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Suzanne V. Mayoux (Traducteur)
EAN : 9782743611248
268 pages
Payot et Rivages (22/08/2003)
3.55/5   11 notes
Résumé :

L'Andorra du roman obsédant de Peter Cameron est inspirée d'une principauté isolée dans les Pyrénées, transformée en un paradis éclaboussé de soleil où chacun a quelque chose à cacher. C'est là que vient Alexander Fox, pensant y trouver réconfort et refuge, alors qu'il n'y rencontre que des souvenirs inquiétants de son passé. C'est ici qu'il est attiré dans l'orbite d'un coupl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Citation :
"Voilà de longues années, j'ai lu un roman ayant pour cadre l'Andorra qui m'a gravé dans l'esprit une idée de ce pays, si bien que le jour où les circonstances m'ont contraint à refaire ma vie ailleurs, j'ai su tout de suite où je voulais aller. Je pouvais m'y rendre aisément, le monde moderne étant ce qu'il est; j'ai largué derrière moi tout ce que j'avais besoin de larguer. Autrement dit, la totalité. C'est étonnant avec quelle facilité on peut changer d'existence, si on le souhaite, ou si cela s'impose.
Quoique, bien entendu, je n'aie pas vraiment changé d'existence. Je poursuis la même vie, mais dans une autre contrée : l'Andorra."


Nous sommes au tout début du roman, et nous suivons avec le narrateur, Alexander Fox, sont arrivée en Andorra, un pays imaginaire, sensé se trouver à la frontière française. Nous ne savons rien sur Alexander Fox, sur sa vie d'avant, quelques bribes nous seront livrées lors des conversations qu'il aura avec des gens qu'il va rencontrer, mais jamais de récit cohérent, et encore moins complet de ce qu'il a vécu et qui l'a amené en fin de compte à venir dans cet étrange petit pays.
Andorra fait d'abord l'impression d'être un véritable paradis. le luxueux hôtel Excelsior où séjourne d'abord Alexander, avec ses chambres haut perchées, et un mobilier unique, sa bibliothèque d'un style ancien, son personnel. Et La Plata, la capitale, petite, mais très belle, ses maisons anciennes, ses boutiques de luxe. C'est à la fois haut de gamme et familial. Et Alexander ne tarde pas à faire d'intéressantes rencontres, Ricky Dent, une Australienne, Lucilla Reinhardt, l'ancienne propriétaire de l'Excelsior, et la famille Bay, qui possède un magnifique manoir, dans le style anglais.

Mais petit à petit, les choses se détériorent. La mari de Ricky disparaît et Alexander semble soupçonné par la police. Des souvenirs douloureux remontent dans sa mémoire. Sa relation avec Ricky s'avère difficile. Une inquiétude commence à apparaître, et le paradis se transforme en un endroit inquiétant où des choses terribles peuvent arriver. Alexander veut s'enfuir, mais ce n'est pas aussi facile.

Un roman étonnant, un hommage aux romancières anglaises qu'aime Peter Cameron. Entre l'heure du thé, amorce de roman policier, roman d'angoisse, roman psychologique, Peter Cameron joue de plusieurs registres avec brio et intelligence. J'avoue toutefois avoir moins aimé ce livre que Un jour cette douleur te servira, car même si c'est très brillant, cela reste un jeu, les personnages ne sont pas vraiment humains, ce sont des marionnettes, même si de loin elles paraissent vivantes.

J'ai néanmoins passé un très bon moment de lecture, et une fois le livre refermé, certaines images m'ont hanté, que ce soit des lieux, que ce soit des personnages du roman. Ce qui montre que c'est un livre obsédant.
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Le personnage principal de ce roman s'installe dans la principauté d'Andorra, contrée romanesque créée de toute pièce par Peter Cameron. le héros cherche à s'y établir pour entamer une nouvelle phase de sa vie, fuyant un passé nébuleux que l'on découvrira au fil du roman.
Il y a au coeur du livre une vague intrigue policière, qui est plus un prétexte narratif et dont la chute, d'ailleurs, est relativement peu intéressante. Ce qui fait tout l'intérêt du livre en revanche, c'est l'art des dialogues dont l'auteur est coutumier. L'atmosphère est résolument anglaise, dans une tradition allant de Jane Austen à Elisabeth Jane Howard en passant par E.M. Forster. Il y a surtout cette drôlerie, cet humour légèrement ironique, qui donnent un ton enlevé à ces dialogues. Ceux-ci se déroulent la plupart du temps autour d'un thé, d'un repas, ou d'une baignade. Les descriptions des lieux, toujours très vivantes, campent également un décor vibrant de vérité, en dépit de son caractère purement fictif. Comme dans ses autres romans, Peter Cameron pose un regard plein de bienveillance sur ses personnages, tout en écornant leurs travers, leurs caprices, leurs désirs. L'atmosphère est au marivaudage, et la narration enchaîne les situations pleines d'ambiguïté où la séduction règne en maître dans une atmosphère ensoleillée au confort aristocratique. Une omniprésente intensité de désir sous-tend les échanges et les relations entre les personnages, quel que soit leur sexe.
Même si l'histoire en elle-même n'a pas d'intérêt particulier, cette lecture est hautement recommandable pour l'atmosphère anglaise légèrement décadente et ces dialogues plein de rythme et de chaleur.
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Peter Cameron parvient à susciter – et maintenir – un climat d'étrangeté, d'ambiguïté et de malaise dès le début du roman. C'est l'atmosphère que l'auteur crée qui nous fait tourner les pages à toute allure et sécrète le suspense. Magistral.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
C’est parfois mauvais de rester trop longtemps debout à réfléchir. En ce qui me concerne, en tout cas. Debout, aurait-on dit, je distinguais tous les problèmes qui me cernaient, tandis qu’à l’horizontale ma perspective a changé et ces problèmes se sont volatilisés.
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Si j’ai appris une chose, c’est bien que le bonheur est interne, ainsi que la souffrance, et que nous les transportons avec nous, d’un lieu à l’autre. Comme une tortue transporte sa carapace.
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La vie est plus douce lorsqu’elle est gratuite. Je me suis très bien débrouillée. De sorte que l’hôtel ne m’appartient plus, mais les livres, eux, sont toujours à moi. C’est peut-être pour cette raison que je suis tellement ravie de voir quelqu’un entrer dans la bibliothèque et les regarder. Les regarder réellement, non pas y jeter un coup d’œil.
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Ne pas avoir d’oreille, c’est de la blague. Il s’agit simplement d’apprendre à écouter autrement la musique.
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C’est parfois dangereux de rouvrir un livre qu’on a aimé, surtout après un changement brutal dans sa vie ; on ne retrouve pas son éblouissement ; on acquiert la certitude qu’il a subi des coupes, une révision, alors que de toute évidence on est soi-même le révisé.
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