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Claude Demanuelli (Traducteur)
ISBN : 2020964805
Éditeur : Seuil (20/08/2009)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 94 notes)
Résumé :
Un roman où s'entremêlent sauvagerie, sensibilité et beauté, et qui jette une lumière crue voire insupportable sur une région brutalisée, à travers les trajectoires de personnages aux destins liés qui apprennent à s'aimer et à faire revivre les êtres aimés.

2005. L'Afghanistan près de la frontière pakistanaise : dans une maison aux murs ornés de fresques persanes, aux plafonds couverts de livres cloués, avec sa serre où autrefois on distillait des pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
isabroot
  27 avril 2015
Une magnifique découverte du Salon du livre 2015. Je n'avais jamais entendu parler de l'auteur et j'ai pris ce livre par hasard sur un présentoir. C'est un livre grave, touchant, d'une douloureuse et flamboyante beauté, qui sonne désespérément juste. Le texte passe de la violence la plus brutale à des passages d'une douceur raffinée. Je l'ai lu deux fois de la suite, chose que je ne fais jamais. Pour en savourer encore toute la poésie. Mais aussi pour mieux comprendre les protagonistes du drame qui se déroule chaque jour depuis des décennies en Afghanistan, et que l'auteur semble avoir saisi dans toute sa complexité. A travers le destin de ce pays se profilent les auteurs et les victimes de toutes les guerres provoquées par des idéologies violentes et dominatrices. La dignité de Marcus, qui se nourrit des livres et du souvenir d'un bonheur disparu, rappelle combien la culture et l'amour grandissent l'âme, mais sa quête désespérée laisse peu d'espoir à la rédemption. Seule la nature est immuable et devient pour chacun une source de réconfort : les eaux du lac restent calmes, le verger fleurit imperturbablement et à peine le vol des oiseaux migrateurs semble-t-il dérangé par les guerres des hommes. Le visage souriant du Boudha et les livres cloués au plafond restent des images très fortes. Un très beau livre dont les voix résonnent longtemps après qu'il soit refermé. Et petite chose qui n'intéressera que moi : j'adore la couverture de l'édition poche.
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caro64
  14 octobre 2009
L'Afghanistan, où il se pourrait que les arbres " cessent de pousser, de peur que leurs racines, en continuant de croître, entrent en contact avec une mine enfouie", offre un décor âpre et splendide aux errances des quelques personnages.
Lara qui vient de Saint-Pétersbourg, fait le voyage vers l'Afghanistan pour retrouver son frère, un jeune soldat russe porté disparu pendant la guerre qui opposait le géant soviétique aux rebelles afghans.
Marcus, lui est anglais ; il vit dans ce pays depuis de longues années, a été marié à Qatrina, une afghane pour qui il s'est converti à l'islam et qui a été lapidée par les talibans. Il cherche ce qui et arrivé à Bihzad, l'enfant de leur fille Zameen.
David a connu Zameen. Ex-agent de la CIA, c'est à la faveur d'une mission à Peshawar qu'il a rencontré la fille de Marcus Caldwell, avant qu'elle ne soit enlevée par un chef de tribu. Depuis lors, il sillonne le pays pour retrouver celle qu'il a aimée ou, à défaut, son fils adoptif.
Casa, orphelin très tôt, a été placé dans les camps d'entraînement des talibans. Pur produit de l'éducation des fondamentalistes religieux, Casa a pour guide suprême le Coran et pour seule voie de salut, le martyre.
Tous vont trouver refuge dans la maison de Marcus, enluminée de fresques, où l'on distillait jadis les plus suaves parfums, un havre de paix dans le petit village d'Usha ("larmes" en dari).
L ‘Afghanistan est au centre de tous les conflits de l'Asie Mineure. Cette nation aux couleurs de l'Islam qui cache un peuple épuisé par la violence quotidienne. C'est dans ce contexte que le roman de Nadeem Aslam prend place.
Un texte poignant d'une rare puissance, à la fois très poétique et brutal, un texte qui laisse des traces.
Comment des étrangers peuvent-ils prétendre amener la paix dans un pays régi par ses propres règles, des règles qui ne correspondent à aucune logique occidentale ? Comment les Etats-Unis pensent-ils aider les afghans contre un régime qu'ils ont eux-mêmes soutenu, armé, entraîné, à l'époque où il représentait le seul rempart contre l'URSS et son communisme ? Ces exemples de questions posées par ce texte nous hantent du fait même de leur écho à l'actualité.
