AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9784621002582
Le Livre qui parle (26/03/2018)
Édition audio (Voir tous les livres audio)
3.81/5   601 notes
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.
Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
3,81

sur 601 notes

joedi
  24 juillet 2017
Un recueil dans lequel Sylvain Tesson reprend des impressions et des notes consignées dans divers cahiers écrits pendant ses voyages. Dans certains chapitres, il parle de se retirer dans une cabane isolée, ce qu'il fera et que l'on peut lire dans son roman Dans les forêts de Sibérie. Dans le chapitre Sur les vaisseaux de pierre consacré aux escaladeurs de cathédrales dont il a fait partie, il écrit :
“En cas de chute, le grimpeur aura tout juste le temps de se dire qu'«il n'a que ce qu'il mérite», comme le proclamait Philippe Petit quand on lui annonçait qu'un funambule – un de ses frères ! – s'était écrasé." . Quelques années après la parution du Petit traité sur l'immensité du monde, Sylvain Tesson a connu une chute dramatique !
Ce Petit traité sur l'immensité du monde, je l'ai picoré au gré de mes envies de lecture, c'est ainsi que je l'ai apprécié !
Challenge Petits plaisirs 2017 – 167 pages
Commenter  J’apprécie          663
le_Bison
  03 février 2021
Petit traité sur l'immensité du monde. Tout est énoncé dans le titre. Ou presque. le voyageur face à l'immensité des terres doit effectivement se sentir tout petit, une poussière. Je me sens d'ailleurs poussière, prêt à m'envoler dans ces lointaines contrées, à travers ces plaines désertiques, aux confins des steppes silencieuses là où seul le vent chante ses mélopées comme une ritournelle sans fin, ou comme un ivrogne un soir de pleine lune.
Perdu dans l'immensité du monde, l'esprit divague, des vagues de pensées qui submergent ton subconscient tel un tsunami dévastateur sur une terre vide. Il faut avoir un putain de courage pour affronter son esprit, seul dans une tempête de poussières ou de neige. Avec pour seuls compagnes, quelques bouteilles de vodka dans son barda, l'errance sans but, voilà de quoi réhabiliter le vagabond romantique. Surtout quand la bouteille est vide…
Qui est ce vagabond romantique, un Sylvain Tesson d'un autre temps ? le vagabond romantique est celui qui prend la route, sans but, sans idée précise ni préconçue. Il erre l'esprit bohème entre les forêts et les clairières ; donc originellement en Bavière. Il dort à la belle étoile ou dans une grange, la main dans la culotte de la fermière – oups mon esprit s'égare dans le vide sidéral de mon âme. Il a toujours un bouquin en poche, une barbe de plusieurs jours, et suit juste le soleil ou la lune, jusqu'au prochain ravitaillement de plaisirs. D'ailleurs le choix du bouquin est intéressant : ce sera « Knulp » de Hermann Hesse, pour Sylvain. Il ne me reste plus qu'à le lire, il est de ces livres aux pages jaunies et parfumées par le temps que la vigueur d'un dépoussiérage ne serait pas inconvenante, sous peine de distiller ces minuscules poussières dans mon verre de Paulaner.
Et où commence le voyage ? Sur une carte que des géographes ont façonnée depuis la nuit des temps, le temps d'un feu dans une grotte. Il a fallu qu'un type, cheveux hirsutes et torse poilu, décide de franchir le pas, celui des ténèbres, et décide de se confronter à ses peurs, à la profondeur abyssale de l'inconnu ou de Dieu pour laisser derrière lui sa femme et son tonneau, et découvrir une autre soif, celle de la découverte et du prochain bistrot ouvert. Ainsi naquit la géographie, avec ses courbes et ses dénivelés, qui tranche avec les courbes de cette jeune slave venu m'accueillir avec une outre de vodka maison dans cette grange que je croyais abandonnée. Outré, je ne le suis pas de ses avances aux confins si reculés.
