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ISBN : 2253036218
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1985)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 307 notes)
Résumé :
« A quoi bon des poètes dans un temps de détresse ? » demandait Hölderlin. La réponse est dans Bukowski, dans une prose qui est l'une des plus dénonciatrices accusatrices de ce temps. Et sans aucune issue proposée : le constat d'enfer nu, organique, brutal. Les "caprices o" de Goya, en pleines phrases. J'ai lu quelque part que Bukowski était "rabelaisien" . Mais non, il s'agit de quelque chose de beaucoup plus noir, de beaucoup plus simple et lisible, d'une inspirat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  12 octobre 2012
Portrait type du lecteur assidu de Bukowski. On peut tomber par hasard sur une de ces nouvelles, aimer ou détester, mais lorsqu'on y revient, c'est signe que la plume de Hank nous a harponnés.
Je l'imaginerai volontiers obsédé : obsédé de la femme, de ses grosses cuisses, de son gros cul, de ses nichons en poire ou en pastèque. Je l'imagine toujours prêt à baisser son calebut et à sortir son gros poireau, prêt à enfourner le premier trou à portée de queue.
Je l'imaginerai légèrement vulgaire : plaisir du mot qui choque, du mot cru où un chat est appelé un chat et une chatte appelée une chatte. Après tout, Hank parle la rue, parle la vie, il parle comme toi et moi, dans l'intimité d'une soirée arrosée entre potes ou copines.
Je l'imaginerai avec un penchant sur la bouteille. Pas un grand cru classé, non juste un rouge qui tâche, trois packs de bières, ou un whisky. Bon OK, dans ces histoires, Hank boit, certains diront beaucoup, avec excès même. Mais qu'est-ce que l'excès ? Est-ce que gerber ses tripes le lendemain matin est signe d'excès ? Après tout chacun son transit… Non, Hank boit un peu pour oublier, un peu pour passer le temps, un peu pour s'amuser, un peu pour faire chier les autres, un peu par plaisir, un peu par ennui, un peu pour trouver belle la grosse qui est dans son pieu… Tous ces « peu » mis bout à bout procure une soirée monumentale où au final tu te réveilles le lendemain la gueule dans le cul, la gerbe collée au menton et le proprio venu gueulé sur ce bordel nocturne.
Je l'imaginerai solitaire. Quand tu lis Bukowski, tu te retranches chez toi, comme dans un monastère grecque, l'ouzo en moins. A ces lectures subversives, les filles te fuient. Elles veulent bien de ce vieux dégueulasse mais pas d'un pauvre ersatz. Alors t'es seul, avec tes livres de Hank, et entre deux lectures, tu bois et tu te branles. Il n'y a pas d'autres alternatives. C'est la déchéance du lecteur de Bukowski.
Je l'imaginerai obnubilé par le sexe. Car dans la vie, il n'y a que le sexe. le sexe, la femme de l'autre, le cul de la voisine. le sexe sans lendemain apporte tant de plaisir. Pas autant que sur un champ de courses, l'adrénaline de la dernière ligne droite quand le bourrin sur lequel vous avez parié le loyer du mois ou la pension alimentaire de l'autre pétasse remonte de la dernière place… à l'avant-dernière place.
Je l'imaginerai facilement en conseiller, fiscal ou familial, le genre de pote toujours prêt à rendre service, à vous soutenir. Hank sera toujours là pour vous prodiguer de bons conseils, pour vous sortir du pétrin et vous aider. Quelques soient les situations les plus improbables, sachez que Hank les a vécu bien avant vous. Il a l'expérience derrière lui et saura remédier à ces difficultés inopportunes pour vous tirer d'affaire. Hank est un sage, un sage expérimenté qui s'est fait un devoir d'aider son prochain. Alors suivez ses bons conseils, ils vous rendront grandement service.
Je l'imaginerai poète. Car lire Bukowski revient avant tout à savourer un brin de poésie perdu au milieu d'immondices. le coup de l'hirondelle blessée dans la neige (cf. citations), ça me troue le cul. Il n'y a que Hank pour faire ressortir une telle beauté, un tel moment d'émotion et d'égarement.
