> Bernard Delvaille (Traducteur)

ISBN : 2746712113
Éditeur : Autrement (2008)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Plusieurs lettres venaient de Londres - il était donc à Londres au mois d'août ? Pourquoi ? Etait-il malheureux à ce point ? [...] Le contenu de ces lettres la tourmentait et pourtant elle aurait bien voulu le connaître. Elle hésita encore, le coupe-papier à la main. El... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par letitbe, le 04 février 2012

    letitbe
    Le lieu : l'Angleterre, la période : les années 30, le milieu : la grande bourgeoisie, les protagonistes : Evelyn Jarrold, veuve de 40 ans et Miles Vane-Merrick, jeune député de 25 ans. Evelyn et Miles deviennent amants. Miles, fougueux et amoureux, souhaite épouser Evelyn qui, bien qu'amoureuse, se montre soucieuse des convenances et du quand-dira-t-on et cache sa liaison.
    Je découvre Vita Sackville-West par le biais de ce roman qui m'a charmée par son style élégant, son sens aigü de la psychologie et sa description affutée de la haute-société.
    Ce livre m'a donné envie lire les autres ouvrages de cette romancière.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 01 février 2011

    Titine75
    Evelyn Jarrold est une veuve de 40 ans évoluant dans la Haute société anglaise. Son mari est décédé au front en 1916 la laissant, avec leur fils, aux bons soins de la famille Jarrold. Evelyn reste très attachée à la famille de son mari qui lui permet de vivre dans le luxe et l'oisiveté. C'est une femme belle, légère et sophistiquée. Elle se sent libre de vivre au gré de ses envies, de ses fantaisies frivoles. Lors d'une soirée, elle fait la connaissance de Miles Vane-Merrick. C'est un jeune homme de 25 ans, député réformiste et extrêmement ambitieux. Evelyn et Miles vivent dans des mondes, des conventions opposés. Malgré cela ils tombent amoureux l'un de l'autre.
    Vita Sackville-West, l'“Orlando” de Viginia Woolf, jette un oeil critique sur l'aristocratie et la bourgeoisie anglaises. Cette Haute société semble vouée aux loisirs, à l'oisiveté totale. Elle a des préoccupations bien éloignées de la réalité : les bals, les toilettes, les intérieurs luxueux, les héritages, l'étiquette … Vita Sackville-West nous en donne une description très ironique par la voix de Ruth Jarrold, la nièce d'Evelyn : “A coup sûr, pensa-t-elle, la Haute société anglaise (une expression horrible, mais il fallait bien l'utiliser !) était la plus décorative de la terre. On eût dit que, depuis des générations, ils avaient été bien nourris, bien protégés, bien entraînés aux sports et persuadés qu'ils n'avaient pas d'égaux. Les regarder était fascinant. Ils avaient la beauté et la distinction des animaux de pure race. Les jeunes gens possédaient l'élégance des lévriers, les jeunes femmes étaient semblables à des parterres de fleurs. Peu importait, se disait Ruth, que leur cervelle ne fût pas plus grosse que celle d'un lévrier du moment que leur corps en évoquait la grâce !” Un monde brillant, étincelant mais parfaitement vain.
    Evelyn évolue dans ce monde comme un poisson dans l'eau. Son mode de vie, ses aspirations, ses goûts correspondent totalement à la luxueuse insouciance de cette classe sociale. Mais son mode de vie est remis en cause par son amour pour Miles Vane-Merrick. Ce dernier n'est en rien futile. Il veut réformer la société, aider les classes ouvrières à améliorer leur vie, il préfère la campagne à la clinquante ville. Son ambition le pousse à travailler sans relâche, peu de place est disponible pour les sentiments. Malgré la différence d'âge, d'intérêt et de mode de vie, Evelyn et Miles s'aiment passionnément. Mais ce n'est pas une histoire à l'eau de rose que nous conte Vita Sackville-West. Evelyn est déchirée entre sa fidélité à la famille Jarrold et son amour pour Miles. Une telle liaison n'est pas acceptable pour les Jarrold : Miles est trop jeune, trop réformateur. Evelyn doit choisir de s'émanciper de la coupe des Jarrold ou de quitter Miles. Un choix bien cruel pour une femme qui se croyait libre. Evelyn réalise alors ce qu'est sa vie : une cage dorée de laquelle il est difficile de partir. Les femmes, même de la Haute société, sont encore bien contraintes par leur milieu et Evelyn en fait l'amère découverte. Au fur et à mesure des pages, j'ai été touchée par cette femme qui ouvre les yeux sur le monde qui l'entoure. L'histoire d'Evelyn est douloureuse, cruelle. La sincérité de ses sentiments lui coûtera très cher.
    Vita Sackville-West nous présente avec beaucoup de lucidité un monde creux n'existant que pour l'apparence. Mais c'est aussi un monde sans pitié : jugeant, condamnant ceux qui ont le malheur de vouloir s'en émanciper. “Haute société” est à la fois une critique sociétale et une tragique histoire d'amour. C'est avec un style élégant et une grande finesse que Vita Sackville-West nous entraîne dans le monde d'Evelyn Jarrold. L'admiration de Virginia Woolf pour Vita n'était pas usurpée.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par Passionlectures, le 04 octobre 2011

