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Note moyenne 3.63 /5 (sur 2677 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Newark, New Jersey , le 18/03/1945
Biographie :

Susie Morgenstern, de son nom de jeune fille Hoch, est une auteure et illustratrice jeunesse.

Elle fait ses études à la Rutgers University, puis à Jérusalem à l'Hebrew University et enfin à Nice, à la faculté de lettres où elle fait sa thèse de doctorat en littérature comparée sur "Les fantasmes chez l'écrivain juif contemporain."

Elle rencontre un mathématicien et chercheur Français (Jacques Morgenstern, aujourd'hui décédé) et a deux filles : Aliyah et Mayah. A partir de ce moment là, elle cesse de jouer professionnellement de la contrebasse dans des registres de jazz et de classique.

Grâce à ses enfants, elle commence sa carrière en tant qu'auteure et illustratrice pour la jeunesse.

Elle a également enseigné l'anglais à l'Université de Nice.

Susie Morgenstern a reçu de nombreux prix pour ses livres: le Grand prix du livre pour la jeunesse pour "C'est pas juste !", le prix loisirs jeunes lecteurs pour "Un anniversaire en pomme de terre," le prix 1000 jeunes lecteurs pour "Oùkélé la télé" et "les deux moitiés de l'amitié." "Lettres d'amour de 0 à 10" , "Joker," "Privée de bonbecs," "L’orpheline dans un arbre" ont également été primés.

Elle est devenue Chevalier de la Légion d'Honneur en mars 2016.

site officiel : http://susiemorgenstern.com/
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Entretien avec Susie Morgenstern à propos de son ouvrage Le grand roman de ma petite vie :


14/05/2016

Cet ouvrage met en scène Bonnie Bonnet, une jeune fille de 13 ans qui se pose beaucoup de questions. Bonnie est une jeune fille comme toutes les autres: elle est très complexée. Comment est né ce personnage ?



Je me suis levée un jour et comme tous les jours, je me suis demandée si je me lave ou pas les cheveux. Ainsi est née Bonnie qui a du mal à prendre les décisions. Comme moi !



Bonnie vit avec sa mère et sa grand-mère, toutes deux malheureuses en amour. Au fil du roman, vous soulevez à plusieurs reprises la thématique du divorce et de son acceptation par les femmes. Cette question est-elle à l’origine de ce roman ?



Non, pas vraiment. J’avais besoin du divorce et du veuvage pour créer un monde où les femmes vivent ensemble en parfaite harmonie.



Si Bonnie grandit dans un univers relativement féministe, l’êtes-vous ?



Bien sûr je suis féministe ! Mais je n’aime rien autant que l’amour et la vie en couple.



D’ailleurs, les adultes paraissent presque moins adultes que les enfants dans votre roman. Ce constat était-il volontaire ?



Je pense depuis un long moment que nos enfants sont plus intelligents que nous et j’ai grand confiance en eux.



Si il traite de thématiques parfois difficiles, votre roman est écrit sur un ton léger et drôle. Un roman jeunesse doit-il toujours être amusant selon vous ?



Mes romans sont obligatoirement drôles. Je veux donner aux jeunes l’idée que, malgré tout, la vie est belle. Je voudrais qu’ils prennent les drames avec légèreté et distance. Mais chacun selon son idée. Je ne veux pas bannir les romans plus sombres, mais je n’ai pas envie de les donner à mes petits-enfants.



Dans votre roman, les jeunes sont confrontés à la question suivante “que feriez-vous si vous deviez mourir demain?” Votre réponse serait-elle celle de Bonnie ?



YES ! Surtout de manger des litres de Ben and Jerry toute la journée. Mes propres réponses sont toujours celles de mes héroïnes. J’ai même pleuré en écrivant ça.



Bonnie fait la rencontre d’un riche mécène qui cherche à valoriser l’écriture auprès des jeunes. Est-ce là une cause qui vous tient à coeur ? Pensez-vous que les jeunes lisent de moins en moins ?



