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Critiques sur Un hiver à Paris (116)
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rabanne
  19 août 2017
Mon troisième livre de l'auteur.
Je remercie Sabine au passage de ce conseil avisé, que je n'avais pas oublié.

Un roman d'apprentissage (autobiographique, semblerait-il) qui m'a profondément touchée, par les thèmes universels qu'il aborde, notamment sociétaux et psychologiques : l'identité, l'estime de soi, la compétition, l'échec, le traumatisme, la culpabilité, le deuil, la relation filiale, la résilience...

Chercher sa place, à travers les mirages du succès, luttant contre ses peurs, ses préjugés, ses blessures. Trouver sa voie, dans les méandres obscurs de la fin de l'adolescence, la confusion des sentiments (comme c'est vrai !).
S'en sortir vainqueur, grandi, prêt à ne plus renoncer. Voilà le cadeau que "Victor" partage avec nous entre ces pages, entre ces lignes.
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Eve-Yeshe
  02 mars 2015
A son retour de vacances, Victor tombe sur une lettre dans son courrier et
il reconnaît l'écriture. Il s'installe tranquillement pour la lire, alors que l'anxiété, l'émotion s'emparent de lui. La lettre a été envoyée par Patrick Lestaing. Il vient de lire un ouvrage de l'auteur et cela lui a fait penser à son fils Matthieu et au drame qui s'est produit.
Nous sommes au début du XXIe siècle et voilà que Victor bascule trente ans en arrière. C'est le début de l'été, il a réussi son bac brillamment. Il vient d'être admis en hypokhâgne, à Paris, dans le prestigieux lycée D. il quitte alors sa province, ses parents pour se retrouver seul dans la capitale, dans son petit studio.
Les conditions de vie sont dures, il n'a pas beaucoup d'argent, donc mène une vie d'ascète ou presque. Après une année de travail intensif, sans aucune vie sociale, il finit par être reçu douzième, ce qu'il considère comme un coup de chance car il est moins brillant que certains, mais son originalité a séduit quelques professeurs.
La rentrée suivante, il est devenu fréquentable puisqu'il à été reçu, donc les autres le regardent différemment, tel Paul Rialto lui parle, lui accorde un peu d'intérêt et parmi les étudiants de première année, se trouve Matthieu. Il vient lui-aussi de Province et il est victime de la même ségrégation que Victor, on peut même parler d'ostracisme
Ils se croisent, s'abordent timidement, chacun étant aussi réservé que l'autre, partagent leurs cigarettes, les JPS et discutent un peu. Victor décide de l'inviter au restaurant pour son anniversaire, mais il n'aura pas le temps de le lui demander quand survient le drame. Harcelé par un professeur qui le dénigre sans cesse, il quitte le cours en criant « connard », et enjambe la balustrade pour s'écraser aux pieds des escaliers.


Ce que j'en pense :

C'est le premier roman de Jean-Philippe Blondel que je lis, je le connaissais de nom, mais je n'avais pas été tentée jusque là par un de ses livres. Je me suis sentie très proche de Victor (derrière lequel se cache sûrement Jean-Philippe).
Il raconte très bien la dureté des classes préparatoires, le travail acharné, les professeurs exigeants, notamment Mr Clauzet, qui est maltraitant, insultant les élèves, les dévalorisant sans cesse, méprisant leur travail, mais aussi, les notes sévères, la montagne de travail à abattre, la compétition car, en fin de l'année d'hypokhâgne, seuls les douze premiers au concours seront retenus pour passer en deuxième années.
L'amitié n'est pas de règle quand il y a une telle compétition. La solitude occupe une place importante. C'est déjà difficile de quitter sa ville de province pour se retrouver seul dans la capitale, mais quand on côtoie des étudiants brillants certes, mais issus de milieu plus favorisés, ayant pignon sur rue, connaissant les personnes qu'il faut, la lutte est inégale. La différence de niveau social se fait sentir : d'un côté l'élite de la nation, de l'autre le petit provincial.
Il y a des privilégiés, tel Paul Rialto, brillant, bosseur, sélectif en amitié, chacun travaille dans son coin, des castes… En gros, des purs-sangs face à un cheval de labour, ces beaux percherons massifs, qui abattent un travail considérable mais courent moins vite, sont moins affutés.
C'est plus facile quand on vient d'un milieu aisé, la culture générale est présente, on l'absorbe dès le biberon alors qu'un fils d'ouvrier ou de paysan part avec un handicap, il a tout appris tout seul ou presque. Et parfois, cela entraîne de la frustration, voire de la honte.
Donc, j'ai beaucoup aimé ce livre, car l'écriture est plaisante, les phrases sont courtes, parfois presque chirurgicales, les chapitres, courts, aussi qui défilent car on veut en savoir plus. Jean-Philippe Blondel m'a entraînée avec lui dans son histoire, m'identifiant tour à tour avec les différents personnages et j'ai hâte de le relire et de découvrir ses autres romans.
J'ai eu du mal à faire la critique, car tout m'a plu, l'intrigue, les différentes personnalités, et j'ai l'impression de ne pas être très claire, tant les sujets soulevés sont importants. Il est difficile de ne pas révéler trop de choses. Une bonne étude psychosociologique, mais il manque quelque chose pour en faire un coup de coeur.
Note : 8/10