La vaine attente est un magnifique roman d'une très grande émotion, peut-être un des meilleurs livre sur l'Afghanistan depuis longtemps.
A lire et surtout, à méditer.
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JeanPierreV
  22 janvier 2017
ne maison en Afghanistan, pays où règne la guerre depuis 25 ans, dans une zone où soldats russes, intégristes talibans, GI américains ont fait leur loi, se sont affrontés se sont succédés, se trouve une vieille maison habitée par un vieux médecin d'origine anglaise converti à l'islam.
Leur maison est ouverte à tous, elle le cadre de ce roman, dans lequel vont se croiser, se rencontrer divers personnages tous à la recherche de quelqu'un qui leur manque, qu'ils attendent en vain:
* Marcus qui a perdu son épouse afghane morte lapidée désespère de retrouver sa fille Zameen et son petit fils Bihzad
* David américain ayant aidé les afghans dans leur lutte contre les soviétiques, amant de Zamen
* Une jeune femme russe à la recherche de son frère soldat Bénédikt
* Casa, jeune orphelin afghan endoctriné par les talibans
Un roman aux multiples facettes
Tout d'abord un roman dans lequel s'affrontent obscurantisme religieux et culture,
Obscurantisme religieux des intégristes musulmans interprétant l'Islam qui devient un ouvrage permettant la lapidation de femmes, la répudiation des épouses, le port du voile, la violence, l'absence de scolarisation des filles, une formation des garçons dans les madrasas… " Les enseignants de madrasa avaient appris aux enfants que la duplicité des femmes était sans borne, leurs agissements condamnables, qu'elles étaient mauvaises et vicieuses, que toutes les épreuves, tous les malheurs venaient des femmes, que Mahomet, la paix soit avec lui, avait dit que quand une femme sort de la maison, Satan est ravi" .Ces intégristes ont fait de l'Afghanistan " une terre dont l'assise était la peur et non le roc, où la terreur avait remplacé l'air que l'on respire". Ils détruisent les livres, et toutes les peintures représentant des animaux vivants
Culture d'autre part représentée par Marcus et son épouse "qui n'en savaient gère plus sur les différentes disciplines qui permettaient l'exercice de l'imagination. Ils avaient reçu une formation de médecin, mais leurs connaissances étaient par ailleurs lacunaires et ils n'avaient pas tardé à ressentir le besoin de se familiariser avec l'histoire, les religions, la peinture, la musique. C'est ainsi qu'ils s'étaient mis à collectionner les livres devenant des lecteurs assidus, acquérant une culture historique, le goût des grands romans, de la grande poésie ". Ils ont ainsi accumulé une grande quantité de livres qu'ils ont cloués au plafond pour les écarter du regard de ces intégristes, et ont caché les peintures murales sous des couches de boue. Les peintures de chaque pièce de la maison sont dédiées à un sens la vue, l'ouïe, le toucher, l'odorat, le goût. Marcus homme raffiné était créateur de parfums et a conservé son atelier abandonné
Un roman violent
Violence de 25 années de guerre, violence des attentats, des mutilations, de cette culture qu'une minorité impose. Un pays où se croisent des espions de toute nationalité, où les américains qui ont aidé et armé la talibans dans leur lutte conter les soviétiques se retrouvent après le 11 septembre en lutte avec leur anciens alliés. Un pays où les mines sont présentes, où des clans s'opposent dans la violence depuis près de 150 ans, où les hommes se divertissent dans la violence des buzkashi, dans lesquels on s'affronte pour la dépouille d'un bouc…ou d'un homme. "Vingt-Cinq années de guerre. Une période au cours de laquelle certains vautours d'Afghanistan ont acquis le goût de la chair humaine : quand il arrivait qu'un animal mort voisine avec un cadavre humain, ils délaissent systématiquement le premier au profit du second "
Un roman complexe, dans lequel les retours en arrières sont permanents, rendant la lecture parfois difficile. Je me demande si cette complexité, ces retours en arrière ne sont pas voulus par l'auteur, justement pour faire comprendre au lecteur que l'Afghanistan est un pays complexe dans lequel rien n'est simple, rien n'est tout à fait blanc ou tout à, fait noir, un pays dans lequel "Il suffit de tirer un fil pour constater qu'il est relié au reste du monde"
Un roman qui permet de mieux connaitre l'Afghanistan, le Pakistan son voisin, qui m'a finalement beaucoup plu, parce qu'il m'a fait mieux connaitre une culture totalement opposée à notre culture occidentale, parce qu'il m'a fait réfléchir et qui une fois refermé me donne encore des frissons;
Une petite lueur d'espoir : "Une des rares choses que l'on puisse affirmer avec certitude à propos de l'amour, c'est qu'il est suffisamment petit pour être enfermé dans un coeur, mais que, si on l'étire, il est capable d'envelopper le monde entier. "

Lien : https://mesbelleslectures.co..
