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Maud Desurvire (Traducteur)
EAN : 9782266292962
384 pages
Pocket Jeunesse (03/09/2020)
3.99/5   56 notes
Résumé :
Sur un coup de tête, Annabelle décide de traverser les États-Unis en courant, soit plus de 4 300 km...
Annabelle est une survivante, même si elle déteste ce terme. Un jour, sans crier gare, elle se met à courir. Dès les premières foulées, son projet prend forme : relier Seattle à Washington, l'équivalent d'un semimarathon quotidien pendant cinq mois. Parviendra-t-elle à sensibiliser la nation tout entière à son combat ?

" Ce roman décrit de man... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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A la réception de ce livre, j'avoue que j'étais sceptique. Une histoire de course à pied, avec un motif caché, je pensais que ça n'était pas pour moi… Et puis, un pied après l'autre, une page après l'autre, l'histoire d'Annabelle a finalement réussi à me tenir en haleine !

Cette Annabelle, on n'en sait pas grand chose au début du roman, alors qu'elle commence déjà à courir. Son histoire, on l'apprendra, par bribes, au fur et à mesure de son trajet. On sent cependant une grande fragilité en elle, une assurance perdue, qu'elle lutte pour retrouver. Des fantômes hantent ses journées, des souvenirs qu'elle tente de refouler mais qui trouvent le moyen de refaire surface. Alors le jour où elle n'en peut plus de ce qui se bouscule dans son esprit, elle se met à courir. Dans la course, elle retrouve les sensations de ses cours d'athlétisme, une discipline où elle brille, alors comme en ce moment elle ne sait faire que ça, elle court. Et sur un coup de tête, sa décision est prise : alors qu'elle doit comparaître à une audience à Washington cinq mois plus tard, elle va mettre ce temps à profit pour rallier Seattle, où elle réside, à Washington, à pied. En courant. Un semi-marathon par jour. Et malgré la folie apparente de ce projet, ses proches vont faire leur possible pour la soutenir, car ils comprennent que c'est désormais sa seule échappatoire.

Au rythme des foulées, Annabelle se dévoile. Les paysages traversés, les personnes rencontrées, les situations observées, sont prétexte à faire rejaillir les souvenirs. Sa meilleure amie la suit, en pensée, son ex petit-ami est là aussi. Et puis il y a le Ravisseur, qui revient régulièrement. Peu à peu, les pièces s'emboîtent, on devine des choses, mais je pense que la réalité dévoilée à la fin de ce roman est d'une telle violence, qu'on ne peut même pas l'imaginer. Si l'on est à fleur de peau tout au long du roman, devant la sensibilité d'Annabelle, on tremblera forcément d'émotion en approchant de la fin du roman. D'émotion, mais aussi de rage. Car bientôt, cette course se mettra au service d'une cause. Et on aura envie de se battre aux côtés de la jeune coureuse pour l'aider à se faire entendre, pour aider la justice à se faire.

Ce roman beau et sensible vous tirera certainement quelques larmes. le rythme de la course d'Annabelle permet à la fois de prendre son temps, mais nos coeurs se mettent aussi à battre avec le sien lorsqu'elle peine à aligner les foulées. On ne peut pas rester insensibles devant cette histoire. Pourtant, j'ai parfois eu tendance à me perdre. Pas dans l'intrigue, où les différentes temporalités se mélangent avec un parfait équilibre pour doser le suspense tout en restant compréhensibles. Non, j'ai été perdue plutôt par la variété des sujets abordés. On sait qu'Annabelle court pour une cause, mais on ne comprendra qu'à la fin quelle est cette cause. Plusieurs pistes sont lancées au cours du roman, et justement, cette multiplicité des combats m'a un peu fait perdre de vue l'objectif final : l'autrice parle-t-elle de féminisme ? des armes à feu ? A trop vouloir évoquer de sujets de société, elle perd sa force de dénonciation, à mon sens. Dommage, le message final se fait rarement entendre en littérature jeunesse, alors qu'il est nécessaire !

Cependant, malgré ce défaut, c'est un roman à découvrir sans attendre, pour sa beauté et sa force. A ne pas mettre entre toutes les mains, car il évoque des choses assez douloureuses, mais il saura sans nul doute vous émouvoir.
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Il n'est pas rare que je me décide à lire un livre parce que je l'ai vu passer sur les réseaux sociaux ou parce qu'un blog que je suis m'a donné envie de m'y plonger. Ça a d'ailleurs été le cas pour À en perdre haleine, découvert en VO sur l'instagram de AristoteMendoza et que j'ai pu lire juste avant sa sortie avec grâce à mes super copines libraires, toujours partantes pour me prêter leurs services de presse. Il s'agit donc d'un livre à côté duquel je serais peut-être passée sans un concours extérieur. Et ça aurait été bien dommage parce que ce roman est une vraie révélation.


