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EAN : 9791094791189
Solanhets (26/02/2019)
3.5/5   3 notes
Résumé :
Après la défaite des républicains au terme de la guerre civile en Espagne, une femme, ses filles et une jeune enfant reviennent dans la ville où elles vivaient et dont elles avaient été obligées de s’enfuir ; les hommes sont morts, emprisonnés ou absents. Elles sont épuisées, elles ont tout perdu, tandis que celles et ceux qui ont rejoint le camp des vainqueurs n’hésitent pas à abuser de leur nouvelle situation.
Alors, chacune à sa façon, ces femmes vont fair... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
zabeth55
  15 octobre 2019
Deuxième roman que je lis d'Angeles Caso et je suis toujours autant sous le charme.
Charme de l'écriture, charme des personnages, charme de l'analyse charme de l'intelligence.
C'est la guerre civile en Espagne.
Letrita, ses trois filles et sa petite fille reviennent chez elles après un exil forcé par la violence du conflit.
Leurs idéaux ont été bafoués mais elles ne sont pas soumises pour autant.
Leur vie est difficile, très difficile, mais leur fierté, leur combativité, leur entente, leur courage leur permettra de tenir et de faire face.
Les chapitres sont les portraits de chacune, chacune abordant la dureté de la situation à sa manière
C'est une très belle leçon de courage et d'amour familial.
Une très belle histoire de femmes solides, résistantes, courageuses.
Face à l'horreur de cette guerre civile, l'amour et la force leur permettent d'avancer encore et encore.
Angeles Caso est un auteur confirmé, talentueux, au service des femmes et de son pays.
Elle a écrit une quinzaine d'ouvrages, j'espère qu'ils seront tous traduits un jour.
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JeanLouisBOIS
  16 octobre 2019
Vaincues mais pas soumises.
Les guerres civiles sont, paraît-il, les guerres les plus atroces. Mais y-a-t-il des guerres qui ne le soient pas ? Dans Un Long Silence d'Angeles Caso, la lutte oppose les républicains aux franquistes à la fin des années 1930. Nous ne sommes pas sur le front, là où les hommes livrent bataille, nous nous situons à l'arrière et, même si les destructions sont bien présentes, on n'en ressent que les conséquences sur le village portuaire de Castrollano. La famille Vega est du côté des républicains et ne veut en aucun cas pactiser avec les vainqueurs franquistes. La narratrice suit ces femmes dans leur périple et nous montre leur difficulté de vivre dans une société leur étant devenue hostile. On peut aborder ce roman selon trois points de vue : un aspect politicien et partisan, un aspect féministe et un aspect passionnel.
L'approche partisane ne tient pas seulement au choix du sujet (guerre civile espagnole) mais surtout dans la mise en avant d'une famille communiste dont la narratrice épouse inconditionnellement le combat et les sentiments. On a l'impression qu'elle rejoue la guerre civile alors que manifestement elle en a seulement entendu parler. Tous ceux qui s'opposent à la famille Vega sont mauvais, lâches, ridicules, cupides, hypocrites, des franquistes, quoi !, alors que les rouges rassemblent toutes les qualités de bravoure, de courage, de dignité, de générosité, d'humanité : des républicains, quoi ! L'une des grandes faiblesses de ce livre tient à ce manichéisme tellement présent qu'il en devient prévisible et lassant. On a vite l'impression d'avoir affaire à un écrit de propagande masquée par un roman pour diffuser des idées obsolètes sensément de gauche, et mal assimilées d'ailleurs. Cet aspect militant ne pourra convaincre que ceux qui le sont déjà … et encore ??
L'approche féministe est beaucoup plus intéressante et plus originale. Elle nous détaille la guerre vue, vécue, supportées par celles qui ne la font pas directement, celles qui en général ne prennent pas les armes. Elles se battent pourtant pour faire survivre leur famille dans des conditions souvent abominables. C'est là qu'elles gagnent leur dignité (à condition d'être du côté des républicains, bien sûr !). Cependant, c'est ce sentiment de nécessité qui leur permet de rester debout. Ce point de vue toujours renouvelé dans le roman a le mérite de structurer et de donner une unité à l'ensemble de l'intrigue.
