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ISBN : 4621002589
Éditeur : Le Livre qui parle (26/03/2018)
Édition audio (Voir tous les livres audio)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 387 notes)
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.
Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  24 juillet 2017
Un recueil dans lequel Sylvain Tesson reprend des impressions et des notes consignées dans divers cahiers écrits pendant ses voyages. Dans certains chapitres, il parle de se retirer dans une cabane isolée, ce qu'il fera et que l'on peut lire dans son roman Dans les forêts de Sibérie. Dans le chapitre Sur les vaisseaux de pierre consacré aux escaladeurs de cathédrales dont il a fait partie, il écrit :
“En cas de chute, le grimpeur aura tout juste le temps de se dire qu'«il n'a que ce qu'il mérite», comme le proclamait Philippe Petit quand on lui annonçait qu'un funambule – un de ses frères ! – s'était écrasé." . Quelques années après la parution du Petit traité sur l'immensité du monde, Sylvain Tesson a connu une chute dramatique !
Ce Petit traité sur l'immensité du monde, je l'ai picoré au gré de mes envies de lecture, c'est ainsi que je l'ai apprécié !
Challenge Petits plaisirs 2017 – 167 pages
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Rebka
  19 octobre 2017
Le monde est immense, et moi je suis grave à la bourre. Ça va faire un mois que j'ai fini ce petit traité et je suis à peine en train d'écrire ce billet. Shame on me !
D'un autre côté, avec Tesson, c'est toujours la même chose, je me dis qu'il faudrait vraiment mais vraiment vraiment vraiment que j'arrête d'écrire des billets dans lesquels je dis des trucs qu'après je fais pas, ouais, que je me sorte les doigts de quelque part et que je me mette un bon gros coup de pied au même endroit. C'est vrai merde, c'est quand même très con de se mettre soi-même en situation d'échec et de dire des trucs (ou pire, d'écrire des trucs) qu'on ne va pas faire et qu'on va regretter de ne pas faire et qu'on va se dire que merde il faudrait les faire etc etc… Bref, vous voyez le topo.
Par exemple, quand j'ai fini de suivre Sylvain sur les chemins noirs le 31 décembre dernier, j'ai trouvé judicieux - vu la période - de prendre la résolution pour l'année qui venait de partir moi aussi sur les petits sentiers, de faire le vide dans ma tête, d'écouter le silence, de me sentir toute petite face à l'immensité du monde et aussi de renifler la nuit sous les étoiles. Je n'imaginais pas une traversée de la grande diagonale du vide non plus hein, faut pas pousser (ne pas se mettre en situation d'échec je disais) mais juste un truc à mon niveau, je sais pas moi, une semaine sur un petit bout du Chemin de Compostelle, le plateau du Larzac, Conques, l'Aveyron, bref, du possible, du faisable, du balisé, du pas loin de chez moi en plus. Résultat des courses : l'année n'est plus si nouvelle que ça et qu'est-ce que j'ai fait de tout ça ? Rien. Procrastination sors de ce corps !! Va me falloir un exorcisme là, un sévère en plus.
Alors oui évidemment, je peux me trouver toutes les excuses du monde, j'avais un peu les chocottes de le faire toute seule (hou la peureuse ^^), j'ai mal au genou, je dois me faire enlever un kyste (hou la vieille ^^), je me suis heurtée à la bitchitude de la vie (ouais ben justement c'est l'idée, évacuer en marchant), il a fait trop chaud cet été (hou la suante ^^), il va faire trop vite nuit maintenant (hou l'emmerdeuse ^^). On est bien d'accord, tout ça, c'est du flan, excuses rejetées. Des plumes et du goudron, voilà ce qui m'attend et ce sera bien mérité. J'ai encore 2 mois pour éviter ça, Ô Tesson tu me fous la pression !
Pour en revenir à ce petit traité, il reste dans la lignée tessonesque, ça marche, ça pense, ça bivouaque, ça médite, ça lit, ça marche encore et encore, et parfois même ça prend le train, la moto ou ça grimpe sur le dos d'un cheval. Tiens, ici ça boit un peu moins qu'ailleurs, ou alors c'est pas écrit, on n'est pas obligé de tout écrire non plus. Quoi qu'il en soit, ça bouge, ça s'agite, ça ouvre les yeux, ça explore, ça découvre, ça s'émerveille ou ça se désole, et ça rencontre. On devrait tous faire un stage de Tesson au moins une fois dans sa vie moi j'dis.
