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ISBN : 2070196976
Éditeur : Gallimard (09/03/2017)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 61 notes)
Résumé :
En 1967, cela fait déjà quelques années qu'Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s'y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d'art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire. Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune h... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
michfred
23 mars 2017
Voici donc le deuxième et très attendu roman de Jessie Burton! J'avais adoré Miniaturiste qui m'avait littéralement sidérée par son originalité, sa pertinence et la minutie de sa documentation, parfaitement intégrée à la trame romanesque. Il y était question d'une maison de poupée hollandaise et d'une jeune femme isolée mais combative, en butte à une famille opaque et pleine de secrets.
Tout en étant très différent, Les filles au lion n'est pas sans points communs avec Miniaturiste : au centre du récit, encore une oeuvre d'art-un tableau, cette fois- et une héroïne-narratrice originaire des Caraïbes, vivant et travaillant dans le Londres des années 60, solitaire, timide, souvent humiliée mais réfléchie, indépendante et d'une étonnante force de caractère.
Les poInts communs s'arrêtent là, car à première vue, ce deuxième roman semble plus convenu que le premier: deux intrigues qui se succèdent d'abord, puis se croisent, et s'éclairent enfin l'une l'autre. Une histoire d'amour. Une intrigue romanesque sur fond de guerre d'Espagne et de supercherie artistique. Une intégration gagnée à la force du poignet.
Mais à y regarder de plus près, de même qu'il y a des surprises dans les découvertes du lecteur, et que se découvrent progressivement les talents et la distribution des rôles entre ces deux intrigues dans des temps et des espaces séparés , se découvre aussi un sous-texte.
Comme un pentimento original derrière un tableau académique.
Odelle, l'héroïne qui rêve d'être romancière et Olive, la jeune peintre de génie, ont toutes les deux en commun d'être des créatrices qui ne se font pas confiance , se méfient de leur entourage amical trop enthousiaste ou trop sévère , et qui ont besoin, pour exister, d'être découvertes sans pression, à couvert, sans tapage.

J'y ai vu- peut-être à tort?- l'aveu inquiet d'une jeune auteure, secouée par le succès de son premier livre et qui demande une ombre propice, un anonymat protecteur pour retrouver sa verve créatrice.
Et surtout une amie éclairée : Marjorie Quick pour Odelle ou Teresa pour Olive qui puisse la comprendre, l'aider, l'encourager...
Car - et c'est un autre point commun avec Miniaturiste- Les Filles au Lion est aussi un roman de femmes, un roman à la gloire de la solidarité et de l'émancipation féminines.
Dans un monde où les pères, les amants, les maris mettent souvent les créatrices sous le boisseau, il faut pour les pousser vers la lumière des amazones comme Teresa ou Quick- Marjorie de son prénom, mais son nom de famille lui va tellement mieux... et cache tant de mystères!
Cette figure de l'Amazone est, comme celle de la Miniaturiste du premier roman, une divinité tutélaire mystérieuse et forte, attachante et surtout attachée : en elle s'incarne, me semble-t-il, la seule vraie histoire d'amour du roman. Les autres ne sont qu'un leurre.

Je ne suis pas sûre d'être dans le vrai, mais cette piste de lecture m'a paru progressivement se confirmer. J'ai aimé en retrouver les signes, semés discrètement dans le récit, comme les admirateurs des Filles au lion retrouvaient sur la toile la touche et la palette d'un peintre trop rare et trop tôt disparu.
J'ai donc aimé ce jeu de piste, dissimulé derrière une composition savante et une histoire romanesque, et remercie les éditions Gallimard et Babélio de me l'avoir offert.
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indira95
01 avril 2017
J'ai eu la chance d'être conviée par Babelio à rencontrer Jessie Burton dans les locaux des éditions Gallimard. Celle-ci venait y parler de son 2e roman très attendu, Les filles au lion. Jessie Burton si vous ne la connaissez pas encore, a fait un tabac avec son 1er roman Miniaturiste qui s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires (autant vous dire que j'ai immédiatement couru acheter un exemplaire à peine sortie de ma rencontre avec cette écrivain britannique fort sympathique). Je vous laisse imaginer la pression de devoir écrire un 2e roman aussi prenant et unanime (en écoutant les autres blogueuses conviées, que d'éloges concernant Miniaturiste, j'ai presque failli être victime du fameux spoil criminel! ).
Jessie Burton le reconnaît volontiers, elle souhaitait mixer 3 thématiques qui lui tenaient à coeur et en faire le sujet de son 2e livre : l'héritage des colonies britanniques, notamment les Caraïbes et plus précisément Trinidad, l'histoire de la guerre civile espagnole et la peinture. Rassurez-vous, le cahier des charges a été respecté et nous donne ce bon roman, Les filles au lion, qui sans être un coup de coeur, n'en demeure pas moins de la bonne ouvrage et se lit très bien.

