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Critiques sur Souvenirs d'un pas grand-chose (22)
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moravia
  29 août 2014
Que le monde est mal fait ! C'est à l'âge de treize ans que j'aurais dû ouvrir ce livre.
Sacré dépucelage !
J'aurai dit aux copains.
- Eh les mecs ! je viens de me taper "Souvenirs d'un pas grand -chose".
- Oh putain ! tu veux dire le bouquin de cet enfoiré de Hank ?
- Ouais mec ! Et j'ai pris mon pied comme c'est pas possible !
- Dis, Alberto, tu vas me le prêter, dis ?
- Faut voir...elle fait quoi ta soeur ?
J'aurais compris que les frimeurs c'était que du vent. Qu'avec un bon direct au foie ça se dégonflait comme une vieille baudruche.
Que celui qui te refilait un chewing-gum aujourd'hui était peut-être celui qui demain allait te baiser.
J'aurais compris pourquoi ma prof de physique venait en minijupe et s'asseyait sur son bureau face à la classe.
J'aurais surtout pu la regarder droit dans les yeux pour lui faire comprendre que j'appréciais le paysage.
Au lieu de cela je me suis fourvoyé dans les pages d'André, d'Henry, de François et quelques autres qui me parlaient d'un monde idéalisé mais inutile.

Rentrer dans les pages de ce livre c'est faire un slalom dans un champ de mines. Plus question de tricherie, de ronds de jambe. Vous êtes à poil et il faut foncer. Ça passe ou ça casse.
Charles Bukowski ne va pas vous ménager. Rien ne vous sera épargné de son enfance dans une famille déshéritée qui rêve de respectabilité.
Un père violent et abruti, une mère transparente.
Une enfance sans amour et cela ne va pas s'arranger à l'école.
À l'image de notre société celui qui ne rentre pas dans le moule est rapidement rejeté, accompagné de son lot de brimades.
Il a fallu jouer des poings et montrer les dents.
Bukowski s'est senti seul durant ses longues années, abandonné, mais n'a jamais flanché.
Pas question de se vautrer dans l'obscène béatitude du bonheur.
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Hugo
  10 novembre 2014
Papa, maman et BuKo dit Chinaski allemand d'origine tentent la misère américaine des années trente en immigrant dans la pauvreté de Los Angeles avec beaucoup de réussite : pas de travail, pas d'argent, une vie sinistre, et un gosse à nourrir et à battre un peu aussi. Buko était moche, paumé, perdu dans limbes de l'alcool pas cher, et il le savait, après il a écrit des livres marrant sur sa vie de merde… J'aime beaucoup sa plume, son style, il n'écrit pas en victime, il écrit sa vie avec dérision et cynisme…

J'ai adoré ce bouquin...

Moi l'alcool je n'aime pas ça, ça me rappelle trop mon père allongé sur le parquet qui me répétait souvent que maman est une salope, alors je n'ai pas insisté pour me faire gerber le weekend, quand je l'accompagnais dans les cafés prendre une bière ou vin(gt), et un baby pour la route, moi je commandais un Indien « s'il vous plait monsieur »

- Un quoi qu'il me disait le Barman ?
- Un indien avec de l'Orangina et de la Fraise

Alors le Barman y gueulait un indien pour le cowboy et tous les intellos de comptoirs se marraient…

- Il est pas comme son père, il boit pas « ahhh ahhha ahahaha ahhaaa »… qu'il braillait le mien

Ils ont énormément d'humour les poivrots, faut pas croire...

Quand les « ahhh ahhha ahahaha ahhaaa » débarquaient, je savais qu'il en tenait déjà une bonne, bientôt les chattes, les bites, les culs, les nichons feraient leur entrée pour m'expliquer que la branlette c'est bien mais que la baise c'est mieux… « ahhh ahhha ahahaha ahhaaa »

- Putain mais j'ai 11 ans connard…
- Ah ouais déjà, t'es haut comme trois bites à genou, je te croyais plus jeune « ahhh ahhha ahahaha ahhaaa »


Petit j'ai demandé à ma mère ce que faisait mon père comme boulot : « Pilier de comptoir » qu'elle m'a répondu… Ça avait l'air cool, alors moi aussi plus grand j'avais décidé que je serai pilier de quelque chose… après j'ai changé avec ninja, et puis finalement la réalité a anéantie mes rêves de de faire du « Kung fu » en pyjama…

Enfin bref, mes copains n'y comprenaient rien à mes névroses… Par contre le chiite je trouvais que ça avait bon gout donc les potes m'ont gardé dans leur groupe de gros branleur, faut dire qu'ils n'avaient pas des têtes d'enfants de choeur et ils n'écoutaient pas Céline Dion faire des « Newww », des « far » et des « werever your are » sur le « Titanic » coulé trop jeune par un iceberg un peu taquin.

