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ISBN : 291917634X
Éditeur : Les Editions Aux forges de Vulcain (08/01/2015)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Quel lien peut-il bien exister entre une chèvre qui, faute de pattes, est obligée de barboter dans un étang arrimée à un radeau, une femme dont le dernier petit ami était l’ange de la Mort en personne, un abattoir à humains, un guerrier médiéval qui ne sait qui choisir entre sa femme et son chien, un homme indestructible mais qui l’ignore, un couple d’amants littéralement collés l’un à l’autre et qui deviennent des gourous du sexe, et bien d’autres encore ?
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
QueLire
  12 août 2015
Attention, cette lecture n'est pas à mettre entre toutes les mains !
Seuls les individus capables de comprendre et d'apprécier le second (voire troisième) degré sont jugés aptes à se plonger dans ce recueil. Pour les autres, je décline toute responsabilité pour les dommages (moraux) qu'ils pourraient avoir subits.
Tous traités avec un humour caustique, ces 31 textes, qui n'ont comme point commun que l'humour décalé de leur auteur m'ont convaincue que l'on peut rire de tout tant que c'est joliment écrit.
Pour ma part, je jubile quand le pire me fait sourire et quand l'humour, surtout noir, est assorti à de jolis jeux de mots. J'ai même poussé le vice à relire plusieurs fois certains passages tant je les trouvais bien tournés.
Il faut bien l'avouer, Alex Burrett maîtrise son sujet, écrire oui, mais écrire comme tout le monde, non ! Et c'est avec son imagination débordante qu'il nous vente les endroits que jusqu'ici nous espérions ne pas visiter : l'enfer par exemple, transformé pour notre plus grand plaisir en lieu de villégiature. Il nous offre également sa vision du couple quelque peu déjantée ou encore nous parle avec affection de nos bêtises d'enfance dont toute la famille n'a de cesse de parler et qui nous laissent perplexes, car, franchement vous vous voyez vous en assassin de cochons d'Inde ?
Ici, le grotesque côtoie le machiavélique, l'impensable se mêle au pragmatisme et votre meilleure amie sort avec l'ange de la mort.
Stupeur, on ose parler d'un abattoir pour être humains pendant que les rats analysent la façon dont les loups se sont rapprochés des « chasseurs-cueilleur » ((oui, c'est bien de nous dont Alex Burrett parle, à l'époque où les mâles se promenaient encore avec leur peau de bête (sur le dos) et le gourdin (à la main)). Ne riez pas, c'est très sérieux ! Cet acte, ouvrant la route de la domestication, les amènera des millénaires plus tard, à évoluer pour devenir le meilleur ami de l'homme. Mais le rat, futé, ne compte pas attendre que la symbiose fasse effet. Pas de temps à perdre, il passe à l'action.
Coup de coeur pour « Morbides fréquentations », l'histoire de l'ange de la mort amoureux de votre meilleure copine, « Pots de colle » et ce couple fusionnel au sens propre comme au sens figuré et « Comment canaliser sa colère en cinq leçons », ou le système est prévu pour éliminer toute trace de violence même modérée (ou pas).
Et mon histoire favorite, celle dont ce recueil porte le titre « Ma chèvre s'est mangé les pattes », car il faut bien l'avouer, c'est avec douceur qu'elle nous projette dans l'univers fantasque et décalé d'Alex Burrett.
Trente et une histoires à savourer lentement pour que le pire vous fasse du bien.
Merci à l'éditeur « Aux forges de Vulcain » d'avoir publié cet ouvrage jubilatoire.

Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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julienraynaud
  08 juillet 2016
Certes inégal (c'est logique pour 31 nouvelles) mais incontestablement réussi. L'auteur a beaucoup d'imagination, même si ce n'est pas aussi ahurissant que certains le disent. Mais quand même, lisez donc "Pots de colle" par exemple ! Et aussi Le gros Tom et ses réflexions très sensées (puisque les vers de terre ont le droit de dévorer les cadavres dans les cimetières, pourquoi nous humains n'aurions nous pas ce droit ?)
J'ai personnellement aimé l'idée de textes très courts, n'obéissant pas aux canons déprimants de la nouvelle (chute, etc...).
A noter que l'auteur nous prend souvent à témoin, nous parlant en une phrase de l'écriture du texte que l'on est en train de lire. Histoire de nous rappeler que nous sommes face à un exercice littéraire.
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Strega
  23 juillet 2016
Ma Chèvre s'est mangé les pattes est un recueil de trente-et-une nouvelles. Certaines sont teintées de SF, de Fantastique ou de réalisme magique, l'ambiance d'autres ne déparerait pas dans un polar. Cependant, elles sont aussi quelquefois d'un réalisme des plus cyniques et pas si banal qu'on voudrait nous le faire croire. Drôles ou stressantes, souvent à chute, elles peuvent vous désarçonner à tout moment. On ne sait jamais sur quoi on va tomber au détour d'une page, ce qui rend ce recueil d'autant plus attrayant.
