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Jean Gattégno (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070326675
Éditeur : Gallimard (1992)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 153 notes)
Résumé :
25 mai 1895. Oscar Wilde, dramaturge admiré du Tout-Londres et amant de Lord Alfred Douglas, est condamné à deux ans de travaux forcés pour "outrage aux mœurs ". Début 1897, l'écrivain brisé, réduit au sinistre matricule " C.3.3 " obtient enfin du directeur de la prison de Reading l'autorisation d'écrire. La longue lettre qu'il rédige alors à l'intention de Douglas, à qui il reproche de l'avoir abandonné, ne sera publiée, partiellement, que cinq ans après sa mort :... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Bibalice
27 mars 2016
  • 5/ 5
Y a-t-il beaucoup d'auteurs qui ont eu une influence sur votre vie ? Qui sont-ils ? Il y en a un, moi, qui a je crois infléchi la courbe de ma vie. Et il s'agit bien sûr d'Oscar Wilde. Peut-être l'ai-je lu à un moment où je devenais adulte mais j'ai toujours eu la conviction que c'est plutôt lui qui a fait de moi un adulte ou tout du moins, un lecteur adulte. Avant lui, je lisais ce que lisent tous les garçons de mon âge. J'étais dans ma première année de lycée et je n'avais pas beaucoup de goût, de haute idée de la littérature et de l'art. J'avais bien lu Oscar Wilde au collège, le temps d'étudier le fantôme de Canterville, mais qu'est-ce que je m'ennuyais alors. J'étais encore enfant et je n'avais rien saisi de son génie. Je me souviens de tous les cours le concernant pourtant. Peut-être une explosion silencieuse avait-elle déjà eu lieu dans mon cerveau. Peut-être était-il déjà présent en moi sans que je ne le sache encore. Mais je me souviens surtout que j'étudiais le fantôme farceur et que je le maudissais.

Ce n'est qu'au lycée que j'ai véritablement senti les déflagration de la dite explosion. J'ai lu le Portrait de Dorian Gray sur je ne sais quel conseil et je crois bien que cela a changé ma façon de voir le monde. Etait-ce ma mère qui m'avait acheté le livre ? le conseil d'un ami ? Etait-ce la lecture d'une fille dont je voulais me rapprocher ? Lisais-je déjà Rock&Folk ? Sur mon baladeur, j'écoutais Morrissey dont je recopiais les textes pendant mes ennuyeuses heures de cours. Il parlait bien d'Oscar Wilde mais Morrissey et les Smiths ne sont-ils pas apparus plus tard dans ma vie ? Comment est-on amené à lire un livre ? A rencontrer un auteur qui rapidement devient un peu plus que cela ? On devrait donner plus d'importance à ceux qui nous les font découvrir.
Le pire c'est que je ne pourrais pas parler longuement du Portrait. C'est peut-être le seul livre que j'ai lu plus de deux fois. C'est celui qui m'a donné envie d'apprendre l'anglais et de lire des biographies avec autant de passion qu'un roman. J'ai en effet immédiatement voulu savoir qui était Oscar Wilde et de quelle espèce était ceux qui l'ont mis à terre.
De ce livre, de ce dont il parle, je ne peux pourtant rien dire. Je suis incapable de le résumer, de parler de ces thèmes ou de son style. Tous mes goûts, mes envies littéraires, ma conception même de la littérature et de l'art viennent directement de ce livre et je suis incapable d'en parler, de dire pourquoi il en est ainsi, pourquoi il s'agit, si même cela est vrai, d'un des livres les plus importants du 19ème siècle. Si la bibliothèque est le reflet d'une personnalité, une sorte de carte d'identité de l'âme et si je devrais montrer cette carte, c'est bien à ce livre que je donnerais la place la plus visible.
