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Laura Derajinski (Traducteur)
EAN : 9782072963124
576 pages
Gallimard (10/03/2022)
3.77/5   411 notes
Résumé :
Une après-midi d'hiver de 1980, en plein coeur de Londres, Elise Morceau rencontre Constance Holden et tombe instantanément sous son charme. Connie est audacieuse et magnétique, une écrivaine à succès dont le dernier roman est adapté au cinéma par l'un des plus gros studios d'Hollywood. Elise suit Connie à Los Angeles, la ville par excellence du rêve et de l'oubli. Mais tandis que Connie s'enivre de l'énergie de cette nouvelle vie où tout le monde s'enveloppe de men... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
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C'est mon second coup de coeur pour l'année 2021. J'ai beaucoup aimé ce livre. J'avais déjà lu son roman précédent"Les filles au lion" que j'avais bien apprécié également.
Dès le début, j'ai complètement adhéré à cette histoire, le roman se découpe en deux périodes :
L'une se passe dans les années 1980-82 en Angleterre puis aux Etats-Unis, l'autre se passe, trois décennies plus tard en 2017 en Angleterre.
Dans la première période, c'est l'histoire d'Elise Morceau, une très jolie jeune femme d'une petite vingtaine d'années qui tombe amoureuse d'une écrivaine confirmée, Constance Holden, la trentaine bien avancée.
C'est un véritable coup de foudre entre elles. Constance dit Connie, a écrit un roman " Coeur de cire" qui a eu un succès fou au point qu'il va être adapté au cinéma aux Etats-Unis, en Californie. Les deux jeunes femmes s'y rendent et là, c'est la vie hollywoodienne qui commence. Elles font la connaissance d'une actrice célèbre. Connie s'éprend amicalement voire amoureusement avec cette dernière et évidemment Elise se sent rejetée.
Dans la seconde période, c'est l'histoire de Rose Simmons, qui recherche sa mère. Elle l'a abandonné lorsqu'elle était bébé et c'est son père qui l'a élevé seul. On comprend très vite, que Rose est la fille d'Elise.
Successivement, les deux périodes s'entrelacent et l'on suit bien les deux histoires.
Ce qui m'a plu : Tout. L'écriture, l'histoire, le côté romanesque. Jessie Burton, nous fait voyager à travers l'Angleterre et les Etats-Unis.
J'ai mis 5 étoiles à ce livre, mais j'aurai pu en mettre six, un gros coup de coeur pour ma part.
Mon seul regret c'est de l'avoir fini.
J'ai passé un bon moment et je vous le conseille.
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Certains romans ont la capacité de vous happer dès les premières pages, au point que vous avez du mal à poser le livre, même pour aller travailler ou répondre aux besoins de toute une tripotée de chats aux ventres vides !
J'ai été complètement subjuguée par cette lecture, j'ai trouvé l'histoire passionnante, empreinte d'un charme indéfinissable et certains personnages m'ont beaucoup émue.

Deux histoires nous sont racontées en parallèle, d'une part celle d'Elise, une jeune anglaise qui tombe amoureuse d'une femme écrivain plus âgée et qui va la suivre aux Etats-Unis car son roman est adapté au cinéma, et la seconde histoire nous présente Rose, une trentenaire qui végète un peu dans la vie, vivant avec un homme sans trop savoir si elle l'aime encore, travaillant comme serveuse dans un café et se posant des questions depuis toujours au sujet de sa mère qui l'a abandonnée peu de temps après sa naissance.
Les deux histoires sont évidemment liées et la recherche d'identité sera au coeur des préoccupations de plusieurs des personnages.

