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> Jules Castier (Traducteur)
> Jean-Luc Steinmetz (Éditeur scientifique)
> Maurice Henry (Illustrateur)

ISBN : 2253048089
Éditeur : Le Livre de Poche (1988)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.79/5 (sur 471 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un ministre américain et sa famille achètent à Lord Canterville son château et tout ce qu'il contient... fantôme compris. Mais la famille Otis n'a vraiment pas peur des fantômes. Alors, lorsqu'un spectre qui a l'habitude de terroriser tout le monde se trouve confronté à... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 19 janvier 2012

    Lune
    Ce qu'il y a de délicieux dans cette littérature, c'est que dès les premières lignes, on franchit la Manche. Que ce soit par voie de mer ou de terre, l'Angleterre reste une île qui offre un exotisme garanti à tous les amoureux du « so british ».
    Sans qu'Oscar Wilde ne s'attarde trop sur les us et coutumes et descriptions de la célèbre Albion, des images surgissent à profusion : mélange d'aristocratie, de dandysme, de thé et d'un humour très particulier.
    Ce comique décalé se retrouve sous la plume de Wilde transformé en conteur qui nous entraîne dans des histoires qu'il sera bon de raconter en famille ou entre amis.
    « Le fantôme de canterville » est, dans sa première partie, à mourir de rire tant l'idée géniale de Wilde de raconter les malheurs de ce fantôme est originale, spirituelle, rebondissante. On en arriverait à plaindre ce pauvre ectoplasme et à trouver un peu trop matérialiste le ministre américain et sa famille (mais n'est-ce pas cela que Wilde recherchait?).
    La fin et sa morale très chrétienne m'ont moins plu, tout en n'oubliant pas les critères d'une morale d'époque.
    «Le Crime de Lord Arthur Saville » est mon préféré. Je suis entrée de plein pied dans la high society avec ses conventions, ses originalités, ses excentricités, son « bon cœur » doublé de mépris et ... ses tares.
    La naïveté de Lord Saville est innommable puisqu'elle est proche de l'idiotie... Malgré tout, nous nous efforçons de comprendre cette loyauté vis-à-vis de sa promise, grandeur d'âme qui l'entraînera jusqu'au crime.
    Le lecteur s'amuse à ses dépens et Wilde réussit le tour de force de capter notre attention puisqu'on s'attend à tout sauf à cette fin ... immorale puisque le héros coule des jours heureux, voué et dévoué à sa jolie épouse.
    Comme dans tout conte, quelle morale faut-il en tirer : que « tel est pris qui croyait prendre » (Le rat et l'Huître ). Ah! Mon cher La Fontaine, je m'en reviens à vous...
    Les deux autres courtes histoires sont l'une très (trop) morale (Le Millionnaire modèle) et l'autre (Le Sphinx sans secret) m'a touchée. J'ai pensé à ces gens qui se donnent l'air mystérieux quand ils... n'ont rien à dire ... Pauvre humanité si bien décrite par Wilde dans le personnage de Lady Alroy mais aussi dans celui du narrateur qui, même si le doute persiste, n'a pas ouvert la lettre qui aurait pu les rapprocher et s'en est tenu à une idée basse.

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    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 28 janvier 2012

