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Note moyenne 3.8 /5 (sur 141 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Monaco , le 16/06/1941
Biographie :

Georges Vigarello est un historien français spécialiste de l'histoire de l'hygiène, de la santé, des pratiques corporelles et des représentations du corps.

Il est diplômé en éducation physique (CAPEPS) et agrégé en philosophie.

En 2007, il est docteur honoris causa de l'université de Montréal.

Formateur, il a animé avec passion beaucoup de conférences pour les spécialistes de l'éducation et des sports, contribuant à les intéresser à l'évolution contextuelle et historique des techniques sportives.

Il est directeur de recherche à l'École des hautes études en sciences sociales et co-directeur du Centre Edgar Morin, anciennement le Cetsah.

Membre de l’institut universitaire de France et Président du Conseil scientifique de la Bibliothèque nationale de France, il est connu d’un plus large public à travers la diffusion de ses ouvrages en collection de poche.
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Georges Vigarello en conversation avec Joseph Cohen. Georges Vigarello est directeur d'études à l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Il est spécialiste renommé de l'histoire de l'hygiène, de la santé, de l'éducation physique, des pratiques corporelles et des représentations du corps, ses recherches pluridisciplinaires soulignent les changements majeurs de culture et de société et relèvent les déplacements des seuils de sensibilité à travers l'histoire. Joseph Cohen est membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco. // Suivez-nous sur les réseaux // Instagram: @philomonaco Facebook: https://www.facebook.com/ateliersphilomonaco/ Twitter: https://twitter.com/philomonaco
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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
denis76   03 juin 2018
Histoire de Georges Vigarello
La visibilité du sport, son simplisme sans doute, sa volonté obscure de constituer un monde séparé et "préservé" en font aussi un des lieux d'une hypocrisie rampante, sinon d'une évidente vulnérabilité.

Plus que d'autres pratiques, le sport révèle nos sociétés.



(Georges Vigarello ).
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Musardise   26 août 2015
Le propre et le sale de Georges Vigarello
Commence alors un recensement de ces emplacements et de leurs "brouillards purulents", auquel s'ajoute la liaison insistante entre la puanteur et la malpropreté, celle des espaces et des corps. Mais pas des espaces et des corps nobles ou bourgeois : les lieux soupçonnés sont d'abord ceux où s'accumulent les pauvres, et les corps sont ceux que le linge ne protège pas toujours. C'est le peuple qui est d'abord concerné. De ces recensements et des normes qui les sous-tendent naissent insensiblement après 1780 les prémices d'une "hygiène publique", amorçant par moments ce que le XIXème siècle va développer. Évoquer la propreté, c'est opposer aux "négligences" populaires, aux puanteurs urbaines, aux promiscuités incontrôlées. Da,s les années 1780, la critique n'est plus cantonnée à l'artifice des aristocrates : de sont bientôt les pratiques du peuple qui sont réprouvées comme elles ne l'avaient jamais été.



Troisième partie - De l'eau qui pénètre le corps à celle qui renforce
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Musardise   23 août 2015
Le propre et le sale de Georges Vigarello
La propreté se dit de la forme autant que de la "blancheur". Elle qualifie aussi bien la silhouette que la matière. Elle confirme ce double critère que seul le temps dénouera : assimilation de la netteté au visible et désignation par là-même d'une distinction.



Deuxième partie - Le linge qui lave
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Musardise   06 septembre 2015
Le propre et le sale de Georges Vigarello
La propreté n'est donc plus la même une fois qu'est évoqué l'univers microbien. Le thème des défenses s'est brusquement accentué. Le regard s'est déplacé. Des objets se sont constitués et des causalités jusque-là inédites se sont imposées. Corpuscule invisible, le microbe a bouleversé les repères, au-delà de la crasse elle-même. Et ce bouleversement a d'autant plus d'importance qu'il est "efficace" : les infections post-opératoires diminuent largement lorsqu'à la fin du XIXème siècle les chirurgiens officient avec des gants stériles et non plus avec leurs mains nues. De même que diminuent statistiquement les cas de diphtérie lorsque sont mieux compris les modes de communication par contact qui entretiennent le mal. Des preuves s'affichent. Une ostentation même affleure : "Les maladies épidémiques sont la conséquence de l'ignorance et la punition de l'incurie des peuples et des individus." L'objectivation du microbe renforce le discours positiviste de la fin du XIXème siècle : la propreté n'est-elle pas, pour la première fois, l'objet d'un véritable travail expérimental ? Vérifications, calculs, évaluations statistiques de la présence microbienne.



