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EAN : 9782246261636
434 pages
Grasset (19/10/2011)
3.95/5   633 notes
Résumé :
Henry Chinaski, c'est Bukowski lui-même, un écrivain alcoolique et grand amateur de femmes. Elles défilent dans ce récit, véritables créatures felliniennes : Lydia Vance qui se révèle d'une jalousie féroce, Mercedes la capiteuse, Dee Dee la mère célibataire, Joanna la camée, Katherine la Texane incendiaire, et bien d'autres encore; les occasions pleuvent sur un poète en vogue !

La norme est triste pour Bukowski, alors vive les mots orduriers, l'ivress... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
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gavarneur
  22 avril 2018
Évidemment, (China)ski, le narrateur est (Bukow)ski, l'auteur : poète, ivrogne, obsédé, ancien postier etc.
Évidemment, malgré la déclaration liminaire « Ce roman est une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec une ou des personnes vivantes ou mortes serait purement accidentelle » , Chinaski n'est pas Bukowski, ce n'est pas lui qui joue avec les nerfs du lecteur ; et le lecteur, même malin, n'est pas autorisé à lire les pensées de l'auteur, plus malin.
Évidemment, arrivé à mon âge sans avoir lu plus que des extraits de poèmes de Bukowski, je connaissais sa réputation. Tombé sur ce livre sur un marché en Bigorre (ah la Bigorre!), j'ai voulu essayer quand même (ce « quand même » montre que « sa réputation » n'a pas de sens, ou peut avoir trop de sens, selon que parle un lecteur ou un amateur de scandale public).
Évidemment, feuilletant plusieurs fois le livre, je suis toujours tombé sur des scènes de sexe (Le livre s'ouvre seul aux feuillets souvent lus ! (L'aiglon Acte I, scène 8)), avec des expressions répétitives et crues, en particulier enfourcher.
Évidemment, Colimasson a raison, qui écrit dans sa critique « Imaginez la version féminine de Bukowski : une vieillissante de cinquante piges, le ventre qui dégouline au-dessus d'une vieille culotte dégueulasse, des mamelles flasques, l'oeil vitreux, les cheveux filasses et l'haleine à gerber. […] Quant à savoir si elle baise des gamins de trente ans de moins qu'elle minimum, c'est exclu[...]. » Mais ça m'a rappelé une BD d'un auteur que je n'aimais pas (genre Lautier) où un homme se rend compte au petit matin que c'est avec le sosie de Marguerite Duras qu'il a passé la nuit.
Toutes évidences mises de côté, à reculons et par curiosité, j'ai fini par commencer* le livre : « J'avais cinquante ans et je n'avais pas couché avec une femme depuis quatre ans », et j'ai terminé à regret à la page 352 « j'étais un brave type [...] », même s'il y en avait eu 704 j'aurais sans doute voulu que ça dure encore. Deux mois après, je ne suis toujours pas sûr de savoir pourquoi j'aime ça.
Le plus probable est que Chinaski est un homme (un vrai, pas une caricature), ce qui veut dire que Bukowski est un sacré auteur.
Chinaski est un sacré baiseur (et vantard, avec ça), mais qui reconnaît ses faiblesses. Chinaski est un sacré poivrot, mais qui recommande parfois la tempérance. Chinaski passe d'une admiratrice à l'autre, ne sait pas leur résister, mais voudrait tomber amoureux pour de vrai. Et plus on avance, plus Chinaski est humain, poète aussi peut-être, en tous cas sensible à la douleur des autres plus qu'à la sienne. Et donc Bukowski, son semblable, son frère peut-être, est un personnage qu'on peut détester, mais un auteur que j'ai aimé.
*Expression un peu tordue, j'avoue.
