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EAN : 9782253259350
432 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (31/10/2018)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Un coffret réunissant les trois tomes de la série phénomène.
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Patsales
  12 octobre 2019
« Il y a toujours une poignée de dubitatifs, qui se promènent en affirmant à la cantonade qu'ils n'y croient pas, qu'ils demandent à voir, que ça les étonnerait bien que quelque chose leur arrive cette nuit-là parce qu'ils sont revenus de tout et qu'ils sont trop malins pour se faire embrouiller la tête. Vernon et les autres ne cherchent pas à les convaincre. Il suffit d'attendre. La nuit, sur la piste de danse, ils commencent la soirée bras croisés, petit sourire en coin, déterminés à ne pas se laisser prendre, à ne pas se faire avoir. Et deux heures plus tard, ils sont pris. »
Voilà, je suis prise. J'ai commencé en me disant que je mettais le nez dans un roman branchouille sur l'underground parisien ; évidemment, 2 heures après, j'avais mis de côté toute vie sociale et je m'immergeais dans cette flopée de personnages dont il importe peu de se souvenir qui est qui au fur et à mesure qu'ils disparaissent et réapparaissent. Despentes réussit à atteindre ce Graal littéraire qui consiste à créer autant de vérités que de personnages, à donner à chacun la chance de s'expliquer - et chaque voix est toujours juste. Je suppose que c'est à cela que sert le roman: à nous faire entendre l'humanité de chacun, non pour excuser les salauds, mais pour connaître le point de vue de l'ennemi, et surtout le reconnaître, lové en chacun de nous.
Alors, les quelques longueurs, les pistes qui tournent court (quid de l'héritage ?), la toute fin WTF, on prend aussi: force ou faiblesse, peu importe, cela aussi constitue ce roman et participe de l'enchantement désolé où il nous plonge. le monde s'effondre et nous dansons -mais y a-t-il mieux à faire ?
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AMR
  05 janvier 2020
Ma PAL est si importante qu'il m'arrive de plus en plus rarement de relire des livres, surtout si ma première lecture remonte à peine à quelques mois…
Il se trouve que j'ai eu récemment sous les yeux une liste de trente livres proposés par France Culture sous le thème « Mieux comprendre notre actualité » et que la trilogie Vernon Subutex de Virginie Despentes en faisait partie :
https://www.franceculture.fr/litterature/trente-livres-pour-mieux-comprendre-notre-actualite?fbclid=IwAR1btD-8hFHxku_YDbdWdZlMbSRCcG9ddMYyJM3g¤££¤35France Culture22D Honoré de Balzac45¤££¤
Cette sélection vise à décrire et décrypter par la lecture notre présent troublé et France Culture parlait de ce livre en ces termes qui, naturellement, au vu de mon enthousiasme à la lecture des trois tomes, résonnaient en moi : « la trilogie Subutex sonne juste à chaque page. Non parce que Despentes aurait, mieux qu'une autre, compris notre présent — celui-là ne fait que passer —, mais parce qu'elle saisit notre humanité dans ce XXIe siècle assez dystopique. Son personnage éponyme n'est pas l'idéal-type de l'amateur de musique parisien. Il est plus que cela : un personnage universel, mollement lancé aux trousses d'un bonheur en fuite. C'est en cela qu'il nous parle ».
Ainsi, j'ai recommencé mon audio lecture de cette trilogie, dans la très belle version lue par Jacques Frantz pour Audiolib.
L'intrigue en elle-même est assez simple : Vernon Subutex, disquaire au chômage en fin de droits, se fait expulser de son appartement. Il sollicite tour à tour pour l'héberger ses ex, ses anciens amis ou encore des clients fidèles de son ancien magasin de disques. Quand, à la mort d'une rock star, il se retrouve dépositaire de mystérieuses cassettes-vidéo, il disparaît dans Paris tandis que beaucoup de monde le cherche… le fil rouge du début se dévide lentement et surement d'un bout à l'autre des trois opus : la course poursuite après les cassettes-vidéo de la rocks star décédée et les révélations qu'elles contiennent, le tout prétexte à une formidable peinture sociale.
Le premier tome est le récit détaillé de l'errance urbaine de Vernon et de ses rencontres, de l'engrenage fatal de la précarité dont laquelle il glisse avec une fatalité, une étrangeté, un naturel qui émeuvent et révoltent à la fois.
Puis, dans le deuxième volet, la légende urbaine autour de Vernon, devenu SDF, prend forme. le contenu des fameuses casettes est enfin porté à la connaissance des lecteurs… Quand je dis « enfin », ce n'est pas par impatience, mais pour marquer le fait que l'essentiel de la trilogie n'est pas là, même si, en parallèle, l'auteure nous livre un récit de vengeance dont le dénouement m'a rappelé des péripéties de Millenium de Stieg Larsson : plus qu'une copie, j'y ai vu un hommage peut-être. J'ai surtout relu avec admiration les monologues et les tirades dithyrambiques de certains personnages, quand tout passe dans la moulinette de l'écriture et du regard acéré de Virginie Despentes : la politique, le populisme, la vie de couple, l'éducation des enfants, la sexualité… Nombreux sont les passages qui méritent soulignements, surlignages, annotations, lecture à haute voix…