Mais avant tout, je l'imaginerai aussi philosophe. Car le vieux hank, comme je l'ai déjà précisé, a de la bouteille. de l'expérience comme on dit en langage religieusement correct. Il sait où il en est, il sait qu'il est un pauvre raté parmi de nombreux autres raté. ET c'est pour cette raison qu'on l'aime. Parce qu'il donne voix à tous les paumés de l'Amérique, ceux que les Institutions ont mis de côté depuis trop longtemps, ceux qu'on appelle communément les laissés-pour-compte, ceux qui se retrouvent dans les bars, sur les champs de courses ou dans la rue.
ET MOI DANS TOUT CA ?
[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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fredho
  01 février 2013
Si on veut aborder du Charles Bukowski autant commencer par lire de ses nouvelles, j'ai donc au travers des « Nouveaux contes de la folie ordinaire » pu découvrir cet auteur atypique.
J'avoue avoir été happée par l'univers de Bukowski, un univers marginal et névrosé où apparaît des thèmes récurrents tels le sexe, la picole, les femmes, les potes mais aussi la misère tout ça dans une ambiance violente, sadique voire noire mais écrit avec tellement de force, de sincérité, de sensibilité que lorsque l'on s'attarde sur quelques chapitres on peut y déceler de la tendresse et de la poésie.
Son vocabulaire est cru, son langage trivial, un Bukowski dénué de toute moralité comme si il n'avait rien à perdre. Ses contes peuvent parfois choquer comme dans une de ses nouvelles « La sirène baiseuse de Venice » lorsque deux potes paumés et alcoolos baisent le cadavre d'une belle jeune fille. Ces deux amis tombent amoureux du cadavre au point de se comporter vis-à-vis d'elle comme si elle était vivante. Ils veillent sur elle avec beaucoup de pudeur et de respect, c'est assez déconcertant...Etrangement on s'attache aux deux protagonistes car il découle avant tout de cette nouvelle, une forte histoire d'amitié et de complicité.
Dans les « Nouveaux contes de la folie ordinaire » l'auteur appréhende et parle également du quotidien des miséreux, des losers d'un Los Angeles caché, le quotidien de ceux que certains ne voient pas et que d'autres ignorent mais que Bukoswki honore en racontant des anecdotes démentielles, perverses, violentes, provocantes mais dotées d'humour et d'émotions.
Certes Charles Bukoswki peut parfois dégoûter comme il peut fasciner mais il faut le lire pour pouvoir peut être mieux le cerner.
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trust_me
  10 mars 2014
Si certains sont touchés par la grâce, moi j'ai été touché par Bukowski. Foudroyé même. Il est celui qui a ouvert la porte de ma bibliothèque à tous les autres. Pourquoi un tel coup de foudre ?
C'est difficile à dire. Avant toute chose, c'est son écriture qui m'a parlé. Découvrir que l'on pouvait écrire comme ça, qu'on avait le droit, ça a été une surprise totale. Sa liberté de ton m'a stupéfié, choqué, paralysé, enchanté. Évidemment la langue n'est pas belle. Zéro esthétisme. Mais c'est clair, limpide, fluide. Son éditeur lui avoua un jour : « A cause de toi je ne peux plus lire les autres poètes. Tu marches droit au but, sans la moindre fioriture, comme si tu suivais une voie ferrée traversant l'enfer. » Et j'ai découvert pour la première fois quelqu'un s'adressant aux laissés pour compte, aux sans grades, aux marginaux : « j'ai toujours parlé la langue du peuple en l'appliquant au monde de derrière les miroirs. » le tout sans jugement, sans un regard extérieur mais au contraire en appartenant monde qu'il décrit. Loin de Zola et du naturalisme, quoi. Si Bukowski vous raconte une bagarre de poivrots, il fait partie des protagonistes. Quand il vous décrit une journée aux courses, il l'a vécue. Les gueules de bois il a connu ça au quotidien. Bien sûr c'est un gros mythomane et un misogyne de première. Bien sûr, il adorait choquer, il était d'une grossièreté sans limite. Quand il se met dans la peau d'un violeur suivant une beauté jusque dans son appartement, il affabule totalement. Quand il décrit un pédophile surveillant sa proie, il vous donne la nausée.
