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EAN : 9782010204920
214 pages
Éditeur : Hachette Littératures (31/05/2000)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Les enfants de la bande à Gaby ne sont pas riches. Pourtant, ils possèdent un trésor inestimable : un vieux cheval à roulettes qui leur permet de dévaler la rue dans de grands éclats de rire. Mais un trésor attire forcément des voleurs. Et les enfants sont entraînés dans la plus cocasse des aventures. Le langage familier que l'on a parfois reproché à son époque à Paul Berna, est inséparable de ce récit vivant, concret, évocateur comme un film.

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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  09 juin 2015
La bande à Gaby a l'habitude de descendre la rue des Petits-Pauvres à fond la caisse sur un affreux cheval à roulettes tout bringuebalant: il est moche comme tout et sans tête, (elle n'a jamais tenu le choc)..mais c'est leur cheval à eux : avec lui, ils sont devenus la terreur des chiffonniers et des ramasseurs de bouteille de cette banlieue sinistre..Et puis un jour c'est le drame: on leur vole le cheval! Pourquoi? aurait-il donc de la valeur? La bande se met sur la trace de ces voleurs d'enfants pauvres: ils vont trouver à qui parler!
Un vieux livre toujours jeune qui a littéralement enchanté mon enfance: je l'ai lu à mon tour à mes enfants, fait lire à mes (jeunes) élèves, puis lu à mes petits-enfants: ce cheval sans tête est inoxydable! Il passe avec brio les époques, fait rire et trembler. Une fois qu'un enfant a lu les premières pages, il ne peut plus le lâcher: un livre plein de gouaille et de tendresse, avec des dialogues de titi parisien tout ce qu'il y a de savoureux.
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paulmaugendre
  03 juillet 2019
Peut-être avez-vous déjà lu des romans de Paul Berna sans le savoir. En effet Jean Sabran, son véritable patronyme, écrivait des romans noirs pour les adultes sous le pseudonyme de Paul Gerrard.
A Louvigny-Triage, les gamins qui composent la bande à Gaby s'amusent à dévaler la rue des Petits-Pauvres jusqu'au chemin de la Vache-Noire à une allure frisant celle de Formules-1 en réduction en enfourchant le cheval-sans-tête de Fernand. C'est le père d'icelui qui a troqué ce tricycle à corps de cheval à un chiffonnier contre trois paquets de tabac gris. Vous dire que ce tricycle n'est pas de première jeunesse est une évidence mais même sans tête ce jouet occupe de longues après-midi pour des gamins qui n'ont pas douze ans.
Outre Gaby, le chef de bande, et Fernand l'heureux propriétaire, enfourchent à tour de rôle les trois filles, Marion dite la fille aux chiens, Mélie et Berthe, ainsi que Tatave, Zidore, le petit Bonbon, Juan-l'Espagnol et Criquet Lariqué le négro du faubourg-Bacchus, avec cet engin descendant la pente à fond les gamelles. Parfois il y a de petits incidents de parcours, car il faut freiner avec les pieds, mais cela n'empêche pas les gamins d'enfourcher sans peur et sans reproche le tricycle diabolique.
A quelques jours de Noël, soit un an après avoir été mis au pied du sapin chez Fernand, et alors que l'espérance de vie n'avait été calculée que pour trois mois environ, le cheval-sans-tête roule toujours. Et apparemment ce jouet intéresse des adultes qui ont largement dépassé l'âge de ce genre de divertissement.
D'abord, Roublot, le camelot qui vend sur le marché tous les jeudis des articles ménagers, qui semble inquiet lorsque l'inspecteur Sinet se met à courir après un individu. Ensuite deux personnages à l'aspect rébarbatif, Pépé et Pas-Beau, proposent aux enfants d'acheter leur cheval sur roues pour une somme astronomique. Ce cheval-sans-tête, c'est leur joie de vivre et l'argent ne le remplacera jamais. Et puis de toute façon, un accident est vite arrivé et lors d'une descente, le tricycle est démantibulé, la fourche cassée. Il n'y a plus qu'à le réparer, si cela est possible.
Et c'est possible, grâce à un collègue du père de Fernand qui effectue les soudures adéquates et comme le chiffonnier a retrouvé dans son bric-à-brac la tête équine, elle devrait pouvoir être réajustée sur le corps qui entre temps a été nettoyé, vidé des objets qui n'avaient rien à y faire dedans. Dont une clé qui va servir à Gaby, Fernand et leurs amis. Aussitôt retrouvé en bonne santé, aussitôt disparu. Quatre individus volent l'animal, l'emportant à bord d'une fourgonnette. Et les amis reconnaissent les deux gredins qui les avaient abordés.
Pendant ce temps, au commissariat de Louvigny-triage, l'inspecteur Sinet et son collègue Lamy se désolent. Ils n'ont jamais rien à se mettre sous les dents, alors que leurs collègues de la police judiciaire doivent s'occuper de multiples affaires, dont le vol d'argent dans le Paris-Vintimille. de l'argent convoyé dans le wagon réservé à la Poste pour le tri du courrier. C'est à ce moment qu'ils sont dérangés dans leurs réflexions par une bande de gamins désirant porter plainte contre un vol. Celui du cheval-sans-tête !