À ce niveau de l'histoire, l'intrigue devient un peu plus complexe. Virginie Despentes ratisse moins large et la narration s'inscrit dans le quotidien des SDF, dans le monde des rave-parties ou free-parties et dans le cercle des protagonistes qui vont se regrouper autour de Vernon.
Il arrive malheureusement trop souvent que, dans une série, les volumes soient d'inégale qualité. Ici, je salue la constance, l'approfondissement, la solidité de l'ensemble tout au long de la trilogie, très équilibrée. Virginie Despentes a su canaliser son histoire et la restreindre à un certain milieu autour de la musique et du showbiz. Mais, avec son don particulier pour fouiller les psychologies et partir en digressions à tout va, elle peaufine des personnages inoubliables qui nous ressemblent un peu, nous émeuvent, nous agacent… C'est du grand art ! le troisième tome s'articule autour de l'héritage de Charles, de la vengeance de Dopalet, des « convergences » et, en même temps, s'inscrit dans une réalité que nous avons bien connue, celle des attentats terroristes… L'auteure nous distrait tout en nous prenant à temoins.
La narration m'avait immédiatement surprise. le style à la fois oral, direct, sans tabou et qui peut parfois se muer en véritable logorrhée d'insultes, de grossièretés ou d'obscénités risque de dérouter au début mais il est originalement contrebalancé par des passages où, au contraire, le langage devient plus soutenu et recherché. L'ensemble forme un tout plutôt bien orchestré qui ne peut pas laisser indifférent.
En fait, c'est surtout une galerie de portraits incisifs, taillés sur le vif, travaillés en finesse et en profondeur, servie par une écriture magistrale.
Au fur et à mesure de mon avancée dans ma lecture, la langue de Virginie Despentes ne me surprenait plus : je m'y replongeais sans surprise et m'attachait davantage à des accents poétiques qui m'enchantaient immédiatement autour par exemple de Baudelaire et Verlaine pour les ciels parisiens, une poésie urbaine qui me touche et m'émeut. Lors de ma deuxième lecture, sachant à présent à quoi m'attendre, je me suis laissée aller, portée par le style de l'auteure.
Virginie Despentes dresse des portraits particulièrement justes et ciselés de toutes les couches sociales, elle nous promène de l'extrême droite à l'extrême gauche, met sur le même plan les hétéros, les gays, les lesbiennes, les transsexuels, traite avec la même objectivité les SDF et les bourgeois. Il y a une belle neutralité dans son schéma narratif : c'est toujours très factuel, sans jugement ni tabou.
J'ai adoré les décryptages de l'auteure, quand elle analyse des évènements que nous avons tous en mémoire… Je pense à la mort de David Bowie et à la série Walking Dead, par exemple. Il faut sans doute plusieurs lectures pour se rapproprier tous les détails distillés dans le récit, évènementiels ou intertextuels.
J'ai reçu Vernon Subutex comme un roman de moeurs et, tout de suite, j'ai pensé à un parallèle avec La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Ainsi que le disait Balzac, c'est « ce qui se passe partout » et la comparaison avec ce grand écrivain du XIXème prend ainsi tout son sens : Virginie Despentes n'invente rien ; ces personnages nous ressemblent ou nous rappellent des gens que nous connaissons même s'ils évoluent dans un milieu de bobos très parisien. Je salue un sens inné de l'observation et un formidable talent de restitution littéraire ; que l'on soit ému ou choqué par certains passages, tout sonne juste et vrai.
Virginie Despentes décrit par le menu les pratiques sociales, les usages particuliers et les comportements d'un groupe de personnages plus ou moins liés par la musique, le showbiz, les relations humaines… Elle décortique les codes, les règles et les dérives des réseaux sociaux… Elle nous place face à nos contradictions et nos préjugés…Elle évoque aussi des sujets d'actualité, économiques et politiques ou sociétaux comme la prise en charge des sans-abris, le port du voile ou la violence domestique… Qui dit « moeurs », dit sexualité et il en est aussi beaucoup question… Par contre, il n'y a jamais de morale ou de jugement : c'est brut, posé, objectif ; le lecteur en fait ce qu'il veut. La représentation d'ensemble donne un bel effet de réalité ; cela sent le vécu.
On peut se demander si l'univers de Vernon Subutex est vraiment représentatif d'un groupe ou d'une époque… Peut-être pas totalement si l'on considère le milieu particulier où il évolue. Un rapide coup d'oeil sur la biographie et le parcours de Virgine Despentes éclaire la mise en mot de l'univers où évolue Vernon. L'auteure a connu les milieux punk, l'alcoolisme, la prostitution occasionnelle, l'internement psychiatrique… Elle a su s'en servir pour nous donner à lire quelque chose d'assez exceptionnel.
On reconnaît sans doute un chef-d'oeuvre au fait que l'on a toujours envie de le relire et que chaque relecture apporte de nouvelles découvertes. Ainsi, lors de ma première lecture, l'épilogue dystopique ne m'avait pas vraiment convaincu ; aujourd'hui, j'ai pu mieux me l'approprier…
Une trilogie magistrale.
https://www.facebook.com/piratedespal/
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PauleGut
  08 avril 2019
VERNON SUBUTEX -TRILOGIE- Virginie Despentes.
La découverte de la décennie, le gros gros coup de coeur de cette année et peut-être même de ces trois dernières années, compte tenu de la brique ( plus de 1200 pages les trois réunis).