    MissG
    Je voulais relire depuis quelques temps déjà du Oscar Wilde, mon choix s'est porté sur ce recueil de Contes qui contient, outre "Le Fantôme de Canterville", "Le crime de lord arthur savile", "Le Millionnaire modèle", "Le Sphinx sans secret".
    Le Fantôme de Canterville
    "Lorsque Mr. Hiram B. Otis, le ministre américain, acheta le domaine de Canterville Chase, tout le monde lui dit qu'il faisait une folie car il n'y avait pas le moindre doute que le manoir fût hanté."
    Et effectivement, le manoir est bel et bien hanté, mais qu'à cela ne tienne, Mr. Otis accepte de "prendre le mobilier et le fantôme à leur valeur d'estimation".
    Il s'installe alors avec sa petite famille et ne tarde pas à croiser le fameux fantôme, Sir Simon de Canterville ayant assassiné sa femme dans le salon.
    C'est dans ce même salon que se trouve une tache de sang qui dès le premier jour émeut Mrs. Otis : "Mais c'est abominable [...] je n'aime pas du tout les taches de sang dans une pièce où l'on se tient. Il faut la nettoyer tout de suite", nettoyage qui fut alors la première contrariété du fantôme car le : "Super-Kinettoy et Extra-Détersif Pinkerton enlèvera ça en un rien de temps".
    Ce ne fut que le début, le fantôme ne cessant d'être contrarié dans ses plans par les jumeaux ou involontairement par les autres membres de la famille Otis.
    Cette situation aurait pu durer encore longtemps, mais Virginia finit par percer à jour la vraie nature du fantôme en parlant avec lui. Elle découvre alors la dure réalité de sa vie et le pourquoi de son statut actuel d'entre les morts.
    Si le reste de cette histoire m'a fait sourire à de nombreuses reprises, j'ai été particulièrement touchée par ce tête-à-tête entre Virginia et le fantôme de Sir Simon de Canterville, lorsque celui-ci lui confie toute sa détresse : "Comme la mort doit être belle ! Reposer dans une terre molle et brune, tandis que les herbes vous ondulent au-dessus de la tête, et écouter le silence ... N'avoir pas d'hier, et pas de demain ...Oublier le temps, oublier la vie, être en paix...".
    Ce conte a certains aspects poétiques et sous couvert d'un récit fantastique et gothique, Oscar Wilde prend au contraire un malin plaisir à prendre ce genre littéraire à revers.
    Ainsi, être spectre n'est plus un état mais un métier, d'ailleurs Sir Simon y goûte fort et prend sa tâche très au sérieux, aussi bien celle du salon que son état de spectre.
    Il se retrouve finalement pris à son propre piège : au lieu d'effrayer il l'est, au lieu de jouer des tours aux occupants du manoir c'est lui qui est la victime de leurs pièges et de l'espièglerie des jumeaux.
    Il y a également un côté très théâtral aux apparitions du fantôme, celui-ci passe d'ailleurs beaucoup de temps à réfléchir à ses prochaines apparitions et au personnage qu'il endossera alors. Il ne sera révélé à la fin qu'en réalité ce fantôme est bien malheureux de son état et a toujours un côté d'humanité en lui par le biais de regrets sur ses actes passés.
    De plus, en prenant la famille Otis, l'auteur en profite pour écrire une satire sur les familles américaines de l'époque et n'hésite pas à les opposer avec les familles anglaises.
    Pour preuve, les Otis sont qualifiés de "famille grossière" par le fantôme.
    Le personnage de Virginia fait sans doute exception à cette satire, il tient plus du conte de fée, de l'apparition irréelle et de la bonne âme prête à rendre service au fantôme, la personne qui se soucie d'abord des autres avant elle-même.
    Je trouve qu'il y a un côté "Tim Burtonien" à cette nouvelle, en tout cas c'est une histoire qui conviendrait assez bien à l'univers de ce réalisateur.
    Il y a également beaucoup de scénettes amusantes, ce qui rend la lecture agréable et a sans doute contribué au succès de cet écrit d'Oscar Wilde.
    Cette lecture fut un pur moment de bonheur.
    Le crime de lord arthur savile
    J'avoue m'être demandée pendant un certain temps où l'auteur voulait en venir avec ce conte.
    Tout commence par la rencontre entre Lord Arthur Savile et Mr. Podgers lors d'une réception chez Lady Windermere.
    Cette dernière présente toute fière à ses amis sa nouvelle marotte : un chiromancien, Mr. Podgers.
    Alors que celui-ci prédit l'avenir à tous les invités, il blêmit quand vient le tour de Lord Arthur. Car il lui prédit un crime, et pour Lord Arthur Savile : "Cette lui causa une nausée d'horreur".
