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ISBN : 2375680103
Éditeur : Editions du chat noir (01/06/2016)

Note moyenne : 2.96/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Blessée en secourant une fée, Ménehould se voit soignée par Éponine, la rebouteuse du village. Quelques mois plus tard, la paysanne rétablie donne naissance à Deirdre, une étrange enfant, miracle pour certains, menace pour d'autres… Sa précieuse fille assassinée, Ménehould bascule alors dans la folie, devenant un danger pour elle et les autres. Pour l'aider à faire son deuil, Éponine entreprend avec elle un périple inattendu, une odyssée parsemée d'obstacles, de cré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Walkyrie29
  23 décembre 2016
Ce roman d'Hilda Alonso raconte l'histoire d'Eponine et de Menehould. Cette dernière alors qu'elle vient en aide à une fée se voit gravement blesser. Soignée par la rebouteuse du village, Eponine, Menehould revient le ventre plein, propageant ici et là les médisances et les rumeurs néfastes sur cet état de fait. L'enfant naît et porte une intelligence certaine et une maturité désarmante, pourtant le malheur quête Ménéhould et son enfant, la petite Deirdre. Eponine, certaine du lien l'unissant à la mère et la fille se lance dans une quête ; conduite par un cheval, tractant un cercueil peu conventionnel et son ami Tanguy pour l'accompagner, Eponine cherche à aider Ménéhould, une quête qui la mènera aux confins de la féerie mais aussi au pays des esprits et des dieux.
L'auteure nous invite à un voyage entre mysticisme et légende celtique où il est question de magie, d'êtres aux pouvoirs bénéfiques, d'ensorceleurs, où les créatures tel que les loups, les goupils, les elfes et les esprits viennent se greffer à une marche presque funéraire, la mort survolant les personnages pour les frapper le moment opportun ou se garder une réserve observatrice et vile, elle rôde en silence, invisible, prête apporter son trépas. Une marche difficile où Eponine affrontera bien des malheurs et difficultés, les épreuves s'accumulent, la souffrance aussi. Dans sa marche, Eponine rencontre Bledri, un ancien croyant vivant reclus de la société et attaché à une meute de loup, et aura le soutien indéfectible de Tanguy, un homme sourd et bossu.
Un roman a ne pas mettre entre toutes les mains, la plume très imagée, très poétique et pleine de métaphores que l'auteur sait parfaitement aligner de manière bluffante peuvent apporter une certaine "lourdeur" au récit, d'autant plus que l'histoire est assez lente, et évolue étape par étape. Si vous n'aimez pas l'art de manier les mots pour obtenir une description à la fois poétique, complexe qui demande une certaine concentration pour bien comprendre les choses alors passez votre chemin, ce roman ne sera pas pour vous. Si c'est tout le contraire, alors je vous invite à découvrir l'écriture d'Hilda Alonso qui est une véritable conteuse enchanteresse, elle manie aussi bien les mots pour décrire les choses qu'elle use d'un vocabulaire riche et complexe, parfois même ancien, et a souvent recours à de magnifiques mots oubliés dans la littérature contemporaine.
"Le corps et l'esprit ne sont qu'un. Les Dieux nous ont donné la capacité de disjoindre, de disperser et de rassembler les fibres qui les composent selon notre bon vouloir. Pour vivre en harmonie avec tout ce qui nous entoure, il faut le comprendre, l'observer, l'écouter puis se fondre en lui. Sa mémoire devient alors la nôtre. C'est ainsi que nous déjouons l'ennemi, éloignons secrets et mensonges. Nous ressentons d'un coeur commun, partageons tout, apprenons mutuellement. Nous regardons la couleur et sommes la couleur, nous respirons la fleur et sommes l'effluve, nous écoutons le son et sommes le chant mais notre présence n'a pas plus d'influence sur ce monde que notre absence. "
Ce qui est également intéressant, c'est que l'auteur apporte un regard et une réflexion sur les pertes des rites païens au profit d'une religion chrétienne en plein essor à ce moment là. Par ailleurs, il faut souligner l'illustration de couverture magnifique qui reflète très justement une des plus belles scènes du roman.
