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> Jean Gattégno (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070326675
Éditeur : Gallimard (1992)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 87 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
25 mai 1895. Oscar Wilde, dramaturge admiré du Tout-Londres et amant de lord Alfred Douglas, est condamné à deux ans de travaux forcés pour " outrage aux mœurs ". Début 1897, l'écrivain brisé, réduit au sinistre matricule " C.3.3 " obtient enfin du directeur de la priso... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Claudepuret, le 05 mai 2013

    Claudepuret
    Deux magnifiques textes De Wilde, particulièrement poignants.
    La Ballade de la geôle de Reading, le lieu même où Wilde fut incarcéré, raconte l'histoire vraie, et dramatique, d'un soldat condamné pour avoir égorgé son épouse.
    De profundis est une longue lettre adressée à Lord Douglas par Wilde qui lui reproche de l'avoir abandonné à son sort.
    Oscar Wilde, qui nous avait jusque là habitués à de très belles réflexions sur la vie et sur son esthétique nous livre ici une sorte de dernier témoignage très émouvant qui sera, d'ailleurs, publié après sa mort survenue en 1900.
    A lire après tous les autres écrits De Wilde, à l'exception des Aphorismes, que l'on lit et relit sans cesse.
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    • Livres 4.00/5
    Par Dareel, le 12 mai 2014

    Dareel
    Ouch, qu'il est dur de chroniquer un classique… Même court comme celui-ci…
    Bon, qu'est-ce qui m'a poussée à lire ce livre ? Plusieurs choses. D'abord, j'ai voulu m'intéresser davantage à Oscar Wilde pour lui, et pas forcément pour ses Oeuvres, alors quoi de mieux qu'une lettre à son amant pour ça ? Ensuite, le format m'a plu, ça change des essais & romans. Et enfin, l'univers carcéral m'a intriguée, alors mélangez les trois, et ça me donne envie de lire ce livre !
    Dans De profundis, Oscar Wilde écrit une longue lettre à son ancien amant Lord Alfred Douglas depuis sa prison à Reading. Mais attention, c'est loin d'être une lettre d'amour. Il s'agit même d'une lettre particulièrement virulente et presque exhaustive qui explique en quoi Lord Alfred Douglas a conduit Oscar Wilde à sa perte, et ce de plusieurs points de vues :
    - Économiquement, de par sa oisiveté et sa tendance à consommer « tous frais payés » par son ami Wilde.
    - Émotionnellement, de par ses nombreuses crises (publiques ou non), ses reproches incessants, ses lettres d'insultes…
    - Politiquement, en ruinant la réputation De Wilde en association avec son père, et en l'amenant jusqu'à la prison.
    J'ai trouvé cette lettre très violente, je ne dis pas que ce n'est pas justifié, Lord Alfred Douglas a l'air totalement horripilant et insupportable, mais on sent qu'Oscar Wilde, même s'il dit qu'il veut pardonner pour vivre serein, a une sacrée rancœur contre lui.
    La première partie de la lettre nous fait donc l'état des lieux de leur relation, les hauts comme les bas, les bas étant bien plus nombreux.
    La deuxième partie de la lettre raconte la façon dont l'auteur a été envoyé en prison, notamment pour son homosexualité, mais également suite à un « complot » avec le père de Douglas.
    La troisième partie, plus philosophe que concrète, part sur la religion, la foi, la force de pardonner, la nécessité d'assumer ses actes et les conséquences de l'incarcération sur un homme.
    C'est une lettre particulièrement intéressante qui en dit long sur leur relation, et pourrait expliquer bien des points de la personnalité de l'auteur. J'ai aimé sa sincérité, j'ai même été surprise qu'il soit si peu rancunier au regard de tous les faits qu'il énonce.
    En revanche, wow, on peut dire qu'Oscar Wilde n'avait pas pour plus grande qualité l'humilité. Certes, c'est un homme talentueux, un artiste, tout ce que vous voulez, et il serait hypocrite de prétendre le contraire ou de vouloir de lui qu'il le cache ou fasse l'humble en toute circonstance… MAIS de là à répéter à chaque page qu'il est un homme de la haute classe, un noble, un artiste, qu'Alfred a pourri son talent, qu'il est admiré du monde entier, etc… Bref, c'est un peu insister lourdement, et ça m'a un peu refroidie. Cela dit, beaucoup d'artistes ont sûrement ce genre de caractère, et je me répète mais sans jouer les hypocrites, il était possible d'être plus humble…
    Par la suite, le roman nous présente « La Ballade de la geôle de Reading ». Sous forme de poème très bien conçu, Oscar Wilde nous relate les conditions de vie des prisonniers dans cet établissement particulièrement dur et sévère avec ses « résidents ». Je ne suis pas une grande fan de poésie, je pense pour la simple et bonne raison que je n'ai pas encore eu de déclic avec ce genre (il faut dire que je n'ai jamais trop essayé), mais en l'occurrence, ce long poème m'a réellement touché, il est criant de désespoir, il hurle son besoin d'humanité, c'est vraiment très émouvant. J'ai adoré !
    Par la suite, deux lettres nous présentent des réclamations faites par l'auteur quant aux conditions de vie des prisonniers, notamment celles des enfants dans une première lettre, et dans une seconde celles concernant la décence en général. Oscar Wilde, notamment par ces lettres, contribuera à l'amélioration des conditions de vie des prisonniers.
    Rien que pour le côté réellement humain de l'oeuvre, il faut la lire.
    En bref, un bout de vie l'auteur franchement intéressant, on aime ou on aime pas Wilde, mais ça ne laisse pas de marbre.