Odelle, est une jeune fille dans la plus pure tradition oxfordienne. Très bien éduquée, cultivée et talentueuse, elle ne jure que par Shakespeare et les auteurs du panthéon classique anglais. Écrivain en herbe, elle monte à Londres pour réaliser ses rêves. Tout irait pour le mieux en cette année 1967 si Odelle n'était pas caribéenne, noire et une femme. Dans ce Londres des années 60, si l'éveil vers le flower power et la libération des moeurs est en marche, ce n'est quand même pas la panacée et le regard des autres sur leurs amis des anciennes colonies, est loin d'être amène. Racisme ordinaire et précarité démotivent notre jeune Odelle qui prend une claque de désillusion en pleine face, elle dont le père s'est engagé en 40 dans la RAF et a donné sa vie pour l'empire britannique. Odelle, peu sure d'elle et de ses talents, qui n'ose se lancer, se résigne à accepter un poste de secrétaire dans une galerie d'art auprès de Marjory Quick, énigmatique quinqua. Assez rapidement, un lien se noue entre les deux femmes, Marjory battant le chaud et le froid avec Odelle, à la fois pygmalion plein de sollicitude et à certains moments, froide comme le marbre et distante. Odelle, en fine observatrice, sent que quelque chose de pas net se cache derrière ce masque de bienséance. Sa rencontre avec Lawrie, jeune homme épris d'elle, tentant de vendre un tableau de famille, les fameuses Filles au lion, achève d'embarquer notre héroïne dans les remous d'une histoire qui remonte à l'Andalousie de 1936, à l'aube de la guerre civile espagnole. Mais je n'en dirais pas plus les amis.

Plusieurs protagonistes se partagent l'affiche dans ce roman qui alterne le Londres de 1967 et Malaga en 1936. Des protagonistes qui ont toutes en commun le besoin de communiquer à travers leur art, qu'il soit littéraire ou pictural. Des femmes fortes qui se cachent, de peur d'être jugées par la société des hommes qui n'accorde aucun crédit à celles souhaitant vivre de leur passion. Une femme se doit d'être une épouse, une mère, un compagnon de vie attentionné et dénué de toute aspiration autre que celle de remplir leurs devoirs familiaux. Jessie Burton le reconnaît assez bien : les hommes sont secondaires dans ce roman (et vlan !). Il est bien question de femmes, de rêves brisés et d'élans passionnés à travers l'art. L'homme ici n'est qu'un obstacle à leur réussite. Et pourtant, l'auteur se garde de tout roman féministe !

Les filles au lion traite de thèmes qui en tant que femme, me touche, forcément. Face à la difficulté d'être soi-même, pleinement, librement, une femme encore aujourd'hui en 2017, n'est à mon sens, pas considérée avec le même sérieux qu'un homme, notamment dans l'art. J'ai aimé le livre qui rappelle qu'à toutes les époques, le sexe faible a dû se battre pour une égalité qui si elle est officielle dans nos constitutions, n'en est rien dans les faits. Allez je m'arrêterai là avec mes digressions de chienne de garde !

Jessie Burton nous offre un roman vivant, haut en couleurs, nous fait côtoyer de près les affres de la création, le tout au sein d'un récit romanesque qui se lit avec plaisir. Une écriture riche et un travail d'imagination émérite accentuent l'impression d'avoir affaire à un roman ciselé et intelligent. Merci aux éditions Gallimard et à Babelio pour leur confiance et surtout merci de m'avoir permis de rencontrer un auteur très attachant.
Lien : http://www.livreetcompagnie...
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isabelleisapure
27 mai 2017
Ce roman est parfaitement maîtrisé, malgré la complexité de l'intrigue où deux histoires se chevauchent pour mieux se rejoindre.
1936, Olive, passionnée de peinture, sait que ses espoirs d'être reconnue en tant qu'artiste sont illusoires. Dans le monde des marchands d'art dont fait partie son père Harold, le talent ne peut être que masculin ! Sa rencontre avec Isaac, peintre et militant communiste en Andalousie tandis que la guerre d'Espagne s'annonce, bouleverse sa vie.
1967, Odelle, originaire des Caraïbes, ambitionne de faire sa place à Londres comme écrivaine. En attendant, elle est vendeuse de chaussures, puis travaille comme dactylo dans une galerie de peinture. Là, elle fait connaissance avec le sympathique Laurie, venu faire expertiser une toile d'origine mystérieuse.
Au centre du récit, un tableau fascinant, longtemps disparu, l'énigme de sa création et de sa transmission…
Autant que le rapport à l'art et à la création, c'est la place laissée aux femmes, qui plus est aux femmes d'origines minoritaires dans la société et dans le monde de l'art qui est explorée dans ce roman. Faut-il suivre le modèle dominant ? L'amour doit-il primer sur toute autre considération ? Comment se réaliser et faire coexister des aspirations artistiques et sentimentales ?
Grâce à un important travail de recherches et une intuition exceptionnelle, Jessie Burton nous rend ses personnages, en proie aux tourments de l'Histoire et de leurs sentiments, terriblement humains. Ils sont attachants, vibrants, passionnants, fascinants, mystérieux.
Jessie Burton est une raconteuse d'histoires, une vraie. Elle appartient à la catégorie des auteures qui savent nous toucher au plus profond de nous-mêmes.
La plume est belle et fluide pour un grand coup de coeur.

