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Jacques Polanis (Autre)
ISBN : 2221010809
Éditeur : Robert Laffont (21/02/1992)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 134 notes)
Résumé :
Le 21 mars 1931, dans le stade de Los Angeles, Douglas Fairbanks donnait le départ de la Trans-America : 2000 athlètes, dont 121 femmes, venus de soixante pays du monde, s'élançaient en direction de l'est. Répondant à l'appel de Charles C. Flanagan, audacieux organisateur de manifestations sportives, ils allaient tenter d'atteindre New York, à 5063 km de Los Angeles, à raison de 80 km par jour. C'était la plus grande course de fond jamais imaginée dans l'histoire - ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
nadejda
  02 juillet 2012
«La grande course de Flanagan» vient d'être rééditée par les éditions Autrement. C'est ma première lecture de ce gros volume devenu un livre-culte épuisé depuis des années. Il s'inspire de marathons qui ont été réellement organisés en 1928 et 1929 par Charles C. Pyle qui a fait faillite.
Ce marathon Los Angeles-New-York sur une distance de 5063 kms est le plus grand test d'endurance jamais effectué. 2000 participants s'y sont inscrits venus de 61 nations dont 121 femmes mais il faut pouvoir tenir pendant 3 mois à raison de 80 kms par jour.
«Je suppose que d'une certaine façon , cette course représente le grand rêve américain. Il est certain que beaucoup d'entre vous, hommes et femmes, ont connu des moments difficiles. Mais à présent, d'un coup de dés, vous pouvez tout changer grâce à la Trans-America.» dit Douglas Fairbanks qui lance le départ de cette course le 21 mars 1931.
Rêve de gagner de l'argent grâce aux gains promis à ceux qui arrivent en tête et pour les moins bien lotis et entraînés c'est au moins des repas assurés à chaque étape et c'est beaucoup dans cette période de crise économique où la misère atteint le plus grand nombre.
Une course d'obstacles physiques, financiers et politiques. Chaque jour est une nouvelle épreuve de force pour les coureurs, qui seront nombreux à ne pas tenir le rythme et abandonneront dès les premières étapes, et pour les organisateurs.
Tout est fait pour saborder cette course qui fait concurrence aux prochains jeux olympiques de Los Angeles. le FBI et son dirigeant J.Edgar Hoover soupçonnent la Trans-America d'être une pépinière d' agitateurs «rouges» et anarchistes risquant d'entraîner des grèves et des émeutes sur son passage dans les villes touchées par la crise. 
Ceux qui s'y sont engagés que ce soit les organisateurs et les participants jouent leur vie. Les paris se renouvellent et se gagnent à chaque étape.
De quelque façon que vous la considériez, c'est une course unique, dit Doc, C'est là qu'est la gageure. Même les vieux de la vieille comme moi sont des novices dans la Trans-America. C'est ce qui en fait une loterie. C'est pourquoi elle a attiré deux mille coureurs d'un peu partout dans le monde.
« le gagnant aura les pieds durs et résistants, des pieds qui ne s'entament pas et qui n'auront pas d'ampoules. En fin de compte, un coureur de la Trans-America ne vaut que par son point de contact avec le sol. Six millions de contacts d'ici à New York, rappelez-vous cela.
(...) le gagnant ne doit pas penser à cinq mille kilomètres, mais seulement au kilomètre suivant. Il doit vivre dans son esprit et ne vaincre qu'un seul homme chaque jour. Toujours le même homme --- lui-même.»
Progressivement ceux qui forment le groupe de tête vont être solidaires les uns des autres car sur une telle distance et pour résister à la souffrance physique il faut s'épauler. Isolé, impossible de tenir mais les «Blake, Kovak, O'Carol et près d'un millier d'autres, dont aucun n'avait la moindre chance de remporter un prix à New York : pourquoi continuaient-ils à courir ? Doc s'aperçut avec surprise que la question ne lui était jamais venue à l'esprit. Ils couraient parce que c'était un moment qu'aucun propriétaire, aucun employeur, aucun politicien pourraient jamais leur enlever.»
C'est toute la force et l'intérêt de ce marathon auquel participe pleinement le lecteur.