En bref, un roman original, à la limite de l'onirisme, du fantasmagorique et même du transcendantal, c'est fort, empreint d'une aura ancienne où les païens revivent sous la plume de l'auteur et où les créatures anciennes foisonnantes ici et là, subjuguent. Une écriture riche et pleine de poésie qui ne sera pas forcément accessible à tous.
Je remercie Babelio et les éditions du Chat Noir pour cet envoi.
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Marie-Nel
  15 juillet 2016
Ce dont rêvent les ombres nous entraîne dans un univers fantastique et celtique où les druides côtoient les elfes, les fées, mais aussi des bucéphales et autres êtres tirés de légendes.
Tout commence par l'histoire de Menehould, une femme guère appréciée dans son village, et encore moins aimée par son mari puisqu'elle n'arrive pas à avoir d'enfant. Une nuit, elle secourt une fée et en revient blessée. Éponine, que tout le village appelle « la Chouette », la soigne grâce à sa magie. Mais une fois guérie, elle va se rendre compte qu'elle est enceinte. Elle est alors la risée de tout le village et surtout de son mari, qui sait très bien que cet enfant ne peut pas être de lui ! La petite fille qui va naître, Deirdre, sera une enfant aimante, aimable, sage, sachant faire oublier sa naissance. Malheureusement, le sort s'acharne sur Menehould et Deirdre meurt dans d'affreuses circonstances. Il n'y a rien de pire que perdre son enfant. Menehould va en devenir folle. Ne voulant pas laisser partir sa fille, elle va vouloir la garder au creux de ses bras. Tout le monde les croira mortes toutes les deux… mais non ! Menehould vit dans un état de prostration. Éponine décide donc de l'emmener dans un sanctuaire. Et c'est à partir de ce moment-là que commence un long voyage pour Éponine, aidée par Bledri et Tanguy, deux compagnons qui l'aideront au péril de leur vie à mener à bien cette expédition malgré les différentes menaces qui jalonneront leur parcours.
La couverture du roman représente très bien ce qu'est ce voyage. Au fur et à mesure des chapitres, de nouvelles créatures font leur apparition et aident ou non le convoi. Hilda Alonso a un style bien à elle, très riche en vocabulaire, ce qui est appréciable, et très descriptif. Ce dernier point entraîne parfois quelques longueurs dans la lecture. J'aurais aimé un peu moins de descriptions parfois, et à la place, plus de dialogues. Je me suis parfois un peu perdue dans tous les êtres que croise Éponine, tant ils sont nombreux. C'est mon bémol pour cette lecture : à chaque nouveau chapitre, un nouvel être fantastique fait son entrée, ce qui a été pour moi un peu perturbant, ne sachant plus qui est qui ou qui fait quoi. Ceci dit, le final, très intéressant, m'a beaucoup plu : une certaine revanche sur toutes les frasques de ce long périple.
Un bon roman pour tous ceux qui aiment le fantastique. Je dois avouer que j'accroche moins en ce moment à ce genre, mais l'auteure a vraiment un réel talent, une écriture très pointilleuse, précise.
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Morgause
  27 avril 2018
Hilda Alonso est une auteure française qui a, depuis quelques années, fait son nid dans la littérature fantastique française. Elle a publié divers textes dans des anthologies et recueils, ainsi que quelques romans dont un graphique : le Cabinet de Curiosités, réalisé en collaboration avec une artiste : Alexandra V. Bach. Depuis quelques temps elle s'adonne à l'illustration, et propose dorénavant ses recueils illustrés personnellement, en auto-édition. J'ai choisi de découvrir sa plume à travers son premier roman : Ce dont rêvent les ombres, publié aux éditions du Chat Noir.