    Lien : http://www.chroniques-livresques.fr/oscar-wilde-de-profundis-la-ball..
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    • Livres 5.00/5
    Par Puck, le 04 septembre 2013

    Puck
    Deux textes magnifiques d'Oscar Wilde qu'il a écrits alors qu'il était emprisonné à Reading à cause de son homosexualité.
    Le premier texte est le récit des derniers jours d'un homme condamné à mort pour avoir poignardé sa femme par jalousie.
    Le second texte est une longue lettre de reproche oscillant entre complainte et colère adressée à Lord Alfred Douglas, Bosie, son amant, à qui il reproche de l'avoir abandonné et conduit jusqu'à sa déchéance (il a perdu sa fortune, ses amis, sa famille et sa réputation à cause de leur relation et du scandale soulevé par le père de son amant).
    Oscar Wilde revient longuement sur leur relation de co-dépendance, démontre la responsabilité de Bosie tout en exprimant douleur, remord et amertume. Malgré tout, l'attachement qu'il lui voue encore transparaît à chaque ligne.
    L'auteur se met à nu dans ce témoignage poignant constellé de références littéraires et historiques. On découvre la personnalité riche, complexe et brillante de l'auteur.
    Un texte magnifique et fascinant.
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    • Livres 4.00/5
    Par camille_alivreouvert, le 26 décembre 2011

    camille_alivreouvert
    (Billet écrit en avril 2011)
    Je viens de relire le magnifique de Profondis de Wilde, la longue lettre que l'auteur irlandais a adressé à son amant Alfred Douglas depuis la prison de Reading où il était incarcéré en raison de son homosexualité. Wilde y met à nu sa relation d'amour et de dépendance à l'égard de Douglas, revenant avec amertume sur les blessures que lui a infligé le jeune homme et l'accusant d'être responsable de sa déchéance. Cependant, l'amour qu'il lui voue encore transparait tout au long de l'ouvrage et il espère par sa lettre "élever" le jeune homme et lui faire prendre conscience d'un nécessaire changement. Ce texte est aussi une longue introspection où il se remet lui-même profondément en question, même si sa vanité perce encore ça et là. S'y mêlent des réflexions sur sa carrière artistique, la religion, l'emprisonnement, la douleur, l'abnégation. Poignant.
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    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 21 juillet 2011

