AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2709636786
Éditeur : J.-C. Lattès (28/03/2012)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 53 notes)
Résumé :
En 1944, alors que le Débarquement approche, Monzon et ses compagnons, membres du parti communiste, sont convaincus de pouvoir instaurer bientôt un gouvernement républicain à Viella, en Catalogne. Pas très loin de là vit Inés.
Restée seule à Madrid pendant la guerre civile, elle a épousé la cause républicaine, au grand dam de son frère, délégué provincial de la Phalange de Lerida, qui la tient à l’œil.
Inés écoute Radio Pyrénées en cachette et capte ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Pirouette0001
  15 août 2017
Quel souffle ! Quelle énergie !
J'ai retrouvé dans ce livre de Almudena Grandes la même impétuosité et force de conviction que dans le premier livre que j'avais lu, Les trois mariages de Manolita. Le style d'Almudena Grandes est à l'image de la personnalité de cette femme que j'ai eu l'occasion de rencontrer dans un festival littéraire à Bruxelles il y a quelques mois.
Elle nous raconte un autre épisode de la guerre d'Espagne, à travers l'histoire d'amour de Inés et de Gálan, celle du rôle du parti communiste espagnol et de la répression de celui-ci par le franquisme.
Toutefois, personne me connaissant, ne sera étonné si je vous dis que sur les 760 pages qui composent ce livre, il y a des longueurs et que j'aurais bien supprimé deux cents pages au moins.
En fait, Almudena Grandes a voulu nous donner trop de détails historiques, mais ce qui m'a déçu le plus, c'est qu'après que la Passionaria, Dolores Ibárruri Gómez, chef du parti communiste espagnol, se soit réfugiée à Moscou avec son amant, accueillis par Staline, Almudena Grandes ne nous dit rien des hésitations ou des doutes qui ont dû forcément jaillir dans l'esprit des troupes communistes à l'annonce de ce qui se passait dans les camps staliniens et qui était aussi connu que les horreurs hitlériennes. Ceci d'autant plus que l'histoire se termine bien après la disparition de Franco. L'auteure se focalise sur l'Espagne, qui se révélera également un terroir de tromperies pour la base du parti, mais j'aurais aimé davantage.
Cela reste un très bon roman, qui se lit sans discontinuer une fois commencé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          302
litolff
  08 septembre 2013
Inès et la joie raconte l'histoire méconnue de l'invasion du val d'Aran, une opération militaire orchestrée par des guerilleros espagnols exilés en France, pour reconquérir l'Espagne en octobre 1944.
Dans ce vaste opus fourmillant de détails, Almudena Grandes évoque les dissensions internes du PCE exilé à Moscou, la formidable opération militaire du val d'Aran , l'histoire d'amour passionnée entre Galan, l'un des acteurs de cette opération, et Inès, soeur d'un avocat franquiste influent… sans oublier les amours de Jesus Monzon Reparaz et de Dolores Ibarruri, les principales figures du PCE de l'époque .
J'avais été littéralement scotchée par « le coeur glacé », cette fresque somptueuse et romanesque qui explore la vie de deux familles espagnoles pendant et après le séisme de la guerre civile : il s'agissait avant tout d'une histoire d'amour extraordinaire sous un éclairage historique passionnant.
Dans Inès et la joie, c'est l'histoire et la politique qui prennent le pas sur l'histoire d'amour entre Galan et Inès. J'ai trouvé cet épisode historique extrêmement intéressant et bien documenté, ainsi que la description des vies des exilés à Toulouse entre 1945 et 1976 ; quant à l'histoire de Galan et Inès sublimée par la plume d'Almudena Grandes, elle est évidemment passionnante… mais je pense qu'il faut vraiment s'intéresser à la politique et en particulier à l'histoire du communisme pour apprécier pleinement ce roman très touffu et j'ai été parfois un peu gênée par le procédé narratif utilisé par l'auteure.