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motspourmots
24 mars 2017
Le premier roman de Jessie Burton, l'excellent Miniaturiste avait pour inspiration une maison de poupée exposée au Rijksmuseum à Amsterdam. Les filles au lion est cette fois le nom d'un tableau, a priori inventé mais si bien décrit par l'auteur qu'on l'imagine très bien se détacher sur le mur d'un prestigieux musée. Jessie Burton aime donc explorer les arcanes de l'art, une source qu'elle exploite avec un réel talent. Ses descriptions sont minutieuses et imagées, les couleurs explosent, sa plume se fait pinceau et parvient à faire surgir les univers - l'Amsterdam du 17ème siècle, brun, sombre et glacial de Miniaturiste, le sud de l'Espagne aux tons vifs et chaleureux ici - directement depuis une palette de peintre. Miniaturiste avait l'avantage de la surprise. Avec Les filles au lion, Jessie Burton fait mieux que confirmer. Elle impressionne.
Par sa maitrise de l'intrigue tout d'abord, tissée à travers deux époques et deux destins de femmes qui semblent se répondre. En 1967, Odelle, une jeune femme originaire des Caraïbes tente de se faire une place à Londres mais doit faire face au racisme ordinaire. En 1936, Olive est une jeune femme qui rêve de se consacrer à la peinture mais dont le père, un célèbre marchand d'art n'imagine même pas qu'un grand peintre puisse être une femme. Odelle voudrait écrire mais manque de confiance en elle. Olive se cache pour peindre. A trente ans d'écart, l'émancipation des femmes est toujours aussi difficile.
Odelle travaille en tant que secrétaire pour une galerie d'art aux côtés de Marjorie Quick dont elle admire en secret l'assurance et la position. Lorsque son petit ami, Lawrie Scott souhaite soumettre à l'avis de spécialistes un tableau que sa mère lui a légué, Odelle assiste avec surprise à la réaction de Quick qui semble bouleversée en le découvrant. Quel est donc le secret de ce tableau, Les filles au lion attribué à Isaac Roblès, un peintre espagnol disparu pendant la guerre d'Espagne ? Que représente-t-il pour Marjorie Quick ? Pourquoi cette dernière semble-t-elle semer des informations et des indices à l'attention exclusive d'Odelle ?
Jessie Burton fait monter avec talent une tension dramatique au fil des allers et retours entre les deux périodes et de l'avancée dans la genèse de ce tableau. Dans son histoire se mêlent les prémices de la guerre d'Espagne, les relents des nationalismes qui vont bientôt mettre l'Europe à feu et à sang, et un triangle amoureux aux passions exacerbées par le contexte. Il est question de force créatrice et de liberté, de contraintes et de sources d'inspiration. Mais ce qui capte l'attention au-delà de tout le reste, c'est le parallélisme entre les parcours d'Odelle et d'Olive, le formidable défi auquel elles se confrontent à des décennies d'écart pour gagner le droit de s'adonner à leur art. En perçant le secret du tableau, Odelle va gagner bien plus que la satisfaction de la vérité. Elle va se découvrir elle-même.
Les filles au lion est un roman qui vous capte et vous transporte avec bonheur dans un univers que vous n'avez pas du tout envie de quitter. Bien rythmé, bien écrit, bien calibré. J'ai aimé cette plongée dans le monde de l'art et cette réflexion enrichissante sur l'histoire d'une oeuvre et la façon dont elle témoigne de la vie intime d'un artiste autant que de la Grande Histoire. C'est maintenant certain, j'attendrai le prochain opus de Jessie Burton avec envie.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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traversay
07 avril 2017
Les romanciers aiment infiniment le monde de la peinture, propre à échafauder des mystères sur le thème : "mais qui donc a peint ce tableau incroyable qui surgit de nulle part bien longtemps après sa réalisation ?" Cela peut-être l'occasion de bâtir une double intrigue (hier et aujourd'hui) et de constater comment le passé peut contaminer le présent, enquête quasi policière à la clé. Les filles au lion de Jessie Burton est un modèle du genre avec sa construction audacieuse et astucieuse qui trace des lignes entre l'Espagne de la pré-guerre civile et l'Angleterre des sixties. La double intrigue qui nous est révélée, en parallèle, est on ne peut plus romanesque et s'épanouit dans des derniers chapitres intenses que l'on pourra toutefois qualifier d'exagérément mélodramatiques. Ceci posé, la peinture est une sorte de prétexte pour tracer le portrait de deux femmes, séparées par le temps, mais assez proches par leur tempérament artiste (peinture et littérature) et par les barrières qui existent dans des sociétés où l'on accepte difficilement que les femmes aient au moins autant de talent que les hommes. Une situation compliquée par le manque de confiance qui en résulte. Les deux figures principales de Les filles au lion sont deux étrangères : l'une est anglaise dans l'Andalousie de 1936, l'autre vient de Trinidad et sa couleur noire ne passe pas inaperçue dans les rues de Londres, même à une époque, 1967, réputée pour ses accents libertaires. Roman sur l'émancipation féminine et sur les injustices de la notoriété artistique, entre autres, Les filles au lion fourmille de personnages secondaires caractérisés avec une grande précision. La maîtrise de Jessie Burton est indéniable et elle possède à la perfection le sens du détail, de la description et des dialogues. C'est un page-turner irrésistible dont on voit à peine les coutures et les astuces de fabrication. Et c'est un bonheur que d'être plongé dans un livre qui revendique le romanesque comme étendard tout en ménageant suffisamment de pistes de réflexion pour ne pas l'oublier immédiatement, une fois refermé.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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Les critiques presse (4)
LeFigaro07 avril 2017
Deux ans après Miniaturiste, premier roman ambitieux paru en 2015 et devenu un best-seller dans le monde, on l'attendait au tournant. L'Anglaise Jessie Burton ne déçoit pas.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique05 avril 2017
Le deuxième roman de Jessie Burton tient ses promesses.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox29 mars 2017
Un roman trépidant de Jessie Burton à se garder pour l'été.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Telerama22 mars 2017
Une jeune femme, engagée dans une galerie d'art londonienne, tente de percer le secret d'un tableau troublant. Un roman irrésistible.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
tonpdgtonpdg25 juin 2017
« Je ne vais pas bien, a-t-elle dit. Pas bien du tout. »
 
