décrépite, piaillait d’une voix irritée, sautillait sur place et étendait sa petite queue ; encore méfiants, les corbeaux croassaient parfois au sommet d’un bouleau dénudé ; le soleil et le vent jouaient en silence dans ses branches clairsemées ; morne et serein, le carillon du monastère Donskoy résonnait au loin. Et moi, je restais toujours là à regarder, à écouter, à me remplir d’un sentiment ineffable, fait à la fois de détresse et de joie, de désirs et de pressentiments, de vagues appréhensions… Je ne comprenais rien et n’aurais pu donner aucun nom précis à ce qui vibrait en moi… Ou plutôt si, j’aurais pu l’appeler d’un seul nom — celui de Zinaïda…

    Quant à la jeune princesse, elle continuait à s’amuser de moi comme le chat d’une souris. Tantôt elle était coquette, et je me sentais fondre dans une allégresse trouble, tantôt elle me repoussait, et je n’osais plus l’approcher ni même la contempler de loin.
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  • Par Deuzenn, le 29 février 2012


    "Mon sang s'agitait, mon cœur se lamentait avec une gaieté douce ; j'attendais quelque chose, effrayé de je-ne-sais-quoi, toujours intrigué et prêt à tout. Mon imagination se jouait et tourbillonnait autour des mêmes idées fixes, comme les martinets, à l'aube, autour du clocher. Je devenais rêveur, mélancolique ; parfois même, je versais des larmes. Mais à travers tout cela, perçait, comme l'herbe au printemps, une vie jeune et bouillonnante." (p.12)
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  • Par Hami-k, le 03 mars 2012

    Prends ce que tu peux, mais ne te laisse jamais prendre ; ne s'appartenir qu'à soi-même, être son propre maître, voici tout le secret de la vie, me dit-il un jour. (Page 39)
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  • Par cequejelis, le 16 novembre 2011

    Oh ! comme chaque jour qui passe est vide, morne et fastidieux ! Comme il laisse peu de traces ! Et que la course des heures est stupide !
    Pourtant, l’homme est avide de vivre ; il y tient ; il a foi en lui-même, dans son existence, dans son avenir... Ô, combien d’espoirs il fonde sur demain !
    Mais pourquoi s’imagine-t-il donc que le jour qui s’annonce ne ressemblera point à celui qu’il vient de vivre ?
    Il n’y songe même pas. D’ailleurs, il n’aime pas réfléchir - et il fait bien.
    « Demain, demain ! » se console-t-il jusqu’à ce que ce demain le jette dans la tombe.
    Et, une fois qu’on y est, l’on ne réfléchit plus - qu’on le veuille ou non.

    Mai 1879

    Le Livre de Poche n° 497, p. 271
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Comédiens Français chez TOURGUENIEV
Avant de monter le spectacle "Un mois à la campagne" de TOURGUENIEV, le metteur en scène Andrei SMIRNOFF emmène les comédiens du Francais visiter la maison de cet auteur à Bougival et s'imprégner de l'esprit et de l'âme russe.











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