D'ailleurs ici, on a carrément un mode d'emploi, surtout à partir du chapitre 11, franchement c'est facile, y'a qu'à tout faire comme c'est écrit. On a même la playlist des bouquins à emporter avec soi, que demande le peuple ?
Du coup, vous me voyez venir, puisque ça à l'air si simple, j'ai plus d'excuse et je vais être obligée de redire un truc que je vais très certainement regretter un jour : moi aussi je vais le faire (marcher et/ou me retirer quelques temps dans une foutue cabane). Et je vais en rajouter une couche : y'a un endroit où je dois absolument aller, le lac Baïkal, o-bli-gé ! (naaan mais quelle conne, quelle conne ! c'est pas possible ! dans quoi je me suis encore fourrée ? en plus des plumes et du goudron je vais finir au pain sec et à l'eau et privée de dessert pendant 78 ans ! Si c'est pas chercher les emmerdes ça…)
Conclusion, lire Tesson ça motive mais attention, ça fout les j'tons. Dépasse toi toi-même et le ciel t'aimera. Mouais, affaire à suivre ;)
Lien : https://tracesdelire.blogspo..
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kuroineko
  03 août 2018
Le petit traité sur l'immensité du monde offre un fort agréable moment de lecture. Sylvain Tesson invite le lecteur à retrouver les plaisirs du nomadisme. S'il cite nombre d'illustres vagabonds volontaires tels Jack London ou Goethe, il parle surtout de sa propre expérience. Il exprime son besoin d'être en mouvement, son refus de l'immobilisme tant physique que moral. Et aussi une bonne part de sa misanthropie. Il donne ses raisons à sa fuite des rassemblements humains, préférant à la grégarité la solitude des vastes steppes, d'une cabane ermitage ou encore la mastication de son cheval.
Son traité se veut presque manuel du parfait wanderer en fournissant des moyens de lutter contre l'ennui cérébral sur les plaines infinies, les livres à emporter pour comprendre la structure et les lignes de forces des paysages traversés - il est géographe de formation après tout. Il rappelle le vagabondage romantique du XIXème siècle où nombre de tenants prenaient la route dans la Mittel Europa.
Si je ne partage pas tous les points de vue de l'auteur - ce qui n'est certainement pas son but, d'ailleurs - j'ai beaucoup apprécié ses propos sur le monde et ses infinies beautés, sur le besoin de le réenchanter, sur la communion qui s'installe entre le cavalier et sa monture, les escapades sur les toits de Notre-Dame de Paris et autres monuments, etc. Son écriture est très plaisante et fluide, émaillée de citations judicieuses et de termes techniques et scientifiques.
Bien sûr, Sylvain Tesson donne envie de chausser ses chaussures de randonnée pour à son tour prendre la route. A son propre niveau, avec l'envie de redécouvrir si besoin la joie de simplement marcher et d'ouvrir grands les yeux. Pas forcément besoin - ni la possibilité d'ailleurs - de partir pour les confins du Kirghistan pour s'émerveiller du vol d'une libellule ou de la douce courbe d'une colline herbeuse.
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Lune
  04 mai 2014
Glisser ce traité dans sa poche.
Opter pour le vagabondage (physique et/ou mental).
Garder l'oeil lucide.
Refuser les pièges d'une société bouffeuse de temps et du Temps.
Ralentir le pas.
Goûter la liberté.
Conserver sa libre pensée.
Agiter le tout en le saupoudrant des mots de Sylvain Tesson et le "petit traité" devient philosophie de poche qui se lit et se relit.
Une bouffée d'oxygène dans un siècle qui court vers un drôle d'avenir si l'on n'y prend garde.
J'ai particulièrement aimé l'analyse de l'humanisme. Elle est parlante et sans concession.
Je suis montée aux barricades à l'évocation des oppressions brutales vécues par trop de femmes.
Je me suis agrippée à l'auteur pour rejoindre le haut des cathédrales et pénétrer dans la "forêt" de Notre-Dame, les yeux écarquillés par le bonheur de croiser les "compagnons" du fond des âges.
J'ai ressenti l'action d'un homme qui recherche la liberté et tente de nous montrer qu'il l'a trouvée dans "l'immensité du monde". Que cela fait du bien...
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pyrouette
  05 mai 2017
Quel bonheur de lire ce petit traité pendant la campagne électorale qui fait des ravages partout. Au lieu de regarder la télé, d'écouter les médias qui rabâchent en boucle les déclarations des candidats, j'ai suivi Sylvain en Sibérie, au Tibet, dans les forêts.
