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ISBN : 2264063556
Éditeur : 10-18 (05/06/2014)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 69 notes)
Résumé :
L’inspecteur Lojacono, accusé d’avoir frayé avec la mafia, a dû fuir la Sicile pour Naples afin d’éviter le scandale. Sa femme l’a quitté, sa fille refuse de lui parler et ses nouveaux collègues, qui le surnomment Montalbano en raison de ses origines siciliennes, le méprisent. Il est seul au commissariat le soir où l’on signale le meurtre d’un adolescent, abattu d’une balle dans la nuque devant chez lui. Arrivé sur les lieux du crime, Lojacono rencontre la substitut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
latina
  07 octobre 2016
Méfiez-vous de ceux qui ont vite la larme à l'oeil...ce sont peut-être des serial killers en puissance!
En tout cas, dans ce roman, M. de Giovanni n'y va pas de main morte : le pleureur assassine des jeunes, et même des tout jeunes. Pauvres parents ! Comment peut-on continuer à vivre lorsqu'on connait une épreuve pareille...C'est tout à fait le but du tueur : faire vivre aux mamans, aux papas, l'enfer sur Terre.
L'inspecteur Lojacono, en exil dans un bureau de police de Naples à cause d'une sombre affaire de mafia qui l'a impliqué de façon injuste, et privé de sa famille dont sa fille qu'il aime par-dessus tout, est amené fortuitement à s'occuper de cette affaire terrible. Son intuition, son instinct paternel le mènent droit vers le tueur.
De Giovanni a l'art de plonger dans le psychisme d'un homme rongé, mais je ne dirai pas lequel.
Il a l'intelligence de semer le doute, je ne dirai pas à quel propos.
Il fait preuve d'une sensibilité et d'une empathie hors du commun lorsqu'il se penche vers les parents.
J'ai été attirée par le charme de cet inspecteur ténébreux, tout comme d'ailleurs la substitut du procureur et la tenancière d'une trattoria où il fait bon manger le plat du jour.
J'ai frémi devant la douleur qu'on ne raconte pas, celle de parents effondrés.
L'écriture est belle, juste, tendre, dure, poétique par moments. Les points de vue sont variés font le tour de la question, et c'est tout naturellement que le lecteur accueille la fin du roman.
Je m'en vais donc sur la pointe des pieds, la pensée tournée vers ces parents qui connaissent cette épreuve ultime, et du fond du coeur, je leur envoie toute ma compassion.
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cardabelle
  11 février 2017
Un roman policier qui ne m'a pas lâchée .
Et, la dernière page avalée, je suis restée longtemps sous son emprise .
Que dire ?
C'est d'abord un thriller diabolique écrit avec maestria qui entraîne le lecteur dans sa machine à broyer.
Un ouvrage savamment orchestré porté par un style classique, épuré, élégant, métaphorique qui va peu à peu faire apparaître avec subtilité toute la perversité d'un tueur qui terrorise la ville de Naples.
Il faudra du temps pour savoir pourquoi il s'attaque à ces jeunes vies.
On va suivre chaque personnage au travers d'une belle étude de caractère.Une analyse psychologique à la fois sobre et juste mais essentielle pour la compréhension du dénouement.
Mais, le plus marquant, je dirais bouleversant, c'est la pudeur et la grande sensibilité dont fait preuve l'auteur pour aborder la douleur extrême, celle des parents face à la mort de leur enfant.
Ce livre est autre chose qu'un polar, même s'il en a pris la forme .
Un crocodile qui laisse en larmes.
Très belle découverte.
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saigneurdeguerre
  15 septembre 2018
Note confidentielle à l'usage de di Vicenzo chef du commissariat de San Gaetano de Naples :
Il n'est pas opportun que l'inspecteur Giuseppe Lojacono, muté depuis la brigade mobile d'Agrigente, soit chargé d'enquêtes.
Bien que rien n'ait pu être prouvé, cet inspecteur a été cité par le mafieux repenti, Alfonso di Fede, comme étant un informateur de la mafia. Il aurait communiqué aux mafieux les mouvements de la brigade mobile afin de permettre à ces criminels d'éviter de se trouver « au mauvais endroit » au moment où la brigade interviendrait.
Auparavant, l'inspecteur Lojacono était très bien vu par ses supérieurs et une brillante carrière semblait se dessiner devant lui.
J'ai décidé de l'écarter, faute de preuves pour pouvoir le mettre hors-jeu définitivement. Assurez-vous qu'il ne prenne part à AUCUNE enquête !
Signé : le préfet de police d'Agrigente.
Di Vicenzo était furieux ! Non seulement, on lui imposait ce type, mais en plus, c'est ce gars qui s'était retrouvé le premier sur la scène de crime ? Que foutait-il là ce sac-à-emmerdes ? Il avait pourtant été clair : ne vous mêlez d'aucune opération ! Qui plus est, le meurtre d'un petit jeune. Plus que probablement un règlement de comptes de la Camorra ! Et en plus, il ose prétendre que moi, di Vicenzo l'ai mandaté ! Tout ça à cause de ces flemmards d'inspecteurs qui ne veulent pas prendre des tours de garde la nuit… Et pour corser le tout, c'est Piras, la substitut du procureur qui est chargée de superviser l'enquête. Tomber sur cette fichue bonne femme ! Impossible de plus mal tomber…

