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ISBN : 2253906727
Éditeur : Le Livre de Poche (02/05/2018)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 529 notes)
Résumé :
Vous l’attendez depuis deux ans, le voici !
Vernon Subutex 3, le retour de Vernon, suite et fin de la trilogie.
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Critiques, Analyses et Avis (99) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  01 juin 2017
Je vais apposer humblement une 8e critique, mais presque tout a déjà été dit, et fort bien. Pression ?... Non, je vais la faire comme je le sens, comme je suis, et sans spoiler.
La "bande à Vernon", en tous cas, elle nous aura bien fait trépigner d'impatience ! Quel régal de les retrouver, comme si je les avais quittés la vieille, avec leurs galères et leurs bleus à l'âme, leurs terreurs et leurs (dés)illusions. Mais aussi la solidarité, la simplicité, la lucidité (teintée de folie douce) et l'espoir, pour faire la nique au "tous pour un, mais chacun pour soi" de ce bas-monde !...
Tout n'est pas trash, mais c'est cash, et c'est cela qui rend la lecture de cette trilogie sociale délectable. Je dirais que le scénario en devient même secondaire, bien qu'addictif et touchant de près l'actualité (attentats, société, économie, politique...).
Virginie Despentes, que l'on aime ou pas, c'est toutes nos voix intérieures et nos "gueulantes" étouffées, nos mensonges et nos vérités, nos peurs et nos lâchetés, nos partages et nos égoïsmes, notre monstruosité et notre humanité réunies ; un tout qui explose dans un feu d'artifices verbal !! Enfin, il y a la magie de la musique et de la poésie, qui font danser les corps dans la nuit, dans la lumière, jusqu'à l'oubli...
Envoûtant et addictif. L'on ne peut en sortir complètement indemne.
NB : Drôle de cadeau pour la fête des mères ?! C'était le mien, à peine suggéré auparavant... ;-)
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iris29
  07 avril 2018
♫ " This is the end
Beautiful friend ♫ "
Oui , troisième tome et terminus, tout le monde descend ...
La trilogie de Virginie s'achève et déjà, je regrette cette bande de potes qui m'a accompagnée des heures durant . Et à moins de le relire, ( mais la surprise ne sera plus au rendez-vous ), jamais plus je ne danserai, tremblerai , fredonnerai, , rigolerai avec ces personnages , cette équipée sauvage .
Adios, Vernon, adios Aïcha , adios la Hyène... et comme l'a dit si brillamment une amie babelio: "Arghhh" pour la fin ! :-)
Il me reste à lire les autres romans de la Miss Despentes, parce que j'ai craqué pour son ton, pour son son , pour la bande son, pour ses idées.
Virginie , elle écrit tout haut les paroles qu'on pense tout bas . Je regrette de ne pas l'avoir lu à sa sortie quand il collait si bien à l'actualité .. Ça n'a pas l'air compliqué d'écrire comme Virginie , on se dit que ça doit couler comme l'eau d'une source , non stop , mais sous cette apparence de fulgurance , de facilité , se cache un énorme travail , une vraie construction qu'on prend en pleine poire, à la fin comme une évidence .
" Les petits enfants du siècle " pourrait être le titre de cette trilogie , Virginie nous croque, nous observe , nous esquisse de mille et une façons, sous une quantité impressionnante de personnages.
Je me suis reconnue , tu te reconnaitras , tu réfléchiras et tu souriras ♫ my beautiful friend ♫ ... Tu pleureras Bowie, Prince, ta jeunesse , ton présent et une époque qui file à toute vitesse pour le meilleur et pour le pire ...
" Qu'est ce qu'on aura pu danser sur Prince "
Oui, Virginie, d'ailleurs , je t'ai sûrement croisée dans ♫mes soirées parisiennes ♫ . Et si ce n'est toi, c'est donc ton frère, ou ta soeur ou un de la bande à Vernon, mais avant toi, je ne faisais pas attention aux ♫ dingues et aux paumés♫ ...
Si Vernon et sa ♫ bande de potes à lui tout seul♫ vous manque , vous pourrez croiser dans les rues de Paris et de Barcelone, l'équipe de tournage de la future adaptation TV , jusqu'au 23 Juin ...