A l'époque j'étais encore plus petit, j'avais une tête de bouffeur d'eucharistie, avec des lunettes trop classe qui mon donnaient un air de premier de la classe… Faillait bien que je me trouve un truc interdit à faire pour être accepter par la bande de bras cassés avec qui je voulais trainer… Coup de chance j'avais la fumette rigolote, et je roulais bien les deux feuilles, j'effritais comme un dieu et je tirais comme un malade, franchement je me suis bien marré, on enchainait les bédos le samedi après midi et le soir tard en écoutant du bon NTM, de très bons souvenirs jusqu'au jour ou…

J'ai gerbé toute ma honte sur un arbre dans un parc public squatté pas des petits bambins trop choupinou qui se foutaient de ma gueule à me voir vider la mienne à coup de spasmes violents qui n'en finissaient pas de me faire pleurer des yeux… et même à 16 piges tu connais la honte et là je n'étais pas très fier de ce « bad trip » qui avait signé l'arrêt définitif de la drogue, complètement écoeuré….

Donc me voilà complètement sobre, jamais d'alcool la fumette en moins, ma vie de gangsta prenait un sérieux coup dans l'aile, mes potes me trouvaient moins marrants d'un coup, moi je les trouvais de plus en plus glauque, ils s'enfonçaient dans la délinquance alors que moi j'en sortais, petit à petit le fossé s'est creusé, et un soir un mec me dit les yeux mi clos entre deux mondes :

« T'es trop chelou comme mec… »

Ce jour là j'avais compris qu'il était temps de passer à autre chose, finalement je ne suis jamais retourné les voir… Aujourd'hui on se croise, certains ont bien tourné, d'autre beaucoup moins, il est resté un noyau dur de cette époque, une vraie bande de potes dont je ne fais plus partie juste parce que j'étais un mec chelou…

La vie des fois c'est chelou quand même

A plus les copains…
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Sophonisba
  20 mars 2013
Dans Souvenirs d'un pas grand-chose, Bukowski nous parle de son enfance certes, c'est un roman "auto-biographique" mais surtout il nous parle de la vie à travers les yeux d'un enfant.
Aucune naïveté ici juste le regard cru d'un garçon sur la société du plus fort.
Il n'est ni riche, ni beau, ni tellement fort donc il devrait faire partie des faibles, de ceux qui s'en prennent plein la gueule toute leur vie.
Et c'est souvent le cas mais pas toujours, car à force, il a le cuir dur et ne sent plus les coups.
Méfiant, il rêve de solitude et ne fait aucun effort pour plaire.
Les autres, dont son père ont donc de moins en moins de prise sur lui.
S'il rêve d'être fort et méprise les faible, il semble toujours se laisser attendrir par la succession de rejetés qui lui collent au basques.
La galerie de ces personnages est hilarante et très juste.
Voilà pour le fond, pour la forme Bukowski est d'une grande vulgarité bien sûr et son langage cru est vraiment jouissif.
Il pense et dit ce qu'on pense et aimerait dire tout haut de la manière dont on aimerait parfois pouvoir le dire.
Une façon aussi de montrer à quel point toute cette comédie (la vie) est ridicule et si elle n'a pas le moindre égard pour la plupart d'entre nous pourquoi s'encombrerait-on de respect ou de belle paroles à son égard.
Bukowski en tout cas n'en a aucun.
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le_Bison
  20 janvier 2015
« Souvenirs d'un pas grand-chose ». le pas grand-chose, cela aurait pu tout à fait être moi. Pour cette raison peut-être que je m'y suis senti bien dans ce nouveau Bukowski, aussi bien que dans un caleçon porté cinq jours de suite. Parce qu'en fait de pas grand-chose, il n'en est pas vraiment question puisqu'il s'agit du grand Hank Chinaski alias Charles Henri Bukowski ou tout autre pseudo qui lui convienne. Bref, d'un type bien, au coeur tendre, d'un gars émouvant qui se raconte, au moment de l'enfance et de l'adolescence.

