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ISBN : 2859405569
Éditeur : Phébus (06/01/1999)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 46 notes)
Résumé :
C'est Le Petit roi qui a révélé au grand public l'oeuvre singulière de Mathieu Belezi, écrivain "sauvage", ami des marges et des sentiers non battus.
Un gamin de douze ans, délaissé par les siens, se trouve confié aux soins d'un grand-père peu causant, dans une ferme perdue de Haute-Provence. Il fera là l'apprentissage de la solitude, de la cruauté et des violents émois de la chair. L'apprentissage, surtout, de l'exil.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Fleitour
  14 octobre 2015
Le petit roi est un livre glaçant sur l'enfance de Matieu Belezi, une enfance ravagée par la haine des parents de Mathieu commettant ce geste inqualifiable abandonner leur enfant.
C'est un livre de révolte, qui nous fait vivre cette révolte par le menu, pas toujours très beau, le menu, son comportement le dégoûte parfois comme il apparaît effrayant pour le lecteur.
Avec son papé sa reconstruction s'engage avec des hauts et des bas. Sa violence, il peut la tourner sans discernement vers un camarade d'école qui devient son souffre douleur !
Mais il y a aussi des passages très lumineux sur la nature qui l'apaise peu à peu .
Cette nature le lave bien souvent de ses monstres .
Un livre brut sans concessions, écrit avec un vraie plume d'écrivain, un talent qui soigne la forme ; la pudeur ,la tendresse côtoient la verdeur et la brutalité .
On pense en lisant ce livre à l'enfance de Modiano.
Dans le Pedigree de Patrick Modiano il y a la même histoire d'abandon, l'errance de Modiano commencera avec la perte de son frère, la blessure est immense il n'écrira sur sa révolte que très tardivement dans sa propre carrière d'écrivain, l'acte lui même sera scellé à pile 21ans, écrivant à son père « Monsieur, ne cherchez plus à me joindre je ne vous connais pas  » .
Un livre témoignage, un livre de libération, l'auteur Mathieu Belezy se libère de son lourd passé, règle ses comptes, l'ouvrage finira symboliquement par deux gestes expiatoires l'un sera hautement visible l'autre le sera pour le lecteur comme une connivence finale .

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Moan
  29 décembre 2012
le narrateur Mathieu, douze ans, est abandonné par sa mère et se retrouve dans la ferme de son grand-père.
Il y restera un peu plus d'une année et nous fera part de son immense souffrance d'avoir été inexistant aux yeux de ses parents extrêmement violents entre eux. Il ne peut que reporter cette violence sur tout ce qui l'entoure, les animaux, les gens, à l'exception de son grand-père. Ce grand-père qui sera le seul avec ses gestes et sa parole rare à lui donner des marques d'affection.
Ce livre est très bien écrit, mais cette violence est insupportable!
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zazimuth
  11 février 2019
J'ai trouvé ce livre trop sombre, trop dur, trop triste…
Le désespoir et la violence du héros, ce garçon marqué par les disputes violentes de ses parents et l'abandon de sa mère à son grand-père, son seul amour.
Le portrait du grand-père et de sa vie à la ferme est magnifique et on espère que Mathieu y retrouvera le goût de vivre… mais il se venge cruellement sur les animaux et sur son camarade de classe. Il ne sait pas comment "vomir" cette haine et cette colère dont ses parents l'ont rempli.
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sylire
  29 octobre 2012
L'histoire :

Le petit roi s'appelle Mathieu. Il a douze ans et vit depuis peu avec son grand-père dans une ferme isolée, en pleine montagne. Avant d'être confié au vieil homme, il devait supporter au quotidien des parents qui se déchiraient avec une violence insoutenable pour ses yeux d'enfant. La mère a fini par quitter le domicile en laissant l'enfant chez ce grand-père très âgé.

Submergé par un sentiment d'abandon, Mathieu doit s'adapter à cette nouvelle vie, rude pour un garçon de son âge.

Mon avis :

C'est un texte très fort, d'une grande poésie.

Je dois dire que certaines scènes sont éprouvantes. L'enfant extériorise la douleur d'être séparé de sa mère en se montant cruel envers un camarade de classe ou des animaux inoffensifs. On comprend bien-sûr cette violence, mais elle est dérangeante et les mots qui l'a décrivent sont difficiles à lire.

La relation du petit garçon avec son grand père m'a émue. J'ai repensé aux vacances que je passais avec mon frère dans la ferme sans confort de mes grands-parents. Comme le fait ce "papé" avec son petit-fils, ils se pliaient en quatre pour nous gâter et nous distraire.