Déjà les couvertures: soignées et elles annoncent la couleur. Elles sont un appel. Les quatrièmes donnent soif de lire.
Quel bonheur! Quel plaisir! Quelle écriture! Waow!!! J'ai été secouée, ça pleuvait de tout les côtés, très fort, car Despentes y tire sur tout et tout le monde, même sur les bandes hygiéniques. Avec une violence, une logique implacable et un humour noir, tous trois délectables. Une lucidité puissante, un ton irrévérencieux et élégant. A travers Vernon, elle va nous dresser une critique de la société française, avec une intelligence unique.
Les références musicales sont nombreuses, admirables et merveilleuses. Son compagnon est dans la musique et elle est bien documentée. Une bande son du livre se trouve sur internet.
La Trame: Vernon Subutex, fil rouge du roman, est un ancien disquaire, ami et pote d'une faune qui rôde dans le monde de la musique et du porno. le gars sympa que tout le monde aime, y compris le lecteur. Un anti héro. Comme l'écrit Despentes en quatrième: « Qui est Vernon Subutex? Une légende urbaine. Un ange déchu. Un disparu qui ne cesse de ressurgir. le détenteur d'un secret. le dernier témoin d'un monde révolu. L'ultime visage de notre comédie inhumaine. Notre fantôme à tous ».
TOME 1: 46 personnages, des nouveaux à chaque chapitre, mais Vernon fait le lien, ou le fera , on s'en doute bien. Despentes place ses pions, et si on aime le ton, si on aime ces dénonciations criantes de vérité des hommes et de la société, on continue.
TOME 2: Subutex et une partie de sa bande reviennent. On se doute que les absents du deuxième tome seront présents au troisième. Ça part a du 200 à l'heure. Elle ose de plus en plus. On veut savoir et c'est tellement plein de révolte juste avec une écriture parfaite.
TOME 3: Va-t-elle nous tenir en haleine encore 400 pages? Va-t-elle réussir à ne pas nous faire une fin en queue de poisson? Va-t- elle encore nous surprendre dans sa révolte et ses vérités? Trois fois oui! Elle a réussi à nous faire douter. À nous perdre dans les possibilités de la fin. On s'attache encore plus à Vernon. On aime bien les autres. Et une fin en apothéose. Une explosion! On est KO sur le ring! Une fin qui au début m'a choquée. Que j'ai relue. Et puis je me suis dit qu'il n'aurait pu en être autrement. Que Virginie Despentes a associé ses mots à la mélodie du livre. Un orgasme littéraire. Merci!!!!
Vernon et ses amis me manquent...
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Lesbotheque
  02 décembre 2019
J'ai longtemps résisté avant de lire Vernon Subutex. Je ne suis pas une fan inconditionnelle de Virginie Despentes et du registre qu'elle choisit d'adopter le plus souvent. Je n'ai rien, ni contre la violence ni contre ce qu'on appelle communément la vulgarité et que j'appellerai moi le sexe cru mais à condition que le récit l'exige, que violence et vulgarité le servent et non ne l'éclipsent et j'ai souvent eu l'impression que c'était le cas chez cette autrice.
Mais là, j'ai été surprise, très agréablement surprise par cette trilogie. Ça se boit comme du petit lait, cette descente aux enfers, un peu trop peut-être. Parce que c'est de ça qu'il s'agit au départ : comment même avec un job, un pote connu et un carnet d'adresse long comme le bras on peut se retrouver à la rue.
Bobos parisiens, fachos, stars du porno, artistes ratés, clodos, trader sous perf de cocaïne, trans, producteurs prédateurs, alcoolo de PMU, autant de peaux dans lesquels se glissent Virginie Despentes, chapitre après chapitre, nous faisant découvrir un petit pan de l'histoire de chacun. Elle y développe jusqu'à la nausée des discours de haine, d'indifférence, des justifications faciles à des actes abjectes dont je suis à peu près certaines qu'elles existent vraiment dans la tête des agresseurs. Avec en première victime qui ? La femme bien sûr.
Hyper sexualisées, maltraitées, violentées, les héroïnes de cette féministe pro-sexe arrivent rarement indemnes à la fin de ses bouquins. Cette trilogie ne fait pas exception. Il est toujours facile de taxer tout de ça de clichés, de se cacher derrière la pudibonderie pour trouver qu'on ne devrait pas écrire ça. Il n'empêche qu'il suffit d'ouvrir le journal pour constater qu'il doit y avoir pas mal de vrai dans tout ça : Affaire Weinstein, MeToo, Ligue du LOL, féminicides, et j'en passe me semblent rendre tout à fait crédible l'idée qu'on peut labourer, asservir et massacrer le corps d'une femme et s'en sortir.
Voilà pour le globale. Quant à la lesbienne de l'histoire, parce que bien sûr il y en a une (d'abord parce que sinon je n'en parlerais pas ici, ensuite parce que c'est Virginie Despentes il y a donc toujours ou presque une lesbienne) c'est pour moi le personnage le moins crédible de l'histoire de par sa trajectoire que je vous laisse découvrir histoire de ne pas spolier. Ensuite comme souvent, la Hyène (c'est son nom) est une lesbienne aux manières de mecs ce qui sans manquer de crédibilité reste, je trouve très réducteur. Il me semble que le monde des lesbiennes est plus vaste que ça… Au demeurant ce n'est pas le sujet du livre mais quand même c'est un peu systématique chez Virginie Despentes.
C'est une trilogie vraiment intéressante, la fin est surprenante et bien trouvée même si le troisième tome souffre de quelques longueurs à mon sens.


