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EAN : 9782234073388
176 pages
Éditeur : Stock (01/03/2017)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 129 notes)
Résumé :
Nous sommes devenus des monstres.
On pourrait s’en affliger.
Mieux vaut en rire.

« Le rire contre les armes. Et l’ironie pour se moquer de nous.
L’homme est sans doute le seul animal à commettre deux fois les mêmes erreurs. Il est aussi l’unique à fabriquer le pire et à le dépasser sans cesse. À observer le monde comme il va, on hésite alors entre les larmes et le rire.
J’ai choisi dans Inhumaines de m’affubler d’un nez rou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  02 octobre 2019
Je me permets de mettre une seule étoile bien que n'ayant pas terminé cette lecture au delà du tiers. On est bien loin des Âmes grises, ou de la petite fille de monsieur Linh, si bien que j'ai eu l'impression de lire la plume d'un autre auteur.
Certes, la satire me semblait prometteuse, je me réjouissais de démarrer cette lecture, avide de bons mots et de parodies jouissives.
Je n'ai ressenti que nausée et dégoût, et passé le choc de la première nouvelle, les suivantes m'ont poussée à penser que non seulement il va loin, mais si loin qu'il m'a perdue.
J'oublie ce livre, et non l'auteur !
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Pachy
  17 mars 2017
Temps-pis, je prends le risque d'avouer que j'ai apprécié ce livre, conscient qu'il va, et c'est bien parti, diviser les lecteurs. Je crois aussi avoir été conforté dans cette voie par P. Claudel lui-même lors de son passage dans la Grande Librairie de Busnuel. Comme il le dit lui—même « C'est le livre d'un être dérangé, en l'occurrence, moi, parce qu'il vit dans un monde en dérangement ». Cette simple phrase résume la nécessité d'un tel livre. Nécessité, parce qu'il est temps d'ouvrir les yeux sur là où il va ce monde. Alors on rit. Oui, on rit. On rit jaune, d'un rire grinçant parcque l'on se rend compte de certaines réalités qui nous dérangent. Que l'on se rassure, nous n'en sommes pas là où nous entraine « Inhumaines ».
Alors, réfléchissons et posons-nous quelques questions après la lecture. Si Hitler et sa suite SS n'avaient pas été les êtres ignobles que l'on a malheureusement connus et que, aujourd'hui, Claudel avait inclus les baignoires, les chambres à gaz… dans son recueil d'inhumanités, quel regard aurions-nous eu sur un tel récit. Amélie Nothomb a déjà mis un pied dans cet appel à s'interroger avec l'idée d'une télé réalité dans un camp de détenu nazi.
Bien sûr, P. Claudel a poussé le curseur très loin. Autre exemple proposé « Pourquoi ne sommes-nous pas choqués par l'idée de se baigner dans la même eau où meurent des migrants que l'on cherche à repousser ? Réponse ‘Parce que l'on s'habitue à l'horreur'. 500 migrants noyés est devenu une banalité.
D'autres ont déjà poussé ce curseur. Souvenez-vous Hara-Kiri, Franquin et ses idées noires, Reiser….
Aujourd'hui, ce manque d'interrogation sur les conséquences en général a permis à un Donald Trump de profiter de son jouet, d'assouvir un fantasme, devenir président des États-Unis.
Allez, sourions un peu…. Extrait du livre : « Ma femme est morte, l'autre jour, sans prévenir, l'ingrate. Je l'ai remplacé tout de suite. J'ai pris la même. Pourquoi changer ? le jour de l'enterrement, je suis venu avec elle»
Aujourd'hui le curseur clone est à 2 avec Dolly la brebis. On pousse le curseur à 80 et nous dans une fabrique de clones humains où l'on achète des maris ou des femmes plus ou moins chers selon le modèle.
Je pourrais, comme ça, continuer longtemps. Lisez ce livre. Aimez-le, haïssez-le, nous sommes encore dans un pays où la pensée est libre.
Et réfléchissez mais gardez bien en pensée : le curseur est poussé très très loin. Moi, j'ai aimé ce livre. Je sais qu'il peut déranger. Je n'en voudrais pas à ceux qui vont le détruire, le jeter en criant « Quelle merde ! »
Je vais juste ajouter une petite chose : Hubert Reeves est plutôt obtimiste, lui, et sa vision a également la même valeur
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bilodoh
  05 septembre 2017
Humour morbide, sexe et cruauté, un texte surprenant de Philippe Claudel, bien loin des tendres pages de « La petite fille de Monsieur Linh ».