Ce n'est pourtant pas mon livre préféré d'Oscar Wilde. C'est le plus important de son oeuvre mais ce n'est pas celui qui m'a fait le plus pleurer ni le plus réfléchir. Peut-être n'est-ce même pas le mieux écrit. Sur la carte d'identité de mon âme, en y réfléchissant, peut-être préférerais-je y intégrer plutôt de profundis, le long cri d'un Wilde alors emprisonné. "Les plus désespérés sont les chants les plus beaux. Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots” disait Musset et on est presque étonné qu'il n'ait pas écrit cette phrase après avoir lu de Profundis. On me reproche souvent de tout exagérer mais je défie quiconque de trouver plus belle, plus émouvante et bien évidemment plus déchirante lettre que celle-ci, une lettre qu'aucun être humain ne devrait être amené à écrire ou à lire. Même un réplicant issu de Blade Runner serait ému aux larmes en lisant cette lettre. C'est presque un cas unique dans L Histoire. En tout cas je n'en sais pas de semblable. Il y a tout le malheur d'un homme en train de mourir dans ces quelques pages, toute la colère d'un homme envers l'objet de sa chute, la tristesse de celui qui avait tout et qui va mourir à petit feu dans la honte et le déshonneur. Une haine, une colère et une tristesse qui se transforment cependant en pardon. Wilde le génie est à genou, les mains brisées par le vulgaire Alfred Douglas qui a détruit sa vie mais Wilde lui pardonne. Je ne sais pas s'il est question de chrétienté, d'amour, d'inconscience. 15 ou 20 ans après avoir lu ce livre pour la première fois, je ne sais toujours pas de quelle contrée du coeur peut venir ce pardon.
Il y'a bien sûr d'autres choses hallucinantes dans ces lignes De Wilde écrites en prison. J'ai versé quelques larmes en lisant ses regrets et reproches adressés à Alfred Douglas mais jamais autant que quand il évoque le geste héroïque de son ami Robert Ross. Je lisais des histoires de super-héros quand j'étais jeune mais dans aucune histoire, dans aucun comics, dans aucune vie réelle ou de fiction vous ne trouverez de geste plus héroïque que celui raconté par Wilde. Marvel et DC ont fossoyé le terme d'héroïsme qui ne devrait être employé que pour de tels gestes. le voici sous le regard humide De Wilde :
“Un lieu où règne la douleur est terre sainte. On comprendra un jour ce que cela veut dire. Jusque-là, on ne saura rien de la vie. Quand, de ma prison, on m'amena entre deux policiers, devant le tribunal des faillites, Robbie attendait dans le sinistre et long couloir afin de pouvoir, devant toute la foule, qu'un geste si simple et si charmant réduisit au silence, soulever gravement son chapeau tandis que, menottes aux mains et tête basse, je passais devant lui.
Des hommes sont allés au ciel pour de moindres actes que celui-ci.
(...) Je ne lui ai jamais soufflé mot de ce qu'il avait fait. Jusqu'à présent, j'ignore s'il sait que j'ai eu conscience de son geste. Ce n'est pas là une chose pour laquelle on puisse exprimer des remerciements conventionnels avec des mots conventionnels. Je la conserve dans le sanctuaire de mon coeur. Je la garde là comme un dette secrète que, je suis heureux de le penser, je ne pourrai jamais payer.
Alors que la sagesse ne m'était d'aucun secours, que la philosophie demeurait stérile, que les sentences et les phrases de ceux qui cherchaient à me consoler me laissaient dans la bouche un gout de cendre, le souvenir de ce petit geste d'amour, silencieux et charmant, a descellé pour moi le puits de la pitié, a fait fleurir le désert comme un rose , m'a arraché à l'amertume de la solitude et de l'exil pour me mettre en harmonie avec le grand coeur blessé du monde.”