Débuts des années trente, la Grande Dépression et la misère. Une époque idéale pour bien galérer dans la vie. Avec, en plus, un paternel au chômage mais qui fait semblant d'aller travailler à la même heure tous les matins, juste pour ne pas montrer à ses voisins la merde qu'il est. Car il en est bien une, de grosse merde. du genre à haïr pendant au moins neuf vies. Après tout, on n'est pas obligé d'apprécier les séances de fouet au ceinturon dans la salle de bains. Quel gros con, ce vieux. Qu'est-ce qu'il m'a fait chier jusqu'au jour où il a compris que je pouvais lui en mettre une et l'allonger d'un crochet du gauche à lui faire défiler les étoiles dans sa tronche.

Mais l'école n'est pas la panacée non plus.
Là-bas aussi, le milieu est rempli de connards et de prétentieux qui pètent plus hauts que leur trou de balle. Autant dire que Hank va vite se retrouver âme solitaire et souffre-douleur d'une grande majorité de ses camarades. Après quand on a la gueule grêlée de toute part par l'acné, pas facile de se faire des amis ou d'emballer des nanas, même si la queue est grosse. Peut-être que, moi-même, lui aurai-je jeté des canettes vides à la face. Ne parlons pas des pierres.

Tous ces souvenirs ne respirent pas le bonheur, aucune marque d'enchantement signe de l'enfance, aucun instant de désir signe de l'adolescence. Juste des moments de profondes solitudes et de rage. Mais pas d'apitoiement non plus. La vie est ainsi faite et de cet isolement social, il en ressortira plus fort. D'abord, parce qu'il se réfugiera dans les livres. Puis avec l'âge, il découvrira le grand bonheur de la bière et du vin. Ah le vin ! Sans lui, il ne serait pas devenu ce qu'il est. Un grand écrivain, qui parle de l'humanité au sens noble du terme. Parce que ne nous trompons pas, derrière ses mots un peu crus et cruels, Bukowski a une âme, bel en plus.

Chaque jour, j'en apprends donc un peu plus sur l'homme qui se cache derrière ces mots et ses livres. Derrière un nouveau bouquin, qu'il soit composé de nouvelles ou de récit autobiographique, je découvre l'homme, ce gamin meurtri des années trente qui a survécu à son époque, qui s'est trouvé – chose inespérée au début de sa vie – un talent, celui d'écrire de l'émotion avec des mots simples, des phrases de la vie parsemée de vin et de cuisses.

« Souvenirs d'un pas grand-chose », de la merde des furoncles et pas grand-chose.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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patrick75
  12 mars 2013
Un récit autobiographique. L'auteur avec franchise nous raconte ses jeunes années. Un récit dur, parfois violent, sur la société américaine d'entre les deux guerres. C'est avec la "bouteille" que Bukowski oublie ses problèmes, elle deviendra au fils des années sa confidente. sa seule véritable amie.
Il camoufle son véritable "être" derrière sa force physique, car le but est de survivre. L'on ressent beaucoup d'humanité chez cet auteur, il est né laid et pauvre, cela faisait beaucoup d'obstacles à surmontés. Il a choisi l'autodestruction.
J'ai revu la scène où, invité par bernard Pivot, pour son émission "Apostrophe", il avait passé son temps à "descendre" une bouteille de vin blanc. Il avait fini par quitter le plateau, ivre mort, soutenu par une femme et une autre personne...cette scène était un résumé du personnage. Il faisait infiniment pitié.
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Aaliz
  10 juillet 2013
Encore Bukowski ? Eh oui, il faut croire que j'ai eu un coup de foudre littéraire.
Je poursuis donc ma découverte de cet incroyable auteur avec Souvenirs d'un pas grand-chose, roman autobiographique retraçant l'enfance et l'adolescence de Charles Bukowski alias Henry Chinaski.
Ce que j'avais soupçonné dans Journal d'un vieux dégueulasse se confirme donc ici. C'est un récit très touchant que nous confie Bukowski, beaucoup plus soft, les âmes sensibles peuvent se rassurer : point d'attentat aux bonnes moeurs cette fois-ci (ou alors juste un peu). Ce roman explique et donne sens à quelques-unes des nouvelles du Journal d'un vieux dégueulasse qui n'en prennent qu'une dimension encore plus forte.

Récit touchant donc et même bouleversant, on y comprend comment l'auteur s'est forgé sa personnalité et son caractère.
Il nous dévoile sa découverte de l'alcool et du sexe, initiée par des défis de gamin et des interrogations de petit garçon tout à fait classiques et porte un regard critique sur la société, d'abord restreinte à sa famille et son environnement scolaire puis élargie de façon progressive et plus globale lorsqu'il entre dans l'adolescence puis la vie active.