Une succession de courts chapitres, une dystopie maléfique où rien n'est épargné. On doit tuer les vieux, et manger les morts de la famille. On peut épouser une ourse (oui, l'animal!), forniquer entre amis, enterrer des immigrants dans son jardin ou suicider un collègue de bureau…

Ce n'est pas vraiment drôle, totalement irrévérencieux, on se demande où il va chercher tout ça.

Malgré tout, le texte pose quelques graves questions : tout sera-t-il vraiment permis? Quelles seront les limites de la liberté, la valeur de la vie humaine dans les sociétés du futur?
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isabelleisapure
  12 juin 2017
Si vous ne connaissez pas Philippe Claudel, de grâce, passez votre chemin et ne découvrez par ce fabuleux conteur à travers ces « inhumaines » aussi loufoques que dérangeantes.
Laissez-vous plutôt envouter par les « âmes grises », ou émouvoir par « La petite fille de Monsieur Linh », sans omettre les autres textes de l'auteur qui vous feront apprécier la finesse de sa plume
Je reviens à ces « Inhumaines ». J'étais impatiente de découvrir le dernier opus d'un de mes auteurs préférés, mais, là, j'ai eu un léger problème !
J'ai été surprise voire même parfois mal à l'aise par ces 21 chapitres courts qui peuvent se lire comme des nouvelles. le sourire au fil du récit a laissé la place à la perplexité et parfois même à l'agacement.
L'auteur prend ici le parti de se moquer de la société actuelle, il n'épargne personne : les vieux, les pauvres, les malades, les femmes, les étrangers, l'entreprise, les banques…
Sans être particulièrement pudibonde j'ai été dérangée par l'omniprésence d'une sexualité débridée, sans morale et sans raison d'être.
J'ai l'impression que Philippe Claudel a éprouvé un malin plaisir à choquer gratuitement et cet univers glauque et lubrique m'a vraiment lassée.
Malgré cet aspect caricatural, cynique et dérangeant, certains pourront y voir une satire réussie de la société actuelle. Philippe Claudel essaye de nous ouvrir les yeux sur les dérives du monde occidental, sur la perte de sens, de repères, sur ces sociétés soit disant évoluées qui deviennent « inhumaines ».
Je mets ce livre dans la rubrique des rendez-vous ratés mais, cela ne changera rien à ma fidélité à Philippe Claudel que j'espère relire prochainement dans un registre plus soft.
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ValerieLacaille
  06 mars 2017
Que dire? Que dire?
Que si les vingt premières pages m'ont fait sourire (voire rire), les quarante suivantes m'ont troublée (voire mise mal à l'aise) et que les cent dernières m'ont agacée.
Philippe Claudel prend ici le parti de se moquer de la société actuelle et tout le monde en prend pour son grade; les vieux, les pauvres, les cancéreux, les réfugiés, les femmes, les arabes, etc. La toute puissance des banques et des multinationales est décriée; et ce qu'il advient des pauvres employés de base est ici souvent critiqué, voire moqué. "On est toujours le con de quelqu'un" a chanté Pierre Perret. C'est on ne peut plus implicitement répété ici.
Mais si encore il n'y avait eu que ce côté satirique des travers de notre société, passe encore. Ce que j'ai déploré, c'est l'omniprésence d'une sexualité débordante, sans morale et sans raison d'être. Ici tout le monde "couche" avec tout ce qui traîne (vivant ou non), et surtout avec les maris et femmes de la même entreprise. Franchement, au fur et à mesure des pages, cet univers lubrique et glauque lasse plus que tout le reste.
Bref, j'ai été attirée par la lecture des débuts de plusieurs de ces nouvelles, mais bien trop déçue par leur suite.
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critiques presse (3)
LaPresse   16 mai 2017
Style cru et direct, chapitres courts. Philippe Claudel manie le scalpel et vise la jugulaire. On referme le livre en se disant que l'Humanité ne saurait en arriver là.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   04 avril 2017
Trivial, salace et méchant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   31 mars 2017
Philippe Claudel n’assume pas ce qu’il écrit. Il reste à distance de son livre, il tient son crayon avec des pincettes, s’essayant à d’étranges allégories satiriques qui, pour la plupart, versent plutôt dans le vaudeville scabreux
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
PachyPachy   16 mars 2017
Cette loi est bizarre, Je ne la comprends pas. Comment a-t-on réussi à nous faire avaler que manger nos morts était plus écologique que de les enterrer ou les incinérer.
La politique me rend morose. Dubitatif. Misanthrope. Je m'y intéresse de loin. Je vais certes voter mais je le fais sans conviction. La couleur de ceux qui nous gouvernent ne change plus l'aspect du monde. Je subis. Nous subissons. Et eux aussi. La loi des marches et celle du climat. L'usure.
(p.68)
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bilodohbilodoh   02 septembre 2017
Nous sommes des êtres de passage. La plupart de nos problèmes viennent de là. Nous refusons notre condition transitoire. […] Jamais nous n’envisageons réellement notre présence comme un infime incident biologique, négligeable et somme toute grotesque dans le cycle des émergences et des disparitions.