Il y a un roman d'ailleurs, un film, un monument, une statue peut-être à ériger en l'honneur de Robbie Ross. C'est un devoir d'être d'humain que de le faire. Robbie Ross ne s'est pas contenté de soulever son chapeau au passage De Wilde. Quand l'auteur s'est éteint ruiné dans une chambre d'hôtel parisienne misérable sous un nom d'emprunt, alors que, de honte, ses propres enfants changèrent de nom, Robert Ross défendit l'oeuvre de son ancien ami en rachetant tous les textes et en donnant les droits à ses enfants sans toucher un seul profit de cela. Il fut lui même attaqué -pour homosexualité- par cette saloperie de Lord Alfred Douglas. Il fut l'auteur d'un autre geste héroïque : alors que Wilde écrivit deux versions de de profundis, une pour lui-même et l'autre pour Alfred et qu'il chargea Robbie d'envoyer la sienne à Alfred Douglas, Robbie préféra lui envoyer une copie. Bien lui en a pris, puisque dès réception, l'autre pourriture brûla sa copie pour la réduire en cendres. C'est au British Museum que Robbie envoya le manuscrit.
Quel homme peut faire cela ? Pour quelle idée de l'amour, de l'amitié, de l'art ? Pour quel homme ou quelle femme, pour quel écrivain ou quel artiste feriez-vous cela ?
Vous vous direz certainement que vous l'auriez fait peut-être pour Oscar Wilde après l'avoir lu dans de profundis notamment. Peu d'ouvrages peuvent vous donner un tel aperçu de tous les degrés, toutes les facettes de la nature humaine, la petitesse du Lord, la grandeur de l'humble Robert Ross, la beauté d'Oscar Wilde. Rarement a-t-on autant l'occasion de voir aussi simultanément l'anéantissement d'une vie et la grandeur d'une oeuvre.
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Chocolatiine
20 mai 2015
  • 5/ 5
Le 25 mai 1895, au terme des procès l'opposant au marquis de Queensberry, Oscar Wilde est condamné à deux ans de travaux forcés en vertu d'une loi interdisant l'homosexualité. Ruiné par son amant Alfred Douglas, alias Bosie, le fils du marquis, Wilde est déclaré en faillite et ses biens sont confisqués.
Après quatorze mois de travaux forcés, le directeur de la prison de Reading lui accorde le privilège de posséder du matériel d'écriture, à la condition de le remettre chaque soir, accompagné des écrits, aux gardiens. C'est ainsi que Wilde rédigea cette longue lettre à son amant de seize ans plus jeune. A sa sortie de prison, il remettra le texte à son ami Robert Ross, lui demandant de le faire copier et d'en envoyer un exemplaire à Bosie, qui affirmera par ailleurs ne jamais l'avoir reçu. C'est Ross qui donnera le titre de profundis à l'ouvrage.
Dans cette longue lettre, Wilde dresse un portrait sans concession de Bosie, libérant ainsi ce qu'il a sur le coeur : le jeune homme apparait égoïste, dépensier (il serait à l'origine de la faillite de l'écrivain), immature, ne comprenant rien à l'Art. Il jette un regard amer sur leur relation qui aurait gâché une partie de son talent, tout en reconnaissant que c'est lui qui n'aurait pas dû se laisser entrainer dans ces habitudes luxueuses et stériles.
Malgré tout, Wilde déclare avoir pardonné tous les caprices de son amant, ne pouvant se permettre, au fond de sa prison, de se laisser submerger par la haine. C'est l'une des parties de l'oeuvre qui m'a semblé la plus intéressante. L'écrivain évoque avec une grande sensibilité l'amour, la haine, le pardon, le chagrin.
Le tout est truffé de références à ses autres oeuvres, à celles des grands écrivains de son siècle, à la Bible, laissant entrevoir une grande culture. Cela me pousse à lire d'autres oeuvres De Wilde, que j'ai découvert ici.
Je ne m'étendrai pas davantage sur ce livre, sinon pour dire que c'est un coup de coeur. Que ceux qui souhaitent le lire en anglais ne s'en privent pas : l'écriture est facilement compréhensible.