Au final, j'ai beaucoup aimé la démarche d'Almudena Grandes : « L'Histoire avec un H majuscule méprise les amours des corps, de la chair faible qui la distord, l'ébranle, la met en pièces avec un acharnement qui est loin d'être à la portée des amours de l'esprit, plus prestigieux, bien entendu, mais également bien plus pâles, et donc moins décisifs. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
sylvaine
  12 août 2017
Almudena Grandes dont le Coeur Glacé est l'un des fleurons de ma bibliothèque a projeté d'écrire Les épisodes d'une guerre interminable . le premier des 6 romans prévus est Inès et la joie . L'histoire commence en octobre 1944 lorsqu' Inès ancienne prisonnière politique, coincée dans la maison de son frère à quelques kilomètres de la frontière française entend à Radio Espagne Indépendante que les troupes du PCE basées à Toulouse sont sur le point d'envahir l'Espagne de Franco ... Inès et Galan sont les deux héros de cette histoire , avec eux leurs amis survivants de cette invasion ratée du val d'Aran , nous les suivrons jusqu'en avril 1977 et la mort de Franco ...
Roman d'une période trouble de l'histoire espagnole, période dont les protagonistes sont sortis marqués à vie . Ce récit avait de prime abord tout pour m'enchanter, une plume que j'aime, une période de l'histoire que je commence à comprendre , des personnages hauts en couleur , mais voilà à force de vouloir bien faire, à force de vouloir expliquer le pourquoi du comment du PCE et du PC central ,d'obédience stalinienne, à force de détails , certes importants , ce roman a fini par devenir à mes yeux un "fourre-tout" souvent indigeste et m'a laissé un arrière goût de déception suffisant pour me convaincre d'attendre avant de replonger dans l'oeuvre d' Almudena Grandes . Bref une lecture décevante , dommage !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
tynn
  03 juin 2013
Dans la continuité du livre "le coeur glacé" que j'avais beaucoup aimé, je referme ce second opus de Almudena Granges avec un même plaisir de lecture, impressionnée par sa capacité à nous faire comprendre les années noires de l'Espagne.
Nous sommes en 1944, l'Espagne est rageusement franquiste.
Mais en Europe, les régimes fascistes se délitent et l'espoir renait chez les républicains espagnols, exilés ou emprisonnés.
Inés et Galán se rencontrent au cours des combats du Val d'Aran, s'aiment, aiment leur pays et se battent pour un même idéal de reconquête et de justice sociale.
Le montage romanesque "chorale" s'articule en trois thématiques, alternant les récits des deux personnages fictifs et une voix "off" qui décrypte les événements de géopolitique avec limpidité. La qualité documentaire est passionnante, en éclairant la réalité historique d' un parti communiste gangrené par ses luttes intestines et de combattants déracinés, idéalistes et d'un courage impressionnant.
Moins romanesque que Coeur Glacé, plus axé sur les événements et les personnalités réels, c'est un livre guerrier, profondément attachant, porté par une puissance narrative et un style fluide, en dépit de quelques envolées épiques teintées d'un brin de grandiloquence.
Almudena Grandes prévoit de continuer son devoir de mémoire par plusieurs autres livres inspirés de la guerre civile espagnole.
Je serai au rendez vous...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
traversay
  27 août 2012
Avec son énorme pavé, le coeur glacé, il était légitime de penser que Almudena Grandes en avait terminé avec le guerre civile espagnole et qu'elle allait passer à autre chose. Inés et la joie, d'une longueur plus modeste (760 pages, seulement !), revient pourtant sur cette période et la romancière annonce que 5 autres livres vont suivre, tous relatifs, d'une façon ou d'une autre, à ce traumatisme indélébile de l'histoire espagnole. Moins abouti, plus délayé que son oeuvre précédente, Inés et la joie a le mérite d'évoquer un épisode méconnu, y compris de l'autre côté des Pyrénées, une expédition donquichottesque menée en octobre 44, par une poignée de membres du parti communiste espagnol, avec le but ultime de reconquérir le pouvoir, avec l'aide des Alliés et de la population locale. Un véritable fiasco, en définitive, due en partie à l'incurie du PCE, dont les leaders étaient alors basés à Moscou. Almudena Grandes mêle la grande histoire et la petite dans une construction astucieuse, un peu lourde, parfois, où le didactisme le dispute au romanesque avec un sens du détail impressionnant. Si elle n'est pas l'héroïne du livre, Dolores Ibárruri Gómez, dite