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clairejeanne
  15 novembre 2015
Il était une fois, une maison avec des fresques aux murs recouvertes de boue et des livres cloués au plafond, une maison avec cinq pièces, une pour chacun des cinq sens ; nous sommes en Afghanistan, à Usha, située à une cinquantaine de kilomètres de Jalalabad, en 2005, chez un médecin d'origine anglaise, Marcus Caldwell. On sait dès le début qu'il a soixante-dix ans, que sa femme, Qatrina, une afghane pour laquelle il était devenu musulman et qui était médecin comme lui est morte, ainsi que sa fille Zameen. Mais qu'il a sans doute, quelque part, un petit-fils...
Quand le récit débute, Marcus a chez lui depuis quelques jours une femme, Lara, qu'il a recueillie, épuisée ; elle vient de Russie, à la recherche de son frère qui n'est jamais revenu de la guerre et qui avait sans doute rencontré Zameen à l'époque. Un autre homme va venir les rejoindre, David, un américain négociant en pierres précieuses et ex-agent de la CIA, qui a été le compagnon de Zameen pendant quelques mois et s'est attaché à son père, qu'il revient voir régulièrement.
Et puis il y a Casa, cet orphelin qui n'a jamais été vraiment instruit ; il n'a fréquenté que des écoles religieuses souvent doublées de camps d'entraînement. A dix ans, il connaissait tout des armes et était prêt pour le djihad. Lui aussi va se retrouver chez Marcus, jeune terroriste taliban déboussolé. Des gens on ne peut plus différents rassemblés pour quelques jours dans la même maison.
Ces personnages évoluent dans une partie de l'Histoire afghane, intéressante mais complexe : l'armée soviétique est entrée en Afghanistan fin 79 et c'est de la ville frontière pakistanaise de Peshawar qu'est alors mené le djihad contre l'envahisseur russe. Et c'est une véritable guerre que se livrèrent alors Russes et Américains en Afghanistan, avec des conséquences graves et toujours d'actualité ; N. Aslam dit s'intéresser à "comment la politique empiète sur la vie de tous les jours et la bouleverse."
Des destins qui se croisent, une écriture poétique, des aller-retour entre présent et passé, un texte instructif et agréable à lire malgré les faits, brutaux (l'auteur parle de "patrimoine mondial de brutalité") ; une partie des racines du mal qui nous assaille aujourd'hui est expliqué ici.
Extrait p 87 : "Parfois s'impose le besoin de prendre plaisir, dans un livre qu'on aime, à sa seule intrigue, et le petit format facilite le processus parce que l'oeil parcourt rapidement la page aux caractères serrés. A d'autres moments, en revanche, on a envie de savourer la langue et le style - le rythme des phrases, la précision avec laquelle un mot donné a été inséré dans une expression -, un format plus grand vous aide alors à ralentir votre lecture, à vous arrêter à chaque virgule. A flaner dans le paysage."
p 217 : "Les Talibans sont arrivés à Usha... en 1996... Et ils s'étaient à peine emparés de la ville qu'ils commençaient à parcourir les rues pour fouetter les femmes qui n'étaient pas voilées. Puis ils interdirent la cigarette, la musique, la télévision, les cerfs-volants, le jeu des petits chevaux, les échecs, le football. Ils jetèrent au feu livres et cassettes audio et vidéo. Postés au bord des routes, ils arrêtaient les hommes qui ne portaient pas la barbe et les emprisonnaient jusqu'à ce que celle-ci ait poussé."