    Mais surtout à partir de ce moment, ce personnage perd complètement pied et élabore sa vie en fonction du crime qu'il doit commettre.
    Pour lui il ne sera pas heureux tant qu'il n'aura pas commis ce crime, il suspend alors ses fiançailles, choisit sa cible, tente de l'assassiner et prend du recul.
    Oui mais voilà, il est tout sauf aisé d'assassiner quelqu'un et ce pauvre Lord Arthur Savile connaîtra quelques revers avant de réaliser son forfait.
    Le sous titre de ce conte est "Une étude du devoir", il est assez drôle de constater que l'auteur a voulu traiter par là le fait de devoir faire quelque chose, en l'occurrence un crime, pour atteindre le bonheur et connaître la satisfaction du devoir accompli.
    Car finalement, le coeur de la vie d'Arthur Savile va être ce crime à perpétrer pour pouvoir être heureux, et il construira un bonheur illusoire, perdant toute confiance en lui et croyant devoir son bonheur à un crime plutôt qu'à lui-même.
    Ce personnage vivre désormais en étant superstitieux : "Il ne faut pas dire du mal de la chiromancie dans cette maison, Lady Windermere; c'est le seul sujet sur lequel Arthur n'aime pas qu'on plaisante. Je vous assure qu'il la prend on ne peut plus au sérieux."
    Oscar Wilde livre avec ce conte une vue particulièrement aiguisée de la société victorienne, tout en jouant avec l'ironie : l'évidence échappe totalement à celui qui émet la préduction et à celui qui la reçoit.
    Il livre là un personnage intéressant vivant une sorte de dédoublement de la personnalité : mondain sous certains aspects et mauvais garçon de l'autre, fréquentant les quartiers louches et cherchant à homicider un proche.
    C'est une nouvelle finalement assez sombre mais intéressante à découvrir.
    Le Millionnaire modèle
    "A moins d'être riche, il est absolument inutile d'être un garçon charmant."
    Au moins comme cela, tout est dit dès la première phrase et le décor est planté.
    J'ai retrouvé dans ce conte une certaine droiture morale déjà rencontrée dans d'autres Contes de ce recueil, la gentillesse et la bonté finissent par être récompensées : "Les modèles millionnaires, fit observer Alan, sont passablement rares; mais grand Dieu, les millionnaires modèles le sont encore davantage !"
    L'autre tour de force de ce conte, c'est qu'il est entièrement écrit à partir d'un jeu de mot sur le modèle millionnaire.
    Ce dernier a décidé de se faire peindre habillé de guenilles et c'est par un geste de pitié envers celui qu'il prend pour un pauvre que Hughie Erskine va trouver la voie de son bonheur et pourra épouser la jeune femme qu'il aime.
    C'est court, bien tourné, et résolument optimiste, un vrai régal à lire.
    Le Sphinx sans secret
    "J'étais assis, un après-midi,à la terrasse du Café de la Paix, contemplant la splendeur et la misère de la vie parisienne, et m'émerveillant, tout en buvant lentement mon vermouth, du panorama étrange d'orgueil et de pauvreté qui défilait devant mes yeux"
    Ce conte pourrait être sous titré "Où comment rendre une histoire somme toute banale captivante".
    Ici, Oscar Wilde décide de peindre par le biais de son narrateur l'histoire d'une femme, Lady Alroy, on ne peut plus mystérieuse et qui ne cessera d'intriguer le narrateur.
    Mais au lieu de s'adresser directement au lecteur, le narrateur raconte son histoire à Murchinson, un ami qu'il revoit.
    L'histoire tend vers le mystère, le lecteur ne peut s'empêcher de faire des suppositions sur cette femme et le secret qu'elle cache, mais Oscar Wilde finit par réduire ce mystère au simple besoin de mystère : "Lady Alroy était simplement une femme qui avait la manie du mystère."
    Malgré cette résolution, la dernière phrase est ouverte et continue de soulever des interrogations : "Je me le demande ?", compensant ainsi le sentiment de déception que pourrait avoir le lecteur à la lecture de ce conte.
    Car finalement, Lady Alroy n'a peut être pas révélé tous ses secrets ... .
    En conclusion, j'ai pris beaucoup de plaisir à relire ce recueil de Contes d'Oscar Wilde.
    Néanmoins, je ne peux me départir du sentiment d'être passée à côté de quelques subtilités de langage de la part d'Oscar Wilde du fait que je l'ai lu en français et non en anglais.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2012/01/le-fantome-de-canterville..
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 16 janvier 2012