L'approche passionnelle me semble beaucoup plus convenue mais permet souvent à l'intrigue de progresser significativement. Cependant, elle ne laisse pas une trace inoubliable. Ce roman d'amour est aussi une histoire de déchirures. La passion en se mêlant à la nostalgie prend comme il se doit un sens à la fois dévorant et douloureux. La musique classique participe pleinement à cette expression des sentiments intimes que ce soit grâce à l'évocation de Bach, Schubert ou Liszt … Même si on peut douter que la sonate arpeggione de Schubert soit remplie d'espoir (pp-58-59) !!
Un livre décevant qui n'apporte rien de nouveau sous le soleil ; au contraire, il s'inscrit dans une façon de penser et d'écrire qui correspond davantage au « socialistement correct » qu'à une volonté d'indépendance et d'originalité qu'on est en droit d'exiger de tout auteur qui a la chance de pouvoir publier un ouvrage.
NB : Livre lu et critiqué dans le cadre de Masse Critique.
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Sydola
  05 novembre 2019
Au lendemain de la guerre civile en Espagne qui a vu la défaite des républicains, une famille étiquetée "rouge" revient dans la ville qu'elle a dû fuir. Les choses ont changé et leur retour n'est pas forcément le bienvenu d'autant que beaucoup ont pris position pour les vainqueurs.
Les hommes sont rares, certains sont morts, d'autres sont emprisonnés ou ont simplement disparus.
Cette famille, principalement composée de femmes, va devoir trouver les moyens de vivre, de survivre et apprendra la valeur de l'amitié et l'importance d'être soudés face à l'adversité.
Au travers des actes de ces différentes femmes, il sera question de courage, de dignité et du refus de renoncer à ses idéaux, à ses idées. Ces femmes marcheront la tête haute et continueront le combat pour leur liberté.
Cela se passe sans heurts mais avec un très grande compréhension muette des protagonistes qui ont toutes un caractère prononcé, ce qui leur permet d'avancer.
J'ai beaucoup aimé ce roman car il évoque le combat silencieux de ces femmes pour une vie meilleure et qui laisse une trace dans notre histoire. C'est grâce à ces femmes, qu'actuellement, nous femmes, pouvons vivre comme nous vivons.
Ce roman est un bel hommage à toutes ces femmes qui luttent dans l'ombre et en silence et qui au contraire d'être des femmes soumises sont des femmes très fortes;
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   30 septembre 2019
Lorsqu'on entendait cette musique [la sonate en si mineur de Liszt], il était impossible de ne pas croire que l'homme était l'égal des dieux, maître et seigneur de son propre destin, digne de vivre et de mourir en liberté. (p.191).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   30 septembre 2019
Elle avait compris que la cruauté des gens arrogants était un des attributs les plus destructeurs de l'être humain, et que la soumission des faibles équivalait à leur anéantissement en tant que personnes. (p.91).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   30 septembre 2019
Comme il était dépourvu de presque tout, de chefs, d'employés, de famille, de maison, d'idées politiques, de religion, d'argent, et même d'un bout de ciel qu'il aurait pu considérer comme sien, cette histoire de guerre lui était apparue comme une chose non seulement horrible mais aussi complètement étrangère à sa vie. (p.158).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   30 septembre 2019
Elle ne put s'empêcher de continuer à le voir, se sentant à la fois si heureuse et si triste qu'elle ne parvenait pas à se comprendre elle-même. (p.60).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   30 septembre 2019
Dans le refuge des gens abandonnés, le pouvoir est aux mains de la défaite au long cours, de la résignation, du découragement, du silence. (p.153).
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