Je voudrais lancer les jeunes dans l’écriture. C’est pour cette raison que j’ai écrit L`agenda de l`apprenti écrivain . J’ai aussi écrit un plaidoyer pour la lecture, pas encore au point. Pour moi c’est essentiel. Je pense que oui, les jeunes lisent de moins en moins, ou bien ils lisent beaucoup leurs téléphones. Mais nos livres se vendent bien quand même. Alors qui les achète ?



Comment s’est déroulé le travail avec l’illustratrice ?



Ca fait des années que j’envoie des textes à Albertine qui est une de mes illustratrices préférées. Elle n’a jamais accepté avant de lire Le grand roman de ma petite vie. Quand je l’ai fini, quand c’était corrigé, elle a fait sa moitié du travail. Un jour elle m’a envoyée ses dessins et c’était un grand bonheur pour moi.



Susie Morgensterne et ses lectures :



Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?



J’ai écrit avant de savoir lire. Avant de savoir écrire je faisais des pages et des pages de boucles en faisant semblant d’écrire. J’étais écrivain, je suis née comme ça, pas besoin d’un livre. Mais Jo dans Les Quatre Filles du docteur March était importante pour moi. Elle était écrivain et m’a inspirée.



Quel est l’auteur qui aurait pu vous donner envie d’arrêter d’écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?



Est-ce que vous voulez dire que la lecture d’un auteur inégalable me décourage ? Commençons par William Shakespeare !



Quelle est votre première grande découverte littéraire ?



L`Attrape-Coeurs était un grand moment pour moi pendant mon adolescence.



Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?



Le Journal d`Anne Frank. Et la Bible.



Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?



Marcel Proust (c’est fait !) Victor Hugo (c’est devant moi) et tout le 19eme siècle français.



Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?



Toute l’œuvre de Grace Paley.



Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?



Le Grand Meaulnes



Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?



De la pub : JUST DO IT !



Et en ce moment que lisez-vous ?



L`éducation sentimentale. de Gustave Flaubert. (J’essaie de rattraper mon retard.)



Entretien réalisé par Marie-Delphine
Découvrez Le grand roman de ma petite vie de Susie Morgenstern aux éditions La martinière Jeunesse :



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Figure légendaire de la littérature jeunesse, Susie Morgenstern nous parle de sa relation au livre de poche. Retrouver l'article https://www.actualitte.com/t/fYnxtKNQ Retrouver le dossier : Lire en poche 2019 : à Gradignan, ?Cultiver la liberté? https://www.actualitte.com/t/hCJeLdON
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Citations et extraits (497) Voir plus Ajouter une citation
Ziliz   25 décembre 2011
Lettres d'amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern
Son absence était une immense présence (...), comme un trou qu'on contourne pour ne pas y tomber, mais on pense tant au trou qu'on y tombe quand même. Il avait mille choses à lui dire et mille autres choses et gestes d'elle lui manquaient. C'est ça un trou, un manque infini. (p. 151-152)
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Ziliz   25 décembre 2011
Lettres d'amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern
On ne peut pas aimer tout le monde. On a déjà de la chance d'aimer ceux qu'on aime. (p. 184)
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Susie Morgenstern
Cancie   01 avril 2020
Susie Morgenstern
Nice, le 31 mars 2020

Chers Yona, Noam, Emma et Sacha,

Vous le savez déjà : je ne suis pas une fée du ménage. Je suis disciplinée pour certaines choses et pas pour d’autres. Mais, je voudrais profiter de cette période de confinement à Nice pour faire le grand nettoyage de printemps sachant que je ne suis pas douée.

Je vais vraiment m’appliquer. D’abord, j’écris quelques lignes pour me donner du courage et puis promis, j’y vais. Et oui, je préfère écrire une histoire que de faire le tri dans mes affaires. Me voilà prête. J’ouvre un tiroir, la boîte de Pandore, une jungle de machins et de trucs que la consommation frénétique de ma jeunesse a fait s’accumuler. Je regarde, consternée, mais je ne touche à rien ! Est-ce que j’ai vraiment besoin de quatre louches, trois couteaux à pain, six paires de ciseaux, cinq agrafeuses et des collections infinies de pacotille ?