Mais à force de philosopher, je me perds dans mon inculture, comme un poivrot se perdrait dans une ville fantôme où tous les bistrots seraient à l'abandon. D'ailleurs, autant boire à la belle étoile, hé toi si belle cette lune bleue que j'admire tant lorsque le silence de la nuit impose sa beauté. Demain sera un autre jour – non ce n'est pas le titre du prochain James Bond, quoique – et la marche bohème ou forcée qui m'entraînera sur d'autres sentiers de poussière trouvera ainsi une nouvelle voie, celle qui me mènera peut-être dans les profondeurs d'un puits où la vodka assommera le substitut d'âme qui me reste en éveil, traversée du Gobi ou de la Sibérie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          414
Nastie92
  16 janvier 2022
"Traquer la beauté partout où elle se cache", telle est la devise de Sylvain Tesson, et pour la chercher sous toutes ses formes et dans les moindres recoins, il ne cesse de sillonner le globe.
Chasseur de beauté. Quel merveilleux métier !
Goethe écrivit : « Voyageur, je rafle ce que je peux. » Pour notre plus grand bonheur, Sylvain Tesson rafle beaucoup et partage dans ce petit traité ses plus belles trouvailles.
Il nous ouvre sa boîte à trésors.
C'est un observateur attentif. Toujours aux aguets, les sens et la pensée en éveil.
Il a non seulement l'oeil et le coeur pour voir, mais aussi l'intelligence et le talent pour traduire en mots ce qu'il a vu. Ces qualités combinées font de cet ouvrage un véritable petit bijou.
Dans le désert, dans la jungle, dans une cabane ou sur les tours de Notre-Dame de Paris, à pied ou à cheval, dans l'observation des êtres humains, des plantes, des animaux ou des paysages, j'ai adoré suivre les vagabondages de l'auteur.
Sylvain Tesson a la bougeotte, il éprouve un besoin irrépressible de mouvement quasi perpétuel.
Parfois, c'est en pensée qu'il bouge et le voyage se fait immobile : c'est fou tout ce qu'il peut imaginer rien qu'en regardant une carte ou en lisant des noms de lieux.
Je le rejoins sur ce terrain et me souviens qu'une partie non négligeable du bonheur que j'ai eu enfant à la lecture de Michel Strogoff venait des toponymes que je trouvais tellement magnifiques et propices aux rêves les plus fous. Ah, Irkoutsk ! Dans une ville dotée d'un tel nom il ne pouvait certainement rien survenir de banal, il ne pouvait qu'y advenir des choses incroyables.
Géographe, Sylvain Tesson sait connecter des faits et des informations dont les liens nous étaient invisibles ; en faisant cela, il élargit notre vision et augmente notre capacité de réflexion.
Son humour habituel est bien présent, ainsi la lecture nous réjouit-elle en plus de nous enrichir.
Dans l'oeuvre de l'auteur, ce petit traité est un excellent cru.
Le monde est immense, le talent de Sylvain Tesson aussi !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          442
Rebka
  19 octobre 2017
Le monde est immense, et moi je suis grave à la bourre. Ça va faire un mois que j'ai fini ce petit traité et je suis à peine en train d'écrire ce billet. Shame on me !
D'un autre côté, avec Tesson, c'est toujours la même chose, je me dis qu'il faudrait vraiment mais vraiment vraiment vraiment que j'arrête d'écrire des billets dans lesquels je dis des trucs qu'après je fais pas, ouais, que je me sorte les doigts de quelque part et que je me mette un bon gros coup de pied au même endroit. C'est vrai merde, c'est quand même très con de se mettre soi-même en situation d'échec et de dire des trucs (ou pire, d'écrire des trucs) qu'on ne va pas faire et qu'on va regretter de ne pas faire et qu'on va se dire que merde il faudrait les faire etc etc… Bref, vous voyez le topo.
