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Jules Castier (Traducteur)Jean-Luc Steinmetz (Éditeur scientifique)Maurice Henry (Illustrateur)
ISBN : 2253048089
Éditeur : Le Livre de Poche (01/12/1988)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.78/5 (sur 820 notes)
Résumé :
Un ministre américain et sa famille achètent à Lord Canterville son château et tout ce qu'il contient... fantôme compris. Mais la famille Otis n'a vraiment pas peur des fantômes. Alors, lorsqu'un spectre qui a l'habitude de terroriser tout le monde se trouve confronté à deux jumeaux qui ne pensent qu'à lui jouer de mauvais tours, il est plus que déconcerté. Humour anglais au programme ! Oscar Wilde s'en donne à coeur joie en décrivant les malheurs d'un spectre qui n... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
Lune
19 janvier 2012
  • 4/ 5
Ce qu'il y a de délicieux dans cette littérature, c'est que dès les premières lignes, on franchit la Manche. Que ce soit par voie de mer ou de terre, l'Angleterre reste une île qui offre un exotisme garanti à tous les amoureux du « so british ».
Sans qu'Oscar Wilde ne s'attarde trop sur les us et coutumes et descriptions de la célèbre Albion, des images surgissent à profusion : mélange d'aristocratie, de dandysme, de thé et d'un humour très particulier.
Ce comique décalé se retrouve sous la plume De Wilde transformé en conteur qui nous entraîne dans des histoires qu'il sera bon de raconter en famille ou entre amis.
« Le Fantôme de Canterville » est, dans sa première partie, à mourir de rire tant l'idée géniale de Wilde de raconter les malheurs de ce fantôme est originale, spirituelle, rebondissante. On en arriverait à plaindre ce pauvre ectoplasme et à trouver un peu trop matérialiste le ministre américain et sa famille (mais n'est-ce pas cela que Wilde recherchait?).
La fin et sa morale très chrétienne m'ont moins plu, tout en n'oubliant pas les critères d'une morale d'époque.
«Le Crime de Lord Arthur Saville » est mon préféré. Je suis entrée de plein pied dans la high society avec ses conventions, ses originalités, ses excentricités, son « bon coeur » doublé de mépris et ... ses tares.
La naïveté de Lord Saville est innommable puisqu'elle est proche de l'idiotie... Malgré tout, nous nous efforçons de comprendre cette loyauté vis-à-vis de sa promise, grandeur d'âme qui l'entraînera jusqu'au crime.
Le lecteur s'amuse à ses dépens et Wilde réussit le tour de force de capter notre attention puisqu'on s'attend à tout sauf à cette fin ... immorale puisque le héros coule des jours heureux, voué et dévoué à sa jolie épouse.
Comme dans tout conte, quelle morale faut-il en tirer : que « tel est pris qui croyait prendre » (Le rat et l'Huître ). Ah! Mon cher La Fontaine, je m'en reviens à vous...
Les deux autres courtes histoires sont l'une très (trop) morale (Le Millionnaire modèle) et l'autre (Le Sphinx sans secret) m'a touchée. J'ai pensé à ces gens qui se donnent l'air mystérieux quand ils... n'ont rien à dire ... Pauvre humanité si bien décrite par Wilde dans le personnage de Lady Alroy mais aussi dans celui du narrateur qui, même si le doute persiste, n'a pas ouvert la lettre qui aurait pu les rapprocher et s'en est tenu à une idée basse.

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Myriam3
15 octobre 2014
  • 4/ 5
J'avais oublié le ton d'Oscar Wilde, si ironique et distancié, et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces contes!
Une famille américaine vient s'installer dans un château qu'ils savent hanté depuis des siècles; qu'importe, les taches de sang mystérieuses disparaîtront à l'aide de détachant (et réapparaîtront dans des couleurs insoupçonnées), du lubrifiant Soleil Levant règlera le problème de grincements des chaînes du fantôme, et les jumeaux ont plus d'un tour dans leur sac pour effrayer ce perturbateur.
Le fantôme de Canterville est quelque peu décontenancé, mais ne se laisse pas démonter, lui qui en a rendu fou à lier plus d'un dans ce château, depuis le temps qu'il le hante!
J'ai aimé la contenance de cette famille qui ne se laisse pas impressionner une seconde et pour de jeunes lecteurs, je pense que ça balance bien la délicieuse peur que peut exprimer d'autres passages.
Mais, en fait, je me suis surtout amusée à la lecture du Crime de Lord Arthur Savile, qui d'ailleurs, je trouve, convient moins à des enfants (mais qu'en sais-je moi qui n'en ai pas encore de onze ans)! Un jeune homme de bonne société se fait lire, au cours d'une soirée mondaine, les lignes de la main et se retrouve face à l'horreur. Après une introduction assez classique, le récit prend une tournure inattendue, chère au dandysme dont Oscar Wilde fait son motto. Celui-ci n'hésite pas, encore plus que dans le conte précédent, à lancer des piques à tour de bras à la Grande-Bretagne et son aristocratie du dix-neuvièeme siècle, et on s'en délecte. On s'attend à la chute mais qu'importe, ce conte un peu cynique est drôlement marrant!