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amanda
  10 novembre 2009
Je ne vais pas y aller par quatre chemins et dire tout de suite que j'ai vainement attendu d'être vraiment passionnée par ce roman. Pourtant, je l'ai lu jusqu'au bout et n'ai jamais eu envie de l'abandonner.
Paradoxal, mais essayons d'expliquer pourquoi.
L'histoire d'abord. Nous sommes à Usha, petite ville située au nord de l'Afghanistan. Dans la maison de Marcus, médecin anglais converti à l'Islam par amour, plusieurs personnes vont se croiser, des personnes meurtries, abimées, chacune portant son poids de malheurs et de douleurs : Marcus, dont la femme Qatrina a été lapidée pour cause de mariage non valide (une femme a marié Marcus et Qatrina), est à la recherche de son petit fils. La fille de Marcus et Qatrina a été assassinée il y a quelques années par les talibans. David, un ancien agent de la CIA est à la recherche de Casa, un jeune terroriste, tandis que Lara, une jeune femme russe, est à la recherche de son frère disparu depuis l'invasion de l'Afghanistan par l'armée russe. Une maison isolée, où les livres sont cloués au plafond, où les murs sont recouverts de fresques et de peintures, qui abrite dans son sous-sol une tête de bouddha soigneusement enfouie.
Des personnages qui se croisent, donc, qui se cherchent et ne se disent pas tout : c'est là que parfois j'ai eu du mal à raccrocher leurs histoires : les pistes sont souvent brouillées et de nouvelles informations viennent emmêler les récits, percuter ce que l'on connait des personnages et emmêler le tout. Les récits s'imbriquent avec les uns les autres, revenant en arrière, retournant au présent, arrosant le tout d'informations sur l'histoire de l'Afghanistan qui parfois m'ont fait l'effet de cours magistral d'histoire. Intéressant mais parfois ennuyeux.
Intéressant parce que, je dois l'avouer, j'ai aimé en apprendre davantage sur l'histoire de ce pays. J'ai aimé me plonger dans les racines d'un écartèlement violent qui a ravagé un pays d'une richesse culturelle incomparable. J'ai aimé sentir l'amour inaltérable que porte l'auteur à son pays et en sentir les senteurs, en deviner l'incroyable beauté et richesse culturelle cachée derrière la barbarie, qu'elle soit née de l'invasion russe, de la folie des intégristes ou de la vengeance américaine (« L' Afghanistan devint un terre dont l'assise était la peur et non le roc où la terreur avait remplacé l'air que l'on respirait ».).
Ennuyeux parce que le style, tout en étant à la fois une ode cristalline à son pays, est en même temps enveloppé d'une sorte de torpeur languide qui reflète évidemment cette attente dans laquelle sont plongés les personnages et ce pays.
Je reste partagée donc. Mais je vous propose un extrait que j'ai aimé, parce qu'il le vaut bien :
« Comment faire le compte des choses désormais perdues ? Pour lui. Pour ce pays. Les quarante sept noms dont dispose l'amoureux pour s'adresser à sa bien-aimée sont-ils préservés quelque part ? Les tables de l'étiquette. Et ce détail unique, vital, propre à chaque situation, qui révèle la personnalité et les intentions d'une personne : Mon ami avait hésité avant de rentrer chez moi, aussi savais-je que je pouvais lui faire confiance. Quelqu'un se souvient-il des boucles et des arabesques bleu-noir à la surface de l'eau, des longs méandres sinueux tracés par le khôl coulant des yeux des femmes qui se lavaient le visage à l'aube dans le lac ? Et cette histoire, s'en souvient-on ? Comme si le clair de lune illuminait brusquement leur sommeil, les hommes d'Usha s'étaient réveillés une nuit pour dé couvrir des colonnes d'or miroitant qui descendaient vers eux du haut des montagnes, et sentir un souffle animer la nuit tandis qu'ils regardaient venir, ébahis, les centaines de piliers de lumière, aussi incroyablement réels qu'une image vue en rêve, et c'est alors que les femmes, car c'étaient elles, approchèrent et écartèrent le devant de leurs burqas pour révéler que l'envers de chaque vêtement était piqueté de lucioles, une par centimètre carré de tissu, qui faisaient scintiller leur peau. Les épouses s'en étaient allées capter ces éclats de lumière effrangée, pour revenir, telles des lanternes vivantes, avec des habits luminescents. Leur peau réagissait au stimulus chaque fois que l'aile d'un insecte la frôlait avec quelque insistance, faisant naître le désir dans le coeur des hommes. Les époux s'étaient promptement endormis quelques heures plus tôt après en avoir fini avec les labeurs du monde, la fatigue envahissant leurs membres comme une eau bouillonnante, un épuisement tel qu'ils en voulaient parfois à leur ombre d'être lourde à traîner. Et s'ils se sentaient furieux à présent à l 'idée d'avoir été abandonnés pendant leur sommeil, ils veillèrent à mesurer leurs paroles, car ils savaient que seule la femme peut décider de qui mérite le nom d'homme.