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Dans un monde médiéval fantasmé, l'auteure nous embarque dans une quête longue et dangereuse. La Chouette, autrement nommée Éponine, la sorcière du village, vit tranquillement dans les bois, jusqu'au jour où elle doit porter secours à une jeune femme épuisée et blessée. Cette dernière a aidé une fée en détresse, et reçu en remerciement un cadeau : un enfant, celui qu'elle n'arrivait pas à donner à son mari. Une fois rétablie, Ménéhould retourne au village, et sa grossesse nouvelle donne lieu à de nombreuses rumeurs. Une fille naît : Deirdre. Vive et intelligente, la petite fille est très liée à sa mère, mais une nuit, le malheur s'abat sur Ménéhould ; sa fille décédée, elle ne peut s'en détacher et, comme une bête furieuse, reste prostrée, sa fille tout contre elle. Au fil des jours, on en vient à chercher la Chouette, espérant que ses potions et sorts puissent aider la pleureuse. Se sentant connectée à la jeune femme, la guérisseuse décide de l'aider et demande au mari de fabriquer un coffre et de le fixer sur une charrette. Dedans ils y installent la mère et l'enfant enlacés, ne sachant presque plus qui des deux est en vie ou morte. Aidée par son ami Tanguy, un simple d'esprit, Éponine entreprend alors une quête qui la mènera au pays des dieux, mais aussi au fameux Sanctuaire, là où Ménéhould pourra trouver la paix. Pendant son voyage, elle rencontrera des loups, des elfes, mais aussi l'amour, en la personne de Bledri, un bien étrange homme...
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Au risque de trop vous en dire, je vais m'arrêter là ! J'ai beaucoup apprécié ce roman, la plume de l'auteure ensorcelante, poétique et pointue, ce qui rend la lecture plus lente que celle d'un page turner à l'écriture blanche. J'ai également dû sortir mon dictionnaire, et ça n'arrive pas souvent ! le côté savant et dense pourrait en rebuter certains, mais ce serait passer à côté d'un bijou stylistique et ce serait dommage. Je vous conseille donc de prendre votre temps pour le lire, afin de vous imprégner de l'ambiance fantastique.
Outre la forme, le fond est aussi intéressant. La quête d'Éponine mêle diverses mythologies, notamment celtique et latine ; s'ajoutent un peu d'ésotérisme et de mysticisme et vous avez là un beau mélange magique et spirituel ! Au fur et à mesure du voyage, la sorcière rencontre loups, kistunes, elfes, ou encore une sirène. L'auteure nous offre un panorama de créatures merveilleuses et de paysages — dont forêts et glaciers — à couper le souffle. Plus qu'un voyage pour amener Ménéhould au Sanctuaire, c'est une initiation : Éponine y apprend l'amour, le fonctionnement du monde, la nature de la magie, ou encore la destinée de chaque âme. La rencontre avec les dieux ne laisse pas indemne.
Je reprocherais cependant au roman une intrigue un peu décousue. En effet, on ne comprend pas vraiment pourquoi Éponine se sent obligée de s'occuper de Ménéhould, ni son abnégation, ni le sens du sacrifice aussi exacerbé des autres créatures. À propos de ces créatures, l'auteure en importe tellement dans le récit qu'on a du mal à se rappeler qui est qui, et surtout à voir leur utilité dans l'intrigue. le livre forme un ensemble de tableaux à la fois charmants et noirs, relié par le mince fil conducteur du voyage de la sorcière et de ses amis. J'ai été assez perturbée par le dernier tiers du roman : l'atmosphère change énormément et plein de nouveaux personnages font leur entrée. Ce brusque changement a quelque peu réfréné ma lecture, sans compter le tout dernier chapitre, qui m'a interloquée. J'ai eu le sentiment d'un essoufflement à la fin du récit...
Malgré ces quelques points négatifs, ce roman mérite qu'on s'y attarde ! La plume et l'univers riche d'Hilda Alonso font rêver, et je pense me procurer prochainement ses recueils de nouvelles de sorcellerie (on ne se refait pas) !