Écouter la nature, regarder les étoiles, faire un bivouac potable ou non, choisir son endroit pour dormir, voilà une occupation paisible.
Lire les philosophes voyageurs, marcher le nez au vent, voir les merveilles naturelles, oh oui j'étais mieux avec l'auteur.
Marcher pour lutter contre le temps, marcher pour penser vagabonder ou simplement, vivre dans une cabane dans la forêt avec le minimum, un retour aux sources indispensable.
Et pour finir une petite citation : “une vie est réussie quand elle est n'est faite que de verbes d'action.”
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Citations et extraits (121) Voir plus Ajouter une citation
LaumnessLaumness   21 mai 2019
Sur la route uniforme, lorsque ni le souvenir, ni la contemplation ne se portent au secours de l’errant, celui-ci a toujours la ressource de se replier dans ses rêves. Combien de vagabonds, égarés dans les landes, ont-ils avancé en traînant autour d’eux des lambeaux de visions, rêvant comme ils respirent ? L’uniformité des lieux désolés incite à s’envoler vers les Incroyables Florides de l’imagination. L’état de légère inanition dans lequel on se trouve à la fin d’une étape forcée colore les rêves de teintes fantastiques. On échafaude des voyages futurs. Combien de mes expéditions sont-elles nées chemin faisant ? Vivre, c'est faire de son rêve un souvenir.

Il manque une chose à cette rapide recension des antidotes à l’ennui ! Sur la piste, pour combattre le vide, il y a la poésie ! Le vagabond peut réciter des vers inépuisablement. La poésie remplit les heures creuses. Elle entretien l’esprit et gonfle l’âme. Elle est un rythme mis en musique. Les vers scandent la marche et peuvent être accordés à l’atmosphère : je dis plutôt Péguy dans la plaine arasée, Hugo dans le marais, Apollinaire en altitude, Shakespeare dans la tempête, Norge que je suis saoul. Et le soir, à la halte, j’arrache de mon cahier de poésie la page qui m’a nourri tout le jour et construis avec elle un petit feu auquel je récite le poème appris.
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balooobalooo   05 juin 2010
Les gens imaginent que l'errant va le nez au vent. Pourtant c'est avec rigueur qu'il trace sa route. Il faut de la discipline pour ne pas céder à l'envie d'une halte. Il faut de la méthode pour gagner le rythme nomade, cette cadence nécessaire à l'avancée et qui aide le marcheur à oublier sa lenteur. Lors de mes traversées transcontinentales, je m'efforçais (.. .) de disposer toujours de la même façon mes effets au bivouac, de réciter dans le même ordre ma cargaison de poèmes... Minuscules stratagèmes qui constituent la Règle monastique du voyageur. Voyager, ce n'est pas choisir les ordres, c'est faire entrer l'ordre en soi.
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margomargo   20 avril 2012
L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux. Le mieux consiste donc à construire un donjon solitaire avec le ciment de son rêve suffisamment solide pour que le ressac du monde extérieur s'y fracasse.
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WictorianeWictoriane   27 septembre 2008
Il est cependant une autre catégorie de nomades. Pour eux, ni tarentelle ni transhumance. Ils ne conduisent pas de troupeaux et n'appartiennent à aucun groupe. Ils se contentent de voyager silencieusement, pour eux-mêmes, parfois en eux-mêmes. On les croise sur les chemins de monde. Ils vont seuls, avec lenteur, sans autre but que celui d'avancer.
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joedijoedi   24 juillet 2017
Il ne comprend pas pourquoi l'humanité se rend coupable d'un gynocide permanent (dont les victimes n'ont même pas, elles, le baume du devoir de mémoire) et ne voit pas pourquoi il lui faudrait aimer ou respecter cette humanité-là. Il a été conforté de découvrir un jour que Jack London (un wanderer lui aussi, celui du Nouveau Monde !) pensait que «l'homme se distingue des autres animaux surtout en ceci : il est le seul qui maltraite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent coupables, ni même le chien dégénéré par la domestication» (Les Vagabonds du rail).
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Videos de Sylvain Tesson (76) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvain Tesson
Après l'émouvante lecture de Richard Berry, c'est au tour de Loïc Corbery de la Comédie-Française de vous faire vivre les mots de Sylvain Tesson. Un récit et des questions posées par l'écrivain qui, plus d'une fois, a escaladé clandestinement la cathédrale de Notre-Dame de Paris.
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