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EAN : 9782020980678
577 pages
Seuil (13/10/2011)
3.85/5   13 notes
Résumé :
La virilité serait vertu. Elle viserait le "parfait", fondant sur un idéal de domination masculine une des caractéristiques des sociétés occidentales. Une puissance a été inventée, de la force physique au courage moral, imposant ses codes, ses rituels, sa formation.

Tradition plus complexe pourtant, elle ne saurait en rien figer la virilité dans une histoire immobile. Les qualités se recomposent avec le temps. La société marchande ne saurait avoir le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
DOGONColas
  11 mai 2017
Premier volume s'inscrivant pleinement dans l'historiographie du genre et de la représentation sociale, « Histoire de la virilité : Tome 1, de l'antiquité aux lumières, L'invention de la virilité » a l'ambition d'interroger l'histoire de la « virilité » avec ses transformations, ses évolutions qui influencent les sociétés occidentales. Pratiques et sociabilités sont analysées scrupuleusement et donnent une grille de lecture de la construction des identités.
Bien que la période médiévale soit trop peu abordée, on peut cependant apprécier la période antique délivrant des modèles grecs et romains de la virilité. L'époque moderne en revanche est très savante éclairant le rôle de la littérature, de la violence, de la guerre, des « gestes de cour », du sport, de la sexualité et de la médecine sur les modèles ou contre-modèles virils.
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Laureneb
  04 juin 2018
J'ai lu cette trilogie sur la construction sociale du genre masculin après avoir lu l'Histoire du corps avec les mêmes directeurs scientifiques. du coup, il y a quelques redites, mais j'ai préféré cette dernière série, écrite plus récemment, et donc plus élaborée d'un point de vue historiographique en ce qui concerne l'histoire du genre.
Le genre est un concept utilisé en sciences sociales pour étudier les différences sociales construites entre hommes et femmes, entre masculin et féminin donc, avec les représentations associées. La virilité est donc alors différente de la masculinité, c'est l'idéal à atteindre selon l'art, les philosophes..., et un idéal qui se construit face, voire contre, la féminité. Et cet idéal change selon les époques, selon les cultures : le chevalier du Moyen-Âge en armure ou le courtisan précieux en talons hauts du XVIIème siècle n'incarnent pas la même chose, pas les mêmes conceptions.
Une lecture éclairante, assez accessible, qui ne demande pas de véritable connaissances théoriques ou historiques initiales.
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critiques presse (2)
Lexpress   19 décembre 2011
Cette Histoire de la virilité est, non seulement, un "beau livre", mais encore elle s'impose comme un grand livre. Le préalable à l'entreprise était bien sûr de définir son sujet. Nous sommes ainsi d'emblée prévenus que l'histoire de la virilité ne saurait se confondre avec l'histoire du "masculin". Car la virilité est une "représentation" du masculin et son histoire celle de ses variations.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   18 octobre 2011
L'avantage de ces gros ouvrages collectifs est d'y trouver aussi ce que nous ne cherchions pas. Difficile donc de résumer tant de pistes qui sont autant d'essais qui pourront à leur tour générer d'autres livres d'où la testostérone ne sera pas absente. [...] Cette «Histoire de la virilité», c'est donc un peu plus que l'histoire des hommes. L'histoire de leurs représentations et sans doute aussi un peu de leurs incertitudes.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
DOGONColasDOGONColas   10 mai 2017
Le niveau de violence caractérisant une société "trouve une inscription exemplaire" dans la structure des jeux sportifs qu'elle encourage. La société aristocratique du XVIe siècle qui opère la transition entre la société féodale et la société de cour apprécie des jeux de force et d'adresse violents, dont l'extrême vigueur est cependant régulée. Deux facteurs y concourent : l'héritage des jeux chevaleresques qui perdure au long du siècle et la valorisation de l'exercice athlétique par les humanistes qui célèbrent ses bienfaits sur la santé. Tour à tour, Mercuriale, Rabelais et Montaigne inventorient tout ce qui peut servir à conserver le corps en excellent état et parfait équilibre.