(p.126)
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bilodohbilodoh   05 septembre 2017
Ma mémoire est exténuée. J’ai acquis cinq ordinateurs dont les disques durs ont une infinie capacité de stockage. À quoi bon se souvenir. Les machines sont là pour ça.

(p.11)
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ValerieLacailleValerieLacaille   03 mars 2017
Il y a une semaine j'ai entendu des pleurs dans les toilettes de l'Entreprise. Qui duraient. J'ai attendu. Je me suis savonné les mains longuement. Je voulais voir le visage du malheur.
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pikanellepikanelle   16 avril 2017
Tu l'aimais bien pourtant ta grand-mère. Oui. Alors. Alors je n'ai plus faim. [...] Un petit morceau. Rien qu'un petit. Regarde. Celui-là. Je n'aime pas le cœur. Ta grand-mère serait peinée si elle t'entendait. Elle qui avait le cœur sur la main. Oui mais là il est dans mon assiette.
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Videos de Philippe Claudel (83) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Claudel
Que peut la littérature face à l'indifférence ? Que nous enseigne-t-elle sur la nature humaine ? Avec son dernier livre, L'Archipel du chien, Philippe Claudel signe un conte noir et cruel, à la fois roman à suspense et parabole sur la tragédie des migrants : dans une île de Méditerranée, alors que des corps s'échouent sur le rivage, les habitants préfèrent cacher les cadavres et faire comme si de rien était, afin de ne pas bouleverser la tranquillité des lieux… « Ce qui est terrible dans ce monde-là, c'est que tout le monde a ses raisons », dit Claudel, citant Renoir dans La Règle du jeu, pour essayer de comprendre d'où vient le côté obscur qui sommeille en chacun d'entre nous…
Écrivain, membre de l'Académie Goncourt, auteur pour le théâtre, cinéaste (il a réalisé trois films), enseignant, cet ancien punk multiplie les succès littéraires depuis près de 20 ans et la parution de Meuse l'oubli (Balland,1999). Suivront notamment Les Âmes grises (prix Renaudot 2003), ou le Rapport de Brodeck (prix Goncourt des lycéens 2007). Une oeuvre dense et profondément originale dans la littérature française d'aujourd'hui, dans laquelle l'écrivain lorrain s'interroge sur notre propension à faire le mal et notre capacité à repousser les frontières.
Lors de ce grand entretien mêlant interview, lectures et extraits de films, Philippe Claudel évoque son parcours d'écrivain et ses choix de cinéaste, sa pratique des différentes formes d'écriture… Ici, à Marseille, sur les bords de la Méditerranée, il sera aussi question de ses engagements, des ateliers qu'il a longtemps menés dans les prisons, de la crise des migrants et de notre indifférence généralisée à l'égard de ceux qui viennent s'échouer sur nos côtes. Une réalité que nous préférons souvent ignorer, un peu comme les personnages de L'Archipel du chien, et que vient nous rappeler ce grand écrivain, passé maître dans l'art d'explorer le « mystère humain ».
Entretien animé par Jean-Claude Raspiengeas. En coproduction avec l'Alcazar.
+ Lire la suite
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