Critique de l'oeuvre :
C'est grâce à ANNE578869 que j'ai découvert Maurizio de Giovanni et son fameux inspecteur, Giuseppe Lojacono. Je l'en remercie vivement.
Ce n'est pas évident, au milieu de tant de publications de trouver celles qui vont vous prendre par le collet et ne plus vous lâcher tant que la dernière page n'est pas refermée. Un peu surpris en début d'ouvrage par les changements de lieux et de personnages, on comprend petit à petit qui sont les protagonistes. On peut se demander quel est le lien entre toutes les victimes de ce vieux bonhomme au physique très quelconque. Comment l'inspecteur Lojacono va-t-il faire pour se retrouver à enquêter, sa passion, alors qu'il est sur un terminus de voie de garage ?
Tout l'art de Maurizio de Giovanni c'est de rendre crédible cette histoire et ses personnages, voire même d'éprouver une certaine sympathie pour cet assassin qui pourtant ne s'en prend qu'à des jeunes dont on se demande quel crime ils ont bien pu commettre pour mériter la mort.
Cet auteur est pour moi une splendide révélation et j'ai hâte de découvrir ses autres romans policiers.
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Fortuna
  16 mai 2015
Un homme, tapi dans l'ombre, l'oeil larmoyant, guette sa proie dans les rues de Naples. Une fois dans son champ de tir, sa victime s'effondre. Une balle suffit. Il ne laisse derrière lui qu'un tas de mouchoirs usagés...
Les victimes sont des jeunes, de milieux différents, apparemment sans problèmes. Ils n'ont aucun lien entre eux, si ce n'est qu'ils sont enfants uniques chéris par un parent unique. Une vague histoire de trafic de drogue, des journalistes insistants, la camorra suspectée, et la police s'engouffre dans une voie sans issue...
L'inspecteur Lojacano, relégué au bureau des plaintes, loin de sa Sicile natale, à la suite d'une sombre affaire - dénoncé à tord par un mafioso repenti - passe ses journées à ruminer le désastre de sa vie personnelle en faisant des réussites sur son ordinateur. Il a pour ordre de se tenir éloigné de toute enquête mais se trouve de garde par une nuit de crime et donc au coeur de l'affaire. Ses observations vont vite suivre un autre cheminement que celui de ses collègues...
Aidé par la magistrate Laura Piras, ils vont partir sur les traces de ce mystérieux "crocodile", un homme qui a toutes les caractéristiques de ce terrible prédateur - patient, immobile, invisible, tueur redoutable.
Un thriller parfait, un scénario diabolique qui va puiser au coeur de l'esprit de vengeance - inspiré par la vendetta à l'italienne. On est happé par l'histoire, désespoirs croisés, existences dévastées, et jusqu'au bout tenu par le suspense : ira t-on jusqu'au fond de l'enfer ?
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domeva
  09 septembre 2013
Qui est donc cet assassin qui ne s'en prend qu'aux enfants innocents et qui traque ses proies comme le fait un crocodile,devenant presque invisible et ne ratant jamais sa proie.L'inspecteur qui essaie de résoudre ce problème est ,lui aussi,presque invisible ,sommé par sa hiérarchie de ne pas participer à l'enquête,car il est tombé en disgrâce suite à une faute qu'il n'a pas commise.
Avec Naples en toile de fond,ce roman se dévore avec gourmandise.
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critiques presse (2)
Liberation   10 juin 2013
Le style fait mouche, l’intrigue est tirée au cordeau, pratiquement sculptée dans un bloc de haine glacée. Un terrible roman d’amour.
Lire la critique sur le site : Liberation
Bibliobs   17 mai 2013
Dans une Naples inédite, pluvieuse, mélancolique et grise, une ville devenue «méfiante, obscure, indéchiffrable», [...] D'où ce roman douloureux, délivré de tout folklore et de toute tentation gastronomique ou sexuelle, contrairement aux romans noirs qui se respectent.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   13 avril 2019
La Mort descend sur le quai numéro trois à 8 h 14, avec sept minutes de retard.
Elle se fond dans la foule des migrants journaliers, ballottée entre les sacs, les mallettes et les valises, qui ne sentent pas son haleine froide. La Mort marche d’un pas hésitant, se protégeant contre la hâte des autres voyageurs.
Elle traverse le vaste hall de gare, parmi les hurlements de gamins et les odeurs de croissants décongelés. Elle regarde autour d’elle, sèche d’un geste rapide une larme sous le verre gauche de ses lunettes, puis son mouchoir regagne la pochette de sa veste.
Le bruit et le flot de personnes qui circulent entre les magasins récents lui indiquent la sortie. Elle ne reconnaît pas les lieux, du reste tout a changé au cours de ces longues années. Elle a tout planifié dans le moindre détail. Hormis la recherche de la sortie, il n’y aura pas un seul moment d’incertitude.
Nul ne la voit. Les yeux d’un jeune homme qui fume, adossé à une colonne, glissent sur elle comme si elle était transparente. C’est un regard clinique : rien à piquer, les souliers usés et le costume démodé en disent aussi long que les verres photochromiques et la cravate foncée. Les yeux poursuivent leur chemin et s’arrêtent sur le sac ouvert d’une dame qui parle au téléphone en gesticulant frénétiquement. Personne d’autre ne voit la Mort traverser, incertaine, le vestibule de la gare.
La voilà dehors. Humidité, odeur de gaz d’échappement. Le trottoir boueux est glissant. Il vient juste de cesser de pleuvoir, mais déjà un rayon de soleil se fraye un passage entre les nuages. Plissant les yeux dans la lumière soudaine, la Mort sèche une autre larme. Elle regarde autour d’elle et avise la station de taxi. Elle marche en traînant un peu les pieds.
Elle monte dans une voiture en mauvais état où l’accueillent des relents de tabac froid et une banquette défoncée. Elle murmure l’adresse au chauffeur, qui la répète à voix haute pour en avoir confirmation, avant de démarrer sur les chapeaux de roue et de s’insérer dans la circulation sans céder la priorité. Nul ne proteste.
La Mort est arrivée en ville.
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cardabellecardabelle   10 février 2017