Et si je ne suis pas aussi enthousiaste que certains après avoir lu ce livre, je ne regrette pas cette lecture et la conseille que l'on soit prêt à s'engager dans un marathon ou pas mais après tout la lecture de ces 600 pages en représente un petit !!!
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Marple
  11 mars 2018
Plus dure que le marathon olympique et plus loufoque que le pèlerinage de Compostelle, il y a la grande course de Flanagan. Qu'est-ce donc ? C'est la traversée en 1931, en pleine crise économique mondiale, des Etats-Unis par 2000 coureurs sur 5000 km. Ce qui les motive ? La volonté de se dépasser, mais aussi un fabuleux prix qui a attiré des pauvres courageux du monde entier.
Au-delà de l'incontestable défi physique, c'est une magnifique aventure humaine, et le livre nous parle plus des hommes que de sport ! Il y a bien sûr le flamboyant organisateur, les coureurs aux motivations diverses, plus attachants les uns que les autres, la coureuse qui l'est tout autant, les journalistes qui passent du cynisme au soutien...
Les péripéties sont nombreuses et ne se limitent là non plus pas à la course : des épreuves épiques jalonnent le parcours suite à des paris hasardeux, des puissants ou des fournisseurs mettent des bâtons dans les roues à Flanagan, l'amour et la mort entrent dans la danse, les règles du jeu changent sans arrêt...
La lecture est donc passionnante tout du long. Pourtant, ce n'est pas ça qui m'a fait mettre 5 étoiles, mais l'émotion profonde que j'ai souvent ressentie devant la solidarité et l'humanité de tous ces paumés, et qui a culminé dans le dernier chapitre où j'ai beaucoup pleuré... S'il y avait une nouvelle course de Flanagan, j'aimerais y participer !
Merci donc à mon amie Véro qui m'a prêté ce livre il y a bien longtemps et m'a incité à le lire maintenant en me demandant de le lui rendre ;-)
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horline
  10 juillet 2015
Los Angeles, 1931. Atteindre New York à pied en parcourant quatre-vingt kilomètres par jour pendant trois mois, défi impossible ? Pas pour cet irlandais habile et fantasque de Flanagan qui a réussi à convaincre deux mille participants à se lancer dans cette aventure inédite, ce pari un peu fou prompt à lancer les corps dans des distances jamais parcourues à ce jour.
Parmi eux, il y a certes les meilleurs coureurs de fond au monde, mais il y a aussi des laissés pour compte qui, en courant, se lancent corps et âme sur la route de la déperdition ou de la rédemption, des corps malmenés par la vie habités d'une pureté infinie et d'une foi désespérée pour tenter de décrocher les prix dans quelques luttes d'étapes.
Mais la lutte sportive s'avère au bout du compte bien secondaire …
Car c'est un récit baigné par un feu particulier, celui venant d'individus simples mais riches d'une humilité, d'une abnégation et d'une exigence exemplaires. Sans aucun contentement de soi, ils creusent en eux-mêmes pour révéler le meilleur de l'humanité, transfigurés par la douleur et la solitude de l'effort, la bravoure et la solidarité face à la raideur des évènements. Derrière la poussière et la sueur, La grande course de Flanagan magnifie la beauté du sport, ses incertitudes et ses espoirs et toutes les valeurs nécessaires à l'être humain confronté à ce que le dépasse.

C'est un roman d'autant plus enthousiasmant à lire que l'auteur ne se refuse rien. A la manière des grands romanciers du XIXe, il enchaîne les histoires tout au long de ces quelques six cent pages frénétiques. On suit à grande enjambée une course que l'adversité, les catastrophes naturelles, le volontarisme et les mauvais coups politiques transforment en véritable épopée. Les personnages ne sont pas de simples silhouettes évanescentes parmi le peloton, ils se révèlent pleins de panache et font figure de pionniers de l'aventure moderne en ce début XXe. Même al Capone et Hoover sont convoqués dans cette aventure palpitante qui fait de cette épreuve au long souffle une course d'obstacles avec tempête de neige, inondation, corruption, bagarres et l'éternelle obsession américaine de la chasse aux groupes gauchisants et révolutionnaires.
