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EAN : 9782311100266
302 pages
Éditeur : La Librairie Vuibert (06/05/2014)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Porté par une écriture tout en subtilités, Loin de la mer est autant un récit de voyage qu’une exploration de notre imaginaire. C’est une autre Amérique que l’on découvre au fil des pages et des miles parcourus par l’auteur.
"Marcher en Amérique était impossible, m’avait-on assuré. Ils connaissaient tous l’Amérique, j’étais le seul à mal la connaître. Personne, vraiment personne ne marche en Amérique, même pas dans les villes. Si je m’y risquais, je deviendra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
MarcoPolo85
  16 juin 2014
Wolfgang Büscher est peu connu en France et c'est bien dommage. Cet écrivain voyageur allemand sait pourtant nous embarquer, sac à dos, vers des lieux que peu voire personne n'a parcouru à pied. Attention, il n'explore pas de nouveaux territoires. Non, il part dans des régions aux paysages en général guère attachants mais par contre souvent lourds d'histoire (parmi ses livres traduits, citons Berlin – Moscou, un voyage à pied ou Allemagne, un voyage).
Ici, il nous emmène dans une traversée des États-Unis Nord Sud depuis le Dakota du Nord jusqu'au Texas. Comme les chemins de randonnée sont inexistants dans ces contrées, il est obligé de suivre les routes ou parfois même les autoroutes.
Ce qui est intéressant dans ce périple, c'est que Büscher évoque ses rencontres singulières, convoque l'histoire. On s'arrête par exemple du côté de Wounded Knee, grande bataille entre blancs et Indiens, ou encore à Omaha lieu emblématique dans la conquête de l'Ouest.
Dans ces Grandes Plaines, monotones et guère séduisantes à priori, Büscher a su m'engouffrer dans ces lieux. Je me suis même appuyé d'une carte des U.S.A. pour faire le voyage avec lui.
Je comparerais volontiers ses écrits à Colin Thubron, grand « travel writer » anglais. Büscher mériterait un prix aux "Etonnants Voyageurs" à St Malo. Mais bon, il n'était même pas dans la sélection....
En France, on risque, donc, de l'oublier. Bien dommage.
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Cacha
  05 juin 2017
Ce voyageur, dont j'ai lu plusieurs récits de périples à travers l'Allemagne, son pays, décide cette fois de traverser les Etats-Unis du Nord au Sud, mais, de manière assez originale, pas par les côtes mais par sa partie centrale, la région des grandes plaines.
Il est très difficile de marcher à pied, qui plus est sur de longues distances dans ce coin du monde voué au pétrole et à l'automobile, aussi emprunte-t-il relativement fréquemment d'autres moyens de transport (bus, auto-stop, etc...).
Ce livre que j'ai trouvé intéressant m'a aidé à comprendre la mentalité de l'Amérique profonde, et, après cette lecture, je suis moins surprise des résultats de leur vote.
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sweetie
  01 juillet 2017
« Cette année où l'hiver refusait de finir, je suis descendu vers l'Amérique, tel un point sombre dans la blancheur infinie des Grandes Plaines du Nord, une fourmi dans la neige. » Ainsi commence le périple de Wolfgang Büscher qu'on peut suivre sur une carte judicieusement placée au début du récit : de la frontière canadienne à la frontière mexicaine, un désir de marcher d'un bled à l'autre par tous les temps, idée bizarre aux yeux de nombreux Américains. L'intérêt de cet ouvrage réside dans les apartés historiques que nous livre l'auteur durant son trajet et ses échanges avec les habitants. On constate que les États-Unis sont loin d'être totalement unis dans leur façon de voir le pays. Capitalisme pur et dur, aide-toi et le ciel t'aidera, live free or die, god bless America, ces citoyens des Plaines de l'Ouest portent en eux encore aujourd'hui toutes les blessures et les difficultés qu'ont pu rencontrer les pionniers avant eux.
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SunnySo
  04 septembre 2015
+++
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critiques presse (1)
Liberation   02 juillet 2014
Wolfgang Büscher traverse le Midwest en solitaire
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MarcoPolo85MarcoPolo85   13 juin 2014
On peut supposer que ces cortèges qui s'ébranlaient vers l'ouest étaient composés pour un tiers de pauvres hères à la recherche de terre et d'or, un tiers d'entrepreneurs et de commerçants, et un tiers aussi d'adeptes de sectes dont on ne voulait pas dans l'Ancien Monde et pas plus dans le Nouveau. p140
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SepoSepo   11 mars 2015
Hommage au Texas:

L'artisan qui me sauva de la tempête. L'homme de la station-service qui me vint en aide sans se soucier des clients. Et le croque-mort, maintenant. Ils ne parlaient pas beaucoup, ils offraient ce qu'ils pouvaient à ce type trempé rencontré sur la route, portaient la main à leur chapeau et disparaissaient. Pour cela, quoiqu'il arrive, jamais, je n'oublierai le Texas.p277

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MarcoPolo85MarcoPolo85   13 juin 2014
Désormais, je comprenais mieux ce qu'était une ville américaine. Son cœur battait en périphérie. Si le centre était à moitié abandonné, presque mort, en périphérie sa volonté de vivre se faisait toujours plus tenace, la ville refusait de finir. p146
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SepoSepo   06 mars 2015
Ce matin d'hiver du Dakota du Nord qui crissait maintenant, le froid mordant dans lequel j'avançais, la faible douleur provoquée par la moindre respiration, ce monde figé par l'hiver - tout cela recelait l'attente palpitante des choses à venir, ce que je découvrirais au tournant de la route. Je ne cessais de chercher une ferme, une maison, un troupeau de bœufs, un cheval, une voiture, un cerf écrasé ou un coyote. S'il y en avait un tous les kilomètres, ils ne faisaient qu'accentuer l'impression d'anéantissement grandiose que procurait le vide, la Prairie infinie sans arbres, d'une platitude absolue. Comme l'Amérique était vide était l'Amérique - je ne savais pas que c'était à ce point. Si j'avais transporté mon riche savoir, plus que riche, dans un sac, il aurait sur-le-champ atterri dans la neige. Non, heureusement, je ne connaissais pas ce pays. Je voyais l'Amérique pour la première fois.p27
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sweetiesweetie   01 juillet 2017
Levant le regard, je vis un aigle et ses ailes, reconnaissables à leur envergure, qu'il gardait immobiles. Il planait avec légèreté dans le ciel, traçait d'élégants cercles sans effort. Je le suivais, plein d'admiration - moi j'étais le contraire de ce vol splendide, un paquet brûlé de soleil qui se traînait, à bout de forces, avec un chiffon trempé sur le corps qui avait été une chemise en des temps meilleurs.
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