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Note moyenne 3.59 /5 (sur 407 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Florent Oiseau a été pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain de mie, crêpier, et employé de train de nuit. Il est aujourd’hui surveillant dans un lycée de la banlieue parisienne.

"Je vais m’y mettre" est son premier roman.

En 2018, il publie "Paris-Venise".

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Bibliographie de Florent Oiseau   (3)Voir plus


Entretien avec Florent Oiseau à propos de son ouvrage Je vais m’y mettre :



1/08/2016

Je vais m’y mettre raconte l’histoire de Fred, un quarantenaire alcoolique et flemmard. Pourquoi avoir choisi un antihéros pour personnage principal ? Comment est-il né ?



Il est arrivé comme une évidence, s`est presque imposé à moi. En fait, je voue une affection toute particulière aux personnages peu glorieux. Dans les livres comme dans la vie. Mes proches apprécieront.



Ce personnage est dépendant de tout et de tout le monde. Qu’est ce qui vous intéressait dans ces questions de dépendance et de faiblesse ? Pourquoi les avoir évoquées dans un roman ?



Certes, il ne vit que pour les allocations, mais paradoxalement, je le trouve assez indépendant. Et très libre. Une liberté assez singulière, mais liberté tout de même.



Votre plume est plutôt orale et drôle. L’humour est-il un procédé que l’on maîtrise ou bien qui s’impose ? Pourquoi avoir choisi ce ton particulier ?



L`humour c`est primordial. Je ne fais pas dans le lyrisme, c`est un métier, et pas le mien. J`aime l`argot, les mots simples, les paquets de chips. Ils retranscrivent mieux les sentiments que j`essaye de faire passer. Enfin, je crois.



La majorité des personnages de votre roman est en marge de la société : addictions diverses, magouilles, prostitution...Est-ce votre vision du monde ? Pourquoi un tel cadre à votre histoire ?



Le cadre va avec le personnage. S`il était DRH, j`aurais peut être plus misé sur les zones pavillonnaires, et le rosé pamplemousse. Je n`ai rien contre les DRH et les boissons estivales, soit dit en passant.



Vous êtes beaucoup plus jeune que votre héros. Comment vous y êtes-vous pris pour le rendre crédible et pour imaginer ses attentes par rapport à la vie et surtout par rapport aux jeunes ?



C`est un exercice compliqué, en effet. J`ai justement essayé de ne pas forcer le trait, de le faire parler et penser assez naturellement. J`espère que le rendu est crédible.



Sans dévoiler la fin de l’intrigue, cette dernière sonne comme une sorte de morale. Est-ce volontaire ? Souhaitez-vous faire passer un message particulier à vos lecteurs ? Vous adressez-vous à certains en particulier ?



Non, il n’y a pas de morale ou alors elle est involontaire.



e vais m’y mettre est votre premier roman. Comment avez-vous décidé de vous lancer ?



Fallait s’y mettre, je m’y suis mis !



Avez-vous prévu d’écrire à nouveau ?



Oui. Après ma sieste.




Florent Oiseau et ses lectures :



Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?



Journal d`un vieux dégueulasse, Charles Bukowski.



Quel est l’auteur qui vous a donné envie d’arrêter d’écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?



Franz Bartelt.



Quelle est votre première grande découverte littéraire ?



Une biographie de Zinedine Zidane. A peine illustrée, en plus.



Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?



Le jardin du Bossu, Franz Bartelt.



Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?



Les Misérables I. Surtout qu`on y mentionne Montfermeil, mon lieu de naissance, et sujet de mon premier combat, un pamphlet particulièrement acide intitulé " à quand un RER à Montf` ? ". Disponible dans le Seine St Denis Mag d`octobre 2009.



Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?



Cronopes et Fameux de Julio Cortázar, pour tous les amoureux de l`absurde.



Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?



Avec un peu d`amertume, Martine, tome 08 : Martine à la montagne. Les spécialistes du ski alpin me donneront raison.



Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?



" On cherche parfois bien loin ce que l`on a tout près. C`est une chose qui arrive souvent aux astronautes. "



Et en ce moment que lisez-vous ?



Vos questions.



Entretien réalisé par Marie-Delphine


Découvrez Je vais m`y mettre de Florent Oiseau aux éditions Allary :



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A l'occasion du Prix Orange du livre 2020, les jurés issus de la communauté Lecteurs.com présentent chacun des 5 finalistes. Voici Géraldine, pour "Les Magnolias" de Florent Oiseau (Allary Editions). Retrouvez toute l'actualité du Prix Orange du Livre sur https://www.lecteurs.com/prix-orange-du-livre Lecteurs.com, conseils de lecture, actualité du livre et réseau social de passionnés : https://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/Lecteurs Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs

