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ISBN : 2888920204
Éditeur : Xenia Editions (20/01/2007)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
144pages. in12. Broché.

Réflexions d’un inhumaniste
Avec son invention verbale, ses grandioses visions uchroniques, son sens swiftien de la satire, Jean-Claude Albert-Weil est peut-être le dernier auteur maudit de la littérature française. Dans cette confession déroutante, il est question de style romanesque aussi bien que de nos origines extraterrestres, d’écologie et d’éducation, de souffrance animale et d’aveuglement humain, de sexe et de po... >Voir plus
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
coco4649coco4649   16 décembre 2016
Qui suis-je ?


 Sans grande présomption, je me considère
aujourd'hui comme le seul écrivain inhumaniste.
L'homme raconte ses salades, il ne faut pas qu'il
s'imagine être autre chose qu'une petite mécanique,
prise dans son horreur journalière. J'ai toute une
théorie de « l'habillage » chez l'homme, j'en parlerai.
Les écoles yogiques préconisent le déshabillage, on
enlève une épluchure, puis une autre, jusqu'à arri-
ver au noyau du moi, c'est-à-dire probablement le
vide. En attendant, l'homme passe sa vie à habiller
sa propre vie et à habiller le monde. Il ne peut pas
vivre de sa nullité essentielle. C'est chose impossible.
Le décorum est indispensable. C'est pourquoi il se
construit une image de lui qui vient faire écran à son
image réelle qu'il ne connaît pas. C'est pour cela qu'il
interroge sans cesse les autres sur lui, se déguise, se
maquille. On veut un réel autre que le réel effectif, un
irréel illusoire, chérubinique.

p.15
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coco4649coco4649   17 décembre 2016
Qui suis-je ?


Je ne peux admettre que nous, humains, soyons
soi-disant supérieurs. Il suffit d'aller dans la rue. Je
suis un véritaire. Je vois bien que les gens sont laids,
globalement lâches, serviles et acrimonieux. Le seul
homme que l'on peut admirer, c'est l'homme blessé,
le mourant, le malade. Le destin du souffrant, oui, me
touche.
Ma position centrale, c'est de me recommander et
de m'inspirer de la philosophie de Swift, c'est-à-dire
la négation de la prétention humaniste qui voile la vérité
humanienne aux quelques hommes de clairvoyance.
Cette prétention est une erreur, même si c'est une
erreur positive qui ouvre des horizons à notre destin.
L'inhumanisme n'est partagé que par très peu
de gens, c'est mon originalité d'écrivain : ma vision
archi-haineuse de l'adorable race humaine. Il paraît
que Swift a sombré, étant vieux, dans une espèce de
folie scatologique, merdophile. Je comprends il n'y
a pas chez moi un goût forcené pour la propreté. La
saleté est une transgression, la merde une provoca-
tion. L'homme se croit beau, intelligent, sublime, lui
signifier le contraire, voilà en quoi consiste mon inhu-
manisme, qui est une réaction antihumanisme, mais il
fallait l'étiqueter, le labelliser philosophiquement….
p.16
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