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Note moyenne 3.69 /5 (sur 89 notes)

Nationalité : Pologne
Né(e) à : Varsovie , le 25/09/1960
Biographie :

Andrzej Stasiuk est un écrivain, poète, essayiste et critique littéraire.

Il a obtenu de nombreux prix littéraires parmi lesquels le prestigieux prix de la Fondation culturelle de Pologne en 1994 et le prix de Koscielski en 1995.

Dans sa jeunesse, militant pacifiste, il refuse de faire son service militaire. Il passe alors deux ans en prison, expérience qu'il racontera plus tard dans son livre Mury Hebronu (« Les murs d'Hébron »). Il a ensuite travaillé pour des journaux clandestins.

Il a quitté Varsovie en 1987 pour s'établir dans un petit village des montagnes de Beskides où il habite encore.

Depuis 1996, il dirige avec sa femme Monika Sznajderman la maison d'édition Czarne spécialisée dans la littérature d'Europe centrale.

Il est considéré comme le chef de file de la littérature polonaise contemporaine. Outre ces poésies et ses nouvelles « Par le fleuve » éditions le Passeur, 2000, Dukla (2003) ou « l’Hiver » (2006)
Il a écrit des récits de voyage tels : « Contes de Galicie » (2004) ou « Sur la route de Babadag » (2OO7); Ou encore Taksim (2011) son roman, qui nous fait voyager dans des coins perdus des Carpates.



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Source : Editions Christian Bourgois, Wiképédia, Evène.Figaro.fr
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Le jeudi 25 octobre 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr) recevait Hélène Gaudy en qualité de libraire invité. Elle nous présentait sept livres qui lui tiennent particulièrement à c?ur : 1. Georges-Arthur Goldschmidt, La traversée des fleuves (02:05) 2. Andrzej Stasiuk, Un vague sentiment de perte (12:15) 3. Jakuta Alikavazovic, L'avancée de la nuit (20:40) 4. Sylvain Prudhomme, Là, avait dit Bahi (32:26) 5. Jean-Christophe Bailly, Description d'Olonne (42:16) 6. Georges Perec, W ou le souvenir d'enfance (48:10) 7. Gwenaëlle Aubry, Personne (54:40) En fin de rencontre, Charybde 7 évoquait chaleureusement plusieurs ouvrages d'Hélène Gaudy (1:00:30)

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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Tandarica   29 janvier 2019
Sur la route de Babadag de Andrzej Stasiuk
Babadag, de nouveau, comme il y a deux ans : le car fait un arrêt de dix minutes, le chauffeur s’éclipse, la marmaille fait la manche sans conviction dans la chaleur torride de midi, rien n’a changé. Seuls les billets de mille lei avec Eminescu ont disparu, remplacés désormais par de petits ronds en aluminium représentant Constantin Brâncoveanu.

(p. 308)
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Tandarica   04 février 2019
Sur la route de Babadag de Andrzej Stasiuk
Un voyage du pays du roi Ubu au pays du vampire Dracula ne peut pas renfermer de souvenirs auxquels on puisse croire plus tard, comment on croit, par exemple, à l'existence de Paris, de Stonehenge ou de la place Saint-Marc.

(p. 22)
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nadejda   20 mars 2015
Fado de Andrzej Stasiuk
Durant ces jours d'été solitaires, alors que mes grands-parents travaillaient aux champs, j'avais l'impression de prendre part à un rêve.

J'entrais dans l'étable et refermais soigneusement la porte de bois brut. L'intérieur était plongé dans la pénombre. L'étable avait un toit de chaume et il y faisait frais même les jours de canicule. Des rais de lumière obliques passaient entre les planches du bâti. Une poussière dorée y virevoltait. En m'avançant dans l'espace obscur, je brisais l'une après l'autre les surfaces tremblantes de lumière qui se reformaient immédiatement après mon passage. Cela sentait le blé et le foin. Les poules grattaient le sol jonché de tiges à la recherche de graines. Un chat guettait une souris. Des moineaux s'étaient posés sur les poutres, sous le toit, et attendaient que le chat disparaisse pour se joindre aux poules. p 167
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Tandarica   06 février 2019
Sur la route de Babadag de Andrzej Stasiuk
[…] le village de Sfîntu Gheorghe possédait en lui une sorte d'héroïsme résigné. Soumis aux éléments, plein de précarité, condamné à l'oubli, il se blottissait contre la terre ferme, tel un nid d’hirondelles.