C’était un cancer, a-t-elle expliqué, au stade le plus avancé. Un cancer du pancréas avec une issue inévitable. J’ai ressenti une douleur dans mon propre cœur en entendant ces paroles ; une réaction égoïste, mais totalement prévisible. À cause de la réalité monstrueuse de la maladie, supposais-je, Quick avait eu envie d’avoir de la compagnie chez elle, un désir qui l’avait sans doute surprise et rendue encore plus brusque. Après avoir vécu dans la solitude, avec ses secrets, pendant tant d’années, elle ne voulait plus rester seule. Peut-être que sa décision de présenter ma nouvelle, faisant ainsi de moi son obligée, était un plan baroque destiné à satisfaire son simple besoin de compagnie ? Quand la vie s’enfuit, de tels choix paraissent peut-être moins envahissants, moins dramatiques.
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FleursDuBienFleursDuBien19 juin 2017
Nous étions dépendants l'un de l'autre sans vraiment nous connaître, comme peuvent l'être les jeunes gens quand ils n'ont jamais été brûlés, meurtris ou rejetés, quand ils partagent tout et commettent l'erreur de croire que l'autre est la réponse à leurs questions confuses.
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CarozineCarozine15 juin 2017
Cette femme était peut-être une sorcière venue me montrer une autre voie. Je n’y crois pas vraiment ; c’est une autre femme qui s’en est chargée. Mais sa présence m’apparaît comme le dénouement macabre de ce chapitre de mon existence. A-t-elle perçu en moi une vulnérabilité semblable à la sienne ? Étions-nous condamnées, elle et moi, à combler le vide avec du papier ? Je ne sais pas. Une infime possibilité demeure : elle voulait juste acheter une nouvelle paire de chaussures. Pourtant, je vois toujours en elle un personnage de conte de fées, car c’est ce jour-là que tout a changé.
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FleursDuBienFleursDuBien15 juin 2017
(...) Les bonnes soeurs catholiques qui m'avaient éduquée pendant que je grandissais à l'intérieur de mon chagrin.
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michfredmichfred22 mars 2017
A l'instant elle comprit que, malgré la gêne que lui inspirait le fait de poser, une partie d'elle-même avait espéré qu'Isaac soit réellement doué. Cela aurait été plus simple que s'il n'avait eu aucun talent. Peut-être était-elle davantage la fille de ses parents qu'elle ne le pensait. Il était toujours facile d'admirer une personne talentueuse, et la pitié menait à l'indifférence. Elle ferma les yeux, résistant aux dégâts potentiels que ce tableau ou l'absence de talent d'Isaac pouvaient causer à son coeur.
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