L'aube d'un jour de pluie.

Les jours de pluie, on ne voit pas l'aube naître.
Tout à coup, elle est déjà là ,qui vous regarde ,elle est arrivée tandis que vous pensiez à autre chose.

Vous la sentez dans l'air.

Vous voyez la nuit abandonner les gouttes, peu à peu, et soudain il y a une lumière pâle, translucide comme un drap de soie mouillé.

Elle descend doucement ,telle une maladie.

Elle s'appuie sur les arbres gris fumée, couvre les murs de larmes, opacifie les pierres luisantes des rues.

L'aube d'un jour de pluie coupe la respiration et ajoute de la douleur à la tristesse de ceux qui sont encore éveillés.
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rkhettaouirkhettaoui   01 juillet 2015
Il y a des nuits qui ne sont pas faites pour dormir.
Pas à cause de l’inquiétude ou de la peur de ne pas être à la hauteur d’une tâche ou d’une épreuve. Simplement, les désirs sur le point de se réaliser vous maintiennent éveillés.
C’est un peu comme la nuit de Noël pour les enfants. Un mélange d’attente et d’appréhension.
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trogloniotroglonio   03 septembre 2016
- Toi, tu habites dans cette ville. Tu y vis, tu y travailles. Tu y es née, tu connais tout le monde dans ton quartier. Moi j'y suis arrivé depuis peu. Il y a moins d'un an. Et je te dis que c'est très facile d'être invisible, ici. Vous avez tous peur de vous retrouver mêlés à une histoire qui ne vous regarde pas, du coup chacun s'occupe de ses propres affaires. Vous avez sans doute raison. Mais la ville est pleine de fantômes, qui vont et viennent parmi vous sans être dérangés.
+ Lire la suite
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FortunaFortuna   14 mai 2015
C'est un crocodile, oui, mais en raison de la méthode qu'il emploie. Tu sais comment ils chassent , les crocodiles ? Ils ne nagent pas vite, ils ont des pattes courtes et ne peuvent pas poursuivre leurs proies. Et pourtant, ils font partie des animaux les plus anciens de la planètes, l'évolution ne les a pas changés. Tu sais pourquoi ? Parce qu'ils sont parfaits. Une parfaite machine de mort.
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Maurizio De Giovanni, "Il metodo del coccodrillo" - I personaggi del libro
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