Par exemple, quand j'ai fini de suivre Sylvain sur les chemins noirs le 31 décembre dernier, j'ai trouvé judicieux - vu la période - de prendre la résolution pour l'année qui venait de partir moi aussi sur les petits sentiers, de faire le vide dans ma tête, d'écouter le silence, de me sentir toute petite face à l'immensité du monde et aussi de renifler la nuit sous les étoiles. Je n'imaginais pas une traversée de la grande diagonale du vide non plus hein, faut pas pousser (ne pas se mettre en situation d'échec je disais) mais juste un truc à mon niveau, je sais pas moi, une semaine sur un petit bout du Chemin de Compostelle, le plateau du Larzac, Conques, l'Aveyron, bref, du possible, du faisable, du balisé, du pas loin de chez moi en plus. Résultat des courses : l'année n'est plus si nouvelle que ça et qu'est-ce que j'ai fait de tout ça ? Rien. Procrastination sors de ce corps !! Va me falloir un exorcisme là, un sévère en plus.
Alors oui évidemment, je peux me trouver toutes les excuses du monde, j'avais un peu les chocottes de le faire toute seule (hou la peureuse ^^), j'ai mal au genou, je dois me faire enlever un kyste (hou la vieille ^^), je me suis heurtée à la bitchitude de la vie (ouais ben justement c'est l'idée, évacuer en marchant), il a fait trop chaud cet été (hou la suante ^^), il va faire trop vite nuit maintenant (hou l'emmerdeuse ^^). On est bien d'accord, tout ça, c'est du flan, excuses rejetées. Des plumes et du goudron, voilà ce qui m'attend et ce sera bien mérité. J'ai encore 2 mois pour éviter ça, Ô Tesson tu me fous la pression !
Pour en revenir à ce petit traité, il reste dans la lignée tessonesque, ça marche, ça pense, ça bivouaque, ça médite, ça lit, ça marche encore et encore, et parfois même ça prend le train, la moto ou ça grimpe sur le dos d'un cheval. Tiens, ici ça boit un peu moins qu'ailleurs, ou alors c'est pas écrit, on n'est pas obligé de tout écrire non plus. Quoi qu'il en soit, ça bouge, ça s'agite, ça ouvre les yeux, ça explore, ça découvre, ça s'émerveille ou ça se désole, et ça rencontre. On devrait tous faire un stage de Tesson au moins une fois dans sa vie moi j'dis.
D'ailleurs ici, on a carrément un mode d'emploi, surtout à partir du chapitre 11, franchement c'est facile, y'a qu'à tout faire comme c'est écrit. On a même la playlist des bouquins à emporter avec soi, que demande le peuple ?
Du coup, vous me voyez venir, puisque ça à l'air si simple, j'ai plus d'excuse et je vais être obligée de redire un truc que je vais très certainement regretter un jour : moi aussi je vais le faire (marcher et/ou me retirer quelques temps dans une foutue cabane). Et je vais en rajouter une couche : y'a un endroit où je dois absolument aller, le lac Baïkal, o-bli-gé ! (naaan mais quelle conne, quelle conne ! c'est pas possible ! dans quoi je me suis encore fourrée ? en plus des plumes et du goudron je vais finir au pain sec et à l'eau et privée de dessert pendant 78 ans ! Si c'est pas chercher les emmerdes ça…)
Conclusion, lire Tesson ça motive mais attention, ça fout les j'tons. Dépasse toi toi-même et le ciel t'aimera. Mouais, affaire à suivre ;)
Lien : https://tracesdelire.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
MELANYA
  16 novembre 2021
Amoureux inconditionnel des voyages – véritable casse-cou – grand écrivain voyageur français… Vous avez compris de qui il s'agit ? Mais oui, de Sylvain Tesson bien sûr ! Cet homme tellement étonné de sa célébrité lorsque j'ai eu la chance de le rencontrer : salle comble et archi-comble. J'avais réussi à me faufiler pour être au premier rang (comme d'habitude).
C'était pour « La panthère des neiges » et il était encore un peu amoché à la suite de la chute qui aurait pu lui être fatale. Mais non, ensuite il est parti « Sur les chemins noirs » : infatigable et toujours en mouvement alors que la Médecine lui avait qu'il ne fallait plus compter sur les voyages (lui : tu parles !).
Ayant déjà chroniqué quelques-uns de ses ouvrages (y compris La panthère des neiges), aujourd'hui c'est du « Petit traité sur l'immensité du monde » que je vais un peu parler. Mais avec moi, pas de citations philosophiques, non ce seront celles de Sylvain Tesson, tellement érudit, capable de vous citer telle phrase ou telle autre, à brûle-pourpoint, d'un philosophe.