Lecture passionnante.
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Heureuse
  19 juin 2012
Ce roman est mon Arlésienne, mon Graal.
Ce la fait 10 ans que je le cherche et, non seulement, il est réédité par Autrement (mille mercis pour cette réédition), mais en plus je l'ai reçu grâce à la masse critique Babélio. Hourra! Hourra! Hourra !
Ce roman est une merveille. On s'attache à chaque personnage, on tremble à chaque imprévu, on frémit de plaisir quand Flanagan fait des miracles pour dépasser chaque obstacle.
On sent l'amour du sport transpirer dans chaque mot. L'amour de l'effort individuel, du dépassement de soi. Ce livre sent la sueur, les tripes, l'espoir, l'amitié. On voudrait que Doc Cole vienne nous donner des conseils, on voudrait être l'amie de Kate, serrer Morgan dans nos bras. On voudrait que chacun d'eux exister. J'ai cherché il y a dix ans et j'ai encore cherché cette fois-ci. le seul endroit où ils existent dans notre imagination chaque fois qu'on lit ce roman.
Et merci encore aux éditions Autrement et à Babélio.

Alors lisez-le, offrez-le. Faites-leur revivre encore une fois cette magnifique aventure.
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ivredelivres
  09 juillet 2012
Dans les années vingt la crise économique jeta sur les routes des milliers de personnes, route de l'émigration pour certains, route de la misère pour d'autres.
Certains pour survivre choisir de courir, courir pendant 3000 miles !!! de Los Angeles à New-York. Ils furent 2000 à se précipiter sur la ligne départ. Cette course appelée le Bunion Derby eu lieu en 1928.
Tom McNab la rebaptisa la Trans-América et en fit un roman passionnant, publié en France en 1982, introuvable depuis longtemps, mais miracle des rééditions il est de nouveau disponible, alors je vous offre une session de rattrapage.
LLe 21 mars 1931 Douglas Fairbanks posa donc son arc et ses flèches de Robin des bois et donna le départ de la course. Les coureurs allaient devoir courir 80 km par jour et ça pendant 3 mois.
Charles C Flanagan a tout prévu, les étapes sponsorisées, un règlement draconien : Chaque étape doit se faire dans un temps maximum, interdit d'aider un concurrent en le portant par exemple, mais chaque étape donne lieu à des primes (on se coirait sur le Tour de France). Des tentes sont montées pour abriter les coureurs à l'étape, et Flanagan fournit même des chaperons pour les dames engagées dans la course.
IlIl est temps de faire connaissance avec quelques coureurs :
Doc Cole, marathonien averti, le seul professionnel de la course à pieds, le chéri du public qui le connaît bien, un écossais Hugh McPhail, un coureur aussi mais de sprint et cette Tans-América ne ressemble pas aux courses dont il a l'habitude, Mike Morgan plus habitué à faire le coup de poing comme gréviste et à combattre à mains nues pour gagner sa vie.
Il nous fallait un anglais c'est Peter Turleigh un tout petit peu snob il est suivi par son valet, Juan Martinez lui court pour faire vivre son village là-bas au Mexique et enfin la reine de la course Kate Shéridan qui s'est alignée car elle était persuadée que ça ne pouvait pas être plus dur que de danser 3 fois par jour dans un club de danse. Il y a même une équipe allemande composée de petits jeunes qui se font appeler Jeunesses Hitlériennes.
Voilà le départ a été donné et McNab nous convie à être des supporters attentifs, des soigneurs zélés car il va falloir traverser le désert Mojave, franchir les Rocheuses , passer des fleuves en crue. Mais ce n'est pas tout car des péripéties multiples attendent les coureurs au long du parcours : mineurs en grève qui refusent le passage, sabotage de la mafia.
Alors des liens se créent entre les coureurs, des équipes se constituent.
Pour gagné ce pari fou il ne suffit pas de faire preuve de courage, d'endurance, de se dépasser, il faut aussi accepter de l'aide, faire preuve de solidarité et surtout écouter les conseils bienveillants de Doc Cole le vétéran, avoir la hargne de gagner de Mike Morgan le syndicaliste et la capacité à prendre des coups d'Hugh l'écossais.

