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EAN : 9782760933484
Éditeur : Leméac (Editeur) (01/01/2012)
3.86/5   7 notes
Résumé :
Trente "texticules", autant de petits univers qui en composent un plus grand. L'équilibre y est souvent menacé, mais retrouvé à travers la grâce de l'écriture, les réalités du monde n'ayant jamais raison de la poésie.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
AnneMarcouiller
  23 août 2012
Wow! Je sors de ce livre complètement ébahie par la plume de cet auteur. Il possède l'art de décrire des situations simples de la vie courante de façon tellement imagée qu'on a l'impression d'y être, qu'on a envie d'y être. J'aimerais être l'auteure de ces nouvelles!!! Moi qui n'aime habituellement pas les nouvelles...
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pve735
  20 janvier 2016
Pour moi, ce ne sont pas du tout des nouvelles, ce sont des petites poèmes en prose. C'est magnifique et très bien écrit. Ou alors c'est vraiment une forme extrême de la nouvelle qui donne la prééminence aux situations plutôt qu'aux événements, aux images plutôt qu'aux gestes d'éclat. On ne peut pas à proprement parler de point tournant, d'impact psychologique, de chute.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Lucie16Lucie16   26 juillet 2012
Plusieurs fois, j’ai volé des baisers sur tes lèvres surprises et nous nous demandions en vain si celui-ci était le mille neuf cent cinquante-quatrième ou le deux mille trois cent trente et unième, ils se ressemblent tant, et pourtant chacun est gravé à tout jamais dans la mémoire des pierres, avec sa beauté, sa douceur et sa détresse particulières, même après que l’Homo sapiens aura cessé son règne et que tout ça, toute l’histoire des civilisations, ne sera plus qu’un songe, une improbable mythologie, un souvenir vieux de près d’un million d’années perdu au fond d’une carotte glaciaire.
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VeroniqueGVeroniqueG   23 septembre 2012
Il est facile de changer de vie. Faire le grand saut, remettre les compteurs à zéro. Même pas la peine de changer d'identité ou de recourir au programme de protection des témoins : il suffit de brasser les cartes, de secouer les passions, de prendre quelques risques, et le tour est joué. Le problème, c'est qu'on ne se débarrasse jamais de soi complètement. On traîne derrière cet enfant solitaire, farouche, troué de blessures secrètes, cet enfant qu'on ne peut pas bâillonner et qui revient nous hanter en nous rappelant qui l'on est et pourquoi l'on est devenu ainsi.
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VeroniqueGVeroniqueG   23 septembre 2012
J'ai fait le plein d'oxygène, puis j'ai contemplé au passage les déclinaisons de roses, de mauves et de jaunes dans les plates-bandes, trouvant du réconfort à la pensée que les couleurs s'épanouissent et meurent selon les cycles séculaires, tandis que la ville s'agitait autour de nous, monstrueuse et magnifique, gracieusement offerte, cette ville qu'on secouait le jour avec une énergie éperdue et qui s'animait lascivement le soir pour s'endormir comme une chienne vers les trois ou quatre heures du matin, repue d'elle-même et de son incessant bourdonnement.
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Lucie16Lucie16   26 juillet 2012
Elle apportait toujours avec elle dans son sac à main un épais roman corné qu’elle ouvrait après un moment et dont elle lisait une quarantaine de pages. Dans le volume à lire, il y a le volume à voir, cet univers immatériel activé par la lecture, et c’est pour ça, pour déployer la dimension cachée de l’imaginaire, pour se dessaisir de tous les vacarmes, que son regard planait dans le lointain après certains paragraphes.
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AnneMarcouillerAnneMarcouiller   26 août 2012
Ce trou en dedans ne disparaîtrait donc jamais, la vie s'en échapperait longtemps encore avec un léger sifflement, jusqu'à ce qu'il ne reste plus dans l'enveloppe dégonflée qu'une once d''air de fond de poumons, aussi difficile à extraire de la poitrine que les derniers millilitres de pâte mentholée d'un tube de dentifrice. Et on aurait baeu presser, aplatir, écraser l'emballage enroulé sur lui-même, rien ne viendait, il serait inutile d'insister. Page 36
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