Ici, pas de réflexions sur la technologie et de ses mauvais effets, pas de langue de bois (jamais de toute façon), rien que de la beauté. Les allusions à la technologie ou aux sciences ne me dérangent pas du tout mais un peu de changement fait du bien. Je suis ouverte à toute suggestion.
Pour cet ouvrage, il faut savoir se délecter de ce texte très riche mais pas trop dense, ce qui n'empêche pas qu'il soit plus que passionnant (comme d'habitude : bis repetita).
Si on lui demande comment « Deviens-t'on voyageur », sa réponse est : « On ne devient pas voyageur. On naît ce que l'on est et réciproquement. Ou bien, au pire, on devient ce que l'on est. Je vous répondrai ce que Beckett disait à ceux qui lui demandait pourquoi il écrivait : “Bon qu'à ça !»
On pourrait parler de l'histoire du récit, puisque je suis ici pour cela : on pourrait dire qu'il s'agit « d'un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière… » (là je fais « du » Tesson.)
C'est pour ralentir la fuite du temps qu'il parcourt le monde, que ce soit à pied, à cheval, à vélo… bref, par tout moyen de locomotion pouvant lui être utile, que ce soit dans les steppes d'Asie, au Tibet, en Russie (qu'il adore comme moi), en France – il s'amuse même à escalader des monuments à mains nues : quand je vous disais que c'est un vrai casse-cou… un amoureux des reliefs qui appelle à une sorte de « vagabondage joyeux. »
Comme pour chacun des ses ouvrages, les propos de Sylvain Tesson sont très justes : il nous livre ses pensées et on aborde plusieurs sortes d'errance.
Ceci dit (et si je m'écoute j'en dirais encore plus), un ouvrage de plus de cet écrivain voyageur, qui, je l'espère, va continuer à m'enchanter. de toute façon, j'ai la solution de relire les ouvrages en ma possession.
Au fait : « AILLEURS est un mot plus beau que DEMAIN. »
Tiens, je vais boire un petit verre de vodka pour saluer Sylvain Tesson (qui l'aime beaucoup aussi, et peut-être un peu trop mais ça…. :
« имеет ваше здоровье » = à ta santé !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340

Citations et extraits (278) Voir plus Ajouter une citation
margomargo   20 avril 2012
L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux. Le mieux consiste donc à construire un donjon solitaire avec le ciment de son rêve suffisamment solide pour que le ressac du monde extérieur s'y fracasse.
Commenter  J’apprécie          820
le_Bisonle_Bison   25 janvier 2021
Les vagabonds romantiques allemands cultivaient à la fin du XIXe siècle une certaine manière de voyager. Ils traversaient l'Europe à pied avec l'insouciance d ceux qui ne savent pas le matin dans quelle grange ils dormiront le soir mais s'en contrefoutent. il leur suffisait de se sentir en mouvement, environnés de la beauté des campagnes, avec l'âme ouverte à tous les vents. J'aimerais réhabiliter cette façon de traverser l'existence, en liberté, avec une plume au chapeau, un brin d'herbe entre les dents et des poèmes aux lèvres.