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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marina53
  20 avril 2015
De retour de vacances à Capbreton, Victor, professeur et écrivain, trouve, parmi son courrier, une lettre de Patrick Lestaing. Avec elle, autant de souvenirs qui remontent à la surface, de cet hiver à Paris...
Au lycée de D., l'année d'hypokhâne avait été dure. Pourtant, il avait réussi ses examens et était en deuxième année. Peu habitué aux classes préparatoires, exilé de chez lui et installé pour la cause à Paris, Victor était seul la plupart du temps. Aucun ami, aucune invitation à une quelconque soirée et très peu de contact avec ses parents qu'il voyait à l'occasion. En cette mi-octobre, alors que son anniversaire est dans deux jours, il se décide à inviter à déjeuner au restaurant Mathieu, un des élèves d'hypokhâne avec qui il fumait une cigarette après le déjeuner. Arrivé en retard en cours ce matin-là, il suit celui de Mme Sauge quand tous entendent une porte claquer suivi d'un "connard!". Silence puis un hurlement qui les pétrifie tous. Victor se précipite dans le couloir et aperçoit du haut de la balustrade le corps sans vie de Mathieu...

Victor (ou Jean-Philippe Blondel) replonge dans ses souvenirs. Au cours de cet hiver 1984, restera à jamais à gravé ce geste incompréhensible de Mathieu. Ce suicide, dans l'enceinte du lycée, qui le marquera, ainsi que les autres élèves, se rappelle à lui dès qu'il parcourt la lettre de Patrick Lestaing, le papa de Mathieu. le suicide de Mathieu fera que les élèves auront un autre regard sur Victor. Son année en khâne reste mémorable, évidemment, pour l'homme qu'il est devenu de par ses rencontres et sa vision des choses. Sa rencontre, notamment, avec le papa de Mathieu et Paul Rialto, un élève bourgeois, si sûr de lui. Blondel plante le décor dans ces classes où la compétition est rude parfois et où les professeurs ne sont jamais tendres, voire tyranniques ou humiliants, avec ceux qu'ils considèrent comme les futurs politiciens ou journalistes. Porté par une écriture délicate et traité avec sensibilité et une certaine pudeur, le thème émeut tout autant qu'il laisse un goût amer en bouche.

Passez Un hiver à Paris...
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tynn
  15 avril 2015
Suicide de Mathieu dans une Prépa parisienne, criant une insulte avant une chute...

Un accident malheureux et regrettable qui n'entame en rien (ou si peu) le fonctionnement de l'institution. Ce geste dramatique crée un malentendu, induisant une popularité dans le statut du seul "ami" qu'il avait. Victor, élève provincial jusque là très isolé se retrouve "populaire" au sein d'un microcosme d'élèves parisiens dont il n'avait jusqu'à présent pas les codes. le travail de deuil s'accompagne d'une relation faux père - faux fils avec le père de Mathieu et cette dernière année à Paris va être déterminante pour Victor, dans la prise de conscience de l'avenir qu'il désire.

Sur un fait-divers glaçant de crédibilité, Jean Philippe Blondel, en auteur, narrateur, et acteur dans la fiction, entre dans le cadre, pour raconter, expliquer, créant des scènettes courtes à l'écriture fluide pour développer son propos, s'entourant de personnages denses, attachants dans leur complexité et dans la confusion des sentiments.

Comme souvent dans les livres de l'auteur, les parts d'autobiographie et de fiction se mêlent intimement et on retrouve ici encore son intérêt pour les relations humaines. Il affirme avoir porté ce livre en lui depuis de longues années et entendre encore l'insulte accompagnant le geste.