Lien : https://mots-silencieux.blog..
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nilebeh
  03 décembre 2016
Quand Ménehould la dernière druidesse vient au secours d'une fée, elle n'imagine pas quelles seront les conséquences terribles de sa bienveillance. Blessée, elle rentre au village où la rebouteuse, Eponine, la soigne de ses blessures. Devenue enceinte, elle met au monde Deirdre dont la vie sera brutalement interrompue. Elle-même finit par perdre la vie. Alors commence un long périple cauchemardesque (qui n'est pas sans rappeler celui de Jeanne la Folle qui a accompagné des années durant le lugubre cortège funèbre de son défunt époux) , mené par le moine défroqué amoureux d'Eponine et cette dernière ainsi que leur ami Tanguy qui s'est fait chef du peuple des loups. Transportée morte dans une caisse d'où coulent ses larmes jusqu'à en faire un ruisselet, Ménehould doit rejoindre le Sanctuaire des druides.
L'équipage devient fantastique quand, le cheval étant mort, ce sont les loups qu'on attelle. Il faut conduire la dépouille de Ménéhould au Sanctuaire par des chemins infestés de créatures fantastiques, bienveillantes ou redoutables. Et se rencontrent alors tous les êtres produits par les mythologies celtes ou antiques, voire chinoises (la Renarde et le Dragon sont là aussi) dans un bric-à-brac invraisemblable qui finit par perdre toute poésie et devenir indigeste. Etait-il vraiment nécessaire de convoquer des dizaines de Néréides, Sirènes, Centaures, Wiverne, Dragons, Salamandres, Elfes et autres Alanigs pour animer l'histoire ? Des moments quasi épiques de batailles alternent avec des scènes d'orgie, de jolis passages surviennent tels celui où le wiverneau (petit aigle-dragon) vient par sa chaleur et sa magie ramener à la vie la mère d'Eponine mais on trouve aussi des moments d'un érotisme sans légèreté et une accumulation de mots « savants » venus des contes anciens venus là de façon un peu trop démonstrative.
Quant à l'intrigue, si ce n'est le transport dans une caisse attachée sur une carriole des restes de la druidesse jusqu'au Sanctuaire, on n'en voit guère. Tout ceci ressemble à une succession de tableaux, de petites scènes de dessin animé. C'est dommage car il y a là des qualités d'imagination, de jolis passages malheureusement un peu noyés dans le flot des images.
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Thalyssa
  19 juin 2016
Ménehould déplore de n'avoir encore jamais été mère. Une nuit, elle affronte une nature redoutable pour secourir une fée. Avant de rentrer au village, elle est soignée par Éponine, une guérisseuse vivant en marge de la société, qui lui annonce également sa grossesse. Tous devinent rapidement que Colomban n'est pas le père de l'enfant à venir et prennent Ménehould en grippe. Les choses ne s'arrangent guère après l'accouchement, il y a quelque chose d'assurément féérique à propos de la petite Deirdre et les superstitions lui prêtent injustement les pires intentions. Un jour, ses origines la rattrapent et elle y laisse la vie, laissant derrière elle sa mère inerte et dévastée. Éponine lui vient alors à nouveau en aide ; elle tente de comprendre ce qui arrive à Ménehould pour mieux la ramener à la vie, mais elle est loin de se douter que cette mission qu'elle s'impose va lui coûter bien plus de temps, de force et de courage qu'elle ne se l'était figuré.
L'ambiance de ce roman comme la plume de son auteure n'est pas sans rappeler les oeuvres de Nathalie Dau (je pense notamment à son livre « En revenir aux fées »). L'écriture est soignée, soutenue, et le texte dense. Les détails foisonnent et les descriptions sont absolument délicieuses. le registre vaut le détour à lui tout seul et fait vite oublier le peu de dialogues que l'on trouve au sein de ces pages. Hilda Alonso nous transporte à l'époque des derniers druides dans la pure tradition celtique, tout en y mêlant habilement des touches de fantastique et de fantasy. le réel côtoie de près l'imaginaire avec une indicible richesse, au point où il est parfois difficile de discerner où s'arrête l'un et où commence l'autre. Nous allons à l'encontre de mille dangers, peuples et créatures, mais même les plus familiers d'entre eux nous sont ici présentés d'un point de vue inédit.
