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ISBN : 2070196976
Éditeur : Gallimard (09/03/2017)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 139 notes)
Résumé :
En 1967, cela fait déjà quelques années qu'Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s'y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d'art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire. Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  23 mars 2017
Voici donc le deuxième et très attendu roman de Jessie Burton! J'avais adoré Miniaturiste qui m'avait littéralement sidérée par son originalité, sa pertinence et la minutie de sa documentation, parfaitement intégrée à la trame romanesque. Il y était question d'une maison de poupée hollandaise et d'une jeune femme isolée mais combative, en butte à une famille opaque et pleine de secrets.
Tout en étant très différent, Les filles au lion n'est pas sans points communs avec Miniaturiste : au centre du récit, encore une oeuvre d'art-un tableau, cette fois- et une héroïne-narratrice originaire des Caraïbes, vivant et travaillant dans le Londres des années 60, solitaire, timide, souvent humiliée mais réfléchie, indépendante et d'une étonnante force de caractère.
Les poInts communs s'arrêtent là, car à première vue, ce deuxième roman semble plus convenu que le premier: deux intrigues qui se succèdent d'abord, puis se croisent, et s'éclairent enfin l'une l'autre. Une histoire d'amour. Une intrigue romanesque sur fond de guerre d'Espagne et de supercherie artistique. Une intégration gagnée à la force du poignet.
Mais à y regarder de plus près, de même qu'il y a des surprises dans les découvertes du lecteur, et que se découvrent progressivement les talents et la distribution des rôles entre ces deux intrigues dans des temps et des espaces séparés , se découvre aussi un sous-texte.
Comme un pentimento original derrière un tableau académique.
Odelle, l'héroïne qui rêve d'être romancière et Olive, la jeune peintre de génie, ont toutes les deux en commun d'être des créatrices qui ne se font pas confiance , se méfient de leur entourage amical trop enthousiaste ou trop sévère , et qui ont besoin, pour exister, d'être découvertes sans pression, à couvert, sans tapage.

J'y ai vu- peut-être à tort?- l'aveu inquiet d'une jeune auteure, secouée par le succès de son premier livre et qui demande une ombre propice, un anonymat protecteur pour retrouver sa verve créatrice.
Et surtout une amie éclairée : Marjorie Quick pour Odelle ou Teresa pour Olive qui puisse la comprendre, l'aider, l'encourager...
Car - et c'est un autre point commun avec Miniaturiste- Les Filles au Lion est aussi un roman de femmes, un roman à la gloire de la solidarité et de l'émancipation féminines.
Dans un monde où les pères, les amants, les maris mettent souvent les créatrices sous le boisseau, il faut pour les pousser vers la lumière des amazones comme Teresa ou Quick- Marjorie de son prénom, mais son nom de famille lui va tellement mieux... et cache tant de mystères!
Cette figure de l'Amazone est, comme celle de la Miniaturiste du premier roman, une divinité tutélaire mystérieuse et forte, attachante et surtout attachée : en elle s'incarne, me semble-t-il, la seule vraie histoire d'amour du roman. Les autres ne sont qu'un leurre.

