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ISBN : 2874492329
Éditeur : Les Impressions nouvelles (30/11/-1)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Le Musée des Beaux-Arts de Liège (BAL), en Belgique, possède une collection de planches originales de bande dessinée recelant quelques trésors exceptionnels. Les signatures les plus exemplaires de l’âge d’or de la bande dessinée belge s’y côtoient : Hergé, Jacobs, Franquin, Morris, Peyo, Tillieux, Will, Macherot, Martin, Hermann, Comès, Graton, Sirius et bien d’autres encore. Des noms qui font rêver.

Le livre retrace d’abord la genèse de la collection... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Colibrille
  21 janvier 2015
La très belle couverture de cet album nous plonge immédiatement dans le vif du sujet, à savoir, la bande dessinée belge ! On reconnaît sur cette couverture quelques uns des classiques qui ont construit l'histoire de la BD belge et qui sont encore la source d'inspiration de bien des auteurs : La marque jaune, le silence, Les tuniques bleues, les Dalton, les Schtroumpfs...
Cet ouvrage, à mi-chemin, entre catalogue d'exposition, histoire et critique, propose une approche originale de la BD belge. A travers la reproduction partielle de la magnifique collection de planches originales du musée des Beaux-Arts de Liège, divers auteurs prennent la parole pour nous parler de la naissance de la bande dessinée belge et ses figures emblématiques.
Qui dit "naissance de la BD" dit bien évidemment "journaux". Car c'est d'abord dans la presse que la bande dessinée acquiert ses lettres noblesses. Les auteurs évoquent bien évidemment le Journal de Tintin (dirigé par Hergé) et le Journal de Spirou (dirigé par Jijé), les deux premiers magazines qui ont contribué à l'essor de la bande dessinée belge. Entre ces deux journaux, c'est moins une concurrence commerciale qui s'installe plutôt qu'une concurrence esthétique. Hergé et Jijé s'entourent chacun de jeunes auteurs prometteurs partageant la même esthétique, la même vision de la BD qu'eux. Ainsi s'affirment deux écoles : l'école de Bruxelles, avec Hergé pour figure de proue, et l'école de Marcinelle, menée par Jijé.
Il n'y a pas de doute, la bande dessinée est un art. de nos jours, tout le monde (ou presque... il y a toujours d'irréductibles imbéciles) s'accorde sur ce point. Pourtant, cela n'a pas toujours été le cas. Il a fallu vaincre bien des préjugés avant qu'elle soit reconnue comme un art à part entière. Cette partie de l'album, interrogeant la notion d'Art de la bande dessinée, est captivante car elle nous replonge vraiment dans le contexte historique de l'époque et nous rappelle que la BD était alors loin d'être perçue positivement.
Un des nombreux autres points positifs de cet album est qu'il aborde l'aspect commercial de la bande dessinée, et plus particulièrement la valeur financière que les originaux ont acquis au fils des ans. Au tout début de l'histoire de la BD, des planches originales pouvaient s'acheter pour quelques dizaines d'euros. Si, si, je vous assure ! Jijé lui-même vendait ses planches une cinquantaine d'euros. Désormais, il faut plutôt compter des centaines d'euros (sans parler des oeuvres d'auteurs devenus célébrissimes où les chiffres peuvent s'envoler jusqu'au million...)
La dernière partie de l'ouvrage est sans conteste ma préférée. Cette partie, intitulée "Des auteurs d'aujourd'hui lisent des auteurs d'hier", propose de découvrir une planche originale et l'analyse qu'en fait un auteur contemporain. L'exercice est des plus stimulants. A la vue des planches, les auteurs nous livrent leur analyse et expriment leur émotion face à des planches qu'ils considèrent comme exemplaires. On se rend alors compte que, bien trop souvent, nous lisons les planches en oubliant de les regarder ! La composition d'une planche est tout aussi essentielle que le texte qui s'inscrit dans les bulles. Si le texte est juste mais que la composition (choix des plans - large, moyen, gros plan, plongée - taille des cases, nombre de cases etc.) ne l'est pas, la magie n'opèrera pas. Désormais, je prêterai plus d'attention à cette composition des planches qui rend le récit vivant.
Merci à Babelio et aux éditions Impressions Nouvelles de m'avoir permis de lire ce passionnant ouvrage. Je le recommande à tous les passionnés de bande dessinée mais aussi à ceux qui aimerait découvrir ou redécouvrir l'histoire de cet art populaire.
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carnetdelecture
  04 février 2015
Grâce à cet ouvrage, Thierry Bellefroid partage sa passion pour la bande dessinée à travers la découverte des planches originales conservées au Musée des Beaux-Arts de la Ville de Liège (Belgique), dont le Fonds a été créé dans les années 1970.
J'y ai découvert que la paternité de la bande dessinée européenne était attribuée à Hergé, qui est l'un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles. Ainsi, son personnage de Tintin apparaît pour la première fois dans un supplément pour enfants en 1929, suivi l'année suivante par la publication de l'album Tintin chez les Soviets, en noir et blanc. Contrairement à ce qui se fait actuellement, les planches étaient tout d'abord publiées dans des magazines spécialisés pour ensuite être éditées sous la forme d'albums. Ce n'est que dans les années 1970 que la bande dessinée a été envisagée comme un moyen d'expression à destination des adultes.
Pour moi qui n'ai pas une culture BD très développée, ce livre a été l'occasion d'en apprendre plus sur la bande dessinée belge, ses acteurs importants, les techniques utilisées par les dessinateurs et l'évolution de cet art. Intéressée par la culture au sens large, j'ai aussi apprécié toute la réflexion sur la bande dessinée comme objet d'art et, donc, de spéculation financière.
Un dialogue entre passé et présent, parsemé de nombreuses planches colorées ou noir et blanc, qui permet de (re)découvrir la bande dessinée belge sous un angle historique intéressant.
Lien : http://carnetdelecture.skyne..
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critiques presse (2)
ActuaBD   13 janvier 2015
Que vous soyez intéressé par le regard d’auteurs contemporains sur leurs aînés, par des analyses de l’histoire, de la marchandisation ou de l’exposition de la bande dessinée, ou que vous souhaitiez simplement contempler posément des originaux splendides, cet ouvrage est fait pour vous !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   09 janvier 2015
Superbement réalisé (papier et impression de qualité), L'âge d'or de la bande dessinée belge devrait séduire les aficionados du phylactère et, qui sait, provoquer des vocations au-delà du cercle des bédéphiles avertis.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   29 janvier 2015
On dit qu'Hergé aurait qualifié un jour le dessin de Franquin d'« un peu vulgaire ». Ce n'est peut-être pas faux, et même compréhensible. Lui qui définissait son héros par son contour, d'une ligne « claire », pure et idéale, comme un géographe trace les frontières d'un pays et signifie peut être ainsi que toute incursion étrangère s'apparenterait à une guerre, comment s'étonner de cette résistance instinctive face à l'extraversion de conflits intérieurs ? De ces deux géants du 9e art qui s'opposent, on retiendra que le génie de l'un éblouit souvent au point d'aveugler celui de l'autre, comme le Soleil chasse la Lune, et réciproquement.