Quelqu'un d'autre se souvient-il de cette nuit ?
Il y a des millions de marques d'amour sur la terre, runes et caractère cunéiformes sur l 'eau, et jusque dans l'air. C'est dans la sagesse des milliers de Salomon. La trace d'une appartenance commune. le texte originel. Dans les endroits où ceux qui savent lire et écrire sont rares, chaque individu est le dépositaire fragile des chants et de cérémonies, de contes et d'histoires, et s'il disparaît sans transmettre son savoir, c'est une aile de la bibliothèque qui part en fumée. »

Lien : http://www.amandameyre.com
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   18 octobre 2014
" Il se peut que les autres aient combattu les soviétiques pour de mauvaises raisons (...) pour ma part, j'ai toujours été convaincu que mes raisons étaient bonnes et mon engagement sincère ".
Il était pareil à celui qui se trouve dans une galerie des glaces et ne se préoccupe pas de ce qui l'entoure, parce qu'il sait qu'il est le seul à ne pas être un reflet. La confusion n'est que pour les spectateurs.
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isabrootisabroot   25 avril 2015
Au début, il ne comprenait pas pourquoi, dans ces chansons, le premier couplet faisait intervenir un détail tout à fait banal - le bourdonnement d'un moustique, le bruit d'un balai sur le sol de la cour - qui était associé dans le deuxième à l'expression d'une parfaite nostalgie. Mais plus tard, quand il commença à respirer le jasmin sur son sein, à plonger dans les profondeurs vetigineuses de ses yeux, il sut que, dans son obsession, le coeur réagit à la moindre fadaise, en renvoyant une vérité sur l'être aimé, une vérité sur l'amour. Tout, sans exception, vous le rapelle.
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isabrootisabroot   20 avril 2015
Dans le jardin, Marcus ouvre les yeux, saisi de l'impression que quelqu'un s'est approché et lui bloque la lumière du soleil, mais il n'y a personne. On reçoit des lettres, des messages, et même des visites, des disparus. C'est ainsi que de temps à autre, l'espace d'une fraction de seconde, il ne paraît pas autrement étrange de s'attendre à pareille communication de la part des morts. Le phénomène ne dure qu'un instant infime, avant que l'esprit se remémore les faits, se rappelle que certaines absences sont plus irrémédiables que d'autres.
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litolfflitolff   19 juin 2010
Nous regrettons que des enfants aient perdu la vie à cette occasion. Mais le lot de ces enfants était déjà pire que la mort, dans la mesure où on leur apprenait à oublier l'islam dans cette école subventionnée par des fonds américains. Ils étaient destinés à l'enfer, mais sont désormais, grâce à notre action, des fleurs du paradis...
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isabrootisabroot   18 avril 2015
Quelque chose vient de se briser dans sa poitrine. Il se recroqueville sur une chaise et se met à pleurer, d'abord en silence, puis en laissant peu à peu s'échapper des sons, les épaules secouées, le visage en feu et tordu sous l'effort qu'il fait pour les réprimer. Un chagrin qui a l'immensité du ciel. Tel est le climat de son âme depuis maintenant bien longtemps.
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Vidéo de Nadeem Aslam
Que lisent les écrivains ? (1/11) Florence Aubenas présente "Le jardin de l'aveugle" de Nadeem Aslam .Que lisent les écrivains ? Onze d'entre eux, invités de la fête du livre de Bron, nous confient leur dernier coup de coeur. Ni essai, ni document pour Florence Aubenas, mais le roman de l?anglo-pakistanais Nadeem Aslam. Une ?uvre magnifique, entre Pakistan et Afghanistan, sur le deuil, le lien fraternel, au lendemain du 11 septembre.
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