> Jean Gattégno (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070326675
Éditeur : Gallimard (1992)


Note moyenne : 4/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
25 mai 1895. Oscar Wilde, dramaturge admiré du Tout-Londres et amant de lord Alfred Douglas, est condamné à deux ans de travaux forcés pour " outrage aux mœurs ". Début 1897, l'écrivain brisé, réduit au sinistre matricule " C.3.3 " obtient enfin du directeur de la priso... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 02 octobre 2011

    cicou45
    Magnifique éloge que celle-ci retraçant la condamnation à mort d'un homme qui a tué la femme qu'il aime ! L'auteur, qui avait lui-même été enfermé pour avoir accompli des "actes immoraux" avec une personne du même sexe que lui, a côtoyé cet homme qui fut pendu par la suite.
    On sent dans ce magnifique ouvrage, en version bilingue (ce qui ne fait que rajouter du charme à ce texte puisque le lecteur peut tout à loisir passer de la version française à la version originale) un engagement et une détermination à montrer au lecteur l'ignominie de la soit-disante Justice pratiquée par les Hommes. L'auteur est révolté que l'homme s'octroie le droit de juger et de condamner à la place de Dieu, qu'il se croit supérieur et qu'il se permette d'ôter la vie à un de ses semblables qui, même s'il est vrai que ce dernier est un assassin, se dit justicier en condamnant la mort par la mort !
    Un très court ouvrage à vous couper le souffle (et je ne pèse pas mes mots !). A découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par camille_alivreouvert, le 26 décembre 2011

    camille_alivreouvert
    (Billet écrit en avril 2011)
    Je viens de relire le magnifique de Profondis de Wilde, la longue lettre que l'auteur irlandais a adressé à son amant Alfred Douglas depuis la prison de Reading où il était incarcéré en raison de son homosexualité. Wilde y met à nu sa relation d'amour et de dépendance à l'égard de Douglas, revenant avec amertume sur les blessures que lui a infligé le jeune homme et l'accusant d'être responsable de sa déchéance. Cependant, l'amour qu'il lui voue encore transparait tout au long de l'ouvrage et il espère par sa lettre "élever" le jeune homme et lui faire prendre conscience d'un nécessaire changement. Ce texte est aussi une longue introspection où il se remet lui-même profondément en question, même si sa vanité perce encore ça et là. S'y mêlent des réflexions sur sa carrière artistique, la religion, l'emprisonnement, la douleur, l'abnégation. Poignant.
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    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 21 juillet 2011

    mimipinson
    S'il y a une oeuvre où l'objet d'une lettre prend tout son sens, c'est bien celle –ci. En effet ce long monologue adressé à son amant, dont le père est à l'origine de son incarcération, est une mise à nu, un dépouillement sans précédent de l'auteur.
    Celui –ci est emprisonné pour 2 ans du fait de son homosexualité. Dans la solitude de sa cellule, c'est à son amant qu'il s'exprime en montrant une extrême sensibilité, en révélant une personnalité complexe, assez torturée.
    J'ai senti, au travers de ses écrits, une relation ambiguë, faite d'amour et de haine, d'un certain commensalisme de la part du compagnon, Lord Alfred Douglas. Tout au long de ces pages j'y ai plus vu du remord, des reproches, de la douleur, du désespoir. Plus que de l'amour, j'y ai plus perçu un certain attachement.
    Si le style est impeccable, très beau, fluide, avec comme de la noblesse dans l'expression, j'ai ressenti à un moment de l'ennui, voir de la lassitude, en particulier aux 2/3 du livre lorsqu'il aborde la religion et le Christ. J'ai trouvé ce passage là particulièrement abscons et repoussant.
    Si pour le style, et la beauté du texte, cette lecture aura été intéressante, elle ne me laissera pour autant pas un souvenir impérissable, la trouvant probablement un peu trop dépassée, trop poussiéreuse.



    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/07/de-profundis.html
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Citations et extraits

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  • Par Bibalice, le 08 octobre 2010

    Un lieu où règne la douleur est terre sainte. On comprendra un jour ce que cela veut dire. Jusque-là, on ne saura rien de la vie. Quand, de ma prison, on m'amena entre deux policiers, devant le tribunal des faillites, Robbie attendait dans le sinistre et long couloir afin de pouvoir, devant toute la foule, qu'un geste si simple et si charmant réduisit au silence, soulever gravement son chapeau tandis que, menottes aux mains et tête basse, je passais devant lui. Des hommes sont allés au ciel pour de moindres actes que celui-ci.
    (...) Je ne lui ai jamais soufflé mot de ce qu'il avait fait. Jusqu'à présent, j'ignore s'il sait que j'ai eu conscience de son geste. Ce n'est pas là une chose pour laquelle on puisse exprimer des remerciements conventionnels avec des mots conventionnels. Je la conserve dans le sanctuaire de mon cœur. Je la garde là comme un dette secrète que, je suis heureux de le penser, je ne pourrai jamais payer.
    Alors que la sagesse ne m'était d'aucun secours, que la philosophie demeurait stérile, que les sentences et les phrases de ceux qui cherchaient à me consoler me laissaient dans la bouche un gout de cendre, le souvenir de ce petit geste d'amour, silencieux et charmant, a descellé pour moi le puits de la pitié, a fait fleurir le désert comme un rose , m'a arraché à l'amertume de la solitude et de l'exil pour me mettre en harmonie avec le grand cœur blessé du monde.
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  • Par cicou45, le 02 octobre 2011

    "Nous étions comme ceux qui à tâtons franchissent
    Un marais de ténèbre sale :
    Pas un de nous n'osait souffler une prière,
    A son angoisse donner cours :
    Quelque chose était mort en chacun d'entre nous,
    La chose morte était l'Espoir."
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  • Par cicou45, le 02 octobre 2011

    "Et tout homme pourtant tue la chose qu'il aime
    Que tous entendent bien cela,
    Il en est qui le font d'un simple regard aigre,
    D'autres d'un mot de flatterie,
    Le lâche, pour le faire, utilise un baiser,
    Et le courageux une épée !"
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  • Par ballad, le 20 août 2011

    "Regretter les expériences qu'on a connues, c'est arrêter son propre développement; les nier, c'est mettre un mensonge sur les lèvres de sa propre vie. Ce n'est rien moins que le reniement de l'âme."
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  • Par ballad, le 20 août 2011

    "On ne peut sans cesse garder dans la poitrine une vipère qui se nourrit de vous, non plus que se lever toutes les nuits pour semer des épines dans le jardin de son âme."
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"Le prince heureux" Livre vidéo. Non sous-titré, non traduit.








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