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EAN : 9782311101195
330 pages
Éditeur : Vuibert (17/02/2017)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Si Napoléon conquit le pouvoir grâce à la gloire de son armée, il ne put le garder que par l'habileté de sa police. Confronté à mille complots, l'Empereur confia sa police à Fouché, mais soucieux ne pas se fier à un seul service et à un seul homme, il diversifia ses sources de renseignements. Diviser pour mieux régner, en somme. Police, gendarmerie, préfecture de police de Paris, garde impériale...
l'Empereur est le centre de ces services. C'est vers lui que... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
arcesilas
  21 juin 2017
« L'empire des polices
Comment Napoléon faisait régner l'ordre »
Jacques-Olivier Boudon
La Librairie Vuibert 2017
Quand on évoque la puissance de Napoléon Bonaparte, on parle surtout de sa « Grande Armée » ; on parle de Marengo, d'Austerlitz, d'Eylau, de Wagram, du col de Somossierra, de Borodino. Mais on parle peu de sa police. C'est pourtant sur elle que reposait une large part de son autorité. Non que le régime napoléonien puisse être qualifié de « régime policier » - les succès rencontrés par la politique du Premier Consul, puis empereur, dans la pacification des campagnes, la rénovation des procédures administratives, l'apaisement des rapports entre l'Église et l'État, la refonte des codes de lois, l'amélioration des réseaux de communication, l'établissement de manufactures, le retour à une sécurité personnelle, suffisaient en grande partie à satisfaire l'opinion – mais que, au sein d'une nation accoutumée aux retournements politiques et très apte aux luttes de partis, la présence et l'action d'une force de police efficace était indispensable. Sans compter la chasse aux insoumis et aux déserteurs, puisque l'une des grandes réformes des gouvernements révolutionnaires, puis de l'empire, fut de faire passer les effectifs de l'armée de 200 000 hommes à plus de 700 000 par l'introduction de la conscription. Cet impôt du sang, presque inconnu de l'Ancien Régime, mal accepté par les populations, spécialement dans le sud et dans l'ouest de la France, outre qu'il déclencha l'insurrection vendéenne, alimenta un mécontentement latent et fournit une bonne part de ses occupations aux forces de police du régime.
Ce sont ces forces dont l'ouvrage de Jacques-Olivier Boudon dépeint l'origine, l'instauration, l'organisation, le recrutement et l'action pendant toute la période du Consulat et de l'Empire. A coté de la Police, civile, fut réorganisée la Gendarmerie, corps militaire créé en 1791 (10 000 hommes en 1798), chargé de quadriller le territoire, y compris, par la suite, les nouvelles provinces annexées de Belgique, Hollande, nord de l'Allemagne, Italie et Catalogne. En 1802, ces deux organismes, appelés à collaborer, furent rattachés au ministère de la Justice. Si la Police ne comptait qu'un nombre restreint de commissaires, et devait compter sur la Gendarmerie pour les opérations d'envergure. La douane (27 000 hommes en 1809), quant à elle, sécurisait les frontières, faisait appliquer les taxes à l'importation et luttait contre une armée de quelque 100 000 contrebandiers...
L'ouvrage nous fait découvrir la lutte contre le brigandage, l'action d'un Vidocq contre ses anciens compères du bagne, l'agitation républicaine dans le sein de l'armée, la répression religieuse, la garde des prisonniers de guerre, les deux conspirations du général Malet, le complot de Pichegru et de Moreau, les tentatives d'encadrement de la prostitution, la police aux armées (lutte contre les pillards, réunion des traînards, escorte de prisonniers, ...), la surveillance des Jacobins, ...
En 1813, moment où l'empire français, proche de sa fin, atteignait sa plus grande étendue, la Gendarmerie comptait plus de 30 000 hommes. Ces effectifs assistèrent à l'effondrement militaire de l'empire et durent affronter l'invasion, mais ils réussirent, jusqu'à la fin, à conserver presque intact la structure de l'État. Arcesilas 21.6.2017
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talou61
  24 avril 2017
Ouvrage rédigé par un universitaire (professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne), spécialiste du premier Empire.
Il est bien structuré et présenté comme une thèse, un cours.
Ne vous attendez pas à des biographies détaillées de Fouché ou de Vidocq !
Très bien documenté et descriptif, c'est un ouvrage complet sur l'organisation des services de Police de 1799 à 1815 :
- le ministère de la Police créé en 1796
- la gendarmerie créée en 1791 et réorganisée en 1798
- les préfets et leurs commissaires de police.
La description de certains attentats contre le Consul (dont celui de la "Conspiration des poignards en octobre 1800 et celui de la rue Saint Nicaise le 3 nivôse an IX (24 décembre 1800)).
Le rôle attribué aux différents administrations et leur action sur le terrain (en France et à l'Etranger, dans les états conquis puis pendant les guerres).
Abordable, il doit quand même être réservé aux connaisseurs de la période.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
talou61talou61   24 avril 2017
Mais Pasquier reste surtout, aux yeux de la postérité, le préfet qui a accepté de nommer un ancien forçat, François Vidocq, à la tête de la sûreté parisienne. Le mythe qui s'est développé autour de ce personnage est tel qu'on finit par en oublier que Vidocq a bel et bien existé, avant d'inspirer le personnage de Vautrin dans La Comédie humaine de Balzac ou celui de Jean Valjean dans Les Misérables de Victor Hugo, puis de devenir un héros de la télévision et du cinéma.
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talou61talou61   24 avril 2017
Associer les mots de police et de Napoléon conduit inévitablement à prononcer un nom : Fouché.
L'ancien conventionnel régicide, ministre de la Police à trois reprises de 1799 à 1815, incarne en effet une haute police qui a déjoué complots et conspirations et a contribué à la consolidation du régime, notamment en façonnant l'opinion publique. Mais Fouché n'est en fait qu'un des éléments visible d'un ensemble de services de police que Napoléon a restructurés dans le but évident de les mettre en concurrence afin de mieux les contrôler.
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talou61talou61   03 mai 2017
Dans son numéro de mai 2017, le magazine "L'Histoire" rend compte du livre de Jacques-Olivier Boudon, "L'empire des polices" (Vuibert, 2017)
http://www.lhistoire.fr/livres/polices-imp%C3%A9riales
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Videos de Jacques-Olivier Boudon (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques-Olivier Boudon
Jacques-Olivier Boudon vous présente son ouvrage "Le sexe sous l'Empire : 1799-1815" aux éditions La librairie Vuibert. En partenariat avec le Café Historique.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2367572/jacques-olivier-boudon-le-sexe-sous-l-empire-1799-1815
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