Et Romain Duris ( qui comme chacun sait , a les yeux bleus !) , sera Vernon , et Céline Salette la Hyéne ... J'ai hâte de voir comment toute cette ambiance sera retranscrite à l'écran ...
Ah, et pourquoi Vernon Subutex le nom ?
Vernon : en hommage au pseudo de Boris Vian ( Vernon Sullivan)
Et Subutex : nom commercial de la méthadone , ce qu'on donne aux héroïnomanes pour les sevrer .
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marina53
  26 octobre 2017
Disquaire, SDF, leader bien malgré lui d'une faction hétéroclite, témoin d'une société dépravée et chaotique... Voilà qui est Vernon Subutex. Autour de lui, toute une bande : Kiko, l'ancien trader ; Olag et ses chiens ; Aïcha et Céleste, mises à l'abri par La Hyène ; Mariana, l'amie de Vernon, Charles qui vient de mourir en laissant un joli pactole que sa veuve, La Véro, ne semble pas vouloir partager... Toute une bande qui s'est mise au vert et qui danse, sur les sons de Vernon, lors des soirées appelées "convergences". Toute une bande d'amis bientôt mise à mal par les rancoeurs, les jalousies et les vengeances...
Vertigineux, ce Vernon Subutex... Ultime tome de cette chronique romanesque, sociale et terriblement ancrée dans le monde et la société d'aujourd'hui. Un monde fissuré, disloqué, tumultueux, creusé d'abîmes. Une société violente, écorchée, mise à mal, désespérante parfois. L'on poursuit, le coeur serré, les yeux ébahis ou le sourire aux lèvres, les aventures de Vernon et sa clique. Des personnages très marquants et saisissants. Virginie Despentes n'a rien perdu de sa gouaille, de son franc-parler, aussi crû soit-il parfois, et trimballe le lecteur d'un tableau à un autre, d'un personnage à un autre. Un lecteur ébahi, étourdi, tourmenté, bousculé voire secoué, ébranlé par les mots percutants et la plume dense et puissante de l'auteure.
Époustouflant...
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canel
  26 mai 2017
Que s'est-il passé en 2015 et 2016, qu'est-ce qui a fait frémir nos petits coeurs d'Occidentaux blasés ?
Des attentats (Charlie Hebdo, Bataclan...), des décès de légendes du rock (Lemmy Kilmister, le chanteur de Motörhead, et David Bowie), la Nuit Debout...
Oui, il y a aussi eu des femmes violées et des migrants morts sur la route et en mer, mais c'est tellement classique, ça...
Et pendant ce temps-là, côté Vernon et sa bande : les 'convergences' battent leur plein, d'autres formes de nuits debout dont les adeptes atteignent un état mystique en dansant, sans avoir ingurgité quoi que ce soit de chelou, juste de la musique par les oreilles...
Les chemins de Kiko, Pamela, Olga, la Hyène, etc. se croisent et se séparent, au gré des événements, des hasards, des urgences, des prises de bec et des malentendus.
Dernier volet des aventures de Vernon. Malgré une lecture morcelée sur trois jours - parce que le texte est dense, riche, et que je ne veux pas en perdre une miette -, j'en ressors toute chamboulée. Il faut dire que la fin frappe fort.
Rien d'extraordinaire côté intrigue avant le dernier tiers, mais ce n'est pas pour le suspense que je me jette sur les ouvrages de Despentes dès leur parution.
J'aime et j'admire le ton de cette auteur, sa pertinence et son humour, son regard pointu et cynique sur notre société, son don pour se mettre dans la peau de personnages tellement différents, leur faire tenir des propos extrêmes - qu'on écoute soigneusement, jusqu'au bout, et même avec respect, parce que tout se défend et qu'ils ont le mérite de bouleverser nos schémas étriqués.
Deux grands moments d'émotion en particulier, aux côtés d'Aïcha puis de Solange, et deux grands moments de jubilation grâce aux tirades politiques d'Olga.
Mais tout le reste est très bon aussi, se lit avec intensité, entre (sou)rire et larmes, entre félicité et colère, entre délectation et sentiment d'horreur.