Et l'air de rien, il dénonce ou s'insurge avec élégance, par le biais de la littérature.
Certains spécimens d'enseignants détestables, l'humiliation, le travail effrayant, les notations lapidaires, la pression des études, de la compétition et de la réussite, la solitude des élèves provinciaux, l'isolement social que le rythme impose, en prévision du sacro-saint Concourt. Les élèves sont "maltraités" pour extirper leur capacité de résistance et soumis à la sélection naturelle: ça passe ou ça casse.

Un court roman percutant, réquisitoire lucide envers un système d'excellence à la française.
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Annette55
  24 juin 2015
Je ne connais pas l'auteur mais j'ai lu d'une traite ce très beau texte sur les relations humaines dans la " jungle" des classes préparatoires ( ayant eu à connaître de prés ce milieu récemment à travers quelqu'un qui m'est très cher)...
Jean - Philippe Blondel dénonce, à l'aide de mots simples et justes la pression des études , la charge de travail effrayante, la solitude abyssale , le dénuement moral de ces éléves provinciaux auréolés du titre de " meilleur " dans leur lycée de province confrontés à l'isolement social que la préparation des concours impose, pas une minute pour s'aérer et souffler. ......Le rythme de travail est infernal,les notes sont trés basses,le découragement et les humiliations emprisonnent comme dans un étau, le mépris affiché et l'attitude de certains enseignants( pas tous) est détestable!
Il faut être trés fort pour ne pas basculer !
Un roman coup de poing, bien écrit, percutant , aux paragraphes courts, prenant, sensible, intelligent, doux amer.....oú l'auteur décrit l'humain avec une grande sensibilité. Sa plume légère et efficace démêle avec talent ces relations humaines complexes et dresse un réquisitoire sans faux semblants, envers le système d'excellence à la française......
Je salue cet écrit, j'ai été happée,interpellée, touchée par cette écriture ,ce récit initiatique qui éveille un intérêt passionné, questionne et interpelle !
Du grand art !
Un auteur que je découvre!
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Bookycooky
  10 mars 2015
"Il y a eu tant de moments plus marquants dans ma vie,de rencontres qui m'ont façonné,des paysages que j'avais du mal à quitter...Il y a tout cela et pourtant,sur une jetée ouvrant sur l'océan de la mémoire,cet hiver-là résiste".Victor alias Jean-Philppe Blondel raconte cet hiver-là,l'hiver 1984-85 passé à Paris en deuxième année de classe préparatoire,cet hiver où deux jours avant son anniversaire,un copain va se suicider.
Dans ce récit,au langage simple mais littéraire,où un zeste d'humour est omniprésent,il nous parle des conséquences de ce suicide sur sa personne.Des conséquences,qui dû à un malentendu va changer son statut d'élève provincial solitaire,du jour au lendemain,et l'entraîner dans des relations avec des personnages assez particuliers,comme Paul Rialto,la star de la khàgne ou Armelle une fille trés prisée de l'hypokhagne,mais surtout avec le pére de la victime.Cette dernière relation assez étrange de faux-pére,faux-fils est au coeur de ce livre.
Avec son cinquième livre que je viens de lire,je crois que je suis devenue une inconditionnelle de Blondel.J'aime la légèreté de sa plume,la douceur de sa prose en relatant les relations humaines,même les plus complexes,j'aime sa capacité à toucher à l'universalité à partir d'une intimité individuelle,j'aime tout court ce qu'il écrit!
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jeunejane
  25 février 2016
Au début du roman, nous faisons connaissance avec Victor, professeur et écrivain. Il revient de vacances et dans son courrier, il trouve une lettre du père d'un de ses anciens copains qui s'était suicidé trente ans auparavant. Nous plongeons avec lui dans ses souvenirs.
Après son bac, Victor arrive à Paris pour effectuer ses deux années préparatoires dans un lycée prestigieux.
Les professeurs sont froids, cassants.
Les autres élèves appartiennent souvent à la société parisienne.
Victor est seul dans ce monde inhumain, mais grâce à un recul, une observation lucide, une étude acharnée, il tient le coup et réussit sa première année.
En deuxième, un camarade de la classe inférieure avec qui il avait commenceé à nouer un lien de sympathie se suicide.
Victor va être tout à fait secoué par cet évènement.
Sa vie étudiante va changer de cap et il va rencontrer quelques fois le père du copain décédé.
Le roman de Jean-Philippe Blondel est très bien exprimé, très bien écrit, sincère et attachant.
Les états d'âme de Victor sont profondément exprimés.
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isabelleisapure
  08 juillet 2015
Victor se souvient de ses 19 ans. Période décisive de sa vie, ce fut l'année de rencontres marquantes, celles de Mathieu, de Pierre, l'année où des vies ont basculé... Alors qu'il rentre de vacances avec sa femme et sa fille, un courrier attend Victor. Cette lettre le plonge trente ans en arrière. Victor se souvient de l'hiver de ses 19 ans à Paris. « Cet hiver-là résiste », ce fut une période charnière de sa vie. Quand il arrive à la capitale pour suivre une classe préparatoire littéraire très sélective, Victor n'a pas les codes sociaux correspondant à l'univers élitiste dans lequel il va évoluer. Il vient de province, ses parents sont modestes et le bon élève de terminale qu'il était est loin d'avoir le bagage culturel de ses pairs. S'il vivra sa première année d'étudiant en solitaire, la seconde sera très différente, marquée par un événement dramatique suivi d'un malentendu qui vont changer complètement sa vie. Jean-Philippe Blondel explore avec beaucoup de sensibilité la complexité des sentiments, et l'acuité de son regard sur les relations humaines nous marque profondément.
Un hiver à Paris est un roman très émouvant qui sonne juste et laisse son empreinte une fois refermé.