Bukowski fanfaronne, il est ridicule, il est grotesque, il est tragi-comique. Mais je le trouve génial parce qu'il assume tout cela. Il est dans l'autodérision permanente, sans jamais se prendre au sérieux. Loin de toute prétention littéraire alors qu'il avait des lettres : Genet, Kafka, Céline, Dostoïevski et Fante, entre autres, étaient ses héros. Mais il est toujours resté dans l'authenticité lorsqu'il écrivait, la peur, la violence, la solitude et les ravages de l'alcool. Il a multiplié les boulots minables pour survivre, devant arracher des heures d'écriture au coeur de journées dont il sortait abruti par la fatigue et les excès en tout genre.
Bukowski restera à jamais, dans mon panthéon personnel, comme le plus grand des écrivains. Et j'ai bien conscience que peu de monde partage mon avis. Mais je vous avoue que j'en ai strictement rien à cirer…
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PauvreType
  04 janvier 2018
Une fois de plus, le chemin me menant aux humains m'a donné l'impression de courir à ma perte. Et j'avais raison, ils sont tous là : les écologistes, les informaticiens, les adeptes de Yoga, les végétariens, les prolos dont le bagage culturel justifie à lui seul le chômage de masse… Bref, ils sont en nombre, prêts à en découdre avec les petits fours, les chips et leurs sourires de faux-derches, partouzant dans une ambiance bon enfant : bonne année ! qu'ils crieront comme des porcs dans quelques heures. Seuls sont absents les artistes, les originaux, les gens qui ont des tripes, les dépressifs ; que de braves gens heureux. Je me sens malade depuis quelques temps, la faim, la bibine le tabac… Très vite et très souvent, je tourne de l'oeil. Et puis, j'ai envie de chier. J'ai vidé quatre litres de vin depuis la nuit précédente et je ne suis pas au mieux de ma forme. Je fume une clope dans le fumoir improvisé et avise un des habitants de la baraque, il me ramène un Whisky, puis deux, et déjà je me sens mal. Je me mets à la bière, finis un verre de Rhum laissé sur la table et j'ai vraiment envie de gerber. Et de chier aussi. le corps a ses automatismes : restez quelques jours sans manger et vous verrez que vous ne serez pas débarrassé de ces putains d'envies défécatoires. Je vais me lâcher aux chiottes une première fois, mais la porte ne ferme pas et connaissant l'humour des français moyens, je fais gaffe à ce que personne n'entre. D'une main, je maintiens la poignée, de l'autre je m'essuie le trou de balle. J'hume mes doigts, ça sent bon la merde. Et l'odeur sied à merveille au moment.
Sans savoir comment je suis tombé si bas, je me mets à causer avec un animaliste. Il est blond et porte des dreadlocks, fume des joints à la chaîne et semble avoir le QI d'un hamster mort. Je ne l'aime pas d'emblée, et c'est sûrement la raison qui me pousse à parler avec ce tas de merde. Bien évidemment, il ne sort rien de la discussion. Pour passer le temps, je me le représente dans les années 70 avec un blouson en cuir, puis en punk, puis avec des pattes d'éléphant… Certains individus semblent être forgés pour représenter de manière grossière la médiocrité de leur époque. le coup de grâce est poussé lorsque le Vegan pratiquant me dévoile son boulot : cuistot au McDonald's. En voilà un, et un bon. La discussion prend fin et après une heure de tourments gastriques et vomitifs, je reprends des couleurs. Et une bière à la main, je me dirige vers le fumoir. Mon lieu de prédilection.
- Tu peux baisser ta cigarette, j'ai ta fumée dans les yeux ?
- C'est le seul endroit où on peut fumer, ne m'emmerde pas.
Cette conne, pas assez jolie pour se permettre de l'être autant, me fait penser aux touristes hivernaux (connaissant un peu ladite crétine, il n'est pas impossible qu'elle en fasse partie ou qu'elle le fut dans sa jeunesse) en direction des sports d'hiver, pleurant devant les caméras de la télévision publique, mécontents d'avoir trouvé de la neige sur l'autoroute. Sachant pertinemment qu'il ne sert à rien de déclencher la moindre conversation, ou alors plus tard en cas de besoin urgent de connaître les heures d'ouvertures du magasin suédois le plus proche, j'allume une autre cigarette et finis ma bière. Je suis vaguement blasé d'être remis de ma torpeur de tout à l'heure, je suis reparti du bon pied et, franchement, je ferais mieux d'avoir encore envie de vomir. Ça occupe. Faute de mieux, je me remets à mon vieux numéro de clown éthylique et je me mets à causer aux autres convives sans jamais en extraire un du groupe dans lequel il se perd. Leur interchangeabilité rend la chose inutile. Vomir et discuter, dans les cas comme celui-ci, revient à peu près à la même chose.