Des jeux de guerre et d'affrontement pour des hommes "debout et de plein vent" - Élisabeth Belmas
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DOGONColasDOGONColas   09 mars 2017
Les sociétés grecques privilégient le mâle, et, au-delà des caractères physiologiques innés, s'efforcent de construire une identité masculine dominante, celle du citoyen qui, seul, a accès au politique. L'accent mis en permanence sur la primauté du politique sur toute autre activité, à Sparte comme à Athènes, conduit naturellement à accorder aux hommes un statut qui est sans équivalent dans toute la société : femmes, jeunes, enfants, et naturellement étrangers et esclaves ne peuvent être qu'au service du seul groupe dominant, les hommes adultes. Certes, cela conduit ces derniers à composer, car ils ne font pas d'enfants sans les femmes (et pas de citoyens sans les filles de citoyens à Athènes), ils ne peuvent gagner leur pain et les moyens de leurs ambitions politiques sans les esclaves, ils ont parfois besoin des produits valorisants apportés par les marchands étrangers ou suivent les leçons des sophistes itinérants (tous étrangers à Athènes). Il n'en reste pas moins que la société tout entière s'organise autour du même adulte, tout en prêtant une attention soutenue aux jeunes hommes qui viendront à leur tour s'agréger à la communauté des hommes.

Virilités grecques (Maurice Sartre)
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DOGONColasDOGONColas   09 mai 2017
Dans une société difficultueuse, paupérisée et instable, l'homme reçoit et construit sa virilité sans ménagement : la violence semble un outil utilisable dès qu'un désordre ou une injustice paraît se créer. On l'utilise d'autant pour se défendre dans la rue, dans l'immeuble, sur les chemins que dans les relations avec autrui. Dans ce cadre, pourtant, il arrive que la femme possède un léger privilège : les normes sociales, le respect de la femme mère, le savoir sur sa prétendue faiblesse la protègent parfois.

Virilité et violence forment-elles un couple indissociable? - Arlette Farge
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LaurenebLaureneb   18 mai 2018
Le mot grec d'andreia dit déjà ce quele mot vir latin installera dans nombre de langues occidentales, virilita, "virilité", virility : principes de comportements et d'actions désignant, en Occident, les qualités de l'homme achevé, autrement dit, le plus "parfait" du masculin. L'andreia grecque, avec ses références à la guerre, à la vaillance, à la domination sexuelle, est un cadre de valorisation : non pas l'homme, par exemple, mais celui qui "vaut" le lus, non pas celui qui représente le sexe mâle, mais celui qui représente au mieux, au plus loin le masculin.
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DOGONColasDOGONColas   09 mai 2017
Être viril, c'est exister en homme pour trois personnes : soi-même, son voisin ou son compagnon de travail, la femme. [...] A ce sujet, on peut d'ailleurs tenter de réfléchir : il n'est pas certain que battre sa femme fasse partie de la virilité bien que cela paraisse normal ou usuel. On peut aussi soumettre et dominer par bien d'autres processus dans lesquels la virilité se sent à l'aise.

Mais une chose est certaine: on ne peut parler de virilité populaire sans tenir compte du contexte social lui-même empreint de grande violence. La rue, le travail, les immeubles, les prisons, les hôpitaux, les cabarets, les ateliers, comme les foires et les marchés et même les promenades sont des lieux de grandes violence. Les rixes, batteries, disputes ont lieu, de jour comme de nuit, de façon quasi incessante, et le Paris du XVIIIe siècle est un espace très tumultueux. Il serait, dans ces circonstances, difficile d'imaginer que les relations hommes-femmes s'absentent de cette violence qui est consubstantielle aux conditions de vie populaires.

Virilité et violence forment-elles un couple indissociable? - Arlette Farge
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Alain Corbin vous présente son ouvrage "La rafale et le zéphyr : histoire des manières d'éprouver et de rêver le vent" aux éditions Fayard. Entretien avec Guillaume Hanotin.
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