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le_Bison
  15 mars 2012
Il est vieux, il est moche, il est ivre du matin ou soir. Son premier geste en se levant sur les douze coups de midi est d'aller aux chiottes pour gerber les restes de la veille. Et pourtant, malgré son aspect dégueulasse, les plus belles poulettes et pouliches lui courent après, se ruent à ses basques pour se faire tringler par un vieux presque célèbre. Il ne pense qu'à la baise, et se lève les plus beaux culs de L.A., Vancouver ou du Texas. Difficile à imaginer, pourtant c'est véridique. Son talent : la baise et l'écriture. Charles Henry Bukowski, le plus grand poète contemporain ! le poète, bourré toute la journée, qui conçoit sa journée en fonction de ses plans « baise », des courses à l'hippodrome, de son stock de bières, de vodka et de sherry, et accessoirement de ses envies d'écriture en martelant sa machine sur sa table de cuisine en formica. La vie idéale, ou presque : au jour le jour, à profiter simplement de l'instant présent tel un moine zen aux moeurs légèrement plus libérés.
Women, c'est l'histoire de Hank et de ses femmes. Elles sont nombreuses, belles pour la plupart. de magnifiques jambes. Hank fantasme sur les jambes. Il se fout presque du reste, du moment que les jambes sont là. Les gros nichons, ce n'est pas vraiment son truc, mais les jambes, les cuissots, là c'est autre chose ! Mais Hank a un problème. On pourrait croire qu'il passe d'une nana à l'autre, avec une attitude méprisante et condescendante, pourtant Hank est un amoureux fou. Un regard sur ses jambes, sur son cul, sur sa bouche, et il en devient amoureux. Il se comporte mal envers la gente féminine, mais ne se cherche pas d'excuses. Il le sait, elles le savent. C'est dans sa nature, parce que gosse, il a été privé de tant d'amour. C'est un vieux misogyne, dégoûtant, accro à l'alcool et au sexe. A son âge, il ne peut changer. Pourtant, au fil de ses conquêtes et de ses chapitres amoureux, on a le sentiment qu'il aimerait bien s'améliorer, qu'il voudrait peut-être montrer un peu plus de respect envers celles qu'il aime. Mais c'est plus fort que lui ; il ne peut s'empêcher de regarder le prochain beau cul du coin de la rue et de fuir avec elle, pour y planter son monstrueux poireau violacé.
Il y a les anti-Bukowski qui ne peuvent ne voir en lui qu'un être méprisant et malsain, utilisant son pseudo statut de poète pour abuser de jeunes filles à peine majeures ; ceux qui peuvent être horripilés et affligés de lire une telle littérature composée d'une succession invariante de séances de sexe, de beuveries incontrôlées, et de vomissements compulsifs. Et puis, il y a les fans, les inconditionnels. Moi en l'occurrence. Je me fous totalement que ce mec baise à longueur de journée des midinettes, se promène en caleçon sale sur son balcon une bouteille à la main, chevauche les plus belles filles de L.A. Parce que derrière cette image de vieux bourru et bourré que Hank entretient dans ses romans, je sens qu'il y a un homme perdu, en mal de vivre, qui a un besoin incessant de tendresse, d'amour et de sexe. C'est un alcoolique, un drogué de la fellation, sodomie et cunnilingus. Il ne se passionne pas que pour les jeunes filles, il peut s'intéresser aussi à leurs mères. Mais c'est avant tout un mec qui me fait rire, énormément même, un gars qui a du cran et du coeur. C'est un passionné de la vie, qui ne vit que pour le plaisir de cette vie et pour qui rien d'autres ne compte. Alors oui, il peut être infect, mais je lui pardonne volontiers tant qu'il arrivera à m'arracher à mon quotidien par ses divagations des plus fantasques, tant que j'éclaterai de rire en lisant ses histoires de poireau, tant que je fantasmerai, moi aussi, sur ses conquêtes, jeunes, belles, noires, rousses, connes ou mêmes intelligentes.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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fredho
  23 mai 2014
Pour Bukowski, l'alcool et les femmes sont des lots de consolations qui l'aident à supporter la vie, il ne peut se passer de l'alcool même si il vomit chaque matin, il ne peut se passer des femmes même si parfois elles le rendent malade...
L'ivresse et l'orgasme sont deux échappatoires qui lui font oublier la monotonie de la vie, bien que si il devait faire un choix l'alcool serait son meilleur complice.