On se partage tous nos microbes, sur les coups de minuit. Et dire que j'ai passé toute mon adolescence à rêver d'être invité à ce genre de festivités ! Quels projets atroces avais-je ! Je bois un verre dont le contenu m'échappe et songe à quel point je suis faible : pourquoi ai-je accouru ici ? J'aurais très bien pu rester chez moi, à lire Bukowski, à me branler, à picoler et à écrire mais, non, j'ai préféré coudoyer des êtres aussi insignifiants qu'une chronique humoristique sur France Inter. Mon autodestruction par l'absence de nourriture, le manque de sommeil et l'excès d'alcool ne peuvent-ils pas me suffire ? Quel besoin de mourir à leur contact…
Cinq heures, je vais me coucher après avoir avalé un dernier verre de vin ; des couchettes ont été installés, la plupart vont y dormir. Allongé dans mon pieu et me grattant les couilles, je fais l'inévitable bilan. Et si les phrases ci-dessus peuvent le laisser entendre, je ne nage pas dans l'idée d'être meilleur que ces gens mais, je peux dire ceci : je suis laid, jeune, j'ai une petite bite, je suis pauvre, je vais crever bientôt mais j'ai le bon sens de ne pas être TOI. Ou LUI, ou EUX. Ce soir, devant moi, la lie de l'humanité, ce que la France a fait de pire depuis la collaboration, a partouzé. Et j'ai participé à ça. Je ne suis pas fier de moi. le sommeil ne vient pas. Je suis Fabio Grosso qui met le dernier but à Berlin, je suis l'Algérien de l'OAS, je suis Georges Bataille laissant son père aveugle au milieu des tranchées. Je mérite les pires châtiments. Suis-je né pour causer avec un blanc à dreadlocks ou une conne à la voix insupportable ? Que tout le monde crève, je me dis en me relevant. Je prends le sabre, souvenir de vacances du grand-père, et retourne à la baraque. Je suis à côté d'une bagnole de flics mais ne me fais pas arrêter. Je passe par le jardin. Un mec en suce un autre, une brune se caresse en les regardant et une grosse rousse se fait enfiler par deux nègres. J'aperçois indistinctement des autres formes en plein coït. Je les regarde un moment par l'entrebâillement de la porte. Je sors ma bite et commence à me branler. J'éjacule sur le tapis et me décide à y aller. Je vais sûrement commencer par le mec à dreads. J'ouvre la porte, encore un peu. Personne ne me remarque. Je m'assois sur une chaise dans la cuisine, le sabre posé à côté de moi. Et puis je me barre, de nouveau par le jardin, ces connards finiront bien par se tuer entre eux. de toute façon, ne sont-ils pas morts depuis longtemps ?
Chez, moi, j'abandonne toute velléité de sommeil, je me branle une nouvelle fois et me mets à bouquiner. Ma vue est floue, et j'ai mal à la tête. J'arrête tout. Me ressers un verre. Vais chier. Tout ça est passé. La certitude de ne plus revoir ces individus avant longtemps me remplit de joie. Je m'endors enfin. Tout va bien.
Le réveil est douloureux. Non seulement, j'ai mal partout mais, pour couronner le tout, j'ai cette accès dépressif, habituel et consécutif à mes tentatives mélangistes. C'est le plus désagréable de tous. Je reste allongé, incapable de lire ou d'écrire (ou mal ), rechigne à me branler, ne fume et ne bois plus ; la vie semble alors être une séance de torture, longue et pénible.

Trois ou quatre jours ont passé, je chie dans un plastique et me rate, j'en fous partout sur le sol. Je nettoie ça avec mes chemises (longtemps qu'elles ne me servent plus ), trouve un sac plastique assez grand et jette le tout par la fenêtre. le sac explose. Ainsi, je rends à la rue l'odeur qu'elle m'inspire. Je peux refermer la fenêtre et me rendormir.
