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ISBN : 2246861268
Éditeur : Grasset (24/05/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Vous l’attendez depuis deux ans, le voici !
Vernon Subutex 3, le retour de Vernon, suite et fin de la trilogie.
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Critiques, Analyses & Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
01 juin 2017
Je vais apposer humblement une 8e critique, mais presque tout a déjà été dit, et fort bien. Pression ?... Non, je vais la faire comme je le sens, comme je suis, et sans spoiler.
La "bande à Vernon", en tous cas, elle nous auras bien fait trépigner d'impatience ! Quel régal de les retrouver, comme si je les avais quittés la vieille, avec leurs galères et leurs bleus à l'âme, leurs terreurs et leurs illusions. Mais aussi la solidarité, la simplicité, la lucidité (teintée de folie douce) et l'espoir, pour faire la nique au "tous pour un, mais chacun pour soi" de ce bas-monde !...
Tout n'est pas trash, mais c'est cash, et c'est cela qui rend la lecture de cette trilogie sociale délectable. Je dirais que le scénario en devient même secondaire, bien qu'addictif et touchant de près l'actualité (attentats, société, économie, politique...).
Virginie Despentes, que l'on aime ou pas, c'est toutes nos voix intérieures et nos "gueulantes" étouffées, nos mensonges et nos vérités, nos peurs et nos lâchetés, nos partages et nos égoïsmes, notre monstruosité et notre humanité réunies ; un tout qui explose dans un feu d'artifices verbal !! Enfin, il y a la magie de la musique et de la poésie, qui font danser les corps dans la nuit, dans la lumière, jusqu'à l'oubli...
Envoûtant et addictif. L'on ne peut en sortir complètement indemne.
NB : Drôle de cadeau pour la fête des mères ?! C'était le mien, à peine suggéré auparavant... ;-)
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Merik
27 mai 2017
Après la chute le rebond. Ou plutôt l'élévation.

Voilà un Vernon Subutex numéro 3 en guide de « convergences », shaman sans le vouloir ou presque, DJ spirituel de transes collectives et hypnotiques sur des arrangements de Bleach, dont même les plus rétifs subissent l'envoûtement : "... quand je reprends connaissance, je danse. Comme jamais j'ai dansé. J'avais les doigts de pieds qui dansaient, j'avais les cheveux qui dansaient, j'avais les narines qui dansaient... Connecté. Je ne vois que ce mot. Pas tout à fait stone comme avec des champignons, mais ce genre... je voyais des lumières qui me sortaient des paumes et qui s'enroulaient aux lumières des autres."
Mais si les convergences sont des rendez-vous nomades et extatiques d'une sphère humaine gravitant autour de Vernon, elles agissent aussi comme point de ralliement pour la plupart des personnages du récit. Ciselés par une verve saillante, une prose au diapason du vrai, une empathie sans détour, ils forment toujours cette galerie hétéroclite et détonante, d'une Virginie Despentes aussi à l'aise à scanner les cerveaux humains qu'à manier le verbe. Sans parler de son décryptage affûté de la société. Ce tome élève Vernon vers la spiritualité, mais il n'en reste pas moins enraciné dans notre époque, teintée de ZAD, de nuit debout ou de terrorisme.
C'est aussi un festival de réflexions décapantes, un régal de sentences, parfois aux accents céliniens: "C'est rien du tout mourir. On s'en fait tout un cinéma mais quand ça arrive, c'est juste une légère détente." Mort de Charles en l'occurrence, dont les retentissements sur les vivants amorceront les premières divergences... Jusqu'au final, pour le moins surprenant.
Ça a été un pur délice de lecture, longue et savoureuse, souvent à me retrouver en train de relire des passages pour ne pas les laisser filer comme ça, sans tenter de les retenir un peu.
N'empêche que voilà... Vernon c'est fini. Snif. Mais quelle série !
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canel
26 mai 2017
Que s'est-il passé en 2015 et 2016, qu'est-ce qui a fait frémir nos petits coeurs d'Occidentaux blasés ?
Des attentats (Charlie Hebdo, Bataclan...), des décès de légendes du rock (Lemmy Kilmister, le chanteur de Motörhead, et David Bowie), la Nuit Debout...
Oui, il y a aussi eu des femmes violées et des migrants morts sur la route et en mer, mais c'est tellement classique, ça...
Et pendant ce temps-là, côté Vernon et sa bande : les 'convergences' battent leur plein, d'autres formes de nuits debout dont les adeptes atteignent un état mystique en dansant, sans avoir ingurgité quoi que ce soit de chelou, juste de la musique par les oreilles...
Les chemins de Kiko, Pamela, Olga, la Hyène, etc. se croisent et se séparent, au gré des événements, des hasards, des urgences, des prises de bec et des malentendus.