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mxart_litt
  12 janvier 2020
A la suite du décès d'Alex Bleach, une star de la musique, Vernon Subutex se retrouve à la rue. Il n'a plus rien, il appelle ses connaissances, plus ou moins lointaines, qui pourraient l'héberger quelques nuits. Il détient des cassettes sur lesquelles Alex Bleach s'est filmé. Ces cassettes seront l'objet de convoitise de plusieurs personnages tout au long du roman…
Pour être honnête, si cette trilogie ne m'avait pas été offerte, je me serais contentée du premier tome. Je n'ai lu aucune autre oeuvre de Despentes pour le moment, bien que King Kong théorie m'attende patiemment. J'ai eu énormément de mal avec cette trilogie, ma lecture a été longue et je n'en voyais pas la fin.
Je reconnais que les personnages ont été travaillés en profondeur et très justement, c'est là le point positif. Cependant, ils ne sont absolument pas attachants, ce qui empêche de s'identifier et donc de rentrer dans l'histoire. C'est dans le premier tome que j'ai eu le plus de mal à suivre l'intrigue. le fil conducteur m'a paru trop mince, je défilais les pages sans attentes ni enthousiasme. le troisième tome m'a légèrement réconciliée avec la trilogie, le rythme étant plus soutenu, avec davantage de rebondissements. Quant à l'écriture de l'autrice, elle est efficace, brute et maîtrisée, même si je n'en suis pas tombée sous le charme.
Je pense que ce qui m'a le plus posé problème, c'est cette noirceur omniprésente. Dans aucun des trois tomes je n'ai remarqué ne serait-ce qu'une once d'espoir, un peu d'optimisme. Cette lecture a succédé à celle de Houellebecq, ce fut un trop plein de pessimisme pour moi. J'admire les autrices et auteurs qui osent évoquer la noirceur de la société dans leurs romans, seulement ici c'était trop. Je n'ai cessé de me demander où voulait en venir Despentes. Montrer la noirceur, oui, mais pour aller où ? Pour dénoncer quoi ?
Bref, vous l'aurez compris, cette lecture ne fut pas un coup de coeur. Peut-être saurai-je l'apprécier dans quelques années…
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BehemothBehemoth   08 novembre 2019
L’alliance banques-religions et multinationales a gagné cette bataille. Ils ont obtenu du citoyen sans patrimoine qu’il renonce à tous ses droits, en échange d’avoir accès à la nostalgie de son impérialisme.