J'ai énormément aimé ce roman, l'écriture est délicate, l'émotion y est bien présente, et les personnages ne sont jamais simples à appréhender.
J'ai parfois été agacée par certaines réactions de Rose, j'ai été très émue par l'histoire d'amour entre Elise et l'écrivain, j'ai été touchée par l'amitié qui unit Rose à sa meilleure amie, j'ai eu envie de secouer Elise à certains moments, mais je ne me suis jamais ennuyée et je suis presque triste de devoir les quitter, tant ces personnages de fiction m'ont semblé proches.
Un roman d'une grande force et merveilleusement écrit.
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J'ai lu avec beaucoup de plaisir les deux précédents romans de Jessie Burton, Miniaturiste et les filles au lion, où comme dans les secrets de ma mère, la condition féminine et l'art étaient à l'honneur. On retrouve dans ce dernier opus les marqueurs de cette autrice au sens romanesque exacerbé. 3 femmes sont mises en exergue dans ce texte : Connie, écrivaine, son amoureuse Elise et la fille de cette dernière, Rose. L'histoire se déroule sur 2 époques : 1983-1984 avec la rencontre de Connie et d'Elise et 2008, avec la quête de Rose pour retrouver ses origines, et plus particulièrement sa mère, disparue alors qu'elle avait 2 mois. L'écriture de Jessie Burton étant toujours aussi limpide, j'ai dévoré ce roman aux personnages perdus mais terriblement attachants . Décidément, j'aime vraiment cette autrice talentueuse, qui s'attache avec beaucoup de réussite à la psychologie de ses personnages. Un roman à découvrir 😀
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En 2017, Rose a 35 ans, elle vit avec son compagnon à Londres. Elle n'a jamais connu sa mère Élise qui a disparu lorsqu'elle avait un an vers la Californie.
Son père l'a élevée seul et à présent, il vit en Bretagne.
Rose n'a même pas une photo de sa mère. Son père a toujours gardé ce passé secret sans lui livrer un seul renseignement. Quand elle va lui rendre visite, il lui donne deux romans écrits par la compagne de sa mère, Constance Holden. Celle-ci est connue comme écrivaine mais n'a plus donné de trace depuis trente ans.
Rose va partir sur les traces de sa mère. Elle est en même temps en recherche d'elle-même au point de vue de l'amour, de sa personnalité, de sa maternité.
Je n'ai pas réussi à m'attacher au roman ni aux personnages.
Le récit manquait d'émotions, de rebondissements.
Il fallait sans cesse faire le parallèle entre les deux vies, les points communs de ces deux femmes et les nouveaux éléments arrivaient vraiment lentement.
Je crois que j'attendais trop du roman de Jessie Burton qui m'avait ébloui dans le mystère qu'elle avait su créer avec "La miniaturiste", son premier roman.
J'ai quand même mis deux étoiles méritées pour la construction du roman mais c'est une lecture décevante pour moi.


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Ce roman m'a donné bien du mal car je m'y suis ennuyée ferme, surprise et désolée de ne pas retrouver le plaisir des précédents livres de l'auteure. J'y ai déploré beaucoup de passages sans intérêt, de discussions creuses et une psychologie des personnages confuse.

Prendre de la hauteur sur la thématique centrale n'est pas très évident.

En 2017, une trentenaire sans grande personnalité, ronronnant dans un couple improbable, fait un travail de recherche sur sa mère, disparue dans la nature lors de son enfance. Un hiatus dont elle ne se remet pas, et qui l'entraîne dans un mensonge peu crédible.

Dans les années 80, retour en arrière sur la vie sentimentale d'une jeune femme énigmatique, en couple lesbien avec une romancière reconnue et charismatique. Une histoire d'amour bancale, où s'invitent la jalousie, la rancoeur et l'insatisfaction.