Dernier volet des aventures de Vernon. Malgré une lecture morcelée sur trois jours - parce que le texte est dense, riche, et que je ne veux pas en perdre une miette -, j'en ressors toute chamboulée. Il faut dire que la fin frappe fort.
Rien d'extraordinaire côté intrigue avant le dernier tiers, mais ce n'est pas pour le suspense que je me jette sur les ouvrages de Despentes dès leur parution.
J'aime et j'admire le ton de cette auteur, sa pertinence et son humour, son regard pointu et cynique sur notre société, son don pour se mettre dans la peau de personnages tellement différents, leur faire tenir des propos extrêmes - qu'on écoute soigneusement, jusqu'au bout, et même avec respect, parce que tout se défend et qu'ils ont le mérite de bouleverser nos schémas étriqués.
Deux grands moments d'émotion en particulier, aux côtés d'Aïcha puis de Solange, et deux grands moments de jubilation grâce aux tirades politiques d'Olga.
Mais tout le reste est très bon aussi, se lit avec intensité, entre (sou)rire et larmes, entre félicité et colère, entre délectation et sentiment d'horreur.
Un peu triste de quitter Vernon et sa bande dans ces conditions, mais impatiente de retrouver Virginie Despentes avec d'autres personnages qui, je n'en doute pas, garderont cet esprit. ♥
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michfred
16 juin 2017
Avec ce troisième tome, s'achève la trilogie, découverte et dévorée en quelques jours, pour ce qui me concerne..
Découverte enthousiaste, lecture haletante, plaisir soutenu.
Si le tome 2 faisait penser à Théorème de Pasolini, où, de « convergence » en « convergence », la petite troupe de disciples gravitait amoureusement autour de son Prophète du Vinyle, dans une apothéose rock, ce dernier tome est une plongée en apnée dans la réalité socio-politique récente et tragique de 2015 : l'année de Charlie, celle du Bataclan…
La fresque réaliste se teinte de sang, se tend de peur, et la fable romanesque , au diapason, tend discrètement ses pièges, couve ses ressentiments, ourdit sa vengeance.
Le tome 3 est une déflagration : celle d'une apocalypse annoncée.
On est toujours ébloui par le talent avec lequel, en changeant à chaque fois de focale, de personnage privilégié, sans jamais perdre ni son humour cynique, ni sa lucidité critique à l'égard de l'époque, ni son empathie tendre avec chacun de ses héros, Virginie Despentes, inexorablement, impeccablement, déroule son récit : celui d'une année placée sous l'étoile noire du terrorisme et celui de la désagrégation d'un groupe qui nous était cher.
On enrage : Dopalet père a trouvé en l'ignoble Max son âme damnée, son exécuteur des basses oeuvres.
On tremble : la petite Céleste aux fines aiguilles est devenue le Chaperon rouge de bien vilains Loups, la forte Aïcha voit sa forteresse intérieure ébranlée par le désir, disloquée par les désillusions.
On jubile : merci, Olga, pour tes coups de gueule magnifiques, géante inspirée, juchée sur ton petit banc, dans cette grande Nuit Debout parisienne !!…
Que c'est difficile de quitter tout ce petit monde que le talent de Virginie Despentes nous a rendu si proche, si complice, si fraternel..
La fin, étonnante, nous permet heureusement de prendre de la distance.
Et de prendre congé.
Belle équipée, sauvage et amicale. Belle lecture. Oui, le tome 3 clôt dignement cette trilogie : il ne m'a vraiment pas déçue !
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Bazart
14 juillet 2017
Fin de partie pour Vernon Subutex, le leader charismatique aux tables de mixages messianiques. Que restera-t-il des « convergences » raves new-âge, cérémonies musicales, sabbats modernes où drogues et toutes connections extérieures sont proscrites ? Des rassemblements d'happy few où il faut être ? Subutex est complètement dépassé, cette humanité en symbiose a-t-elle un avenir ? Gaffe, Vernon, autour de toi il n'y a pas que des gens qui te veulent du bien, clochard céleste, DJ de génie, ton pouvoir crée des jalousies et la cupidité de certaines personnes est sans limite. Même les plus petits galets créent de belles encyclies, Vernon petit disquaire déchu de Belleville, que restera-t-il de toi dans un siècle ?
Une comédie humaine 2.0, un collage de ce début de XXIe siècle. Il y a tout dans le dernier tome de la trilogie de Virginie Despentes : des hommes, des femmes, des trans, des beaux, des laids, méchants ou bienveillants. Toute une humanité qui s'embrasse, s'entrechoque, s'écorche et se panse. En vérité je vous le dis, Virginie Despentes vient d'écrire la belle et tragique histoire de notre époque.