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Aela
  11 mars 2015
Un roman partiellement autobiographique qui nous entraîne dans les années 80.
Le héros, Victor est un jeune étudiant provincial issu d'un milieu plutôt modeste. Il arrive à Paris pour suivre les cours dans une classe préparatoire littéraire dans un lycée prestigieux.
Plein d'enthousiasme et d'espérance en un brillant avenir, il doit toutefois déchanter. Certes il n'est pas dans les plus mauvais mais la concurrence est rude et il n'a pas l'aisance de certains jeunes issus des beaux quartiers qui savent manier les codes sociaux et culturels que lui est loin de posséder.
Après une année d'hypokhâgne plutôt rude, le voici parmi les douze sélectionnés et admis en classe de khâgne.
Il va rencontrer un autre jeune provincial qui aura plus de difficultés que lui à résister à la pression des études et aux exigences très fortes des professeurs. Suite à un commentaire particulièrement dévalorisant du redoutable et redouté M. Clauzet, Mathieu, le jeune camarade de Victor, va commettre un geste de désespoir et se suicider en se jetant du haut de l'escalier.
Enquêtes, arrivée du père à Paris pour rencontrer le proviseur et les camarades, la suite de l'année va être mouvementée pour notre jeune héros.
Curieusement la proximité qu'il avait avec la victime va le rendre populaire. le voici presque admis parmi ces jeunes promis à de belles carrières.
Oui mais...tout ne sera pas si simple pour notre jeune héros qui va se poser beaucoup de questions quant à son avenir.
C'est un beau roman mais dont la première partie m'a semblé beaucoup plus convaincante que la deuxième.
Jean-Philippe Blondel évoque à merveille l'atmosphère de stress et de compétition forcenée qui règne dans les classes préparatoires (on sent le vécu!!). La peinture des clivages sociaux est très convaincante et fait même penser à Balzac!
L'amitié que noue le héros avec Paul Rialto, un camarade très brillant et ambigu est très intéressante. Notre héros va quasiment se fondre dans un nouveau milieu social.
Toutefois j'ai été déçue par la deuxième partie du livre.
Les réactions des proches de la victime ne m'ont pas semblé très convaincantes et cette amitié avec le père de la victime m'a semblé peu plausible.
En tout cas c'est un beau témoignage sur une époque (les années 80) et une catégorie sociale. Finalement on éprouve plutôt de la compassion pour ces jeunes "formatés" des beaux quartiers comme le dit lui-même l'auteur.
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michfred
  11 juillet 2019
Comment la mort violente d'un camarade de bagne - j'entends par là les classes préparatoires d'un grand lycée parisien - fait sortir de l'anonymat un jeune provincial, le narrateur, très proche sûrement de l'auteur lui-même.

Comment le suicide d'un garçon qui n'était pas encore un ami, propulse une sorte de Meursault, un Étranger à sa propre vie, aux autres, à lui- même, dans une popularité soudaine qu'il sent illégitime et qui le dote, presque malgré lui, d' une sorte de famille composite, artificielle, pesante et malsaine, le jetant dans toutes sortes de rôles - le pseudo amant, le prétendu petit ami, le faux fils- jusqu'à lui faire trouver ce qu'il est, ce qu'il veut, ce qu'il sait et peut faire.

Ce qui le meut et l'émeut.

Derrière la critique cinglante du système d'élite à la française, une réflexion profonde et très personnelle sur les hasards qui président à la naissance de soi. Et sur les choix de vie parfois si téméraires, si hasardeux, qui décident pourtant de notre avenir.

Troublant.
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