Je ne suis pas sûre d'être dans le vrai, mais cette piste de lecture m'a paru progressivement se confirmer. J'ai aimé en retrouver les signes, semés discrètement dans le récit, comme les admirateurs des Filles au lion retrouvaient sur la toile la touche et la palette d'un peintre trop rare et trop tôt disparu.
J'ai donc aimé ce jeu de piste, dissimulé derrière une composition savante et une histoire romanesque, et remercie les éditions Gallimard et Babélio de me l'avoir offert.
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tynn
  01 août 2017
Mais qui donc a peint Les Filles au lion?
Concernant l'attribution de tableaux inconnus, on peut être confronté à des erreurs d'expertise. Mais être mystifié par le peintre lui-même peut apparaître incongru, partant du postulat que tout artiste a un désir absolu de reconnaissance.
C'est pourtant ce que nous propose Jessie Burton dans cette fiction finement construite autour de la redécouverte d'un tableau.
L'auteure a trouvé un public avec son précédent livre, Miniaturiste, que j'avais beaucoup aimé.
Il fallait donc qu'elle transforme l'essai et je trouve qu'elle fait encore une fois un "sans faute" avec ce roman insolite où on retrouve son goût du mystère et des atmosphères dramatiques, des personnalités ambiguës, le tout porté par une forme de poésie dans les décors.
Elle nous fait changer d'atmosphère et de siècle. Par deux temporalités, la narration se promène entre la Grande Bretagne des années 60 (aux remugles de condescendance raciale d'un Empire disparu) et l'Espagne aux soubresauts de guerre civile, dans les origines et la destinée d'un tableau qui réapparaît et dont on piste la trace sur plusieurs décennies. S'invite dans ce récit un peu étrange et douloureux, une réflexion sur l'identité féminine, sur le combat des femmes dans tous les domaines, personnel, artistique, éducatif...
J'ai été très intéressée par ce qui fait l'ossature intellectuelle du roman: cette idée de l'écartèlement vécu par l'artiste, entre quête de notoriété et la nécessité de se protéger de la critique pour préserver cette chose infiniment fragile: le processus créatif.
Excellente lecture! Un roman qui m'a bluffée jusqu'à ses ultimes rebondissements.
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indira95
  01 avril 2017
J'ai eu la chance d'être conviée par Babelio à rencontrer Jessie Burton dans les locaux des éditions Gallimard. Celle-ci venait y parler de son 2e roman très attendu, Les filles au lion. Jessie Burton si vous ne la connaissez pas encore, a fait un tabac avec son 1er roman Miniaturiste qui s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires (autant vous dire que j'ai immédiatement couru acheter un exemplaire à peine sortie de ma rencontre avec cette écrivain britannique fort sympathique). Je vous laisse imaginer la pression de devoir écrire un 2e roman aussi prenant et unanime (en écoutant les autres blogueuses conviées, que d'éloges concernant Miniaturiste, j'ai presque failli être victime du fameux spoil criminel! ).
Jessie Burton le reconnaît volontiers, elle souhaitait mixer 3 thématiques qui lui tenaient à coeur et en faire le sujet de son 2e livre : l'héritage des colonies britanniques, notamment les Caraïbes et plus précisément Trinidad, l'histoire de la guerre civile espagnole et la peinture. Rassurez-vous, le cahier des charges a été respecté et nous donne ce bon roman, Les filles au lion, qui sans être un coup de coeur, n'en demeure pas moins de la bonne ouvrage et se lit très bien.

Odelle, est une jeune fille dans la plus pure tradition oxfordienne. Très bien éduquée, cultivée et talentueuse, elle ne jure que par Shakespeare et les auteurs du panthéon classique anglais. Écrivain en herbe, elle monte à Londres pour réaliser ses rêves. Tout irait pour le mieux en cette année 1967 si Odelle n'était pas caribéenne, noire et une femme. Dans ce Londres des années 60, si l'éveil vers le flower power et la libération des moeurs est en marche, ce n'est quand même pas la panacée et le regard des autres sur leurs amis des anciennes colonies, est loin d'être amène. Racisme ordinaire et précarité démotivent notre jeune Odelle qui prend une claque de désillusion en pleine face, elle dont le père s'est engagé en 40 dans la RAF et a donné sa vie pour l'empire britannique. Odelle, peu sure d'elle et de ses talents, qui n'ose se lancer, se résigne à accepter un poste de secrétaire dans une galerie d'art auprès de Marjory Quick, énigmatique quinqua. Assez rapidement, un lien se noue entre les deux femmes, Marjory battant le chaud et le froid avec Odelle, à la fois pygmalion plein de sollicitude et à certains moments, froide comme le marbre et distante. Odelle, en fine observatrice, sent que quelque chose de pas net se cache derrière ce masque de bienséance. Sa rencontre avec Lawrie, jeune homme épris d'elle, tentant de vendre un tableau de famille, les fameuses Filles au lion, achève d'embarquer notre héroïne dans les remous d'une histoire qui remonte à l'Andalousie de 1936, à l'aube de la guerre civile espagnole. Mais je n'en dirais pas plus les amis.

Plusieurs protagonistes se partagent l'affiche dans ce roman qui alterne le Londres de 1967 et Malaga en 1936. Des protagonistes qui ont toutes en commun le besoin de communiquer à travers leur art, qu'il soit littéraire ou pictural. Des femmes fortes qui se cachent, de peur d'être jugées par la société des hommes qui n'accorde aucun crédit à celles souhaitant vivre de leur passion. Une femme se doit d'être une épouse, une mère, un compagnon de vie attentionné et dénué de toute aspiration autre que celle de remplir leurs devoirs familiaux. Jessie Burton le reconnaît assez bien : les hommes sont secondaires dans ce roman (et vlan !). Il est bien question de femmes, de rêves brisés et d'élans passionnés à travers l'art. L'homme ici n'est qu'un obstacle à leur réussite. Et pourtant, l'auteur se garde de tout roman féministe !

Les filles au lion traite de thèmes qui en tant que femme, me touche, forcément. Face à la difficulté d'être soi-même, pleinement, librement, une femme encore aujourd'hui en 2017, n'est à mon sens, pas considérée avec le même sérieux qu'un homme, notamment dans l'art. J'ai aimé le livre qui rappelle qu'à toutes les époques, le sexe faible a dû se battre pour une égalité qui si elle est officielle dans nos constitutions, n'en est rien dans les faits. Allez je m'arrêterai là avec mes digressions de chienne de garde !