Je vous avertis McNab est redoutable dans l'art du récit, ses personnages sont superbes, bien campés, il en fait des héros inoubliables. Il parsème le récit de temps forts et parfois très drôles : les jeux highlandais ou le relais hommes contre cheval sont des très bons moments du roman.
Tout était bon pour survivre, aux Etats-Unis c'était le temps des marathons de la danse, Horace McCoy en a fait un livre fort et Sidney Pollack le transforma en un magnifique film. C'était le temps des luttes pour la dignité incarnées dans Les Raisins de la colère.
La Grande course de Flanagan c'est la version optimiste des Raisins de la colère, le versant heureux d' On achève bien les chevaux , n'hésitez pas faites lui une place dans votre sac des vacances.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   01 juillet 2012
A plus de trois cents kilomètres de Los Angeles, la course trans-américaine avait déjà cessé de n’être qu’un affrontement d’individus. La compétition s’était placée au niveau des équipes, des groupes d’hommes rapprochés par l’amitié et le désir de réussite, ainsi que par la certitude qu’il allait être difficile pour un coureur isolé de gagner.
(...) la course était maintenant composée d’une mosaïque d’alliances moins officielles. Elles avaient pour point commun des similitudes d’âge, d’expérience, de race, de religion ou de couleur ; mais la plupart ne tenaient pas compte de ces frontières. Tout comme les pionniers avaient voyagé en famille vers l’Ouest cinquante ans plus tôt, la Trans-America se départageait aussi en familles pour faire le voyage de retour --- seulement cette fois c’étaient des familles d’athlètes.
Kate Sheridan s’en rendait compte, elle avait conscience de la nécessité quotidienne de dépasser les ambitions individuelles. p 173 174
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nadejdanadejda   01 juillet 2012
Carl Liebnitz journaliste
La plupart de ceux qui jonchaient le sol à l’extérieur de la tente de la presse n’étaient pas des athlètes. Liebnitz avait rencontré leurs pareils dans les grèves, dans les soupes populaires et dans les centres d’accueil de l’Armée du salut un peu partout dans le pays. Ils n’avaient pas plus de chances que lui de rallier New-York à pied. En fin de compte, la Trans-America n’était apparemment qu’un autre de ces tristes et sordides épisodes des années vingt, à remiser avec les poteaux d’endurance, les marathons de danse et toutes les autres mutations sportives de l’époque. p 101
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nadejdanadejda   01 juillet 2012
De quelque façon que vous la considériez, c’est une course unique, dit Doc, C’est là qu’est la gageure. Même les vieux de la vieille comme moi sont des novices dans la Trans-America. C’est ce qui en fait une loterie. C’est pourquoi elle a attiré deux mille coureurs d’un peu partout dans le monde.
(...)
Mon objectif est de courir comme s’il n’y avait personne d’autre dans la course. Si je me mettais à courir contre les autres à chaque étape, je serais fini, parce que je courrais à leur rythme et non au mien. p 79 80
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zorazurzorazur   08 novembre 2011
L'athlète représente l'homme aux frontières de ses possibilités, dans un domaine que peu de gens entrevoient et que moins encore ont pénétré.C'est parce que nous en avons conscience que nous nous identifions avec l'athlète, par ce que nous sentons intuitivement qu'il fait partie des privilégiés près d'accéder à leur véritable potentiel, alors que la plupart d'entre nous passent leur vie inconscients de l'existence même d'un tel potentiel.
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bangosabangosa   09 mars 2013
L'équipage rassemblé autour de lui est pour le moins hétéroclite. S'il est vrai que sa troupe de deux mille athlètes comprend certains des meilleurs coureurs de fond du monde, elle comporte également cent vingt et une femmes, un fakir hindou, seize aveugles, trois manchots, vingt grands-pères, soixante et un végétariens, et un spirite qui prétend être conseillé par le coureur indien Deerfoot depuis longtemps disparu. Tout cela sans parler de Mme la Zonga, de Frtiz l'âne parlant, et d'une équipe de base-ball entièrement composée, nous dit on, de chimpanzés- le tout devant accompagner les coureurs au long de leur randonnée jusqu'à New-York.
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