Le thème, pourtant, ne saurait se limiter au seul fonctionnement de la preuve. Cette propreté savante comporte elle-même ses versants imaginaires.



Quatrième partie - L'eau qui protège
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Musardise   14 septembre 2015
Le propre et le sale de Georges Vigarello
Encore faut-il, pour engager cette même histoire, faire taire nos propres points de repère : reconnaître une propreté dans des conduites aujourd'hui oubliées. La toilette "sèche" du courtisan par exemple, frottant son visage avec un linge blanc au lieu de le laver, répond à une norme de netteté tout à fait "raisonnée" au XVIIème siècle. Elle est réfléchie, légitimée. Alors qu'elle n'aurait guère de sens aujourd'hui : sensations et explications ont changé. C'est cette sensibilité perdue qui est à retrouver.



Introduction
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denis76   03 juin 2018
Histoire de Georges Vigarello
C'est tout de même Zidane qui a inventé la fameuse roulette, pas un savant sur son ordinateur !

( Vigarello.)



NDL : "Pas évident de trouver l'inventeur de ce geste, certains en attribuent l'invention à Maradona quand d'autres évoquent Pelé. Une chose est sure, celui qui a remis la roulette sur le devant de la scène européenne s'appelle Zinedine Zidane." source : footendirect.com
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colimasson   06 février 2013
Les métamorphoses du gras : Histoire de l'obésité du Moyen Age au XXe siècle de Georges Vigarello
Les médecins du XVIe siècle recourent aux descriptions alarmantes : pesanteur insupportable, gestes entravés, le « gros » est évoqué jusqu’au ridicule, pour mieux frapper les esprits, justifier la « sobriété » alors que se confirme la relative indifférence à désigner des seuils. Le flegmatique, illustré par Ambroise Paré, par exemple, l’être débordant de liquides épais et catarrheux, n’existe que grossi à toute extrémité : « face plombine et bouffie », esprit « lourd grossier et stupide », ventre émettant des « bruits grenouillants », individu « vomissant », « crachant », « jetant des excréments par le nez », ayant « un appétit canin » et des maladies d’ « œdèmes et de tumeurs ».
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denis76   03 juin 2018
Histoire de Georges Vigarello
Norbert Elias a bien montré la confrontation entre deux visions, celle d'une aristocratie qui conçoit le sport comme pure dépense physique, et celle d'une bourgeoisie montante qui le conçoit quasiment comme un investissement.



NDL : Norbert Elias, un grand penseur.

Malheur à cette bourgeoisie pleine de fric !

Orgueil aristocrate, et avidité bourgeoise, sont les deux maux de notre société.
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colimasson   04 février 2013
Les métamorphoses du gras : Histoire de l'obésité du Moyen Age au XXe siècle de Georges Vigarello
Impossible, quoi qu’il en soit, de comprendre l’objet de ces stigmatisations du « gros » sans mesurer la vision tout aussi redoutée du « maigre ». L’obligation affirmée d’un « équilibre ». […] Le danger de cette maigreur serait de faire disparaître ce qu’une graisse « normale » est censée promouvoir : volume et modulation de formes. D’où la description fortement alarmée de la maigreur elle-même : « exténuation extrême » du corps, reconnaissable à « la lâcheté de la peau lorsque, étant attirée haut avec le bout des doigts, se sépare facilement d’avec la chair ». D’où encore la sanction sociale possible de cette maigreur : le renvoi brutal de Hosse Clichtove comme « confesseur royal » en 1517 pour « excès de maigreur », ou l’ironie de Brantôme sur ces femmes « si décharnées que le plaisir et la tentation en sont bientôt passés » ; voire celle de l’Arétin, sur la « garce du couvent », femme jugée « revêche et sans grâce » que la maigreur transformerait en « figure de possédée ».

La maigreur alarme, rappelle la famine, la peste, les décharnements. Elle est dessèchement, aspérité, faiblesse, ce qui, dans l’imaginaire ancien, s’oppose aux ressorts de la vie. Elle profile l’inéluctable, le chemin de la vieillesse, celui de la mort : « Il n’y a rien qui dessèche comme l’âge bien que ce soit lentement ».
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colimasson   23 février 2013
Les métamorphoses du gras : Histoire de l'obésité du Moyen Age au XXe siècle de Georges Vigarello
Montaigne dit concrètement sa volonté de conserver sa propre apparence, celle de s’abstenir d’engraisser. Il avoue « dérober parfois quelque repas » pour guérir son estomac, éviter la réplétion, repousser le profil de Bacchus surtout, ce « petit Dieu indigeste et roteur, tout bouffi de la fumée de sa liqueur ».
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