Ces textes courts flirtent de temps en temps avec l'absurde, notamment le premier qui a donné son étrange titre à l'ouvrage. Avouez quand même que cette histoire de chèvre éveille votre curiosité… L'humour caustique de ces récits est délectable, mais ils sont surtout d'une grande intelligence. Majoritairement écrits à la première personne, ils prennent la forme de confidences qui se révèlent bien moins anodines qu'on pourrait le penser de prime abord. L'auteur use souvent, à dessein, d'un ton clinique ou imitant une banale conversation entre amis pour renforcer le contraste entre ses propos et la normalité, ce qui rend le tout encore plus grinçant.
Les thèmes sont variés et, à l'exception de deux, les textes sont indépendants. La cohésion entre ces nouvelles naît de leur esprit cynique, de la finesse des réflexions de l'auteur et de cette ambiance si particulière qu'il a su créer. Il ne s'embarrasse pas de politiquement correct, mais discourt sur les travers et les misères de l'humanité comme s'il parlait de la pluie et du beau temps. À tout moment, la perception que vous avez d'un de ses récits peut basculer vers tout autre chose. L'écriture de nouvelles est un art difficile qu'il maîtrise à la perfection.
Au fil de cette lecture, on vous parlera des amours de l'ange de la mort (qui est un gars sympa), des dangers que mentir à un premier rendez-vous peut engendrer, de la gestion d'un abattoir pour humains ou d'un rat particulièrement ambitieux… C'est original, vif et intéressant.
Ce recueil, qui se lit très vite tant il est ludique et bien écrit, fut une excellente surprise.
Lien : http://livropathe.blogspot.f..
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Fbjr
  27 juillet 2016
Comme d'habitude, cet avis n'engage que moi et n'a aucune vocation à être universel.
Enfin, j'ai pu lire ce roman. L'attente fut longue, autant que la lecture fut rapide. Je l'ai vite fini, grâce à mes trajets en bus. Il faut dire que le format "nouvelle" s'y prête bien.
C'est aussi dû à la plume de l'auteur, un style aisé à lire. Si j'ai mis un 3, c'est plus un 3,5. Je reconnais la qualité de l'ouvrage, mais comme dans tout recueil de nouvelles, l'ensemble n'échappe pas à une qualité inégale. Et j'ai souvent été frustré, je dois dire, soit par les chutes, soit par le traitement de l'histoire. La faute n'en revient pas à l'oeuvre forcément, mais peut-être au fait qu'on me l'ait vendu comme un moment d'absurdité. Féru d'absurdité, à la Monty Python notamment ou - en format court - à la G@rp, j'ai trouvé que parfois ça n'allait pas assez loin. Mais c'est très personnel. Cela étant dit, il y a des phrases magnifiques, de belles nouvelles, de véritables pépites (avec une réelle émotion) qui jalonnent ce recueil.
Une impression qui restera donc positive, et j'invite les gens à se faire leur avis. La lecture sera agréable, je pense.
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kristobalone
  19 juin 2015
Un recueil extraordinairement déjanté à vous procurer indiscutablement si vous êtes d'accord pour imaginer qu'on puisse concilier poésie et absurde au sein d'un univers anxiogène et halluciné où pourtant on jouirait d'un certain confort.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
QueLireQueLire   12 août 2015
Je suis un rat. Un rat commun. Un rat Brun. Rattus Norvegicus. La situation est plutôt merdique pour mon espèce en ce moment. Alors j'ai cogité pour essayer de trouver une solution, et j'ai mis au point un plan d'évolution. Vous voyez probablement l'évolution comme un processus lent - et vous en voulez pour preuve ces images de singes se relevant doucement pour devenir des hommes; de poissons à qui il pousse des pattes; de dinosaures de plus en plus méchants. L'évolution est tout sauf lente. C'est pour ça que les scientifiques ne trouvent jamais le chaînons manquant. En fait, elle a lieu par bond.
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julienraynaudjulienraynaud   19 juillet 2016
Rien ne refroidit autant les ardeurs des mâles concupiscents que de voir l'objet de leur désir en compagnie d'un ringard.
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StregaStrega   23 juillet 2016
Devant ma confusion, il a tenu à m’expliquer le secret de l’immortalité : alors que le temps est une constante, ce n’est pas le cas du vieillissement. Pour résumer, dès qu’on a de la peine, on prend de l’âge. Chaque larme de chagrin est autant d’eau extraite d’un fruit qui au départ était mûr à souhait ; plus il s’en évapore, plus on se sent diminué. C’est ce processus que nous percevons comme le vieillissement. Les gens qui meurent à un âge canonique sont comme des pruneaux, malheureux, meurtris et tout ratatinés ; la vie qu’ils avaient en eux a été aspirée jusqu’à la dernière goutte.
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julienraynaudjulienraynaud   13 juillet 2016
Heureusement qu'on peut encore compter sur le bon vieux complexe d'infériorité de ceux qui sont allés à l'école publique !
(in Technique mixte)
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kristobalonekristobalone   19 juin 2015
Un jour, il m'a expliqué que la mort, c'est comme une merde de chien sur le trottoir. Si on la voit pour ce que c'est, il suffit de légèrement dévier sa trajectoire et de reprendre aussitôt sa route - de poursuivre son voyage, déjà bien court, sans plus y penser.
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Video de Alex Burrett (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alex Burrett
Ma chèvre s'est mangé les pattes - My goats ate its own legs
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