Il voudrait pouvoir serrer le temps entre ses bras. C’est trop tôt pour que tout soit bouleversé.

T’as encore écouté France Culture ? Arrête. On te l’a déjà dit. Ça se mélange super mal avec la cocaïne.

Les ego fonctionnent comme des bites : aucune conscience ne peut empêcher que ça se tende.

L’araignée de l’hérédité est patiente. Elle travaille dans l’ombre, à l’insu de son hébergeur.

Les caractères sont comme des pierres au bord de l’eau : il faut du temps pour que les éléments impriment la trace de leur passage.

On est les locataires des situations, jamais les propriétaires.

Le mec, il pousse dans tous les sens. Depuis le début de l’adolescence, elle ne sait jamais, le matin, quelle gueule il aura pour le petit déj.

Le sociopathe se contrefout d’être dans le camp des justes. Il tue sans préliminaire, c’est-à-dire sans perdre de temps à construire sa victime comme un monstre. Les militants, eux, font ça correctement : d’abord la propagande, et ensuite seulement, le massacre.

Il a une gueule bien française, de consanguin rural.

Le confort est l’ennemi de l’éveil.

Il y a des gens, comme ça, tu traînes avec, t’as l’impression de passer ton diplôme de secouriste…

Les conversations n’ont pas changé. C’est son oreille qui a bougé.

Un jugement si profondément ancré qu’elle n’avait jamais réalisé qu’elle l’exerçait.

Ils sont une vingtaine, ils ont tous des capacités, une intelligence, une force. Eh bien ils désignent le plus con d’entre eux pour les diriger. C’est bien observé. On croirait la politique française.

La pauvreté s’est répandue, comme si on avait renversé un sac de malheur sur les rues et les couloirs du métro.

Elle a aimé ce long trajet, on ne triche pas avec les kilomètres, il faut les avaler un par un. Ça laisse du temps pour réfléchir.
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natpimentnatpiment   09 mai 2020
 La vie se joue souvent en deux manches : dans un premier temps, elle t'endort en te faisait croire que tu gères, et sur la deuxième partie, quand elle te voit détendu et désarmé, elle repasse les plats et te défonce
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Videos de Virginie Despentes (72) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginie Despentes
LES GUÉRILLÈRES DE MONIQUE WITTIG Avec Rébecca Chaillon, Virginie Despentes, Anne Garréta, Laure Murat & Suzette Robichon
« LES CRIS LES RIRES LES MOUVEMENTS ELLES AFFIRMENT TRIOMPHANT QUE TOUT GESTE EST RENVERSEMENT… … Elles disent qu'elles ont appris à compter sur leurs propres forces. Elles disent qu'elles savent ce qu'ensemble elles signifient. Elles disent, que celles qui revendiquent un langage nouveau apprennent d'abord la violence. Elles disent, que celles qui veulent transformer le monde s'emparent avant tout des fusils. Elles disent qu'elles partent de zéro. Elles disent que c'est un monde nouveau qui commence… » Extrait de Les Guérillères de Monique Wittig
À lire – Monique Wittig, aux éditions de Minuit, Les Guérillères, 1969. L'Opoponax, 1964, le Corps lesbien, 1973,Virgile, non, 1985. le Chantier littéraire, éd. iXe/P.U.L. 2010.
Samedi 21 septembre 2019
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