Pour bien vagabonder, il faut peu de choses : un terrain propice et un état d'esprit juste, mélange d'humeur joyeuse et de détestation envers l'ordre établi. le terrain le plus se trouve dans une nature douce : les terroirs tempérés de la Mittle Europa conviennent entre tous, là où s'entremêlent bocages et forêts sombres. Ainsi le vagabond selon que son âme caracole sur le versant obscur ou lumineux de son être balancera de la clairière brumeuse aux chaumes tièdes. l'essentiel pour bien vagabonder est de ne pas le faire dans une nature hostile car la nécessité de survivre aux embûches convoquerait toute l'énergie et ne laisserait au vagabond aucune jouissance de son état de liberté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
le_Bisonle_Bison   27 janvier 2021
La géographie a été inventée parce que des hommes à l'esprit curieux voulaient comprendre comment s'ordonnançaient les choses à la surface de la terre. Ils entreprirent donc d'en dessiner le portrait. Mais pour dessiner la terre, il faut l'arpenter, nécessité qui a fait des géographes les premiers voyageurs au long cours. Un jour, dans les âges du commencement, l'homme le plus téméraire de la tribu s'est sans doute mis debout devant le feu, a quitté le halo des flammes et disparu dans la nuit. Sa soif de savoir était plus forte que sa crainte de ne rien connaître. En se lançant dans les ténèbres, il faisait acte de géographe. Peut-être est-il revenu quelques mois plus tard pour raconter et alors, se saisissant d'un bâton, il a tracé les limites du monde qu'il avait vu : première leçon de géographie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          203
balooobalooo   05 juin 2010
Les gens imaginent que l'errant va le nez au vent. Pourtant c'est avec rigueur qu'il trace sa route. Il faut de la discipline pour ne pas céder à l'envie d'une halte. Il faut de la méthode pour gagner le rythme nomade, cette cadence nécessaire à l'avancée et qui aide le marcheur à oublier sa lenteur. Lors de mes traversées transcontinentales, je m'efforçais (.. .) de disposer toujours de la même façon mes effets au bivouac, de réciter dans le même ordre ma cargaison de poèmes... Minuscules stratagèmes qui constituent la Règle monastique du voyageur. Voyager, ce n'est pas choisir les ordres, c'est faire entrer l'ordre en soi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
le_Bisonle_Bison   04 février 2021
A Moscou, une nuit du mois d’août, j’ai bivouaqué involontairement dans la rue, assommé de vodka, le visage contre terre. Au matin, je me réveillai grelottant et m’aperçus qu’on m’avait volé mon pantalon, mes chaussures, mes chaussettes, ma ceinture et ma veste. Ainsi je me trouvai sur le pavé d’une ville inconnue, seul, à moitié nu, incapable de me souvenir de mon adresse. Je tombais amoureux à ce moment de la Russie. Les Russes affichent une grande solidarité avec les ivrognes, presque de l’affection : chacun sait qu’il sera un jour dans la situation d’être secouru. Un balayeur dans une courette me sauva en me cachant dans son manteau. Il m’expliqua que des ivrognes s’endorment chaque hiver dans la rue par une nuit de neige et qu’on les retrouve cinq mois plus tard quand le printemps fait fondre leur linceul. On les compte par centaines en Russie. On les appelle les « perce-neige ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151

Videos de Sylvain Tesson (109) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvain Tesson
C à vous https://bit.ly/CaVousReplay C à vous la suite https://bit.ly/ReplayCaVousLaSuite
— Abonnez-vous à la chaîne YouTube de #CàVous ! https://bit.ly/2wPCDDa —
Et retrouvez-nous sur : | Notre site : https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/ | Facebook : https://www.facebook.com/cavousf5/ | Twitter : https://twitter.com/CavousF5  | Instagram : https://www.instagram.com/c_a_vous/
Au programme de C à vous la suite : Invité : Sylvain Tesson • Sylvain Tesson croque la mort • Sylvain Tesson : Noir c'est noir • Sylvain Tesson, à la vie à la mort • Sylvain Tesson : Vive la mort ! • Sylvain Tesson : trompe la mort ! • Sylvain Tesson : la corde sensible • Sylvain Tesson, tomber 7 fois, se relever 8 Invitée : Annick Cojean, grand reporter “Le Monde” • Je ne serais pas arrivée là si… • Les héroïnes d'Annick Cojean La Story médias - « Archives secrètes », les copains d'abord L'ABC - Les actualités de Bertrand Chameroy • Éric Zemmour candidat aux législatives de Saint Tropez • Procès de l'année : Francis Lalanne VS Fort Boyard • Eurovision : ça sent bon pour les Français • Quand on parle porno au Sénat  • Pierre Cosso : invité surprise pour Babeth
+ Lire la suite
autres livres classés : voyagesVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Sylvain Tesson

Quelle formation a suivi Sylvain Tesson ?

histoire
géographie
russe
urbanisme

10 questions
204 lecteurs ont répondu
Thème : Sylvain TessonCréer un quiz sur ce livre