Un jour, des mois après le drame, juste comme ça, Annabelle se met à courir. Et juste comme ça elle décide de courir jusqu'à avoir traversé les États-Unis, de courir plus de 4 300 kilomètres, de relier Seattle à Washington, ce qui revient à un demi marathon par jour durant cinq mois. Mais pourquoi Annabelle court-elle ?Que cherche-t-elle à laisser derrière elle, à fuir, en se lançant dans cette folle aventure ? Et surtout prendra-t-elle conscience de l'impact de cette course folle sur le monde qui l'entoure ?

Que vous dire de ce livre ? C'était beau, c'était fort, c'était fou ! C'était dur aussi souvent, plein de violence contenue, de rage, de colère, de culpabilité, de douleur et d'un malaise diffus et contenu sur lequel on n'arrive pas à mettre le doigt tout de suite. Alors on suit Annabelle, on court à ses côtés pour tenter de comprendre avec elle, le pourquoi, le comment et tout ce qui va avec.

On s'attache immédiatement à Annabelle, à sa force dans sa douleur, à toute ses fêlures, au fait que même quand son corps et son esprit la font souffrir au delà du supportable, elle continue. Il y a quelque chose chez elle, dans le fait qu'elle ne veuille pas parler de ce drame dont on ne connait la nature qu'à la toute fin de l'histoire, même si on s'en doute dès le début ou presque, qui fait qu'on l'aime et qu'on la soutient. Sa réussite est un peu la notre aussi. Et quand parfois elle s'effondre, parce que tout ce qu'elle affronte c'est beaucoup, c'est trop même, on ne l'aime que d'avantage encore.

Et puis il y a le reste des troupes, soutient indéfectible : Gina la maman anxieuse, Malcolm le petit frère surdouée ; Olivia et Zack, les amis de toujours qui s'improvisent attachés de presse ; Aurore, Céleste et Luke, supporters aussi inattendus que bienvenus ; El Capiteno, le grand père d'Annabelle, qui traverse tous le pays avec elle, la nourri, la soigne et lui offre un endroit où dormir. Et puis tous ces inconnus rencontrés en chemin, touchés par l'histoire et le geste de cette jeune fille pleine de douleur et de courage et qui l'aident à continuer. Enfin il y a d'autres personnages dont je ne peux pas vous parler ici sans risquer de vous spoiler une partie de l'histoire mais qui y jouent eux aussi un rôle essentiel.

Cette histoire, donc, c'est celle d'une course folle à travers les États-Unis mais pas que. C'est celle aussi de ce drame indicible, impensable qui a fait voler la vie d'Annabelle en éclats un an plus tôt. Comme je le disais plus haut, dès le début on a des indices, des pistes sur la nature de ce drame. Et petit à petit, à grand renfort de flashback, de détails de l'histoire qu'Annabelle se rejoue, la vérité se dévoile. Il y a cette suite de petites alertes, de malaise que l'on chasse quand on devrait les écouter, d'intuitions bafouées qui permettent au lecteur et à l'héroïne de comprendre que dès le début les signes étaient là mais que malgré tout ça n'y change rien, qu'elle n'aurait rien pu faire, qu'elle n'a rien fait de mal, que ce n'est pas sa faute. Et quand le drame frappe enfin, quand la vérité éclate on avait beau s'en douter on est quand même horrifiés et bouleversés. Parce que derrière la fiction se cache des scènes et des situations si réelles, si possibles qu'elles pourraient être véridiques.

Plus que tout, ce qui m'a touché dans cette histoire ce sont bien sûr les messages que nous fait passer l'autrice et les sujets qu'elle aborde et dont je ne peux pas vous parler ici sans risquer de vous dévoiler certains détails clés du roman. Et puis c'est cette écriture simple et épurée qui a aucun moment ne tombe dans l'écueil du pathos, du larmoyant, du too much. Parce que la vérité nue et crue suffit à nous toucher et à nous bouleverser. Et parce que juste comme ça elle nous transmet des émotions fortes notamment cette sensation de malaise qui grandit en Annabelle flashback après flashback et qu'on ressent aussi sans réellement parvenir à la nommer, tout comme l'héroïne.