C'est un défilé de femmes des plus atypiques qui croisent la vie de Bukowski, de toute évidence ce n'est pas son physique qui les attire mais peut être cette tendresse touchante et cette personnalité attachante. Si Bukowski est vraiment un « vieux dégueulasse », il aime incontestablement les femmes.
« le baiser est plus intime que la baise. C'est pourquoi je n'ai jamais aimé que mes petites amies embrassent d'autres hommes. Je préfère qu'elles baisent avec eux ».
Tout est dit, embrasser c'est tromper... Et baiser c'est orgasmique, juste du plaisir !
En tout cas pour Bukowski c'est sa façon d'aimer...
« Women » est un livre déjanté, drôle, graveleux, érotique, libidineux, tendre, sincère, dépravé, un Bukowski écorché et marginal mais libéré et sans complexe.
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colimasson
  21 décembre 2015
Imaginez la version féminine de Bukowski : une vieillissante de cinquante piges, le ventre qui dégouline au-dessus d’une vieille culotte dégueulasse, des mamelles flasques, l’œil vitreux, les cheveux filasses et l’haleine à gerber. Le teint couperosé par l’alcool, elle emmerde télé shopping et les programmes minceur de Femme Actuelle. Elle ne prépare pas la soupe, ne récure pas le sol ni rien d’autre parce que sa seule activité pseudo-lucrative c’est l’écriture de poèmes. Imaginez une vieille dégueulasse dans son genre et posez-vous la question : baise-t-elle ? Si elle est mariée y a peut-être une chance, à condition que le mari soit aussi dépourvu de charme qu’elle et qu’il ne puisse pas se faire la voisine. Sinon c’est pas gagné. Quant à savoir si elle baise des gamins de trente ans de moins qu’elle minimum, c’est exclu, à moins de jouir de la popularité et des phynances d’une Claire Chazal.

Donc moi, quand j’ai lu ces histoires de Women, je me suis plutôt vue du côté des gamines qui se font embrocher par le vieux Buko sachant qu’au-delà de trente ans (trente-deux, on va être gentille), toute femme qui n’est ni mère ni épouse –c’est-à-dire qui n’est pas encore morte- connaîtra une agonie encore plus épouvantable. Plus baisable, bonne à rien, aimée de personne, elle pourrait écrire des poèmes comme le bon vieux Buko mais personne ne les lirait.

Ouais, il a sacrément de la chance ce bon vieux Buko. Bien sûr, tout ce qu’il écrit ne doit pas être tout à fait vrai. Il suffit de relire la première phrase : « J’avais cinquante ans et n’avais pas couché avec une femme depuis quatre ans », et du jour au lendemain il se tape la terre entière. Certes, il avait les crocs mais enfin, on rigole bien entre nous pas vrai ? Mais quand même, tout n’est certainement pas faux non plus et c’est vrai que les vieux ont plus de facilité que les vieilles pour lever de la viande fraîche. C’est pour ça que nous, femmes, sommes appelées « le sexe faible ». C’est pas qu’on gagne moins de fric, qu’on nettoie les toilettes et qu’on fait des gosses, non, c’est qu’on doit surveiller notre consommation de bière pour pas avoir un gros ventre plein de graisse alors que même si notre silhouette nous permet encore de passer entre les barreaux d’une porte de prison à cinquante ans, c’est pas dit qu’on lèvera le premier gosse passé à portée de main.

Bon, voilà, et pourquoi j’aime Bukowski ? Parce qu’il a une philosophie de vie simple contre laquelle aucun Nietzsche, Spinoza et Wittgenstein ne peut rivaliser (et pourtant, je les estime ces braves reclus de la vie). Il s’agit d’éviter tout ce qui ne permet pas de rester au lit toute la journée en picolant. A part ça, Bukowski apprécie la lecture et l’écriture. Ça fait noble de nos jours mais y a quarante ans peut-être, ces activités n’étaient pas encore devenues le signe de distinction d’une élite qui n’est en fait qu’évitement de la médiocrité.