Challenge ABC 2014/2015
Challenge Petits plaisirs 2014/2015
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rabanne
24 mai 2016
  • 3/ 5
Un livre que j'avais eu envie de lire après avoir découvert l'auteur du Portrait de Dorian Gray.
C'est la compilation de lettres qu'Oscar Wilde a écrites à son jeune amant (Lord Alfred Douglas) à la suite de son transfert de la prison de Reading (en 1897), après avoir purgé 14 mois de travaux forcés pour "attentat à la pudeur". C'est dans ce contexte difficile qu'il éprouve le besoin de faire le bilan de leur relation amoureuse, mais également de partager la tristesse et l'atroce solitude qu'il ressent en détention...
Un récit que j'avais trouvé terriblement sombre, mais également poétique avec la recherche consolation dans l'art et la littérature, et une certaine quête spirituelle (image du Christ). Cette oeuvre ne sera publiée dans sa version intégrale qu'en 1969.
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BrunoA
05 mai 2013
  • 4/ 5
Deux magnifiques textes De Wilde, particulièrement poignants.
La ballade de la geôle de Reading, le lieu même où Wilde fut incarcéré, raconte l'histoire vraie, et dramatique, d'un soldat condamné pour avoir égorgé son épouse.
De profundis est une longue lettre adressée à Lord Douglas par Wilde qui lui reproche de l'avoir abandonné à son sort.
Oscar Wilde, qui nous avait jusque là habitués à de très belles réflexions sur la vie et sur son esthétique nous livre ici une sorte de dernier témoignage très émouvant qui sera, d'ailleurs, publié après sa mort survenue en 1900.
A lire après tous les autres écrits De Wilde, à l'exception des aphorismes, que l'on lit et relit sans cesse.
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potzina
03 octobre 2013
  • 4/ 5
Comme indiqué dans l'avant-propos de ce recueil de poèmes, Oscar Wilde est essentiellement connu pour ses nouvelles et le poème le plus célèbre de l'auteur, La Ballade de la geôle de Reading, a éclipsé les autres.
C'est bien dommage.
L'oeuvre poétique d'Oscar Wilde ne démérite pas avec le reste de son travail et, même si certains poèmes proposés dans cette édition ne m'ont pas transportée, d'autres m'ont émue aux larmes.
Ainsi les deux hommages à John Keats (La tombe de Keats et Sur la vente aux enchères des lettres d'amour de Keats) ne peuvent que remuer le lecteur qui sera à la fois triste et plein de colère (eu égard à la destinée tragique du jeune poète).
Les poèmes évoquent également les voyages d'Oscar Wilde qui déclare son amour à l'Italie ou à Londres. Ils abordent aussi le christianisme, la peinture ou la nature dans des poésies où la forme prime sur le fond. On sent la recherche du beau mot et le désir de perfection.
Ces poèmes méritent d'être découverts même s'ils n'ont pas l'intensité de la Ballade de la geôle de Reading.
Ce poème, Oscar Wilde l'écrira après sa sortie de prison. Condamné pour "actes indécents" à deux ans de travaux forcés, il achève sa peine à la prison de Reading. Dès sa libération, il entreprend l'écriture de ce poème propagandiste qui raconte l'arrivée d'un condamné à mort dans la prison, son exécution et le retentissement de celle-ci sur les autres prisonniers.
Signé C.3.3, le matricule De Wilde en prison, le poème connait un succès retentissant et totalement mérité.
La Ballade de la geôle de Reading est une oeuvre d'art réaliste mais aussi romanesque car Wilde plonge le lecteur dans l'angoisse et la noirceur jusqu'à l'exécution du condamné.
D'un poème intime, Wilde fait une oeuvre universelle bouleversante.