    mimipinson
    S'il y a une oeuvre où l'objet d'une lettre prend tout son sens, c'est bien celle –ci. En effet ce long monologue adressé à son amant, dont le père est à l'origine de son incarcération, est une mise à nu, un dépouillement sans précédent de l'auteur.
    Celui –ci est emprisonné pour 2 ans du fait de son homosexualité. Dans la solitude de sa cellule, c'est à son amant qu'il s'exprime en montrant une extrême sensibilité, en révélant une personnalité complexe, assez torturée.
    J'ai senti, au travers de ses écrits, une relation ambiguë, faite d'amour et de haine, d'un certain commensalisme de la part du compagnon, Lord Alfred Douglas. Tout au long de ces pages j'y ai plus vu du remord, des reproches, de la douleur, du désespoir. Plus que de l'amour, j'y ai plus perçu un certain attachement.
    Si le style est impeccable, très beau, fluide, avec comme de la noblesse dans l'expression, j'ai ressenti à un moment de l'ennui, voir de la lassitude, en particulier aux 2/3 du livre lorsqu'il aborde la religion et le Christ. J'ai trouvé ce passage là particulièrement abscons et repoussant.
    Si pour le style, et la beauté du texte, cette lecture aura été intéressante, elle ne me laissera pour autant pas un souvenir impérissable, la trouvant probablement un peu trop dépassée, trop poussiéreuse.



    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/07/de-profundis.html
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Citations et extraits

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  • Par Bibalice, le 18 août 2014

    Un lieu où règne la douleur est terre sainte. On comprendra un jour ce que cela veut dire. Jusque-là, on ne saura rien de la vie. Quand, de ma prison, on m'amena entre deux policiers, devant le tribunal des faillites, Robbie attendait dans le sinistre et long couloir afin de pouvoir, devant toute la foule, qu'un geste si simple et si charmant réduisit au silence, soulever gravement son chapeau tandis que, menottes aux mains et tête basse, je passais devant lui. Des hommes sont allés au ciel pour de moindres actes que celui-ci.
    (...) Je ne lui ai jamais soufflé mot de ce qu'il avait fait. Jusqu'à présent, j'ignore s'il sait que j'ai eu conscience de son geste. Ce n'est pas là une chose pour laquelle on puisse exprimer des remerciements conventionnels avec des mots conventionnels. Je la conserve dans le sanctuaire de mon cœur. Je la garde là comme un dette secrète que, je suis heureux de le penser, je ne pourrai jamais payer.
    Alors que la sagesse ne m'était d'aucun secours, que la philosophie demeurait stérile, que les sentences et les phrases de ceux qui cherchaient à me consoler me laissaient dans la bouche un gout de cendre, le souvenir de ce petit geste d'amour, silencieux et charmant, a descellé pour moi le puits de la pitié, a fait fleurir le désert comme un rose , m'a arraché à l'amertume de la solitude et de l'exil pour me mettre en harmonie avec le grand cœur blessé du monde.
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  • Par mandarine43, le 29 mars 2013

    Si tu ne te trouves qu'une seule mauvaise excuse, tu en trouveras bientôt cent et tu continueras à être ce que tu as toujours été.

    [ De profundis ]

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  • Par Amorina, le 08 juin 2013

    Tu étais encore à tes yeux le prince gracieux d'une comédie légère, et non le sombre personnage d'une pièce tragique. Tout ce qui était survenu n'était rien de plus qu'une plume destinée à orner la toque qui coiffe une tête vide, une fleur pour parer le pourpoint cachant un coeur qui hait et que seule la haine peut animer, que l'amour, et seul l'amour, laisse froid.

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  • Par CorinneCo, le 14 juillet 2014

    He does not stare upon the air
    Through a little roof of glass :
    He does not pray with lips of clay
    For his agony to pass ;
    Nor feel upon his shuddering cheek
    The kiss of Caiaphas

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  • Par Haijee13, le 16 novembre 2011

    La souffrance, si curieux que cela puisse te paraître, est la seule preuve de notre existence, parce que ce n'est que par elle que nous prenons conscience d'exister, et le souvenir de la souffrance passée nous est nécessaire en tant que justification, en tant que témoignage de la permanence de notre identité. Il y a entre moi et le souvenir de la joie un abîme non moins profond que celui qui existe entre moi et la joie du temps présent.
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