    sylvaine
    Que diable, le domaine de Cansterville Chase , a été acheté.Tout le monde sait pourtant qu'il est hanté depuis fort longtemps.Il faut être inconscient pour réaliser une telle acquisition ou américain.C'est ainsi que Mr Otis,ministre américain,Mrs Otis et leurs. 4 enfants Washington Virginia et les jumeaux ,débarquent un beau jour et emménagent dans cette superbe demeure .Alors là commence un chassé croisé entre le fantôme Sir Simon et les membres de cette famille , Wilde s'en donne à cœur joie; l'humour est présent à chaque instant ,il n'oublie pas d'égratigner au passage la société dans laquelle il vit ,un régal de lecture .
    Merci au club de lecture de Babélio sans lequel je n'aurais jamais ré-ouvert un livre de Wilde n'ayant jamais réussi à lire Le Portrait de Dorian Gray.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lucile-, le 06 juin 2013

    Lucile-
    Le Fantôme de Canterville, publié aux éditions Chandeigne, est un magnifique ouvrage illustré, hommage à la fois au célèbre écrivain Oscar Wilde et au dessinateur satirique argentin Oski. le livre présente conjointement un caractère noble, de par sa couverture en carton rigide, son impression rouge sur fond blanc et la qualité de son papier épais si agréable au touché, ainsi qu'un aspect désinvolte aux travers des illustrations caricaturales, à l'image du récit de son auteur.
    Le très célèbre conte d'Oscar Wilde met en scène un piteux fantôme qui ne parvient pas à effrayer les nouveaux habitants de sa demeure, une riche famille américaine. Pourtant si simple en apparence, le récit semble truffé de sous-entendus. Qui en réalité est le plus ridicule ? le fantôme ou la famille ? Là est la question. Plaisante satire des mœurs, du pouvoir et de l'argent de son époque, l'auteur tourne à la dérision tous ces aspects en leur donnant une dimension comique et fantastique, dissimulant également un côté plus sombre car ce fantôme, assassin de sa femme, ne revendique que le pardon de Dieu et la paix de son âme.
    Les illustrations d'Oski, joviales et burlesques, ne manquent pas de rendre ce conte encore plus profond et drôle. le dessinateur semble avoir parfaitement saisi toutes les subtilités du récit. Cet ouvrage, délicieux à souhait, n'est pas sans me rappeler le conte M.Bliss de J.R.R Tolkien où l'apparence loufoque camouffle des questions plus profondes, ainsi que certaines illustrations de Tim Burton. Un savoureux mélange.
    Un grand merci à la Masse Critique de Babelio et aux éditions Chandeigne de m'avoir offert cet ouvrage de collection.
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    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 09 juin 2013

    Alcapone
    De tous les fantômes célèbres, s'il en est un dont il faut avoir lu les aventures au moins une fois, c'est bien celui de Canterville. C'est drôle, léger, rafraichissant et l'on ne peut que s'attacher au pauvre fantôme malmené par la famille Otis. Fort des générations de lords et de ladies qu'il a terrorisé, Le Fantôme de Canterville s'évertue à hanter le vieux manoir mais il se heurte pour son plus grand malheur au matérialisme désespérant de la joyeuse famille américaine. le Fantôme a beau déployer tous ses meilleurs stratagèmes d'épouvante, rien n'y fait. Ni les taches de sang indélébiles, ni les apparations monstrueuses et pas même les cris insupportables n'arrivent à bout de la bonne humeur et de l'espièglerie des Otis. C'est au contraire le fantôme qui prend peur et finit par déprimer. Seule la prophétie des vitraux de la bibliothèque pourra peut-être le délivrer de son malheur...
    On avait rarement vu de carrière de fantôme aussi pitoyable que celle du Fantôme de Canterville, ne serait-ce celle du Phantom of the Paradise de Brian de Palma ou peut-être celui moins pathétique de Gaston Leroux. Même s'il est ridicule, le fantôme d'Oscar Wilde reste toutefois mon fantôme préféré. C'est d'ailleurs avec un grand sourire aux lèvres que j'ai refermé les dernières pages de ses mésaventures. Cette élégante édition, enrichie par de sympathiques illustrations du dessinateur satirique argentin Oscar Conti (Oski), fera le bonheur des petits et des grands. C'est donc avec délectation que j'ai découvert l'association très réussie du travail des deux Oscars et je félicite les Éditions Chandeigne pour ce bel objet qui saura fièrement orner toutes les bibliothèques...
    Tous mes meilleurs remerciements reviennent aux Éditions Chandeigne et à Babelio pour ce gracieux partenariat.

    Lien : http://embuscades-alcapone.blogspot.fr/2013/06/le-fantome-de-canterv..
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Citations et extraits

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  • Par raynald66, le 08 décembre 2013

    - C’est très mal, de tuer les gens, dit Virginia qui faisait parfois preuve d’une charmante rigueur puritaine, héritée de quelque lointain ancêtre de Nouvelle-Angleterre.
    - Oh, je déteste la misérable austérité de cette éthique abstraite ! Ma femme était très laide, mes fraises n’étaient jamais bien amidonnées et elle n’entendait rien à la cuisine. Tenez, je pense à ce daim que j’avais abattu dans le bois de Hogley, un superbe daguet, et savez-vous comment elle l’a fait servir à table ?... Enfin, peu importe. Tout ça est bien loin et, même si je l’avais tuée, je crois que ce n’était guère courtois de la part de ses frères de me laisser mourir de faim.
    - Vous laisser mourir de faim ? Oh, monsieur le fantôme, je veux dire sir Simon, avez-vous faim ? J’ai un sandwich dans mon sac. Voulez-vous que je vous le donne ?
    - Non, merci. Je ne mange plus rien maintenant, mais c’est très gentil de votre part et vous êtes beaucoup plus aimable que le reste de votre détestable famille, grossière, vulgaire, malhonnête.
    - Arrêtez ! cria Virginia en tapant du pied. C’est vous qui êtes détestable et vulgaire et grossier.
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  • Par latina, le 27 août 2011