C’est mon amoureux qui m’a chaudement recommandé ce livre, averti certainement de ses vertus aphrodisiaques et de ses incitations à la débauche éthylique. J’étais pourtant convaincue mais enfin, c’est toujours bon de le rappeler. C’est ça la vraie vie les gars et, pas plus tard que dimanche matin, alors que j’étais à la laverie de la Guillotière et que j’attendais la fin de ma machine, je relevais dans la Bible ces passages : « Enivrons-nous des vins exquis et parfumons-nous » (Sag, 2, 5), « Combien sont belles tes mamelles, ma sœur, mon épouse ! tes seins sont plus beaux que le vin… » (Cant, 4, 10) ou encore un beau programme : « Dès le matin, levons-nous pour aller dans les vignes […] : là je t’offrirai mes seins… » (Cant, 7, 11-13). Bukowski le bon apôtre ne dit rien d’autre et si le message de la Bible vous semble un peu obscur, essayez donc de lire de ces Women, vous percuterez enfin le vrai sens de la vie.

Lien : http://colimasson.blogspot.f..
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marlene50
  18 avril 2021
Me Revoilà ! Moi, Bukowski : 60 ans, 1m80, 113kg, gros bide, court sur pattes et comme un singe au-dessus de la ceinture (parce qu'en dessous, bon passons), pas de cou, une tête trop grosse, les yeux larmoyants, les cheveux en bataille - 1m80 de bouffonnerie, perpétuellement paumé et déboussolé.
Le revoilà avec ses grossièretés à Gogo !!!
Oui, il est vraiment grossier mais finalement on ne peut lui nier un certain talent d'écriture.
Car faire 422 pages, où dans les cent premières il ne fait que boire ! vomir ! boire ! vomir ! et se "taper toutes les filles qu'il rencontre : il faut le faire !
Comme il le dit si bien, il a besoin de "baiser" minimum 3 fois par semaine et le reste du temps des pipes ou sa pogne ...
BON ! Et l'histoire dans tout ça ?
Rien, ou pas grand chose, il continue dans le même style jusqu'à la toute dernière page.
Il emmène ses conquêtes voir des match de boxe, ou des courses de chevaux.
De temps en temps, il écrit et va lire quelques poèmes de son cru ici et là et donne quelques interviews.
Entre ses sorties au bistrot et ses débats d'alcôves, il sort de temps en temps son petit carnet rouge où il note des idées pour ses écrits.
Mais, il sort plus souvent le reste que son carnet rouge et en fait profiter :
- Lydia folle dingo , Nicole, Mindy,Laura, Joanna, Arlène, Mercedes, Tammie rousse incendiaire déjantée et camée, Cecilia, Liza, Hilda, Gertrude, Cassie, Debra, Tessie, Iris, Valencia, Tanya et Enfin OUF ! Sara.
Et puis quoi me direz-vous ?
Ben, Alcool, pelotages, frôlements, sexes qui se joignent, orgasmes, jouissances, séances de papouilles libidineuses etc......
PUIS RIDEAU !!!
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Citations et extraits (148) Voir plus Ajouter une citation
bla3bla3   15 novembre 2008
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
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petchpetch   18 décembre 2012
Les gens s'accrochaient aveuglément à la première bouée de sauvetage venue : le communisme, la diététique, le zen, le surf, la danse classique, l'hypnotisme, la dynamique de groupe, les orgies, le vélo, l'herbe, le catholicisme, les haltères, les voyages, le retrait intérieur, la cuisine végétarienne, l'Inde, la peinture, l'écriture, la sculpture, la musique, la profession de chef d'orchestre, les balades sac à dos, le yoga, la copulation, le jeu, l'alcool, zoner, les yaourts surgelés, Beethoven, Bach, Bouddha, le Christ, le H, le jus de carotte, le suicide, les costumes sur mesure, les voyages en avion, New York City, et soudain, tout se cassait la gueule, tout partait en fumée. Il fallait bien que les gens trouvent quelque chose à faire en attendant de mourir. Pour ma part, je trouvais plutôt sympa qu'on ait le choix.