    Passionlectures
    Ne vous fiez pas à la 4e de couverture, Haute société (Family History, en anglais, titre qui lui convient mieux) n'est pas seulement une histoire d'amour entre deux amants que quinze ans séparent (on n'en saura même pas les principales scènes). C'est aussi, et surtout, l'histoire d'Evelyn, dont la vie va être complètement bouleversée par cette relation. L'histoire se passe sur douze mois, entre 1931 et 1932. Evelyn Jarrold, belle-fille de William Jarrold, grand industriel du pays de Galles en passe d'être anobli, est veuve depuis quinze ans et vit seule avec son fils, Dan, à qui elle a consacré tout sa vie, entourée du clan Jarrold. Sa rencontre avec le jeune Miles Vane-Merrick lors d'une soirée vient troubler sa vie bien rangée. Elle en tombera passionnément amoureuse.
    Bien que le roman soit centré sur Evelyn, sur ses sentiments, les motifs de ses actions, les ressorts de ses pensées (et en ce sens peut rappeler Virginia Woolf), l'auteur fait de temps en temps appel à d'autres personnages pour rééquilibrer la vision que nous avons d'elle. Au début du livre, on pourrait croire que l'action se situe à la fin du XIXe siècle, tant la famille Jarrold symbolise la puissance de la haute-bourgeoisie victorienne, dans son respect des conventions, dans sa conviction profonde que le monde ne changera pas. Miles, intéressé par la politique, fréquentant des communistes et utilisant fréquemment des "mots de plus de trois syllabes" tire Evelyn vers la modernité, une plus grande liberté de pensée mais aussi une plus grande indépendance dans les actes. C'est dans cette confrontation entre passé et présent que j'ai trouvé tout l'intérêt et le plaisir de ce roman. le style de Vita Sackville-West est subtil et ciselé, elle ne dit que l'essentiel, mais de quelle manière !

    Lien : http://passionlectures.wordpress.com/2011/10/04/haute-societe-vita-s..
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    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 11 mai 2009

    wakinasimba
    Evelyn Jarrold est une londonnienne veuve de la haute-société. Ses journées sont occupées par ses courses chez son tailleur, ses dicussions avec sa nièce et les préparatifs du bal du soir. Heureusement, ses domestiques sont là pour veiller à la bonne marche de la maison, la soulageant de considérations bassement matérielles. Son fils, Dan, suit une scolarité solitaire à Eton et ne revient que pour les vacances.
    Un soir au bal de Chevron, elle fait la connaissance de Miles Vane-Merrick, un aristocrate de la terre, ancien élève d'Eton qu'il a quitté par conviction. Bel homme, beau parleur, homme convaincu et sachant défendre ses idées, Evelyn ne tarde pas à tomber sous son charme.
    La bourgeoise découvre un monde où les convenances étriquées et la mode n'ont aucune place, mais où le langage et les idées sont reines. de plus, son fils Dan se prend lui aussi de passion pour Miles avec qui il peut partager ses idées.
    Mais la passion d'Evelyn devient vite dévorante, et même si elle est capable de remettre en question les us et coutumes de son milieu, elle ne peut s'en défaire.