Un peu triste de quitter Vernon et sa bande dans ces conditions, mais impatiente de retrouver Virginie Despentes avec d'autres personnages qui, je n'en doute pas, garderont cet esprit. ♥
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Merik
  27 mai 2017
Après la chute le rebond. Ou plutôt l'élévation.

Voilà un Vernon Subutex numéro 3 en guide de « convergences », shaman sans le vouloir ou presque, DJ spirituel de transes collectives et hypnotiques sur des arrangements de Bleach, dont même les plus rétifs subissent l'envoûtement : "... quand je reprends connaissance, je danse. Comme jamais j'ai dansé. J'avais les doigts de pieds qui dansaient, j'avais les cheveux qui dansaient, j'avais les narines qui dansaient... Connecté. Je ne vois que ce mot. Pas tout à fait stone comme avec des champignons, mais ce genre... je voyais des lumières qui me sortaient des paumes et qui s'enroulaient aux lumières des autres."
Mais si les convergences sont des rendez-vous nomades et extatiques d'une sphère humaine gravitant autour de Vernon, elles agissent aussi comme point de ralliement pour la plupart des personnages du récit. Ciselés par une verve saillante, une prose au diapason du vrai, une empathie sans détour, ils forment toujours cette galerie hétéroclite et détonante, d'une Virginie Despentes aussi à l'aise à scanner les cerveaux humains qu'à manier le verbe. Sans parler de son décryptage affûté de la société. Ce tome élève Vernon vers la spiritualité, mais il n'en reste pas moins enraciné dans notre époque, teintée de ZAD, de nuit debout ou de terrorisme.
C'est aussi un festival de réflexions décapantes, un régal de sentences, parfois aux accents céliniens: "C'est rien du tout mourir. On s'en fait tout un cinéma mais quand ça arrive, c'est juste une légère détente." Mort de Charles en l'occurrence, dont les retentissements sur les vivants amorceront les premières divergences... Jusqu'au final, pour le moins surprenant.
Ça a été un pur délice de lecture, longue et savoureuse, souvent à me retrouver en train de relire des passages pour ne pas les laisser filer comme ça, sans tenter de les retenir un peu.
N'empêche que voilà... Vernon c'est fini. Snif. Mais quelle série !
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critiques presse (7)
Culturebox   15 décembre 2017
Virginie Despentes conclut sa trilogie "Vernon Subutex" avec un 3ème opus plus dark que jamais. La bande poursuit un temps son rêve de communion fraternelle avant de se prendre en pleine tête la barbarie, la violence et le terrorisme. La claque finale.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress   14 août 2017
Il émane de Vernon Subutex 3 une puissance littéraire qui vous emporte et à laquelle il est impossible de résister.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeJournaldeQuebec   31 juillet 2017
Un livre qu’on espérait depuis déjà plusieurs mois. L’attente en valait la chandelle, puisqu’on a une fois de plus été subjugué par la prose de Virginie Despentes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LePoint   02 juillet 2017
La trilogie rock'n'roll de Virginie Despentes, avec personnages trash et formules au vitriol, se clôt dans l'après-"Charlie". Trois Subutex, sinon rien !
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   09 juin 2017
La romancière Virginie Despentes achève en beauté sa trilogie rock sur la société française d'aujourd'hui.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   29 mai 2017
Un roman qui zigzague, qui aime laisser l’intrigue filer pour mieux la tirer par les cheveux quelques portraits plus loin.
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama   24 mai 2017
vec une énergie folle et une empathie intacte, la romancière sonde les fossés qui divisent notre société. Saisissant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (326) Voir plus Ajouter une citation
Sabrina1988Sabrina1988   07 août 2018
Les grenades la kalach les balles. Ces objets qui sont fabriqués. Qui n'ont pas été détournés de leur usage. Ils sont produits dans des usines pour ça. Tuer démembrer arracher brûler. Il n'y a pas d'accident. Il y a des objets performants. On sait ce qu'ils deviendront. A quoi ils serviront; Il n'y a aucune ambiguïté. Les gens sont choqués. Il y a pourtant peu de chance pour qu'une grenade serve de presse-papiers. Elle fait ce qu'elle a à faire, la grenade. Comme la kalach. Comme le fusil. La seule variante de l'équation, c'est : connaissais-tu les gens avant qu'ils deviennent des cadavres ?