La Pasionaria, y occupe une place de choix, chef communiste pateline et charismatique, admirée aussi bien par Staline que par ... Franco. Au-delà des faits avérés, Almudena Grandes a imaginé une fiction qui lui permet non seulement de relater cette "invasion' ratée, mais aussi de s'attarder sur la vie des clandestins en mission dans l'Espagne franquiste et des républicains en exil à Toulouse. Galan et Inés, ses deux personnages principaux, liés par un amour immense, prennent alternativement la parole et racontent leur quotidien : avant, pendant et après ce fameux mois d'octobre 1944. Des vies abîmées, des âmes cabossés, des résistants indomptés, jusqu'à la mort du caudillo. Une fresque ambitieuse, sentimentale, gastronomique (il y est énormément question de cuisine) et politique qui aurait tout aussi bien pu s'appeler Inés et la souffrance. Malgré des longueurs certaines, ce livre confirme le talent de Grandes à assaisonner élans du coeur et défis à la mort, au service d'un objectif noble : la reconquête de la liberté et de la dignité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

critiques presse (2)
Lhumanite   04 août 2012
Almudena Grandes est de cette génération qui aborde 
la guerre civile sans complexe, sans tabou, 
avec ses figures et
ses combattants, anonymes ou pas, de la République espagnole.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress   28 mai 2012
Etoffant sans relâche ses personnages, réels ou inventés, tous plus fascinants les uns que les autres, sa plume reste constamment dans une dimension très littéraire. Elle est grande, la Grandes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   29 août 2013
L'Histoire immortelle accomplit des choses étranges en croisant la trajectoire de l'amour des corps mortels. Ou peut-être pas, peut-être est-ce seulement que l'amour charnel n'affleure jamais dans cette version officielle de la petite histoire qui façonne par la suite la fameuse grande Histoire et sa majuscule sévère, rigoureuse, parfaitement équilibrée, avec ses angles droits à chaque sommet, mais qui daigne à peine observer les amours de l'esprit, les plus élevés, oui, mais aussi ceux qui sont bien plus pâles et par conséquent moins marquants. Les bâtons de rouge à lèvre n'atteignent jamais les manuels d'histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
litolfflitolff   09 septembre 2013
Les manuels d'Histoire ne savent pas décrire ces regards fouillant dans l'obscurité d'un ciel délimité par les quatre angles du plafond d'une chambre. Ils ne savent pas décrire le désir qui monte peu à peu, franchit les limites d'une fantaisie savoureuse, d'une polissonnerie insignifiante, d'une impertinence amusante, jusqu'a se mettre à bouillir avec la même épaisseur métallique que le plomb fondu, un liquide lourd qui sèche la bouche, lamine la gorge, comprime l'estomac et prolonge les flammes de son empire pour aller un foyer jusque dans la plus infime cellule d'un pauvre corps humain, mortel et pris au dépourvu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
litolfflitolff   30 août 2013
"Ce Caudillo est un gigolo et un connard", aimait à hurler Nicolas Franco Salgado-Araujo presque tous les soirs après avoir bu quelques verres dans les bars d'un des quartiers les plus centraux et les plus peuplé de Madrid, derrière la Gran Via. "Je le sais très bien, moi ! Je suis son père !"
Commenter  J’apprécie          150
litolfflitolff   05 septembre 2013
Quelle espèce de pays de merde est devenue l'Espagne ? Ces gars qui sont partis en courant étaient des nôtres, tu entends? C'étaient les mêmes qui, cinq ans auparavant, se seraient fait tuer sur un ordre venant de toi, sur ordre venant de moi... A présent, ils préfèrent se retrouver dans les geôles de Franco que lutter à nos côtés.
Commenter  J’apprécie          90
litolfflitolff   29 août 2013
Nous avions senti que la croûte de notre déroute se dissolvait dans l'eau sale, que le rasoir arrachait la fatigue humiliante des plages inhospitalières de nos joues, et que l'aiguille et le fil fixaient notre honneur, l'honneur de l'Espagne, sur l'insigne tricolore de notre uniforme.
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Almudena Grandes (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Almudena Grandes
Bande-annonce de Castillos de Carton, adapté de l'oeuvre d'Almudena Grandes par Salvador García Ruiz (2009)
autres livres classés : guerre civile espagnoleVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1853 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..