    "- Je suis si solitaire et si malheureux ! Je voudrais m'endormir et je ne le puis pas.
    - Voilà qui est complètement absurde ! Vous n'avez tout simplement qu'à vous mettre au lit et à souffler la bougie.
    - Il y a trois cents ans que je n'ai pas dormi, dit-il tristement, et les beaux yeux bleus de Virginia s'agrandirent, pleins d'étonnement, oui, je n'ai pas dormi depuis trois cents ans, et je suis si fatigué!"
    Virginia devint toute grave, et ses petites lèvres frémirent, pareilles à des pétales de rose. Elle s'approcha et, s'agenouillant tout contre lui, leva les yeux sur son vieux visage flétri.
    "Pauvre, pauvre fantôme, murmura-t-elle : n'avez-vous nul endroit où vous puissiez dormir?
    - Au loin, là-bas, au-delà des bois de pins, répondit-il, d'une voix lente et rêveuse, il y a un petit jardin. L'herbe y croît, longue et drue; il y a là les grosses étoiles blanches de la fleur de ciguë, et le rossignol y chante toute la nuit. Toute la nuit, il chante, et la lune froide, pareille à un globe de cristal, penche ses regards sur ce jardin; et l'if étend ses bras géants au-dessus des dormeurs".
    Les yeux de Virginia s'embuèrent de larmes, et elle se cacha la tête dans les mains.
    "Vous voulez dire le Jardin de la Mort, chuchota-t-elle.
    - Oui, la Mort. Comme la Mort doit être belle ! Reposer dans la terre molle et brune, tandis que les herbes vous ondulent au-dessus de la tête, et écouter le silence. N'avoir pas d'hier, et pas de demain...Oublier le temps, oublier la vie, être en paix...Vous pouvez m'aider. Vous pouvez m'ouvrir le portail de la maison de la Mort, car l'Amour est toujours avec vous, et l'Amour est plus fort que la Mort."

























































































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  • Par latina, le 27 août 2011

    Mr Otis ouvrit la porte de sa chambre. Juste en face de lui, il vit, au pâle clair de lune, un vieillard d'aspect terrible. Il avait des yeux rouges pareils à des charbons incandescents ; une longue chevelure grise lui tombait sur les épaules en tresses emmêlées; ses vêtements, d'une coupe ancienne, étaient salis et élimés. De lourdes menottes et des fers rouillés lui pendaient aux poignets et aux chevilles.
    "Cher monsieur, dit Mr. Otis, permettez-moi d'insister auprès de vous pour que vous huiliez ces chaînes: je vous ai apporté à cette fin un petit flacon de lubrifiant. On le dit totalement efficace dès la première application(...)
    Sur ces mots, le ministre des Etats-Unis posa le flacon sur une table et, fermant sa porte, se retira dans sa chambre.
    Un instant, le fantôme de Canterville demeura absolument immobile, dans un accès d'indignation bien naturelle; puis, ayant lancé violemment le flacon sur le parquet poli, il s'enfuit le long du couloir, en poussant des gémissements sourds et en émettant une lueur verdâtre et fantomatique. (...)
    Dès qu'il eut atteint un petit cabinet secret dans l'aile gauche, il s'appuya contre un rayon de lune pour reprendre haleine (...) Jamais, au cours de sa carrière brillante et ininterrompue depuis trois cents ans, il n'avait été aussi grossièrement insulté . (...)
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  • Par fredho, le 03 août 2013

    Au loin, là-bas, au-delà des bois de pins, répondit le fantôme, d'une voix lente et rêveuse, il y a un petit jardin. L'herbe y croît, longue et drue; il y a là les grosses étoiles blanches de la fleur de ciguë, et le rossignol y chante toute la nuit. Toute la nuit, il chante, et la lune froide, pareille à un globe de cristal, penche ses regards sur ce jardin; et l'if étend ses bras géants au-dessus des dormeurs.
    Les yeux de Virginia s'embuèrent de larmes, et se cacha la tête dans les mains.
    Vous voulez dire le jardin de la Mort, chuchota-t-elle.
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  • Par c.brijs, le 04 janvier 2012

    - Quel climat impossible! dit le ministre américain d'un ton calme tout en allumant un long cigare de Manille. J'ai l'impression que ce vieux pays est tellement surpeuplé qu'il est incapable de fournir un temps convenable à tout le monde. D'ailleurs, j'ai toujours pensé que la seule solution pour l'Angleterre, c'était l'émigration.

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