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LaeticiaRouveyrolLaeticiaRouveyrol   21 août 2012
En beaucoup de domaines, j'étais un sentimental :
des chaussures de femmes sous le lit ; une épingle à cheveux abandonnée sur la commode ; leur façon de dire : "Je vais faire pipi..." les rubans qu'elles mettent dans leurs cheveux ; descendre le boulevard avec elles, à une heure et demi de l'après-midi, deux personnes marchant ensemble, simplement ; les longues nuits de beuverie, de tabagie, de discussions ; les scènes ; penser au suicide ; partager un repas en se sentant bien ; les plaisanteries ; les rires absurdes ; sentir les miracles dans l'air ; ensemble dans une voiture en stationnement ; comparer les amours d'antan à trois heures du matin ; s'entendre dire qu'on ronfle, écouter ronfler ; les mères ; les filles ; les fils ; les chats ; les chiens ; parfois la mort, le divorce, mais toujours continuer, s'accrocher ; lire seul le journal dans une buvette et sentir une nausée te retourner l'estomac, parce que maintenant elle est mariée avec un dentiste ayant un Q.I de 95 ; les courses de chevaux, les parcs, les pique-niques dans les parcs ; même la prison ; ses amis sinistres, tes amis sinistres ; ton goût pour la gnôle, son goût pour la danse ; ta drague, sa drague ; ses pilules, tes baises en douce, et elle qui fait pareil ; dormir ensemble..."
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iti1801iti1801   14 juillet 2010
(...) l'amour arrivait comme un coup de poing et très rarement. Le plus souvent pour les mauvaises raisons. Simplement, les gens se fatiguent de refouler leur amour et un beau jour ça sort parce que ça a besoin d'aller quelque part. Ensuite, d'habitude, commencent les ennuis.
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Paris75Paris75   13 juin 2012
Les relations humaines sont bizarres. J’veux dire, on est avec quelqu’un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l’aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c’est fini. Suit une brève période où l’on n’est plus avec personne, et puis une autre femme arrive, on mange avec elle, on baise avec elle, et tout ça semble tellement normal, comme si c’était elle qu’on attendait, et vous qu’elle attendait. Seul, je ne me suis jamais senti à ma place, parfois je me sentais bien, mais jamais à ma place.
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Videos de Charles Bukowski (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Bukowski
Il y a César et Alexandre, deux paumés de première classe, l'un obsédé par son corps qui se détraque, l'autre hanté par les apparitions du spectre d'Elvis. Il y a ce chien sans nom, pénible, assez immonde, qui leur colle au train. D'où sort-il ? Que veut-il ? Ce n'est pas clair. Pour tenter de s'en débarrasser, les deux losers se lancent à la recherche de son propriétaire. Dans une Amérique crépusculaire, périurbaine et préapocalyptique, entre Twin Peaks et Bukowski, leur quête les mène à une impasse : le maître du chien se serait pendu en mettant le feu à sa maison. Meurtre, suicide ou accident ? Les clebs aboient et la caravane cale. Mais les tragédies, comme les emmerdes, volent en escadrille. Il va encore y avoir mort d'homme. Les armes parlent et le dieu Elvis continue à chanter : « T'es rien qu'un chien de chasse/ Toujours à chialer/ T'as jamais chopé de lapin/ Et t'es pas mon copain » (Hound Dog, 1956).

Pour son entrée dans le grand bain de la BD, Nicolas Pegon – qui a publié en 2019 Les Os creux, la tête pleine à l'enseigne Réalistes, créée par Ugo Bienvenu — réussit un récit comme peu d'auteurs français sont capables d'en produire, précis, personnel, inattendu et jamais démonstratif. Ses teintes de fin du monde et son humour impavide contribuent à donner à cette tragicomédie le poids et l'épaisseur d'un blues lent et irrésistible comme un glissement de terrain. Rien de surprenant à cela, quand on sait que cette musique est au coeur de ses préoccupations comme en atteste One After the Other, docu-fiction en animation sur le bluesman américain Grant Sabin qu'il a écrit et réalisé chez Miyu Productions.

Nicolas Pegon s'est formé au graphisme à Estienne, puis au cinéma d'animation aux Gobelins. Il est réalisateur de courts-métrages, de clips et de publicités au sein du collectif CRCR. La bande dessinée est son jardin de moins en moins secret.
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