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Citations et extraits (142) Voir plus Ajouter une citation
LibrairePerigourdin   16 janvier 2018
Paris-Venise de Florent Oiseau
Je me suis arrêté après quelques arrêts, via Ginnastica, dans le vieux Trieste. Des immeubles aux couleurs chaudes mais usées, des façades qui se cassent la gueule et que personne ne semble vouloir refaire. Des murs roses, jaunes, orange, mais rien de clinquant, aucune trace d'un quelconque ravalement, d'une vaine tentative de rafraîchissement. Trieste se laissait vivre et mourir avec l'insouciance et la résignation de ceux qui ont trop aimé pour craindre de souffrir.



p 207
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Jacques77   02 mars 2018
Paris-Venise de Florent Oiseau
Le jour s'est levé, et je l'ai regardé faire.
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Ladybirdy   05 janvier 2020
Les Magnolias de Florent Oiseau
À son époque, on n’aimait pas son conjoint comme on peut l’aimer aujourd’hui. On dormait cinquante années dans le même lit, puis quelques autres sous le même couvercle, sans jamais aborder le sujet de l’amour. De nos jours, les gens font écrire des mots dans le ciel avec des avions, hurlent des chansons, jurent, pleurent pour prouver qu’ils aiment. Mais en fin de compte, ils ne restent jamais ensemble pour de bon.
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ODP31   29 février 2020
Les Magnolias de Florent Oiseau
Pourtant, Rico avait un physique qui attirait la sympathie. moyennement grand, une tête ronde, des yeux rieurs, des chemises extravagantes qu'il portait par-dessus un débardeur blanc qui virait au beige avec le temps, comme mon frigidaire. Un peu de ventre, voire pas mal, et une barbe très noire. Il faisait à la fois terroriste cubain, joueur de ukulélé et résident de club de vacances. (Résident de club de vacances avec le bracelet all-inclusive, trois fois vainqueur du blind-test-musical-spécial-années-70, fixette sur le cul de l'animatrice qui s'occupe de l'aquagym à 10h30, qui plaisante avec le groupe de jeunes caïds venus de Seine-et-Marne, qui joue son honneur lors de l'apéro-pétanque contre la famille Contreras de Perpignan.)

page 149-150
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Ladybirdy   07 janvier 2020
Les Magnolias de Florent Oiseau
– Tu n’étais pas heureuse avec pépé ?

– Il a toujours été là, c’était comme un bras ou une jambe. On n’aime pas une jambe, on vit avec. Et puis, un jour on vous l’enlève et tout devient bancal.
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Ladybirdy   06 janvier 2020
Les Magnolias de Florent Oiseau
Derrière chaque vieille dame sommeille une danseuse de cabaret.
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lecturemameufsure   19 mars 2018
Paris-Venise de Florent Oiseau
Mais tu aimeras le reste aussi. Je te jure de ne jamais te regarder autrement qu'avec les yeux d'un homme qui souffre de trop t'aimer, Juliette. De ne jamais faire semblant de t'écouter ou de te comprendre. J'apprendrai à connaître tes confitures préférées. Tu aimeras ma soif de toi, et toutes les choses que je saurai te promettre. Les longues nuits à boire du vin sur notre terrasse en pin. Je t'aimerai avec mes artères, mes atomes. Sans t'envahir, sans faire comme les autres, sans que notre couple ne forme plus qu'une seule entité, une masse fade et uniforme qui dégouline sur un canapé en racontant des saloperies sur leurs amis. Ça, jamais. Des taies d'oreiller en soie l'été, en coton l'hiver. On gardera du mystère. Je continuerai de me branler en cachette dans la salle de bains.
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Christophe_bj   03 mars 2020
Les Magnolias de Florent Oiseau
– T’as un don pour jouer le con. Souvent, dans ces rôles, les mecs forcent le trait. Toi t’es plein de justesse. On sent que c’est naturel.

– Merci.
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Bazart   15 janvier 2018
Paris-Venise de Florent Oiseau
Leur capitaine, pompier volontaire, une vraie machine. Impressionnant le type. Pas une phrase grammaticalement correctes à chaque prise de parole au micro, mais des triceps qui rendent le Bescherelle obsolète.
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LibrairePerigourdin   03 mars 2020
Les Magnolias de Florent Oiseau
Parfois, la vie ne vous donne rien pendant des années, des décennies. Pas un trèfle à quatre feuilles, pas un Noël sous la neige, pas un billet de banque retrouvé dans une vieille veste. Aucune satisfaction, pas la moindre victoire, rien à manger pour l'égo. Elle ne vous donne tellement rien que vous pensez qu'elle vous a oublié. Vous êtes sous le porche d'une gare de province, un soir, et il pleut des cordes. Vous êtes trempé, il fait froid, vous êtes seul, le dernier bus vient de passer. Même un clébard ne viendrait pas vous tenir compagnie. Et alors que vous ne l'attendez plus, elle vient vous éclairer dans la nuit de ses phares emplis d'espoir. Elle fait ça pour tout le monde. Certains sont devant les pleins phares chaque journée, d'autres -la majorité- doivent se contenter de brefs faisceaux, d'éphémères éclaircies. Mais la vie finit toujours par revenir chercher les oubliés sous les porches des gares de province.
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