Cette lecture m'a divertie plus que j'en espérais et j'y ai trouvé mon compte!
Lu dans le cadre du Challenge ABC 2014-2015
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gouelan
21 novembre 2016
  • 4/ 5
Le fantôme de Canterville n'est pas vraiment effrayant, c'est le moins qu'on puisse dire.
Oscar Wilde emprunte un peu d'ingrédients à l'univers gothique, tout en le parodiant. Son roman glisse plutôt dans le genre fantastique et merveilleux.
Les lieux ne sont pas si lugubres, le fantôme prête à sourire, il est ridicule, mais il n'est pas le seul.
On se moque des Anglais, de leurs superstitions, de leurs traditions. Les Américains n'échappent pas non plus à la raillerie, avec leur modernité, leur matérialisme à toute épreuve, le fantôme en faisant les frais.
Mais cette histoire avec ses accents d'humour et de frayeurs inoffensives, change de ton vers la fin. le fantôme se dévoile. On n'a plus envie de s'en moquer, mais plutôt, comme le fait Virginia, d'en prendre soin, de lui rendre justice. Virginia est la seule en effet à ne pas l'avoir bousculé. On glisse ainsi lentement vers le merveilleux.
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lyoko
13 décembre 2015
  • 4/ 5
Que dire : j'adore ce cher Oscar Wilde. sa verve et son humour.
C'est simple c'est frais, ça porte à sourire.
Si il y a bien quelqu'un, même aux moeurs légères parait-il , que j'aurais aimé rencontrer c'est bien lui.
Un petit recueil , qui se moque juste ce qu'il faut de la bonne société so british, avec une touche de fantastique pour égayer le tout.
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Lucile-
06 juin 2013
  • 5/ 5
Le fantôme de Canterville, publié aux éditions Chandeigne, est un magnifique ouvrage illustré, hommage à la fois au célèbre écrivain Oscar Wilde et au dessinateur satirique argentin Oski. le livre présente conjointement un caractère noble, de par sa couverture en carton rigide, son impression rouge sur fond blanc et la qualité de son papier épais si agréable au touché, ainsi qu'un aspect désinvolte aux travers des illustrations caricaturales, à l'image du récit de son auteur.
Le très célèbre conte d'Oscar Wilde met en scène un piteux fantôme qui ne parvient pas à effrayer les nouveaux habitants de sa demeure, une riche famille américaine. Pourtant si simple en apparence, le récit semble truffé de sous-entendus. Qui en réalité est le plus ridicule ? le fantôme ou la famille ? Là est la question. Plaisante satire des moeurs, du pouvoir et de l'argent de son époque, l'auteur tourne à la dérision tous ces aspects en leur donnant une dimension comique et fantastique, dissimulant également un côté plus sombre car ce fantôme, assassin de sa femme, ne revendique que le pardon de Dieu et la paix de son âme.
Les illustrations d'Oski, joviales et burlesques, ne manquent pas de rendre ce conte encore plus profond et drôle. le dessinateur semble avoir parfaitement saisi toutes les subtilités du récit. Cet ouvrage, délicieux à souhait, n'est pas sans me rappeler le conte M.Bliss de J.R.R Tolkien où l'apparence loufoque camouffle des questions plus profondes, ainsi que certaines illustrations de Tim Burton. Un savoureux mélange.
Un grand merci à la Masse Critique de Babelio et aux éditions Chandeigne de m'avoir offert cet ouvrage de collection.
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Citations & extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
MacabeaMacabea15 janvier 2017
Ils signifient, dit-il tristement, qu'il faut que vous pleuriez sur mes pêchés, parce que je n'ai point de larmes, et que vous priiez avec moi pour mon âme, parce que je n'ai point de foi et alors, si vous avez toujours été douce, sage et gentille, l'ange de la mort aura pitié de moi.
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mandrake17mandrake1712 janvier 2017
Il avait à choisir entre vivre pour lui-même et vivre pour autrui, et, tout terrible que fût sans nul doute le devoir qui lui était imposé, il savait cependant qu'il ne devait pas permettre à l'égoïsme de triompher de l'amour.
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mandrake17mandrake1710 janvier 2017
Comme les acteurs ont de la chance! Ils ont le choix de paraître dans la tragédie ou la comédie, de souffrir ou de s'ébaudir, de rire ou de verser des larmes. Mais dans la vie réelle il en va autrement. La plupart des hommes ou des femmes sont contraints de jouer des rôles pour lesquels ils ne sont aucunement qualifiés.
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mandrake17mandrake1710 janvier 2017
N'étions-nous donc rien de plus que les pièces d'un jeu d'échecs, mues par une puissance invisible, que des vases que le potier façonne à sa fantaisie et destinés à contenir l'honneur ou la honte?
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mandrake17mandrake1710 janvier 2017
Un mendiant, qui sortait d'un pas traînant de sous une arche pour demander l'aumône, s'effraya en voyant là une misère plus grande que la sienne.
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"le Portrait de Dorian Gray" par Oscar Wilde (Alchimie d'un Roman, épisode 2)
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