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Citations & extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
BibaliceBibalice18 août 2014
Un lieu où règne la douleur est terre sainte. On comprendra un jour ce que cela veut dire. Jusque-là, on ne saura rien de la vie. Quand, de ma prison, on m'amena entre deux policiers, devant le tribunal des faillites, Robbie attendait dans le sinistre et long couloir afin de pouvoir, devant toute la foule, qu'un geste si simple et si charmant réduisit au silence, soulever gravement son chapeau tandis que, menottes aux mains et tête basse, je passais devant lui. Des hommes sont allés au ciel pour de moindres actes que celui-ci.
(...) Je ne lui ai jamais soufflé mot de ce qu'il avait fait. Jusqu'à présent, j'ignore s'il sait que j'ai eu conscience de son geste. Ce n'est pas là une chose pour laquelle on puisse exprimer des remerciements conventionnels avec des mots conventionnels. Je la conserve dans le sanctuaire de mon cœur. Je la garde là comme un dette secrète que, je suis heureux de le penser, je ne pourrai jamais payer.
Alors que la sagesse ne m'était d'aucun secours, que la philosophie demeurait stérile, que les sentences et les phrases de ceux qui cherchaient à me consoler me laissaient dans la bouche un gout de cendre, le souvenir de ce petit geste d'amour, silencieux et charmant, a descellé pour moi le puits de la pitié, a fait fleurir le désert comme un rose , m'a arraché à l'amertume de la solitude et de l'exil pour me mettre en harmonie avec le grand cœur blessé du monde.
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ChocolatiineChocolatiine10 mai 2015
Suffering is one long moment. We cannot divide it by seasons. We can only record its mood, and chronicle their return. With us time itself does not progress. It revolves. It seems to circle round one centre of pain. The paralysing immobility of a life, every circumstance of which is regulated after an unchangeable pattern, so that we eat and drink and walk and lie down and pray, or kneel at least for prayer, according to the inflexible laws of an iron formula - this immobile quality, that makes each dreadful day in the very minutest detail like its brother, seems to communicate itself to those external forces the very essence of whose existence is ceaseless change.
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ChocolatiineChocolatiine03 mai 2015
Remember that the fool in the eyes of the gods and the fool in the eyes of the man are very different. One who is entirely ignorant of the modes of Art in its revolution or the moods of thoughts in its progress, of the pomp of the Latin line or the richer music of the vowelled Greek, of Tuscan sculpture or Elizabethan song may yet be full of the sweetest wisdom. The real fool, such as the gods mock or mar, is he who does not know himself.
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potzinapotzina03 octobre 2013
Dans la geôle de Reading, près la ville,
Est une fosse d'infamie :
C'est là que gît un misérable
Dévoré par des dents de flamme ;
Dans un suaire brûlant il repose,
Et sa tombe n'a pas de nom.

Jusqu'à ce que Christ appelle les morts,
Qu'il repose ici en silence !
Nul besoin de gâcher de sottes larmes,
Ou de pousser de creux soupirs :
L'homme avait tué l'être qu'il aimait,
Et pour cela devait mourir.

Pourtant chaque homme tue l'être qu'il aime,
- Que tous entendent ces paroles !
Certains le font avec un regard dur,
D'autres avec un mot flatteur ;
Le lâche, lui, tue avec un baiser,*
Et le brave avec une épée !

*Allusion au baiser de Judas
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ChocolatiineChocolatiine06 mai 2015
Love is fed by the imagination, by which we become wiser than we know, better than we feel, nobler than we are; by which we can see Life as a whole; by which, and which alone, we can understand others in their real and in their ideal relations. Only what is fine, and finely conceived, can feed Love. But anything will feed Hate.
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Vidéo de Oscar Wilde
Teaser | Exposition Oscar Wilde | Petit Palais .Oscar Wilde, l'impertinent absolu du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017 au Petit Palais Plus d'information : http://www.petitpalais.paris.fr/expositions/oscar-wilde
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