Peut-on dire que le fil rouge se précise sur le concept de quête de soin, de filiation et maternité?
Une approche très intimiste, un livre féminin qui décortique les caractères tout en ne leur donnant pas beaucoup de densité. Si l'écriture est fluide, elle n'a pas suffi à m'embarquer dans une fiction sans grande originalité et qui ne comble pas la quête du lecteur en matière de confession (titre original du roman).
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critiques presse (3)
LeSoir
30 novembre 2020
Avec son troisième roman, «Les secrets de ma mère», Jessie Burton séduit une nouvelle fois et confirme son talent.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LaLibreBelgique
10 novembre 2020
Après les succès de "Miniaturiste" et de "Les filles au lion", Jessie Burton continue de s'imposer en conteuse hors pair.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro
29 octobre 2020
Dans Les Secrets de ma mère, on retrouve tout le savoir-faire de Jessie Burton, son art des décors et des ambiances, des intrigues et des portraits de femmes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
Les deux derniers mois de sa grossesse épuiserent Elise. Elle avait l'impression que son corps faisait dix-huit fois sa taille habituelle. Elle ne pouvait jamais dormir plus de trente minutes d'affilée car se tourner lui demandait plusieurs manoeuvres. Elle ne voyait plus ses pieds. Des parties entières d'elle-même disparaissaient à vue d'oeil alors qu'une autre partie - son ventre - ne cessait de grandir. Elle pensait parfois que le bébé ne sortirait jamais, qu'il resterait en elle à grandir et grandir encore, jusqu'à ce qu'elle entre en lévitation ou explose.
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On dit souvent d'une femme qu'elle est insensée de se prétendre maîtresse de son temps. Son corps a d'autres projets en réserve. Quand il s'agit des enfants, les gens répètent bêtement : "Ce n'est jamais le bon moment" - mais je rétorquerais qu'il peut aussi y avoir de mauvais moments. Quand il n'est pas question de leur propre corps ou de leur propre vie - de leur temps à eux -, les gens ont tendance à généraliser allègrement, voire à prioriser le mythe du bébé parfait au détriment des existences intriquées qui évoluent déjà sur cette planète.
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Je ne veux pas être mère, Elise. Je n'en ai pas le temps. Ça semble exiger beaucoup de travail. Je ne suis pas plus intéressé que ça. Je ne l'ai jamais été, en fait. J'aime bien leurs petits pieds et leurs petites oreilles. J'aime leur beauté. Mais ils finissent par grandir et leur unique but est de te quitter.
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Elles passèrent devant un immense donut métallique tournant, érigé devant un restaurant. Le donut, bulbeux à souhait et aussi haut qu'un éléphant, avait rouillé sur son mécanisme. Paralysé mais très présent, il les surplombait, inquiétant ; Elise tenta de prendre une photo mais le taxi était déjà loin et le donut ne ressemblait déjà plus qu'à un minuscule bonbon à la menthe.
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J'avais assisté aux funérailles de la mère d'une amie, j'avais regardé le cercueil disparaître derrière un rideau, mon amie regardait elle aussi, le visage rendu méconnaissable par la tristesse. La perte de ma mère était pour moi une forme de douleur tout aussi palpable bien que différente. La version de mon chagrin était une boîte verrouillée, une maison dont je ne possédais pas la clé, un lieu sur une carte dont je ne savais pas prononcer le nom.
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Videos de Jessie Burton (16) Voir plusAjouter une vidéo
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Qu'est-ce qui se joue lorsque l'on décide d'écrire sur sa famille ? Et comment rejoint-on ce terrain d'écriture en particulier ?
Voici quelques-unes des questions que nous explorons avec Anne Berest dans ce nouvel épisode de notre podcast. Son roman, "La Carte postale" , une enquête palpitante et glaçante sur sa propre histoire familiale, a été sélectionné pour le prix Goncourt des lycéens. Alice Bourhis, lycéenne à Brest, nous en dira quelques mots.
Et pour terminer, nous découvrirons les coups de coeur de notre libraire Romain : cinq histoires familiales que nous ne pouvons que vous recommander.
Pour retrouver les livres d'Anne Berest, c'est ici : https://www.librairiedialogues.fr/personne/personne/anne-berest/1960930/
Et pour nous suivre, c'est là : INSTA : https://www.instagram.com/librairie.dialogues/ FACEBOOK : https://www.facebook.com/librairie.dialogues TWITTER : https://twitter.com/Dialogues
Bibliographie :
- La Carte postale, d'Anne Berest ( éd. Grasset) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19134288-la-carte-postale-anne-berest-grasset
- Gabriële, d'Anne et Claire Berest (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/14416364-gabriele-anne-berest-claire-berest-le-livre-de-poche
- Soleil amer, de Lilia Hassaine (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18955847-soleil-amer-lilia-hassaine-gallimard
- Les Impatientes, de Djaili Amadou Amal (éd. J'ai lu) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19924245-les-impatientes-djaili-amadou-amal-j-ai-lu
- Tous, sauf moi, de Francesca Melandri (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/17044694-tous-sauf-moi-francesca-melandri-folio
- Les Survivants, d'Alex Schulman (éd. Albin Michel) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20116962-les-survivants-roman-alex-schulman-albin-michel
- Nature humaine, de Serge Joncour (éd. J'ai lu) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19924222-nature-humaine-serge-joncour-j-ai-lu
- Lettre au père, de Franz Kafka (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/712442-lettre-au-pere-franz-kafka-folio
- Miniaturiste, de Jessie Burton (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/10951710-miniaturiste-jessie-burton-gallimard
Et voici les romans dans lesquels vous pourrez retrouver les familles citées dans l'introduction de l'épisode :
- Les Rougon-Macquart : Les Rougon-Marcquart, d'Émile Zola (éd. Pléiade Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/247912-les-rougon-macquart-1-le-ventre-de-paris-his--emile-zola-gallimard
- Les Rostov : La Guerre et la Paix , de Léon Tolstoi (éd. Pléiade Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/205936-la-guerre-et-la-paix-leon-tolstoi-gallimard
- Les McCullough : le Fils , de Philipp Meyer (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre
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