    Mon avis :
    Ah, le Londres victorien où tout est feutré, non-dit... On se croirait revenu au temps de Jane Austen sans les robes bouffantes.
    Une critique un peu ascerbe, toutefois, de la haute-société anglaise, percluse dans ses traditions victoriennes, et à qui un mot de trois syllabes fait peur ; qui n'a pas été élevée pour penser mais pour perpétuer les traditions. A ce propos, l'héroïne apparaît parfois un peu gamine.
    Un livre qui m'a donné envie d'en lire d'autres de cet auteur.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/04/22/13217336.html#comm..
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    • Livres 3.00/5
    Par liliba, le 28 juillet 2010

    liliba
    J'ai lu ici et là des commentaires assez positifs sur ce roman, que je me réjouissais de lire, mais il semble que je sois passée un peu à coté... Si le style de l'auteur est très agréable, la description de cette société bourgeoise passionnante, dans ses contradictions et parfois même ses stupidités, et les portraits des protagonistes parfaitement brossés (on croirait parfois voir des caricatures, mais ces gens étaient vraiment tels que les dépeint l'auteur - et beaucoup le sont encore, d'ailleurs !) je n'ai pas du tout pris d'intérêt à l'histoire d'amour dont il est ici question.
    Miles, le jeune amant, a une personnalité intéressante et on se prend à vouloir faire sa connaissance, discuter avec lui, profiter de son érudition, de son enthousiasme pour tout ce qui l'entoure, mais vraiment, Evelyn m'a exaspérée. Cette femme est, en plus d'être le prototype de la parfaite bourgeoise (ce qui n'est pas vraiment de sa faute, vu le milieu dans lequel elle a grandit et dans lequel elle évolue de par sa famille), d'une bêtise à fuir. Non seulement inculte, ignare même, snobe et suffisante souvent, elle manque totalement d'humour et surtout elle est une vraie capricieuse versatile, que j'aurais tendance à vouloir remettre à sa place régulièrement. Elle minaude, cherche à exercer à tout bout de champs du chantage affectif, change d'humeur 10 fois par jour, est larmoyante, bref exaspérante ! Seule la fin de l'histoire la rattrape, où elle fait montre au moins d'un peu de courage et de caractère. Mais il est dommage d'en arriver à ce point, et je ne suis pas certaine que, tels que sont décrits les sentiments de cette femme, ils soient assez profonds et puissants pour entraîner un tel dénouement !
    Son fils, au contraire,
    Suite sur Les lectures de Lili

    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2010/07/16/index.html
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Citations et extraits

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  • Par letitbe, le 04 février 2012

    Personne ne semble se soucier de ce que vous êtes, mais seulement de ce que vous faites ; et c'est ce que vous faites de plus stupide qui les intéresse le plus. Ils se fichent complètement de ce que vous êtes au fond de vous-même ; d'ailleurs, ce que vous êtes au fond de vous-même leur paraît plutôt honteux.
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  • Par letitbe, le 04 février 2012

    (...) elle redoutait ces heures durant lesquelles toutes les blessures de la vie prennent la dimension d'une montagne, et elle s'enfonçait dans son oreiller.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par letitbe, le 04 février 2012

    Elle avait une certaine expérience des hommes. La seule expérience qu'elle ne possédait pas était celle de son propre coeur, dont la violence pouvait à tout instant la trahir.
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  • Par letitbe, le 04 février 2012

    Il est facile de ne pas provoquer de drame quand on se soucie peu du sens où vont les choses ; c'est plus difficile si on y accorde une importance vitale.
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  • Par letitbe, le 04 février 2012

    A coup sûr, pensa-t-elle, la haute-société anglaise (une expression horrible, mais il fallait bien l'utiliser!) était la plus décorative de la terre.
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La chronique de Gérard Collard - Virginia et Vita 2
Virginia et Vita de Christine Orban aux éditions Albin Michel En 1927, Virginia Woolf et son mari éditeur Léonard vivent à Monk's House dans la campagne du Sussex. Elle vient de publier "La Promenade au phare" et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold. La fascination que ressent Virginia pour Vita, l'opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l'amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l'excentrique Vita qui n'a pour règle que le plaisir de l'instant. Ainsi naît Orlando, homme et femme à la fois, de l'amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles. Virginia va métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire. Vous pouvez commander "Virginia et Vita" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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