Le cheval-sans-tête ravivera les souvenirs des plus âgés, comme moi, je n'ai pas peur de l'avouer, le temps où les gamins s'amusaient avec pas grand-chose et qu'un jouet, même à moitié cassé satisfaisait à leur bonheur.
Louvigny-Triage, qui est situé non loin de Villeneuve-Saint-Georges, porte encore les stigmates de la dernière guerre. Les habitants sont pour la plupart des cheminots, travaillant aux ateliers et sur les voies. Ils ne sont pas riches, mais dignes. Des fabriques sont abandonnées, et ne restent plus que des carcasses d'usines.
Ainsi celle dans laquelle la bande à Gaby va trouver refuge. N'ayant plus leur cheval-sans-tête, ils s'infiltrent grâce à la clé découverte dans le corps de l'animal factice. Ils font cuire des pommes de terre dans la braise. Un mets délicieux. Et ils découvrent que cette ancienne usine était une fabrique de cotillons, de masques, de serpentins destinés aux fêtes de villages et familiales.
L'accent est porté, outre le décor d'un village de la banlieue parisienne quelque peu déshéritée, sur la solidarité sans faille entre les gamins qui pensent à s'amuser sans dégrader. Quant à Marion, la fille aux chiens, elle mérite son surnom car elle recueille les canidés malades, blessés, perdus. Elle les soigne, les nourrit, les cajôle et leur trouve un maître qui saura les aimer et les adopter. D'ailleurs, lorsque le récit débute, elle en a douze chez elle, et ses parents sont d'accord pour entretenir cette meute. Mais elle reçoit quelque pitance de la part des bonnes âmes. Et lorsqu'elle a besoin de renfort dans des moments critiques, comme cela va arriver dans la confrontation avec les individus malfaisants, elle siffle en mettant deux doigts dans la bouche et ses anciens protégés rappliquent aussitôt.
Ce roman qui date de 1955 reconstitue une époque révolue qui possédait son charme, est devenu un classique de la littérature enfantine et très souvent réédité.


Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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jsgandalf
  21 mai 2012
C'est un vieux livre qui trainait dans ma bibliothèque de mon enfance. Je l'ai prêté a ma fille, grosse lectrice, qui l'a dévoré. En en parlant avec elle, elle dit avoir aimé le suspense haletant de cette petite enquête. Qui veut le trésor de ses gamins de la rue, ce vilain cheval sans tête à roulettes ? Et pourquoi ?
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lieutenant_X
  06 juillet 2018
Qu'il est bon de replonger dans une enfance turbulente, dans un chahut brouillon des amusement innocents. Les enfants jouent jusqu'au jour où ils prennent pleinement conscience du monde des adultes. Ce jour là, ils perdent leur innocence.
Ce livre est le récit d'une bande de gamins qui découvrent le monde des grands de la pire des manières : en y étant jetés de force. le cheval sans tête, fierté de la bande à Gaby et moteur de leur amusement leur est volé sans raison apparente. Pourquoi ?
Ce livre m'as beaucoup plus. Peut-être parce qu'il raconte une époque que j'aurais bien aimé connaitre, une époque durant laquelle la vie était plus simple. Peut-être aussi parce que ce livre raconte une histoire pouvant être vécu par tous les enfants que nous sommes ou que nous avons été.
[Je vous conseil la lecture de ce livre] à petits et grands dès huit ans. Pour les plus anciens, cela pourrait réveiller la nostalgie qui sommeille en vous.
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Liver
  20 octobre 2013
Un joli souvenir de lecture enfantine, relu récemment, car retombé dans mes mains. Un roman qui, certes, date un peu mais le suspense est remarquable et donne toujours autant envie d'aller jusqu'au bout. Expérience tentée, il retient encore l'attention des jeunes lecteurs qui maîtrisent bien la lecture.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
FontenellaFontenella   03 mars 2019
- Soit entre les mains de Fernand et de son père, soit dans l’atelier de M. Rossi ! acheva Gaby d’un ton catégorique. Personne d’autre n’a pu y toucher… » […]

- Rien d’autre ?

- Si ! Papa a pris le cheval par les deux pattes arrière et l’a vidé sur le dallage du vestibule ; il avait le ventre plein comme un oeuf. Papa ne voulait pas l’apporter à M. Rossi dans cet état-là.

- Nous y voilà ! s’écria Gaby en sautant sur ses pieds. Qu’y avait-il dans le cheval ? […]

- Un bout de chaîne à vache, un crochet, deux boîtes de sardines, une tringle à rideaux, un
réveil-matin, une branche de tenaille, une timbale, une vieille clef…
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rkhettaouirkhettaoui   14 octobre 2017
Le vieux Blache triait des nippes au fond de sa baraque, à la lueur d’une lampe à pétrole. Hiver comme été, le pauvre homme portait sur le dos deux pardessus en loques enfilés l’un sur l’autre, un chapeau ecclésiastique de couleur verdâtre enfoncé jusqu’aux oreilles, et sous le nez une curieuse barbe rousse et noire, en forme de hérisson, qu’il arrondissait tous les quinze jours à coups de ciseaux. Malgré sa saleté repoussante, il était brave homme et bien causant.
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lehibooklehibook   17 juillet 2019
Pas Beau ,le grand , avait une sale tête de renard , dit-elle simplement. Pépé ,le plus petit une sale tête de bouledogue.Je ne blague pas :les gens ressemblent toujours plus ou moins à des animaux.
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rkhettaouirkhettaoui   14 octobre 2017
Il y a des choses qu’on ne peut pas vendre... Ces bouteilles appartiennent à tout le monde. Si j’ai mis le nez dessus, cela ne veut pas dire qu’on peut en disposer n’importe comment. À quoi ça ressemblerait-il de bazarder au vieux toutes les bouteilles ! Nous sommes des petits pauvres, je veux bien, mais pas des enfants de margoulins…
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rkhettaouirkhettaoui   14 octobre 2017
Ce sont des petites choses qu’on remarque, comme cela, par hasard, sans y attacher trop d’importance.
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