Les dernières pages, magnifiques, se lisent le coeur serré. On voudrait tant que ce petit roi guérisse un jour ses blessures...

Un portrait d'enfant dérangeant et bouleversant

Lien : http://sylire.over-blog.com/..
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thedoc
  29 juin 2015
Mathieu, douze ans, se voit confié par sa mère aux bons soins de son grand-père, un homme rude et solitaire, dans un endroit perdu de Haute-Provence. Elève dans un collège où il s’ennuie, isolé, le jeune garçon attend avec impatience les visites de sa mère, toujours très rares. Seul avec ce grand-père à la tendresse bourrue, Mathieu doit s’habituer à sa nouvelle vie.

A travers ce portrait d’un enfant quasiment abandonné par ses parents dans un lieu dont il ne connaît rien et avec un grand-père taciturne, Mathieu Belezi nous présente l’histoire d’un apprentissage sombre, rude et cruel. Celui d’un jeune garçon habitué à la violence et qui dans sa profonde douleur, reproduit les mêmes schémas. A travers une écriture forte et poétique, l’auteur nous dépeint toute la rage et la fureur qui animent le personnage de Mathieu, laissant présager une fin que l’on devine.
Un roman fort, violent, touchant et dérangeant... mais aussi très beau.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   23 mars 2014
Mon grand-père s'est assis, les coudes sur la table. Il se chauffe les os.
Le chemin des éphélides sur ses bras mène au caillou nu de son crâne, à l'énigme d'un être qui s'occcupe de moi sans m'avoir fait.
Il fixe le feu, la gigue sautillante des flammes, et ce qu'il voit, ce qu'il entend, je pourrais à présent l'inventer, en faire des phrases, c'est si facile; mais en ce temps de l'enfance où tout est à apprendre, je bute contre le mystère de cet homme qui voit ce que je ne sais pas voir, qui entend ce que je ne sais pas entendre. (p.24)
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litolfflitolff   15 novembre 2010
Il y a des jours où j'ai envie de fuir. De courir la campagne jusqu'à la ville, d'aller sonner à la porte de l'appartement de ma mère.
Nous avons reçu une lettre. Elle vient d'Espagne ; de Ronda prétend mon grand-père, après avoir déchiffré à la loupe le cachet de la poste. Ma mère y raconte son voyage, et à la fin, dans le maigre espace qui lui reste, elle nous embrasse et espère venir nous voir à Noël.
Voilà ce que je voudrais faire. Sonner à la porte de l'appartement de ma mère et y demeurer jusqu'à ce qu'elle revienne. Peut-être les voisins me nourriraient-ils, peut-être me laisseraient-ils crever de faim.
+ Lire la suite
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lafilledepassagelafilledepassage   21 septembre 2017
J’aurais voulu qu’il fit comme moi, qu’il s’agenouillât à côté d’elle pour lui demander pardon, et que tous les trois nous nous rassemblions dans une même haleine
Laisse ta mère tranquille
Je l’entendais me répéter cette phrase, et moi je secouais la tête et je ne lui obéissais pas, bien au contraire resserrais mon étreinte autour des épaules de ma mère
Maman !
Laisse ta mère tranquille
Maman !
Et comme il n’y avait pas de mots pour lui dire de prendre ma place et de faire avec ses bras ce que je faisais avec les miens, je me contentais de demeurer dans cette étreinte et de regarder par la fenêtre le jardin noyé de pluie, le ciel sans échappée et le toit d‘autres maisons où je savais que des enfants s’amusaient avec leurs jouets, tendaient leur front à des parents qui s’empressaient de les couvrir de baisers. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi on me privait de ces jeux et de ces tendresses, pourquoi on me condamnait à trembler et à pleurer jusqu’à ce que le sommeil voulût bien me soustraire à l’injustice de ce monde, dans mon lit d’enfant seul où les draps étaient bleus
Relève-toi, je ne t’ai pas fait bien mal

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shousounshousoun   02 octobre 2014
J’ai douze ans et quelques heures. Je viens d’enfoncer le poing dans la crème Chantilly d’un gâteau d’anniversaire. A présent, la voiture de ma mère s’éloigne, et je demeure sous le tilleul à tenter de comprendre ce qui n’est pas compréhensible. C’est un soir d’août, roussi de chaleur, qui donne envie de pleurer. p. 13
Commenter  J’apprécie          60
FleitourFleitour   13 octobre 2015
Dans ce jour qui veut naître, dont la cime chenue des arbres capte déjà la lueur, mes jambes de sauterelle pédalent sans retenue.
Peu me chaut la banquise cristalline de l'aube qu'il faut fendre de la tête et des épaules, les yeux à vif et les joues mordues jusqu'au sang.
P25
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