Jessie Burton nous offre un roman vivant, haut en couleurs, nous fait côtoyer de près les affres de la création, le tout au sein d'un récit romanesque qui se lit avec plaisir. Une écriture riche et un travail d'imagination émérite accentuent l'impression d'avoir affaire à un roman ciselé et intelligent. Merci aux éditions Gallimard et à Babelio pour leur confiance et surtout merci de m'avoir permis de rencontrer un auteur très attachant.
Lien : http://www.livreetcompagnie...
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Ichirin-No-Hana
  25 août 2017
J'ai découvert Jessie Burton il y a maintenant deux ans avec son premier roman Miniaturiste. Véritable coup de coeur, c'est donc sans hésitation que je continue ma découverte de l'auteure avec son dernier roman : Les Filles au lion.
Dans Les Filles au lion, nous suivons deux histoires en parallèle. Tout d'abord, celle d'Odelle en 1967, originaire de la Republique de Trinite, île des Caraïbes, qui vit depuis une quinzaine d'années à Londres. Travaillant comme vendeuse dans un magasin de chaussures, elle rêve d'un métier qu'il lui correspondrait mieux. A sa grande surprise, elle réussit à être sélectionnée pour un poste de dactylo dans une grande galerie d'art. C'est ici qu'elle fera la connaissance de Marjorie Quick, femme au charisme indéniable et très surprenante pour son époque. Dans le même temps, elle fera la rencontre d'un jeune homme, Lawrie Scott, qui vient d'hériter de sa mère décédée un tableau surprenant représentant deux femmes face à un lion.
En 1936, en Espagne cette fois, nous découvrons la vie d'une famille bourgeoise anglaise qui vient de s'installer en Andalousie. La Guerre Civile commence à prendre tranquillement sa place dans les actualités du pays. le père est marchand d'art et sa femme très dépressive reste enfermée et passe son temps à fumer. La fille, Olive, peint en secret car elle a totalement conscience qu'en tant que femme son art ne sera jamais pris au sérieux. Sa rencontre avec Issac Robles, républicain et peintre également, et avec sa soeur, Teresa, va tous remettre en question.
Tout aussi passionnant et surprenant que son précédent roman, la lecture des Filles au lion fut addictive. Avec Les Filles au lion, on retrouve encore cette atmosphère remplie de secret qui m'avait énormément plu dans Miniaturiste. Les personnages sont complexes à appréhender mais tellement complet. Chacun ayant sa part de noirceur et d'égoïsme puisque finalement il ne recherche qu'une chose : leur bonheur. C'est toujours fascinant pour moi de découvrir des personnages aussi travaillés et de suivre leur évolution ou leur propre destruction. Bien que trente ans et quelques milliers de kilomètres les séparent, Olive et Odelle, les deux protagonistes, se ressemblent et vivent les mêmes inquiétudes, notamment concernant la place de la femme, la place dans un pays que l'on connaît peu (ou que l'on croyait connaître), le sens de l'amour, l'absence de figure familiale, l'ambition… Et ce sont ses différentes rencontres qui vont leurs permettent d'en prendre conscience et d'avancer. Comme la maison de poupée dans Miniaturiste, le véritable enjeu de ce roman tourne cette fois autour d'un tableau. Tableau fictif (contrairement à la maison de poupée que l'on peut voir Amsterdam Rijkmuseum) mais tellement décrit avec brio qu'il n'est pas du tout difficile de l'imaginer.
Jessie Burton a encore réussi le tour de force de nous proposer un roman historique plein de secret à l'ambiance si particulière et de grande qualité. Tout en nous proposant une intrigue addictive, Jessie Burton n'hésite pas à nous faire réfléchir sur des thèmes importants notamment sur la place des femmes dans l'art. Les Filles au lion est un roman passionnant et troublant qu'il est impossible de lâcher ! Vivement le prochain.
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isabelleisapure
  27 mai 2017
Ce roman est parfaitement maîtrisé, malgré la complexité de l'intrigue où deux histoires se chevauchent pour mieux se rejoindre.
1936, Olive, passionnée de peinture, sait que ses espoirs d'être reconnue en tant qu'artiste sont illusoires. Dans le monde des marchands d'art dont fait partie son père Harold, le talent ne peut être que masculin ! Sa rencontre avec Isaac, peintre et militant communiste en Andalousie tandis que la guerre d'Espagne s'annonce, bouleverse sa vie.
1967, Odelle, originaire des Caraïbes, ambitionne de faire sa place à Londres comme écrivaine. En attendant, elle est vendeuse de chaussures, puis travaille comme dactylo dans une galerie de peinture. Là, elle fait connaissance avec le sympathique Laurie, venu faire expertiser une toile d'origine mystérieuse.
Au centre du récit, un tableau fascinant, longtemps disparu, l'énigme de sa création et de sa transmission…
Autant que le rapport à l'art et à la création, c'est la place laissée aux femmes, qui plus est aux femmes d'origines minoritaires dans la société et dans le monde de l'art qui est explorée dans ce roman. Faut-il suivre le modèle dominant ? L'amour doit-il primer sur toute autre considération ? Comment se réaliser et faire coexister des aspirations artistiques et sentimentales ?
Grâce à un important travail de recherches et une intuition exceptionnelle, Jessie Burton nous rend ses personnages, en proie aux tourments de l'Histoire et de leurs sentiments, terriblement humains. Ils sont attachants, vibrants, passionnants, fascinants, mystérieux.
Jessie Burton est une raconteuse d'histoires, une vraie. Elle appartient à la catégorie des auteures qui savent nous toucher au plus profond de nous-mêmes.
La plume est belle et fluide pour un grand coup de coeur.

