> Aubrey Beardsley (Illustrateur)
> Pascal Aquien (Éditeur scientifique)

ISBN : 2080706497
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
A la fin du XIXe siècle, le mythe de Salomé suscite chez les artistes une fascination à nulle autre pareille : la princesse de Judée, qui incarne la femme " naturelle, c'est-à-dire abominable " selon le mot de Baudelaire, devient une figure majeure de l'imaginaire décad... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par melusine1701, le 20 janvier 2012

    melusine1701
    salomé, c'est la fille d'Hérodiade, la nouvelle femme d'Hérode, le tétrarque de Galilée. Elle est belle, elle danse bien, elle charme. Dans un puits gardé, elle entends la voix de Iokanaan, emprisonné car il dit des choses bien dérageantes. Certains disent qu'il est le messie. salomé veut le voir. Et malgré les réticences des soldats, malgré les menaces de Iokanaan lui-même, malgr les horreurs qu'il prophère et dont tout le monde dit qu'elles concernent Hérodiade la mère de salomé, elle veut le voir, lui parler, l'embrasser. Il se refuse. Arrivent alors Hérode et Hérodiade. Hérode qui dévore des yeux sa belle-fille, ce que ne cesse de lui reprocher sa femme. Il la supplie alors de danser pour lui. A n'importe quel prix.
    L'épisode biblique est extrêmement connu. Mais Oscar Wilde a dissimulé l'identité du prophète Saint-Jean Baptiste en lui donnant son nom hébreu. La tradition catholique est donc soigneusement éloignée, et le personnage lui-même apparaît comme presque fou, un peu inquiétant, illuminé, hors du monde. Mais ce qui m'a surtout surprise, c'est le personnage de salomé, étonnamment travaillé. On connaît la lubricité d'Hérode, on connaît la cruauté d'Hérodiade qui souhaitait la mort du prophète. On suppose même que c'est pour aller dans le sens de sa mère que salomé va demander sa tête. Là, elle devient manipulatrice. Elle tente de séduire le prophète, de le soumettre par le charme comme par les insultes et c'est parce qu'il lui refuse son baiser qu'elle le condamne. C'est de son propre chef qu'elle décide de demander la tête de Jean-Baptiste, dans une scène implacable où Hérode dépose à plusieurs reprises toutes les richesses du monde aux pieds de salomé en la suppliant de demander autre chose, à quoi elle répond, laconique et lancinante: "Je veux la tête de Iokanaan". Là où elle pouvait encore n'être que l'objet involontaire de tant de passion, Oscar Wilde en fait une femme fatale et dangereuse de son plein gré.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Stemilou, le 27 avril 2010

    Stemilou
    Résumé

    Hérode a épousé Hérodias, la femme de son frère défunt, elle aune fille Salomé princesse de Judée d'une beauté étonnante. Iokanaan, prophète, critique le mariage entre Hérode et Hérodias et le qualifie d'incestueux ; il a été enfermé dans une citerne (cette même citerne où avait été enfermé le frère d'Hérode avant que celui-ci ne le tue).
    Salomé est regardée par tous les hommes notamment de son oncle et beau père Hérode au grand damne de sa mère, mais Salomé est subjuguée par ce prophète qui déclame tant de paroles étranges, elle veut lui parler, le voir.
    Iokanaan ne veut la voir, il l'insulte « fille de Babylone » « fille de Sodome » et la repousse.
    Hérode ne se sent pas à l'aise, entend les ailes d'un oiseau, est-ce l'ange de la mort comme le prédit Iokanaan ? Hérode ne se laisse pas aller et demande à Salomé de danser pour lui et promet de lui donner tout ce qu'elle désire en échange d'une danse. Elle lui fait promettre de lui donner ce qu'elle désire, il promet, le roi promet !
    Elle danse la danse des sept voiles et lui demande en échange la tête d'Iokanaan. Elle va l'obtenir mais pourquoi l'ange de la mort rôde t-il encore ?...


    Avis

    Salomé est une pièce en un seul acte, une tragédie plus exactement et correspond à un épisode biblique celui où Salomé, belle-fille du tétrarque de Galilée Hérode, qui en récompense de sa danse des sept voiles demande à ce qu'on lui présente la tête de Iokanaan (Jean le Baptiste) sur un plateau d'argent.
    Tout le monde la regarde et tout le monde la désire, elle est celle qui décide qui elle va aimer et qui va être tué. Malgré l'histoire tragique Wilde y intègre une forme poétique qui embellie la scène, il parle de la lune comme d'une fleur d'argent ou parlant du corps de Iokanaan.
    On se croirait devant un tableau, tant par la description les couleurs jaillissent et les personnages deviennent bien vivants.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Walktapus, le 25 août 2011