L'apprentissage de la dureté de la vie, le petit Henry l'a commencé très tôt. Et il se rend bien compte que l'injustice fait partie régnante de cette société dans laquelle il vit. Ne recevant rien d'autrui, il n'accepte plus qu'on exige quoique ce soit de lui. Il trouve peu à peu dans l'alcool réconfort et oubli de cette existence qui le déçoit tant. Existence quasiment toute tracée pour tout le monde, le même schéma classique famille-travail dont la plus horrible des représentations est incarnée par son père, modèle à ne pas suivre.
On assiste aussi à la genèse d'un écrivain : ses premiers contacts avec l'écriture et la lecture, les ouvrages qui l'ont marqué ( et que je vais m'empresser de lire à mon tour)…

Bref, Souvenirs d'un pas grand-chose est un texte très émouvant, parfois dur et parfois bourré d'humour. Certains passages sont à mourir de rire ( comme lorsqu'un camarade lui explique comment se font les bébés ou encore lorsque sa grand-mère tente de le soigner de son acné), d'autres suscitent la colère ou encore la tristesse. Parmi les meilleurs sont ceux où Bukowski parle vrai, nous jette au visage ce qu'il pense vraiment du système, un système absurde que tout le monde semble suivre aveuglément et dont il cherche à s'échapper.
C'est le roman d'une demi-vie ( car la suite est narrée dans Factotum) désabusée avec tout ce que cela peut comporter. On voit Bukowski sous un autre jour et il n'en devient que plus attachant encore.

Lien : http://booksandfruits.over-b..
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lecturemameufsure
  10 janvier 2018
On se souvient d'un peu de tendresse, de pas mal de vulgarité mais surtout beaucoup de vrai. Notamment lorsque sont évoqués les repas en famille si doux, les altercations toujours très diplomates et l'alcool avec modération. On se souvient que Bukowski est un génie.
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LibrairePerigourdin
  22 octobre 2015
J'ai lu 7 ou 8 romans de Bukowski, et celui-ci est - pour moi - son meilleur.

J'aime quand il passe 250 pages à gerber dans son évier et s'envoyer des tapins vulgaires dans des chambres miteuses. Quand il ne parle que de pinard et de cons de gamines. Journal d'un vieux dégueulasse m'a donné l'amour de la lecture et de l'écriture. Mais dans souvenirs d'un pas grand chose, on découvre le reste ( des choses souvent évoquées mais jamais autant détaillées ), la violence de son père, celle de son quotidien, son acné, sa passion pour le baseball, les filles et sa rencontre précoce avec la bouteille.

Une merveille.
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JCOates
  02 juillet 2014
Charles Bukowski se remémore son enfance, son adolescence et son entrée dans le monde des adultes. Enfant laid et étrange, Bukowski subit la violence de ses camarades. Mais c'est le jeu, et plus tard, il pourra intégrer cette violence et rendre les coups. Il deviendra même un vrai dur.
Faut dire qu'avec un père comme le sien, il y a de quoi transformer les coups reçus en armure et en rage.
Bukowski grandit, devient de plus en plus laid à cause de ses furoncles qui le défigurent, découvre le désir, les jupes des femmes relevées à en voir les dessous, le sport et puis plus tard l'alcool évidemment.

Il s'agit d'un témoignage autobiographique, il ne faut pas s'attendre à trouver là une intrigue bien ficelée et ce n'est pas ce que l'on demande à l'auteur. On lui demande d'être honnête, et puisque c'est Bukowski, d'être honnête et vulgaire. Et c'est très réussi. le langage est cru, les mots sont cinglants. L'auteur n'est pas attachant, parfois tout juste touchant. Je reproche souvent aux livres rédigés dans un style similaire (et j'en ai lu pas mal à un moment) de balancer des grossièretés par plaisir et par fausse provocation. Mais Bukowski est le maître en matière de langage vrai, dur, sale. Sa langue est profondément sincère. L'auteur a du style, et c'est bien pour ça qu'il demeure un monument de la littérature.
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gean25
  08 novembre 2014
Charles Bukowski est un romancier et poète américain. Il fut toute sa vie un marginal. Même lorsque la notoriété arriva il refusa d'intégrer le monde littéraire qu'il avait toujours trouvé ennuyeux et snob.
"Souvenir d'un pas grand chose" est dans la droite ligne du personnage. On aime ou on n'aime pas. Personnellement j'ai eu du plaisir à le lire en ayant l'étrange impression de ne pas être "à la hauteur" !
Il s'agit pourtant d'un homme qui se place "en dehors" de la société... comment expliquer ?
Je laisse ce soin à ceux qui sont tentés par l'expérience.
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