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critiques presse (4)
LeFigaro   07 avril 2017
Deux ans après Miniaturiste, premier roman ambitieux paru en 2015 et devenu un best-seller dans le monde, on l'attendait au tournant. L'Anglaise Jessie Burton ne déçoit pas.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   05 avril 2017
Le deuxième roman de Jessie Burton tient ses promesses.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox   29 mars 2017
Un roman trépidant de Jessie Burton à se garder pour l'été.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Telerama   22 mars 2017
Une jeune femme, engagée dans une galerie d'art londonienne, tente de percer le secret d'un tableau troublant. Un roman irrésistible.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
thisou08thisou08   16 novembre 2017
Ses yeux allaient d'un coin à l'autre. Elle éprouvait une impression de trop-plein. Qui peignait ainsi ? Une fille de dix-neuf ans dans son pyjama d'internat ? Qui connaissaient de telles couleurs, qui pouvait s'emparer du paysage dans lequel elle venait d'arriver et en faire quelque chose de plus beau, plus fort, plus éclatant que le soleil qui envahissait la pièce ? Car il s'agissait assurément de la " finca " et de son verger réinterprétés dans une débauche de couleurs et de formes dansantes, reconnaissables pour Teresa, mais fondamentalement transformées.
+ Lire la suite
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michfredmichfred   22 mars 2017
A l'instant elle comprit que, malgré la gêne que lui inspirait le fait de poser, une partie d'elle-même avait espéré qu'Isaac soit réellement doué. Cela aurait été plus simple que s'il n'avait eu aucun talent. Peut-être était-elle davantage la fille de ses parents qu'elle ne le pensait. Il était toujours facile d'admirer une personne talentueuse, et la pitié menait à l'indifférence. Elle ferma les yeux, résistant aux dégâts potentiels que ce tableau ou l'absence de talent d'Isaac pouvaient causer à son coeur.
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michfredmichfred   22 mars 2017
- Ne mêlez pas la morale à ça, Odelle. Vous croyez que la qualité d'un texte va vous donner une auréole ? Dès que quelqu'un d'autre le lit, vous ne comptez plus. Il existe en dehors de vous. Ne vous laissez pas noyer par votre talent, ne le portez pas comme un fardeau." Elle a allumé une cigarette. "Quand quelque chose est jugé "bon", cela attire les gens, et souvent, en définitive, cela provoque la destruction du créateur. Je l'ai vu. Alors, que vous pensiez que c'est "bon" ou pas ne doit pas entrer en ligne de compte, si vous voulez continuer. C'est dur, mais c'est ainsi. Et, évidemment, si je trouve ça bien, ça n'a aucune importance. Encore moins d'ailleurs. Je pense que vous vous inquiétez trop."
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ulostcontrol_ulostcontrol_   03 mars 2017
On ne connaît pas forcément le sort qu'on mérite. Les moments qui changent une vie -une conversation avec un inconnu à bord d'un bateau, par exemple- doivent tout au hasard. Et pourtant, personne ne vous écrit une lettre, ou ne vous choisit comme ami, sans une bonne raison. C'est ça qu'elle m'a appris : vous devez être prêt à avoir de la chance. Vous devez avancer vos pions.
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michfredmichfred   22 mars 2017
Olive se retourna vers le miroir. Les émeraudes ressemblaient à des feuilles vertes qui brillaient sur sa peau pâle et allaient en s'élargissant vers les clavicule. Des perles du Brésil, vertes comme l'océan, vertes comme la forêt qu'ils trouveraient dans le sud de l'Espagne, avait promis son père. Ce n'étaient pas des pierres précieuses, c'étaient des yeux qui lui faisaient signe dans la lumière des bougies, qui regardaient les filles qui se regardaient.
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