PS : les Nouveaux contes de la folie ordinaire sont bien supérieurs aux anciens.
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filippo
  15 juin 2017
Bukowski se traine une petite réputation d'écrivain glauque, déprimant car ils nous parle de la vie au bord du gouffre, des gens que la société a vaincus. Ou qu'elle n'a pas eu.
Mais Charles n'est pas déprimant, il est tour à tour tendre, vulgaire, tragique, drôle, en colère, virulent et la lecture des ces livres est plus jouissive qu'autre chose.
Sous l'apparence grossièreté des textes se cache une vrai âme de poète qui sait que la vie est une comédie tragique ou l'inverse je ne sais pas bien et qui tient à partager cette vérité et sa révolte avec nous.
Et il y arrive le bougre par le génie de sa plume car si Buk est parfois vulgaire (souvent ?) sa prose est splendide, émouvante, bouleversante tout en étant pleine d'humour et de révolte. Un vrai tour de force.
Buk nous balade donc d'une émotion à l'autre au fil de ses délires tout en faisant passer certaines vérités sur la vie, la mort et le reste. le propre des auteurs vraiment doués, pour ne pas dire géniaux.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
marcancielmarcanciel   30 septembre 2010
Quand un homme s'angoisse pour son loyer, les traites de sa voiture, le réveille-matin, l'éducation du gosse, un dîner à dix dollars avec sa petite amie, l'opinion du voisin, le prestige du drapeau ou les malheurs de Brenda Starr, une pilule de LSD a toutes les chances de le rendre fou parce qu'il est déjà fou en un sens, écrabouillé par les interdits sociaux et rendu inapte à toute réflexion personnelle.
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le_Bisonle_Bison   10 octobre 2012
Je tiens à préciser que j’ai toujours redouté la constipation plus que le cancer. Si je passe un jour sans chier, impossible de faire quoique ce soit, de sortir. Je suis tellement désespéré que j’essaie de me sucer la queue pour me débloquer le système, pour que ça se remette à circuler. Et quand tu essaies de te sucer la queue, tu n’arrives qu’à te tordre horriblement les vertèbres, la nuque, les muscles, toute la carcasse. Tu essaies de bander aussi raide que tu peux et tu te plies en deux comme un type à la torture, les jambes autour du cou et coincées dans les montants du lit, le trou du cul palpitant comme une hirondelle blessée dans la neige, tout noué contre ta panse à bière, les tendons tendus à casser, et le plus dur c’est qu’il ne te manque pas vingt centimètres, ou trente, mais quelques millimètres à peine, entre le bout de ta langue et le bout de ta queue, aussi infranchissables qu’un gouffre de cent kilomètres. Dieu, ou le Diable, savait ce qu’il faisait quand Il nous a conçus.
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marcancielmarcanciel   30 septembre 2010
Un être libre, c'est rare, mais tu le repères tout de suite, d'abord parce que tu te sens bien, très bien quand tu es avec lui.
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marcancielmarcanciel   30 septembre 2010
Il y a de bonnes raisons d'interdire le LSD, le DMT, le STP, on peut bousiller définitivement sa tête avec, mais pas plus qu'au ramassage des betteraves ou en bossant à la chaîne chez General Motors, en faisant la plonge ou en enseignant l'anglais dans une fac.
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le_Bisonle_Bison   28 septembre 2012
Une fois, j’ai été obligé de me taper une fille des plus chouettes, Mary, dans les toilettes pour dames d’un garage Standard. C’était difficile de trouver une position (personne n’a envie de s’allonger par terre dans une pissotière), et faire ça debout ne collait pas – très inconfortable. Brusquement, je me suis rappelé une astuce que j’avais apprise dans le chiotte d’un train en traversant l’Utah, avec une petite Indienne pintée au vin rouge. J’ai dit à Mary de passer une jambe par-dessus le lavabo. J’ai fait la même chose et j’ai fourré mon outil là où il était attendu. Ça marchait au poil. Rappelle-toi, ça peut toujours servir un jour. On peut même se faire couler de l’eau chaude sur les couilles, ça fait une sensation de plus.
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