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ISBN : 2266275658
Éditeur : Pocket (07/09/2017)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Fred, la petite quarantaine, surfe sur l’écume des jours. Après des années à enchaîner jobs alimentaires et périodes de chômage, il a renoncé à faire carrière. Il passe désormais ses journées à dormir, manger des Knacki devant les émissions de Sophie Davant et boire des demis au bistrot du coin en attendant l’amour.
Jusqu’au moment où il découvre qu’il arrive en fin de droits, et que ses maigres allocations disparaîtront bientôt. Il n’a plus le choix : il doi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
lecturemameufsure
  31 janvier 2018
Mais se mettre à quoi exactement Monsieur Oiseau ? À donner un sens à la littérature contemporaine ? À susciter l'émoi de ceux qui ne demandent qu'à sourire de tout, pour un rien ? Vous l'aurez compris, je sais désormais ce qu'éprouvent ces personnes ayant "un réel coup de coeur pour un livre si bon, si beau, si juste" qui, je l'avoue, me faisaient l'effet d'exagérer légèrement, la lecture étant pour moi vivante surtout dans le recul, la distanciation et enfin seulement dans l'appropriation.
Et voilà que, pour mon plus grand plaisir, un jeune écrivain se permet de me perturber dans mes habitudes de lectrice. Mais de quel droit ? Celui du talent visiblement, et d'un talent presque nonchalant, à la limite de l'arrogance. Florent Oiseau, de manière plus involontaire qu'engagée (il me semble) nous parle d'une certaine précarité de la vie, qui peut mener à certains glissements dramatiques que l'on envierait presque sous l'influence de ses mots cousus dans un patchwork de finesse, d'absurdité et juste ce qu'il faut de vulgarité pour témoigner d'un récit de vie, toute simple et tout simplement. Une familiarité en somme, sûrement celle qui donne envie de comprendre l'auteur (j'étais presque d'accord pour me faire fille de joie sans culpabiliser).
Mon seul (tout petit même minuscule) regret se tourne vers le potentiel poétique de cet écrivain qui, selon moi, aurait pu être davantage exploité (même si je n'ai pas pu retenir mon rictus de petite bourgeoise à l'apparition du myosotis à un moment précis de réminiscences qui fait écho à l'Aurelia de Nerval dans mon esprit).
Cela étant, après avoir été bien renseignée par mes compatriotes babeliotes, je sais que le deuxième roman de Florent Oiseau (Paris-Venise) a récemment pointé le bout de son nez et qu'il a apparemment tout ce qu'il faut de poésie pour combler mon côté "fille un peu niaise mais pas trop".
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isabelleisapure
  07 octobre 2016
Cher Monsieur Oiseau,
Je referme votre livre avec le sentiment d'avoir lu un roman original et attachant, malgré quelques maladresses et quelques clichés tout à fait pardonnables pour un premier opus.
J'ai aimé votre écriture drôle et imagée, même si son côté « oral » m'a parfois dérangée mais je reconnais que ce procédé colle parfaitement avec l'histoire que vous nous proposez, celle d'un paumé porté sur la dive bouteille, qui aime un peu trop son lit, pour y dormir, uniquement ! le sexe ce n'est pas vraiment son truc, le travail non plus d'ailleurs !
Votre héros m'a souvent agacé, j'ai éprouvé peu de sympathie à son égard, il faut dire que vous ne l'avez pas épargné, tour à tour, fainéant, chômeur, alcolo, proxénète.
Proxénète ! Quel paradoxe pour quelqu'un qui fût un puceau attardé, là j'ai bien ri.
Pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain de mie, crêpier et couchettiste sur le Paris-Venise tel est votre parcours professionnel, Monsieur Oiseau.
Au vu de votre CV hors norme, je me permets de vous adresser un amical conseil, ne cherchez plus !
Vous avez trouvé votre voix, vous avez le potentiel pour devenir un grand écrivain.
Soyez assuré que je resterai très attentive à votre prochain roman.
Dans l'attente du plaisir de vous lire à nouveau, Cher Monsieur Oiseau, recevez tous mes voeux de brillante réussite en littérature.
Je remercie très vivement Babélio et Allary Editions de m'avoir permis de faire votre connaissance.
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Bazart
  22 août 2016
Un roman écrit par un très jeune romancier de 25 ans, et qui évite tous les pièges du premier roman germanopratin en empruntant pourtant tout les codes, avec beaucoup l'humour de belles digressions poétiques, comme il nous le dit dès à présent dans ce qui est notre premier vrai coup de coeur de la rentrée littéraire...