(p. 227)
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nadejda   19 mars 2015
Fado de Andrzej Stasiuk
Ah, cette solitude d’Europe centrale ! Cet abandon éternel, irrémédiable, parce que les remèdes ne sont pas rétroactifs et ne peuvent ressusciter ce qui est mort. Solitude et délaissements éternels, permanents. Solitude des orphelins de la Grande-Moravie, des orphelins des Jagellon (Dynastie d’origine lituanienne qui régna en Pologne et épisodiquement en Bohême et en Hongrie aux XVe et XVIe siècles), de l’Autriche-Hongrie, de la Yougoslavie, des démocraties populaires. La boucle de l’histoire et le bouton du présent. Comment faire tenir un récit dans une langue dont la grammaire ne prévoit pas le temps futur ? Il en sort toujours une manière d’élégie, une espèce de légende, une narration circulaire qui doit revenir vers le passé, parce que non seulement le futur, mais aussi le présent la remplit de frayeur. Ici le passé n’est jamais une faute, c’est toujours une absolution. (…) La mémoire et le destin vus comme une nécessité nous préservent du contact froid de la solitude. Finalement, seul ce qui est passé a existé pour de vrai et confirme quelque peu notre existence centre-européenne.

(…) la folie de la littérature qui devance de quelques pas la folie du monde rappelle de manière inquiétante la santé. p 30 31 (Bulatović
)
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nadejda   11 février 2015
Un vague sentiment de perte de Andrzej Stasiuk
Cette déchirure dans l’étoffe de l’existence ne se produisait sans doute que dans mon imagination, c’est moi qui y voyais des trous. Ma grand-mère, elle, ne le remarquait pas. Pour elle, c’était dans l’ordre des choses : les événements n’obéissaient qu’à un seul ordre supérieur et indivisible et étaient donc aussi réels que légitimes. Peut-être sa conscience procédait-elle tout de même à des distinctions, faufilant et rapiéçant des endroits usés, décousus, mais impossible de retrouver dans ses récits la trace d’un tel ravaudage.

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Bookycooky   07 juin 2015
Un vague sentiment de perte de Andrzej Stasiuk
Il me manque.Pas seulement parce qu'il est mort.Cela,on peut s'y faire.C'est juste que l'on pense différemment à une vie arrivée à son terme.Il faut s'habituer au fait que rien ne pourra plus changer et qu'il nous restera que le passé .Ce qui me manque,c'est un lieu où je puisse le retrouver....Quelque chose qui me prouve que nous avons vécu une vraie vie.p.89-90
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IreneAdler   08 juillet 2014
Pourquoi je suis devenu écrivain de Andrzej Stasiuk
Je ne jouais de rien. Quand on lit beaucoup,on est incapable de jouer. Maintenant, je regrette. J'aurais pu lire moins. Surtout que la plupart des livres étaient des navets. J 'aurais pu apprendre à bien jouer d'un instrument. Je serais devenu star de rock'n'roll, et je n'aurais pas eu à écrire tous ces livres.
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nadejda   19 mars 2015
Fado de Andrzej Stasiuk
…solitude définitive de l’autoroute où, pendant des heures, on ne voit pas âme qui vive, mais seulement un condensé d’humanité avec son besoin obsessionnel de mouvement et de victoire sur l’infini. Rien que des profils plats, des taches à peine corporelles derrière les vitres, des lucioles de mégots ou des doigts dans le nez. A moins d’arriver dans une station-service où tous ont l’air de victimes potentielles fatiguées et de voleurs alertes et affairés, où sur fond de ciel bleu marine les corps chauds des camions rappellent de gros rochers.

Tout cela est à peine vivant et semble consumer ses dernières forces, c’est en même temps un mouvement perpétuel mort dont le but reste de retenir l’éternité. p 8 (L'autoroute)

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Tandarica   06 février 2019
Sur la route de Babadag de Andrzej Stasiuk
Il a fini par revenir à Rășinari. Devant la maison où il est né, on a placé son buste. La maison est de couleur rose passé. Elle a deux fenêtres à volets sur sa façade à pignon. Le mur est orné de corniches et de pilastres blancs. Le buste lui-même est posé sur un socle pas très haut. Le visage de Cioran a été rendu de façon réaliste et maladroite. Il aurait pu être sculpté par un artiste populaire imitant l'art de salon. Sa ressemblance avec le modèle mis à part, l'œuvre est « petite, modeste et sans qualités particulières », elle s'accorde bien cependant avec cette petite place de campagne. Tous les jours, des troupeaux de vaches et de brebis passent à côté. Elles abandonnent derrière elles leur odeur et leur chaleur. Ni le vaste monde ni Paris n'ont laissé la moindre trace sur ce visage. Il est tout simplement triste et fatigué. Des hommes semblables viennent s'asseoir au bistrot près du coiffeur et à côté du magasin sous la vigne. Tout a l'air comme si quelqu'un avait réalisé ici son rêve ou sa dernière volonté.

« Acel blestemat, acel spendid Rășinari »*.



*Ce maudit, ce splendide Rășinari (in « Histoire et utopie » de Cioran)

(p. 51)
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