J'ai couru presque 4 300 kilomètres aux côtés d'Annabelle, j'ai refait avec elle tout le chemin qui a conduit à ce moment décisif de sa vie ou son innocence a volé en éclats, j'ai eu mal avec elle, j'ai eu peur qu'elle abandonne. Et à la fin j'ai été fière comme si j'avais moi même réussi cet exploit. À en perdre haleine c'est l'un de ces romans dont on sait que longtemps après la fin de notre lecture ils nous hanteront encore tant ils sont puissants, justes, vrais et beaux. C'est une histoire de course bien sûr mais c'est bien plus que cela aussi. Et c'est à lire absolument.
Lien : http://mabibliothequerose.bl..
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Je remercie NetGalley et l'éditeur PKJ de m'avoir permis de découvrir ce roman.
Annabelle commence à courir sur un coup de tête, elle est déjà un peu entrainée et a déjà participé à 2 marathons, mais là ça n'a rien à voir puisque son périple va durer 4375 kilomètres exactement, de chez elle jusqu'à Washington, soit presque 6 mois de course tous les jours. On comprend dès le départ qu'elle a subi un traumatisme il y a un an, qu'elle a perdu deux personnes proches et qu'elle a certainement fait une bêtise qui a blessé des gens, ce pour quoi elle culpabilise énormément. A la base c'est un petit évènement qui ravive tout ça et va être le déclencheur de cette longue course un peu folle, qui ressemble plus à une fuite qu'à un véritable projet. Pas du tout préparée elle court en tenue de ville le premier jour, avant que son frère ne force la main de sa mère en lui amenant ses affaires de course et de quoi tenir les premiers temps. Finalement c'est son grand père qui va prendre le relais pour la chaperonner sur le reste de son périple. le projet va s'affiner et se préciser, avec pour équipe logistique de choc sa famille et ses amis, qui vont gérer à distance et être des soutiens indéfectibles pour elle.
Il y a beaucoup de mystère au début du roman concernant ce qui est arrivée à l'héroïne, mais ça n'a pas réussi à m'accrocher, au contraire j'ai trouvé ça un peu maladroit et trop appuyé. Il y a aussi le ton très américain qui n'a pas pris cette fois-ci avec moi. J'avais pourtant était séduite par le résumé, mais j'ai trouvé l'ensemble assez pataud, c'est plein de bons sentiments mais justement les phrases m'ont souvent semblé des formules toutes faites qui sonnent creux ou qui restent trop vagues, et les nombreuses métaphores ne m'ont pas toujours parlé non plus. L'impression de familiarité et l'humour que l'autrice a voulu donner à sa narratrice n'ont pas vraiment réussi à me toucher, j'ai vu l'intention mais pour moi c'est tombé un peu à plat malheureusement. Malgré tout j'ai eu envie de savoir comment cela allait se terminer, quel était exactement le fond de l'histoire et de suivre sa course jusqu'au bout, même si on a déjà une vague idée de quoi il retourne au tiers du roman. Un livre que je regrette de n'avoir pas plus apprécié, car l'idée de base est vraiment intéressante, de belles valeurs y sont développés et l'autrice y fait passer un message important.
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Cela fait plusieurs jours que je retarde le moment d'écrire cette chronique et j'avoue que même là, en me décidant à le faire je ne sais pas encore ce que cela va donner. A en perdre haleine est un roman percutant. On s'en rend compte en tournant les dernières pages et autant vous dire que vous ne verrez pas venir la chose.

J'ai eu très très envie de découvrir ce roman une fois que Pauline Mardoc (qui s'occupe de la collection 15+ chez Pocket Jeunesse) en a parlé cf :>IGTV< Sans en dévoiler trop, j'ai presque eu les larmes aux yeux et me suis dit, qu'il fallait que je le lise. Enfin bref, anecdote pas super utile mais voilà.

A en perdre haleine c'est l'histoire d'Annabelle qui décide sur un coup de tête de traverser les Etats-Unis en courant. On sait qu'elle a vécu quelque chose mais on ne sait ni quoi ni comment. Alors au cours de son périple, quelques flash-back vont nous permettre de retracer toute son histoire.

Je ne vous le cache pas, le suspens est maintenu jusqu'au dernières pages et autant dire que la tension monte petit à petit. Ne vous attendez pas à découvrir le pourquoi du comment dans la première moitié, ce n'est absolument pas le cas et autant dire qu'il faudra prendre votre mal en patience. Vous savez que la vérité va éclaté, les révélations se succèdent et jusqu'au bout le mystère est maintenu. Pour le coup, l'auteure a vraiment bien joué car je m'attendais à certaines choses mais absolument pas à d'autres.