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Sabrina1988Sabrina1988   07 août 2018
"Comment garder l'espoir, après que l'espoir est mort ? Nous n'avons pas pour vocation d'accueillir toute la misère du monde. Nous avons pour vocation de vivre séparés du monde par des murs. Nous avons pour vocation de de vivre entourés de barbelés de militaires de douaniers. Nous avons pour vocation de bouffer du sucre, par tonnes, nous avons vocation de détruire des forêts entières pour produire des milliards de rouleaux de papier hygiénique, nous avons pour vocation de déambuler dans des rayonnages saturés et de chérir des objets manufacturés. Nous avons pour vocation de couler des bateaux de migrants avant qu'ils ne gênent le tourisme. Nous avons pour vocation la rigidité le refus de l'accident de nous enduire de protection solaire avant de bouffer des glaces de nous empêtrer dans la Toile en gobant toujours les mêmes idioties, nous avons vocation à compter les espèces disparues, nous avons vocation à dépouiller les vulnérables, nous avons vocation à ingérer des hectolitres de soda. Nous avons vocation au mépris, mépris de tout ce qui est gratuit, de tout ce qui est donné, de la beauté, du sacré, mépris du travail d'autrui, du consentement d'autrui, de la vie d'autrui..."
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Sabrina1988Sabrina1988   07 août 2018
à combien d'entre vous c'est déjà arrivé, le viol ? Parce qu'il y a quelque chose de sous-entendu, lui semble-t-il, dans ce qu'elles taisent, qui le dérange. L'impression que la plupart d'entre elles sont passées par là, d'une manière ou d'une autre.
[...]
Plus il écoute parler les filles, plus Patrice se demande comment ça se fait qu'on n'en voie jamais une qui sorte dans la rue avec un couteau et qui tue trente mecs dans la nuit. Pas une seule.
[...]
si on est en là, comment ça se fait qu'on n'entende jamais parler d'armées de filles avec de grands couteaux qui éventreraient des mecs, juste pour rétablir l'équilibre ?
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Sabrina1988Sabrina1988   07 août 2018
Comme si les ignorants qui avaient perpétré ces crimes ne s'étaient pas d'abord inspirés des films et des jeux de Hollywood... qu'ils aillent arracher les racines de la violence là où elle a poussé, et non dans ses prières. Aucun des assassins n'était pratiquant.
[...]
Il n'était pourtant pas compliqué de voir que, depuis le 11 Septembre, les tueurs avaient toujours choisi de parler le langage de l'Occident : la violence graphique, spectaculaire. L'esthétique du massacre, c'est Hollywood qui en a fixé les règles.
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Sabrina1988Sabrina1988   07 août 2018
"Hier à la télé j'ai entendu une femme, une femme riche [...], elle disait sur ce ton des gens qui ne doutent de rien,et surtout pas de leur intelligence [...] "Tous les pauvres ne sont pas terroristes, heureusement !" Le "heureusement", ajouté sur le ton du bon sens, du ma brave dame ben dites donc imaginez tous ces pauvres arme au poing refusant d'être laminés, on serait dans des problèmes, on n'en finirait plus.
[...]
Heureusement, qu'elle disait - que le bon pauvre se laisse mener à l'abattoir sans protester, sinon imaginez, le bordel que ça ferait à chaque saignée...
[...]
Elle sait l'explosion de la misère, à quelques mètres du luxe de sa cantine. Ils savent. Ils applaudissent la soumission. Ils se réjouissent de nous voir aussi bêtes.
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Vidéo de Virginie Despentes
Fishbach lit ?King Kong Théorie? de Virginie Despentes .C?est parce que ?King Kong Théorie? est un essai qui commence comme un morceau de rap. « pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. », que nous avons demandé à Fishbach de vous en lire l?introduction. le sixième livre et premier essai publié par Virginie Despentes, est un manifeste féministe moderne et ravageur qui dynamite l?ordre social tenant le corps des femmes à disposition des hommes.
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au nom de jeune fille de sa mère
à l'anagramme du nom de son chanteur préféré
au quartier des pentes de la Croix-Rousse à Lyon

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