AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782021543780
176 pages
Seuil (01/03/2024)
3.33/5   6 notes
Résumé :
Journalistes, hommes politiques, hauts fonctionnaires… C’est l’histoire
encore secrète d’hommes et de femmes – et non des moindres – qui
ont espionné pour l’Est durant la guerre froide.
Certains ont livré des secrets d’État, d’autres ont infiltré les médias.
Le plus souvent, ils collaboraient pour de l’argent, parfois par idéologie
ou même les deux.
Leurs histoires dormaient depuis plus de trente ans, à l’abri des regards, d... >Voir plus
Que lire après À la solde de MoscouVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique

La Tchéquie est le premier pays de l'ancien bloc de l'Est à avoir ouvert toutes les archives de son service d'espionnage, sa Sûreté de l'État, en abrégé, StB.
Grâce au Président Donald Tusk, la Pologne vient de faire pareil avec son UB, de bien triste mémoire, surtout en ce qui concerne la chasse aux Juifs. Bien entendu, les StB et UB étaient sous contrôle direct et strict du grand frère, le KGB de Moscou.
Ce n'était pas par pur hasard, qu'un certain Poutine, jeune recruté du KGB, était envoyé à Dresde, en 1985, pour surveiller la loyauté de ses collègues de la redoutable Stasi est‐allemande.

Quelle aubaine pour les historiens et curieux de la guerre froide, comme Vincent Jauvert, grand spécialiste des affaires de renseignement et auteur de 7 ouvrages à ce sujet, parmi lesquels "Le Dictionnaire amoureux de l'espionnage", paru chez Plon l'année dernière.

Dans son ouvrage de juste 170 pages, illustré de 16 pages de photos d'individus et de documents, Vincent Jauvert révèle le fin fond d'une dizaine de trahisons en faveur de l'Union Soviétique, dont certaines étaient royalement inconnues dans l'Hexagone.

Dans un avant-propos, l'auteur spécifie que peu de ces traîtres à leur patrie ont été démasqués et que "la plupart n'ont jamais été inquiétés, ni même soupçonnés." Dans ces fameuses archives, il a pu identifier une trentaine de Français, qui ont donc entre 1960 et 1980, été au service de l'URSS.

Parmi ces Judas, il y avait pas mal de journalistes. Nullement surprenant si l'on considère que les services secrets russes ont dès le départ de leur règne attaché une importance primordiale à la désinformation.
Voir à ce sujet mon billet du 15 mars dernier à propos du livre de Nicolas Quénel "Allô, Paris ? Ici Moscou".

Pourquoi devenir renégat à sa patrie ? Il y a bien sûr l'appât du gain, la conviction idéologique et le "kompromat" ou la constitution d'un dossier sur un étranger intéressant, mari ou père de famille, qui engage une amourette avec une splendide Lyudmila ou une sexy Anoucka, appartenant au KGB ou son équivalent militaire, le GU.

Dans une langue claire et précise, Vincent Jauvert vous raconte de véritables cas de trahison, qui feront bouillir votre sang.

Commenter  J’apprécie          440
La Guerre froide : la bipolarité du monde, d'un côté les USA de l'autre l'URSS, ses idéologies, ses affaires d'espionnage, ses dirigeants emblématiques, la chanson de Sting The Russians...Et ses journalistes Français qui ont fait le choix du bloc de l'Est.

Journalistes accrochés par les services secrets tchèques qui captaient ses nouveaux informateurs au coeur même de Paris. Pourquoi des journalistes ayant pignon sur rue, ou oeuvrant dans des journaux poil à gratter (ou devrais-je dire plumes à gratter) des différents pouvoirs français se sont donné à une collaboration qui n'a jamais été vraiment condamnée par la justice ?

Bien souvent, l'appât du gain( bah...oui ! untel venait d'acquérir sa jolie maison à Meudon, banlieue choc de l'ouest parisien, un exemple parmi tant d'autres). La conviction idéologiques qui poussa le directeur d'un canard à faire passer des articles de désinformation dans son journal. Sans compter, la joie de se faire (oui, oui au sens se taper) une superbe poule.

C'est pitoyable et surtout c'est assez sérieux. Cela pose beaucoup question notamment sur la non-poursuite des uns (ou unes) et des autres pour intelligence avec l'ennemi ou atteinte aux intérêts de l'Etat. Peut-être parce que ce n'était pas le citoyen lambda ? Peut-être …

Sauf qu'une fois que le livre lu, deux réflexions me sont venues immédiatement : tout ça pour ça. Ouais...il y a un petit côté gossip, tabloïdes dans ce livre.
Au final, qui se souvient ou du moins qui s'intéresse encore à la période de la guerre froide. Alors que la IIème Guerre Mondiale passionne toujours autant les foules, et continue à être un objet d'études renouvelées des historiens, la guerre froide ???? Pas vraiment !

Personnellement pas convaincue par cette lecture mais je la recommande tout de même pour se rappeler cette période et comprendre la position, la posture et l'action politique de certains pays du bloc de l'est aujourd'hui.
Commenter  J’apprécie          40
La déclassification des archives de la République Tchèque permet à l'auteur de nous livrer à travers plusieurs cas précis et concrets (certainement ceux pour lesquels les preuves étaient indiscutables) le récit de ces français, politiques, journalistes ou infiltrés qui ont espionné pour l'est pendant blanc guerre froide.
On découvre un panorama de méthodes qui n'ont probablement pas vieillies (et qui se sont à coup sûr perfectionnées), où le parallèle avec la situation actuelle d'un monde de plus en plus polarisé est facile à imaginer.

Lecture courte et facile.
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Tout au long de la guerre froide, nombre de Français- et non des moindres - ont espionné pour les services secrets de l'Est.
Ils trahissant par idéologie, pour de l'argent ou pour les deux. Plus rarement, parce qu'ils étaient compromis.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Vincent Jauvert (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vincent Jauvert
Vincent Jauvert à Quais du Polar
autres livres classés : russieVoir plus
Les plus populaires : Non-fiction Voir plus


Lecteurs (25) Voir plus



Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1757 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre

{* *}