Je ne referme pas le tiroir, mais je m’enfuis devant mon écran. Tout sauf ça. La mauvaise conscience me pousse à y retourner et à contempler la scène du crime. Je garde tout, au cas où l’un de vous en aurait besoin le jour où vous vous installerez en ménage. (Il y a une louche pour chacun d’entre vous !)

Je prépare mon déjeuner.

Le tiroir me nargue. Après la sieste, peut-être …

Au lit, je ne me permets pas plus de cinq pages de relecture de Virginia Woolf « Une chambre à soi ». Au compte gouttes pour savourer. Et comme chaque fois que je lis un chef d’œuvre, j’espère que vous le lirez aussi. Que vous lirez tout court !

Je retourne au travail. Je parcours mes messages. On me demande un article. Autant commencer tout de suite. Mais le tiroir est ouvert comme la bouche béante d’un monstre. Je remarque un chocolat qui aurait pu être là depuis l’antiquité.

Je le mange. Et puis d’un coup décisif et déterminé, je vide le tiroir pour former une montagne sur la table de la salle à manger. Il y a un vieux cahier et des stylos. Je m’assois pour les essayer et je retrouve le plaisir d’écrire sur du papier. Je pense à tous mes manuscrits écrits à la main avec nostalgie.

Mes yeux tombent sur un paquet de ballons de toutes les couleurs, un stock suffisant pour une future fête gigantesque. J’en gonfle un. Puis, un à un, je les gonfle tous. C’est un effort considérable, mais je ne peux pas m’arrêter. Les ballons remplissent la maison de légèreté, d’espoir, de folie. Un à un je les envoie par la fenêtre, mon message de gratitude et d’admiration au personnel soignant. Je les connais bien après ma longue maladie, ces anges sur terre, nos héros. Chaque ballon dit « I love you ! »

Comme les ballons sont appropriés ! Aujourd’hui c’est mon anniversaire: j’ai 75 ans ! Happy birthday to me !

Mes ballons expédiés, je fixe le contenu du tiroir, je fais les cent pas et d’un geste définitif et concluant, je remets toute la pagaille à sa place. Dans un mois peut-être ?-

Entre temps, ne serait-il pas urgent et important de vider le tiroir du bric à brac qui se trouve dans ma tête ?

Mes chéris, savez-vous combien je vous aime ?



Votre Bubie, Susie Morgenstern
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Ptitgateau   10 février 2019
Carnet de l'apprenti écrivain de Susie Morgenstern
Écrire, c’est comme vivre,

Ça vous tombe dessus

Comme un coup de foudre.



C’est ce qui m’est arrivé quand j’étais petite. J’ai tout de suite aimé le crayon, le papier, les cahiers, le papier à lettres. À la folie ! J’y voyais un pouvoir magique : je pouvais coincer dans mes cahiers tout ce que je voyais, tout ce que je ressentais. Je pouvais crier sans émettre un son. je pouvais faire rire une feuille de papier inanimée. Je pouvais raconter les pires secrets sans les révéler à qui que ce soit. Je pouvais me tenir compagnie tout en restant seule. Je pouvais aussi pleurer avec des larmes d’encre. Et surtout je pouvais enfin parler, car je vivais dans une famille très bruyante et la seule façon pour moi de placer un mot, c’était de l’écrire. Et puis j’étais Dieu ! Je pouvais faire disparaître mes ennemis et créer un monde idéal. Oui je détenais un vrai pouvoir magique !
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claireo   12 janvier 2018
Espionnage intime de Susie Morgenstern
Sa mère a honte de fumer. elle se cache à la cave, s'isole dans le jardin, s'enferme dans le grenier.
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artemis   20 octobre 2009
Lettres d'amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern
Ils prirent en silence un déjeuner qui ne méritait pas un commentaire. Rien ne vint ébranler les murs qui cachaient cette vie qui n'en était pas une. Les mots n'avaient pas de nageoires au fond de la mer noire des pensées perdues.