2389 – [p. 69] Bernard Hislaire
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JcequejelisJcequejelis   12 février 2015
Le vocable « 9e Art » pour désigner la bande dessinée n'est pas une nouveauté. Une étude du « Collectionneur de bande dessinée » a montré qu'il avait été forgé par le critique de cinéma Claude Beylie qui aurait utilisé ce concept dans « Lettres et Médecins, supplément littéraire de la Vie médicale », de janvier à septembre 1964, soit trois mois avant Morris et Van Keer. L'ont-ils lu ? C'est possible. Mais il est clair en revanche que la rubrique de « Spirou » scelle définitivement l'usage des mots « 9e Art » pour désigner la bande dessinée.

2411 – [p. 26] Didier Pasamonik
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JcequejelisJcequejelis   12 février 2015
La première biographie consacrée à un auteur d'histoires en image a été consacrée à François Georgin (1801-1863), ce dessinateur d'images d’Épinal qui célébra l'épopée napoléonienne. Publié sous Vichy, cet opuscule figure dans une collection d' « artisans célèbres » … Georgin dont l'oncle combattit à Austerlitz signa ses bois très tôt, fait rare dans ce métier où les graphistes sont souvent anonymes. On remarqua sont style : « Georgin savait trouver le trait juste pour exprimer les sentiments des masses et c'est pour cela qu'il les conquit » écrit son biographe (René Cercler). On le collectionna comme on collectionnait Granville ou Gustave Doré.

2410 – [p. 23] Dider Pasamonik
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JcequejelisJcequejelis   29 janvier 2015
Gaston (Lagaffe) est l'opposé de Tintin. L'un est un anti-héros « sans-emploi », rebelle, paresseux et irresponsable. L'autre, le modèle du héros au cœur noble (politiquement correct, dirait-on aujourd'hui), un reporter qui parcourt les pays, dont la psychologie est proche de l'abstraction intellectuelle pour être le témoin « transparent » du monde, celui de son créateur, Gaston, lui, ne sort pas de son bureau (ou presque) mais veut réinventer son monde, se heurtant inévitablement à ses frontières.

2388 – [p. 64] Bernard Hislaire
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ColibrilleColibrille   21 janvier 2015
Hergé l'a tout de suite compris : la presse est éphémère, le livre est facteur de pérennité. Si la presse sera toujours un support d'information e de communication du travail en cours, le résultat final est pensé comme une entité : cet album que le lecteur rangera un jour dans sa bibliothèque, à côté des romans.
C'est en cela qu'Hergé se révèle le premier auteur majeur de la BD européenne. Consciemment, livre après livre, il bâtit une œuvre.
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