« Ouais, enfin bon, comme j'ai l'habitude de dire, les souvenirs c'est sympa, mais ça ne remplit pas le frigo. Il est temps d'aller se coucher, parce que demain j'ai une grosse journée, demain je m'y mets. Mais d'abord, un dernier verre. »
Nous sommes déjà à la page 75 et Fred le héros de ce décapant roman ne s'y est pas encore mis. « Je vais m'y mettre » c'est le leitmotiv, le mantra de tout bon procrastinateur qui se respecte. Fred la petite quarantaine en fin de droit, n'y arrive pas. En fait, il n'y est jamais arrivé.
Depuis la Fac, de petits boulots, en plans foireux il stagne. Alors oui, aujourd'hui, Fred a décidé de s'y mettre…à quoi ? le problème c'est qu'il ne le sait toujours pas…et en plus, s'il avait su il ne s'y serait peut-être pas mis.
Florent Oiseau pour son premier roman a du courage, choisir comme héros un homme lettré, velléitaire et désabusé ça sent le déjà réchauffé, et Il faut toujours beaucoup de talent pour faire du neuf avec du vieux. Il a réussi, le bougre, on suit avec bonheur et tendresse les aventures rocambolesque de Fred qui, sorti de sa tanière, deviendra proxénète par empathie puis marchand de poisson à Malaga par gout de l'aventure.
Fred est un héros glandeur mais jamais cynique, il est profondément humain et n'a pas la morgue des branleurs Germanopratins.
Notre jeune romancier illustre parfaitement l'adage : « la valeur n'attend pas le nombre des années » Florent Oiseau a tout juste 25 ans et un sacré sens de la formule, son livre est vif, drôle et formidablement bien écrit. Assurément, une belle découverte de la rentrée 2016.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Kirsikka
  13 janvier 2017
Fred, un chômeur d'une quarantaine d'année en fin de droit, songe à reprendre une activité après des années de nonchalance. Un seul petit boulot de plongeur dans un restaurant, une vingtaine d'années plus tôt, a été une expérience professionnelle qui a pu lui faire aimer de se lever le matin. Sinon, il n'aime pas travailler et le monde du professionnel n'est pas fait pour lui. Il aime surtout ne rien faire, traîner et boire. Il ne plaît pas beaucoup aux femmes, sa copine a fini par le plaquer, pleine de mépris pour son incapacité se projeter dans un avenir quelconque. Nécessité fait loi, ou bien l'occasion fait le larron : Fred monte une petite affaire avec deux amies, il gagne un peu d'argent, sa vie s'améliore, mais voilà...
On suit les péripéties de Fred, on sourit de son petit orgueil qui lui fait penser "avoir les codes" quand il ne voit rien et se trompe systématiquement sur son interprétation des événements. Fred n'est pas détestable, mais il n'est pas vraiment aimable non plus parce qu'il retombe toujours dans l'erreur et un laisser-aller obstiné.
Fred est-il victime d'une forme contemporaine d'oblomovtchina ? Est-il victime de la précarité croissante des temps modernes ? Ces deux pistes sont esquissées par Florent Loiseau, mais il me semble qu'à l'instar de son personnage, l'auteur peine à faire des choix. J'ai été gênée par la distance marquée envers Fred par un ton d'ironie et de dérision qui court tout au long des pages. La fin abrupte du roman semble tenir de la démonstration d'une thèse dont l'auteur n'aurait plus su quoi faire, l'histoire ne pouvant plus progresser, et le personnage ne semblant jamais pouvoir évoluer. Je crois que le parti-pris aurait pu être plus creusé, ou bien donner lieu à un retournement de situation, alors que là, l'impression est de rester au milieu du gué quand le fond du roman est intéressant et la lecture plutôt agréable.
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LibrairePerigourdin
  09 juillet 2016
Livre sur lequel je suis tombé par hasard à la suite d'un SP.
J'ai hésité entre le 4 et 5 étoiles, car, il faut être honnête, le scénario tient tout de même dans un dé à coudre. Mais alors quel style, et quel humour. Un bail que je n'avais pas autant ri.
En bref, on suit Fred, un personnage loufoque et singulier dans sa quête de rien et de bières. Un quotidien fait de bistrots et de réflexions plus ou moins pertinentes sur le sens de la vie. Jusqu'au jour où ce dernier se voit dans l'obligation de se (re)mettre au boulot. Une personnalité atypique et attachante qu'il est, en fait, assez difficile de percer à jour.
C'est tout le temps juste, souvent hilarant, parfois un peu trop vulgaire, mais c'est globalement un vrai petit courant d'air frais. Un ( jeune ) auteur très prometteur, malgré quelques petites irrégularités, dans le rythme notamment. a suivre !!