Pour la sortie de Vernon Subutex tome 2 j'écrivais ceci :
« Formidable écrivaine, Virginie Despentes est toujours étonnante. Elle organise un bal littéraire, plus d'une vingtaine de danseurs sur la piste, qui nous parle de la violence de la lutte des classes dans le monde d'aujourd'hui. Jamais cynique, Despentes porte un regard bienveillant sur ses personnages, omnisciente, elle est dans chacun d'eux, chaque protagoniste est composé de manière scientifique et affective, elle décortique leurs faits, leurs gestes, leurs psychés pour dévoiler l'essence même de leur humanité. Qu'est-ce qu'être un homme, une femme, un jeune, un vieux dans Paris en 2016. Comment naissent des interactions entre les personnes. Comment vit-on avec son passé, son présent et son futur possible. Virginie Despentes nous tend une photographie romanesque dont le réalisme social emporte le lecteur très loin en compagnie de personnages tellement proche de nous. »
Pour le tome 3 je suis toujours d'accord avec moi. ( je n'ai pas changé d'avis)!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Les critiques presse (4)
LePoint02 juillet 2017
La trilogie rock'n'roll de Virginie Despentes, avec personnages trash et formules au vitriol, se clôt dans l'après-"Charlie". Trois Subutex, sinon rien !
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro09 juin 2017
La romancière Virginie Despentes achève en beauté sa trilogie rock sur la société française d'aujourd'hui.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation29 mai 2017
Un roman qui zigzague, qui aime laisser l’intrigue filer pour mieux la tirer par les cheveux quelques portraits plus loin.
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama24 mai 2017
vec une énergie folle et une empathie intacte, la romancière sonde les fossés qui divisent notre société. Saisissant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
bouvier583bouvier58321 juillet 2017
A cours des années 90, la première génération de vrais couillons gavés de sucre depuis le berceau était devenue une horde de dégénérés. Était apparue la figure du parent trépané qui vient voir le prof en disant si mon fils travaille mal c’est que le prof a démérité. Qu’est-ce que tu veux répondre à ça ? Un gosse qui ramène une sale note et à qui on dit mon cœur ça doit être la faute de ton maître est un gosse difficile à canaliser. Elle avait demandé à être mutée en ZEP. Elle avait dit c’est pour la prime mais au fond c’est parce qu’elle ne pouvait plus supporter maman Chantal et papa Charles-Edouard, ni leurs engeances en forme de cloaque qu’il fallait traiter comme la huitième merveille du monde alors que le gamin ne serait jamais en mesure d’apprendre quoi que ce soit concernant le passé simple.
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BruideloBruidelo21 juillet 2017
C'est ce que produit la nuit, entre autre chose, lors des convergences - un bouleversement général. C'est ce qu'on vient chercher, sur le camp, pendant les convergences. Une confusion douce, lumineuse, qui donne envie de prendre son temps et de garder le silence. Les épidermes perdent leurs frontières, chacun devient le corps des autres, c'est une intimité étendue.
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jack56jack5618 juillet 2017
Le problème, ce n'est pas la natalité. Le problème, c'est l'Eglise de France. Si la religion de France était capable de se soigner, les moricauds se serait convertis depuis longtemps et ils s'occuperaient de faire le carême, au lieu du ramadan. L'essoufflement de la ferveur chrétienne est un problème bien plus réel que la fréquentation des mosquées. Xavier n'est pas idiot. Il comprend les choses. Il y a cinquante ans que l'Eglise aurait dû construire des cathédrales au milieu de chaque banlieue. Et y envoyer ses meilleurs prêtres. Qu'ils serrent quelques enfants de choeur n'aurait pas été un problème, s'ils avaient compris quelle était leur tâche. Aider les plus démunis. Occuper le terrain. Au lieu de quoi... ces cons de chrétiens se sont rassemblés dans les quartiers les plus riches pour célébrer des messes en latin. Comment t'expliques qu'il n'y a pas de scouts de France dans la Seine-Saint-Denis ? La basilique de Saint-Denis, y a que des touristes. Même les Africains changent de religions. Fallait le faire, quand même.

page 140
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bkoyalissebkoyalisse19 juillet 2017
Si Lou Reed doit être envisagé comme un messager du destin, on se doute que ça ne va pas être des nouvelles riantes.
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jack56jack5618 juillet 2017
Il essai de comprendre, jour après jour. Chacun a réagi, à sa façon. Instinctivement. L'intelligence est utile pour justifier les décisions prises, après coup. On l'utilise pour se raconter une histoire plausible.
On fait semblant, d'y voir clair, d'être cohérent. Mais la vérité, c'est qu'on agit sans réfléchir. C'est tout.

page 196
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Videos de Virginie Despentes (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginie Despentes
Vernon Subutex, figure marginale et centrale de la fresque éponyme à succès de Virginie Despentes, revient après deux ans d?absence. Révélée avec « Baise-moi » en 1993, la romancière, jury du Prix Goncourt présente le dernier tome de sa trilogie stupéfiante : « Vernon Subutex 3 » paru chez Grasset.
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