    Walktapus
    "Regardez la lune. La lune a l'air très étrange. On dirait une femme qui sort d'un tombeau. Elle ressemble à une femme morte. On dirait qu'elle cherche des morts."
    La pièce a été écrite en français avant d'être traduite en anglais, mais j'avoue que j'ai connu la pièce d'abord... en allemand, grâce au fabuleux opéra qui en a été tiré. le fait que l'auteur n'écrivait pas dans sa langue natale donne son charme particulier, hypnotique, à l'oeuvre, phrase courte, syntaxe simple, vocabulaire tiré du dictionnaire.
    Cette courte pièce met en scène la salomé d'inspiration biblique, très à la mode à cette époque chez les écrivains, les poètes et les peintres. Celle de Wilde est ambigüe à souhaits, à la fois pure et sensuelle, innocente et perverse, amoureuse et meurtrière. Sa folie est symétrique et opposée à la folie de Dieu, monolithique et sans compromis de Iokanaan le prophète. Proche du symbolisme, baignée d'un bout à l'autre par la lumière de la lune, ambigüe, scandaleuse, subversive, cruelle, cette oeuvre n'a rien perdu de sa force.
    Le texte intégral (en français)
    http://www.mediterranees.net/mythes/salome/wilde/wilde1/index.html
    "Ah ! j'ai baisé ta bouche, Iokanaan, j'ai baisé ta bouche. Il y avait une âcre saveur sur tes lèvres. était-ce la saveur du sang ?... Mais, peut-être est-ce la saveur de l'amour. On dit que l'amour a une âcre saveur... Mais, qu'importe ? Qu'importe ? J'ai baisé ta bouche, Iokanaan, j'ai baisé ta bouche."
    http://www.youtube.com/watch?v=d-utDpEG9NA
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vilvirt, le 27 février 2011

    vilvirt
    salomé prend sa source dans un épisode biblique des évangiles de Matthieu et Marc, qui conte la mort de Jean-Baptiste. Oscar Wilde s'est inspiré de cet épisode tragique et l'a remanié avec brio pour offrir au lecteur une scène grandiose et dramatique, où la violence et la sensualité sont omniprésents.
    salomé est une princesse de Judée, fille d'Herodias et belle-fille d'Hérode, dont la beauté enivre tous les hommes. Mais elle jette son dévolu sur un prophète emprisonné au palais, Iokanann, qui se refuse à elle. Après avoir consenti à danser pour Hérode la fameuse danse des sept voiles, salomé lui réclame une faveur : la tête d'Iokanaan.
    Tout, dans cette courte tragédie, appelle l'excès : la violence des émotions, puissantes et passionnées dans chacun des protagonistes, celle des dialogues qui s'animent au fil du récit, la violence dans l'évocation des éléments, la lune, les fleurs, les personnages dont les descriptions colorées et la présence charnelle explosent sous nos yeux.
    C'est un conte cruel et flamboyant qui évoque la domination toute puissante et la perversité d'une femme à qui rien ne résiste et pour qui l'on meurt, et qu'Oscar Wilde rapproche de l'astre lunaire à de multiples reprises, tant pour sa beauté et sa virginité que pour son aspect inaccessible.
    Les nombreux dialogues de cette pièce rédigée en un seul acte se croisent et s'entrecoupent d'une manière quelque peu onirique, où les acteurs semblent victimes d'une sorte de folie ambiante, et où les références à la religion sont nombreuses. La peur, la cruauté, la barbarie, sont autant de thèmes exploités ici. Malgré l'antipathie que suscite salomé chez le lecteur, la fin brutale - à laquelle je ne m'attendais pas du tout - cadre parfaitement avec le reste du récit, et j'ai trouvé que les derniers évènements se plaçaient parfaitement dans la continuité de l'histoire.
    Cette version bilingue de Flammarion m'a permis de me familiariser une nouvelle fois avec la langue anglaise, même si le texte a d'abord été rédigé en français par l'auteur et traduit par la suite. Il est, de plus, agrémenté par les dessins d'Aubrey Beardsley réalisés à l'époque, et qui ajoutent une note esthétique à un récit emprunt de symbolisme.
    La suite ici :

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/02/salome-oscar-wilde.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par AmandineMM, le 11 août 2011

    AmandineMM
    J'ai trouvé cette pièce intéressante. J'aimerais la voir représentée sur scène: je crois que les répétitions auraient encore plus de force déclamées. J'ai aimé les répétitions et les parallélismes: ils accentuent vraiment les paroles et désirs des personnages pendant une scène assez courte. Je ne pouvais pas manquer d'aimer les oppositions entre certaines répliques de salomé, notamment quand elle parle du prophète (ses cheveux, sa bouche, etc.), et toutes les images développées autour de la lune et de salomé.
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"Le prince heureux" Livre vidéo. Non sous-titré, non traduit.








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