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
paul208paul208   30 juin 2016
En fait, je ne sais même plus quand j'ai commencé à merder. Je n'ai jamais été un modèle d'ambition, mais plus jeune, y avait des trucs qui me faisaient envie. j'aurais bien aimé être à mon compte. Tenir un établissement, genre un bar. Mais je m'en suis jamais donné les moyens. J'ai toujours cru en ma bonne étoile. Au coup de bol. J'étais intimement persuadé qu'un autre aurait l'idée et me proposerait de me joindre à lui pour montrer notre affaire. Quelqu'un qui aurait besoin de moi. De mes nombreuses qualités, de mon insolente polyvalence. Mais ce n'est jamais arrivé, alors j'ai bossé dans une imprimerie.
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eckmuhleckmuhl   08 juillet 2016
C'est ça, la vie, quelques espoirs en pagaille, ça et là, des plaisirs simples, une grasse matinée, un éternuement libérateur. Un boulot pour payer le loyer, quelques convictions, une étreinte amoureuse de temps en temps, un pavé de saumon à l'estragon avec du riz bien cuit. Tout le reste n'est qu'un long chemin de croix, ponctué par des déchirures, des doutes et des chiasses verdâtres.
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Jacques77Jacques77   27 décembre 2016
La vue était d'une rare beauté, presque indescriptible. Comme chaque fois que je voyais un truc magnifique, je ressentais un sentiment très égoïste et me l'accaparais, comme si le spectacle n'était que pour moi et que le décor m'appartenait. Comme si j'étais le premier et dernier être vivant sur cette Terre à en profiter et qu'à l'instant où je tournerais le dos à cette fabuleuse scène de vie, le rideau tomberait, en harmonie avec la rotation de mes talons, dans une synchronisation naturelle. J'avais déjà ressenti ça à Montmartre, lors d'une promenade au petit matin, puis en contemplant une danseuse dans un night-club de province, et, enfin, à l'intérieur d'une coopérative de fromages à Bourg-Saint-Maurice.
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lecturemameufsurelecturemameufsure   21 février 2018
Après ça, je n'ai rien foutu pendant un an. C'est durant cette période que j'ai rencontré Séverine. Ma Séverine. L'amour de ma vie de merde. Le bolduc qui entourait l'étron que j'étais et tendait à le rendre beau. Je l'ai attrapée dans un bar. Elle fumait clope sur clope, c'est ce qui m'a séduit tout de suite, je crois. On se trouvait rue de Ménilmontant, dans un zinc de quartier où je trainaillais auparavant. J'y venais cinq jours sur sept. Mes revenus et les maigres sous que j'avais mis de côté y sont passés. J'ai tout bu.
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LePetitCrayonLePetitCrayon   18 août 2016
Mon visage s’est figé. Je n’avais pas eu la moindre nouvelle de Séverine depuis le jour où elle s’était tirée, trois ans auparavant, et elle se pointait comme une fleur (une fleur sapée en pute), me faisait la conversation comme si rien ne s’était passé, et m’annonçait, au bout de vingt minutes, qu’elle avait besoin que je lui file un SMIC pour payer ses dettes d’alcoolique. Des dettes contractées dans tous les rades de la rive droite avec des pochetrons éventés. Cette femme était merveilleuse.
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Videos de Florent Oiseau (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Florent Oiseau
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 02 novembre 2018 :
Il y a de la magie en vous - Libérez votre potentiel par la méditation de Jean Doridot aux éditions Dunod https://www.lagriffenoire.com/130504-article_recherche-il-y-a-de-la-magie-en-vous---liberez-votre-potentiel-par-la-meditation.html
Je vais m'y mettre de Florent Oiseau aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/90782-divers-litterature-je-vais-m-y-mettre.html
Paris-Venise de Florent Oiseau aux éditions Allary https://www.lagriffenoire.com/103416-divers-litterature-paris-venise.html
Enfermé.e de Jacques Saussey aux éditions French Pulp https://www.lagriffenoire.com/128389-nouveautes-polar-enfermee.html
C'est de la Trish ! - 130 recettes pour booster le goût, twister les plats, bluffer ses amis ! de Trish Deseine et Virginie Garnier aux éditions La Martinière https://www.lagriffenoire.com/129687-livres-de-cuisine-c-est-de-la-trish----130-recettes-pour-booster-le-gout--twister-les-plats--bluffer-ses-amis-.html
Ceux de 14 de Maurice Genevoix aux éditions Gallimard https://www.lagriffenoire.com/126423-livres-college---lycee-litterature-et-civilisation---ceux-de-14.html
Nos richesses de Kaouther Adimi aux éditions Points https://www.lagriffenoire.com/123344-divers-litterature-nos-richesses.html
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