(chp 7)
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artemis   20 octobre 2009
Lettres d'amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern
Victoire posa avec fougue un sac de croissants, brioches et pains au chocolat sur la table : "Papa a dévalisé la boulangerie ce matin. On en avait trop. J'en ai chipé quelqu'uns et j'ai décidé de venir les manger chez vous avant d'aller à l'école avec Ernest." Totalement inconsciente de l'effet qu'elle faisait, Victoire poursuivit : "Comment allez-vous ? Avez-vous fait de beaux rêves ? Moi, j'ai rêvé de toi, Ernest. On était grands, amoureux et on allait se marier. Je n'en sais pas plus. Jérémie [un bébé] s'est réveillé en hurlant. Je pense qu'il rêvait de toi aussi."

[...]

Germaine et Précieuse étaient stupéfaites et comme gelées sur leurs sièges. Ernest, qui, lui, tentait d'être bien élevé, prit un croissant dans le sac tendu, l'inspecta comme s'il avait été produit par des extraterrestres, puis, sans regarder les deux gardiennes de sa bonne nutrition, par politesse, il enfonça courageusement l'objet doré et crousillant dans sa bouche, s'attendant à mourir sur-le-champ
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Ziliz   18 septembre 2015
iM@mie de Susie Morgenstern
Martha sait que les enfants n'aiment pas imaginer la sexualité de leurs parents, encore moins celle de leurs grands-parents. Mais quelle sexualité, d'abord ?

- Oui, [je vais avoir la visite de] l'homme idéal, mon Sam, comme toi. Mais qui en plus aime lire.

- C'est quoi, l'homme idéal ?

- A vrai dire, il n'existe pas. Il faudrait parler de « l'homme parfait pour moi ». Ce n'est pas un absolu.

- Donc, pour toi, c'était pépé ?

- Je l'aimais mais il avait ses défauts. Il pouvait être dépressif, morose, renfermé, silencieux...

- Mais tu es restée avec lui.

- Il était brillant, drôle, boute-en-train... éblouissant !

- Dr Jekyll et Mr Hyde ?

- Oui. Il y a toujours plusieurs facettes chez tout le monde. Toi non plus, tu n'es pas toujours de bonne humeur, ni moi. Pépé a eu une enfance tragique qui a laissé des traces. Mais quand il entrait dans une pièce, le soleil se levait pour moi.

- Tu ne t'es jamais sentie flouée ?

- Ça m'est arrivé. Je fantasmais sur un mari qui aurait été mi-Fred Astaire entrant dans une pièce en dansant, mi-Einstein, mi-Freud, mi-Moïse...

- Ça fait beaucoup de moitiés, mamie.

- C'est bien le problème ! On ne peut pas tout avoir dans un seul homme.

(p. 161-162)
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QueLire   07 septembre 2015
Chouette ! Je lis tout seul : Pack en 2 volumes : Petites et grandes histoires ; Je lis tout seul de Susie Morgenstern
Il n'existe que 26 lettres dans l'alphabet.

Avec elles, on compose tous les mots,

toutes les phrases, tous les paragraphes,

toutes les pages et tous les livres.

Tu imagines ? C'est fou. C'est magique.



Mais ce n'est pas toujours facile de lire.

Un bébé qui se met sur ses deux jambes

trébuche et tombe, se relève, retombe,

jusqu'au jour où il est sur de lui.



C'est comme ça aussi pour la lecture,

un mot après l'autre, une phrase après

l'autre, comme un pied après l'autre.



Un bébé ne se décourage pas. Il y va !

Toi aussi, fonce pour conquérir ce pouvoir

magique : LIRE.

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Ziliz   16 septembre 2015
iM@mie de Susie Morgenstern
Sam a pris un peu goût à la lecture, car il a découvert que les livres vous emmènent loin de la réalité, ou tout près de la réalité, mais par pages interposées.

(p. 167)
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