Je pense que ce roman est percutant. Dans le sens où il aborde un sujet (voire plusieurs) sensible. Je pense qu'il est nécessaire d'en parler en littérature et surtout de faire prendre conscience du poids des mots, des actes et surtout de l'après. Annabelle, l'héroïne commence à courir pour de multiples raisons, qui au fur et à mesure prennent leur sens. A chaque avancé, de plus en plus de monde la suivent et tentent de comprendre le pourquoi du comment elle en est arrivé là.

Ce roman est fort, et en même temps, je n'ai pas ressenti les émotions auxquelles je m'attendais. Je suis restée spectatrice de l'histoire et n'est pas réussi à ressentir cette histoire, avoir la gorge nouée par les révélations ou le coeur serré par l'histoire d'Annabelle. Il m'a manqué ce petit truc qui fait qu'on en prend plein les yeux. Sans doute parce que (même si nécessaire) cette course et ce mystère sont assez longs (un peu trop) et cela a joué dans mon ressenti.

En conclusion, A en perdre haleine est un roman coup de poing. Il est percutant et fera certainement ressentir des émotions à beaucoup de lecteurs. Ca n'a pas été mon cas mais il marquera les esprits c'est certain.
Lien : https://my-bo0ks.over-blog.c..
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Houaa, je fait cette critique loooongtemps après avoir refermé ce livre et l'avoir soigneusement ranger dans ma bibliothèque mais je ne pouvais pas ne pas faire une critique sur ce livre qui m'a fait verser quelques larmes

Tout d'abord nous suivons Anabelle qui sur un coup de tête ce met à courir, elle veut faire Seattle-Washington en courant.
Au fur et à mesure que son voyage avance de plus en plus de gens s'intéresse à son projet, non sans l'aide de son petit génie de frère et de ses amis.
Et, au fur et à mesure qu'elle court on découvre POURQUOI elle court. L'évènement qui à bouleversé sa vie.
En le lisant je voulais savoir, malgré les flash back au court du roman on ne découvre qu'a la fin que l'on découvre ce qui c'est passé.
Un livre qui fait découvrir les Etats Unis et les pensées d'un' adolescent dont l'existence a était bouleversé.
Je recommande !

Bonne Lecture :)
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critiques presse (1)
Ricochet
03 novembre 2020
Un roman sensible et courageux sur une tragédie que dévoilent des flash-back au rythme des jours qui passent et des kilomètres parcourus.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
L'endroit paraît dangereux, comme si les arbres allaient l'interpeller en remuant leurs bouches de bois noueux et tenter de l'attraper de leurs branches tordues. Ça lui fiche les jetons. Cette peur que l'on ressent quand on est seul dans un parking couvert ou dans une rue déserte, le genre de peur quotidienne à laquelle les femmes sont si habituées qu'elles en oublient combien cette habitude n'est pas normale.
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Elle ne prend pas la peine de préciser qu'il n'a pas à être désolé et n'est aucunement responsable. Elle ne se donne pas cette peine car l'un comme l'autre, ils passent leur temps à s'excuser, et quand on passe son temps à s'excuser, on sait que "désolé" est aussi la simple expression de la peine que l'on ressent face à l'état général du monde.
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C'est comme ça, se dit Annabelle.

Souvent, cette formule la rassure. Ça l'incite à accepter la réalité plutôt que de la combattre. Mais là, ça l'énerve. Parfois "c'est comme ça" mais ça ne devrait pas. Ça n'aurait "jamais" dû. Ce "comme ça" existe uniquement pour des raisons tordues qui remontent à des générations perturbées, des raisons archaïques qui ne collent plus à la société actuelle. Parfois "ça" devrait avoir disparu il y a belle lurette et il faut que ça "change" sur-le-champ, radicalement et sans délai.
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Elle chasse cette pensée, mais la culpabilité propre aux esprits sérieux se heurte à la brûlure dans ses jambes et à la douleur dans ses orteils. C'est en grande partie ce qui caractérise Annabelle : le poids de sa dette envers les autres. Un fardeau qui actionne aussitôt l'engrenage de son angoisse. Elle finit par s'arrêter. Hors d'haleine.
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Alors même qu'elle conduit, ses ouvriers internes se mettent efficacement au travail. Ils érigent des barrières et des clôtures, dressent à coup de marteau de gigantesques portes. Derrière, tout au fond, il y a son cœur. Et autour, des gardes pour le protéger. Elle les entend se mettre en faction.
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