Je me suis souvent demandée ce qui poussait Éponine à faire autant de sacrifices pour Ménehould. Sa situation paraissait d'emblée perdue d'avance et elle ne lui devait rien. J'ai été soulagée de trouver ma réponse dans le dénouement de l'histoire. Dans le sillon d'Éponine suivront deux hommes : Tanguy un bossu – sourd de surcroît -, et Bledri qui a échangé son habit de moine contre une existence proche de la nature et des loups. Leur épopée exigera maints sacrifices, mais bien que j'ai apprécié le voyage, je suis restée extérieure aux personnages et aux événements, dans le sens où leurs drames ne m'ont pas ébranlée, émotionnellement parlant. Plus le récit avance, plus il gagne en démesure. Il faut savoir en déguster chaque bouchée sans se presser et cela pourrait déstabiliser certains lecteurs, mais l'éditeur n'a pas menti en promettant un roman atypique et fantasmagorique. Une parution digne du Chat Noir et un talent à suivre de près !
Lien : https://dragonlyre.wordpress..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
FungiLuminiFungiLumini   23 août 2016
Le corps et l’esprit ne sont qu’un. Les Dieux nous ont donné la capacité de disjoindre, de disperser et de rassembler les fibres qui les composent selon notre bon vouloir. Pour vivre en harmonie avec tout ce qui nous entoure, il faut le comprendre, l’observer, l’écouter puis se fondre en lui. Sa mémoire devient alors la nôtre. C’est ainsi que nous déjouons l’ennemi, éloignons secrets et mensonges. Nous ressentons d’un cœur commun, partageons tout, apprenons mutuellement. Nous regardons la couleur et sommes la couleur, nous respirons la fleur et sommes l’effluve, nous écoutons le son et sommes le chant mais notre présence n’a pas plus d’influence sur ce monde que notre absence.
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limaginariumlimaginarium   29 octobre 2016
Une petite femelle s'assit, lorgna la main de Bledri que le souffle désordonné de la rebouteuse soulevait. A cet instant, la renarde s'étira, face contre sol.
Ce fut pourtant une femme qui se releva, laissant l'ensorceleur perplexe : ne restait de l'animal que des détails insolites, comme le panache de la queue, la glace du regard, les crocs pointant sous les lèvres noires.
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limaginariumlimaginarium   29 octobre 2016
Le corps et l’esprit ne sont qu’un. Les Dieux nous ont donné la capacité de disjoindre, de disperser et de rassembler les fibres qui les composent selon notre bon vouloir. Pour vivre en harmonie avec tout ce qui nous entoure, il faut le comprendre, l’observer, l’écouter puis se fondre en lui. Sa mémoire devient alors la nôtre. C’est ainsi que nous déjouons l’ennemi, éloignons secrets et mensonges. Nous ressentons d’un cœur commun, partageons tout, apprenons mutuellement. Nous regardons la couleur et sommes la couleur, nous respirons la fleur et sommes l’effluve, nous écoutons le son et sommes le chant mais notre présence n’a pas plus d’influence sur ce monde que notre absence.
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FungiLuminiFungiLumini   23 août 2016
L’heure approchait. L’heure vertigineuse, fatidique, inexorable approchait. Bientôt, il partirait, plus seul que jamais. Rien ni personne ne suivrait plus sa trace. Le hululement d’une Vespérale résonna, ne recevant pour toute réponse que son propre écho. Sans doute était-elle, elle aussi, la dernière de sa lignée. La nuit est un peuple qui ne vit jamais en paix et meurt un peu plus à chaque recommencement.
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