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EAN : 9782743638009
191 pages
Payot et Rivages (23/11/2016)
3.54/5   14 notes
Résumé :
Elles sont parmi les habitants les plus nombreux de notre planète et pourtant la philosophie les a négligées, voire haïes : les plantes ont depuis toujours été la cible d'un snobisme métaphysique. Malgré le développement de l'écologie, la démultiplication des débats sur la nature ou sur les questions animales, les plantes – leur forme de vie, leur nature – restent une énigme pour la philosophie. En mêlant exemples tirés de la philosophie, des sciences naturelles et ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
joelafrite
  07 mai 2017
Courez, courez, courez acheter ce livre. Nous y apprenons que respirer c'est déjà se mélanger. La forme de pensée qui se déploit ici fonctionne par impression, osmose, échange. Elle est chaleureuse et nouriccière. Par endroit elle ressemble aux fulgurances qui ont permis d'imaginer le boson de Higgs. Bonne lecture.
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CSecq
  26 novembre 2021
Désolée mais, malgré mes efforts, j'ai abandonné rapidement ce livre faute de comprendre la pensée de l'auteur. Rien ne m'a donné l'envie d'aller chercher dans le dictionnaire la signification des nombreux mots qui m'étaient inconnus et pourtant, tout ce qui traite des plantes d'habitude m'intéresse. Je pense que le postulat de départ sur l'existence de Dieu m'a bloquée. Quelques jours plus tard, j'ai assisté ç une conférence de l'auteur, espérant une meilleure compréhension de ses idées. Là non plus la magie n'a pas fonctionné et j'ai failli en déduire que mon intelligence était défaillante ou insuffisante avant de me reprendre et de conclure qu'entre Emmanuele Coccia et moi, c'était juste un problème de connexion.
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MrDimitriG
  21 août 2020
Je mentirai si je disais avoir compris toutes les idées lancées dans ce livre. Mais ce que je peux dire, c'est que maintenant je regarde les plantes et les arbres différemment. Ce n'est pas que nos positions ont changé, c'est que mon regard porte plus loin, à travers et autour des plantes.
Je le relirai, peut-être que je comprendrai d'autres choses.
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critiques presse (1)
LaViedesIdees   27 juillet 2017
Au lieu d’aller directement de l’humanité à l’animalité, E. Coccia se propose et nous propose un détour par le végétal. Ce détour par les plantes est pour lui un autre moyen de s’interroger sur soi-même et sur la philosophie en général.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   08 juillet 2017
 
 
Grâce aux fleurs, la vie végétale devient le lieu d’une explosion
inédite de couleurs et de formes, et de conquête du domaine des
apparences.
[…]

Les formes et les apparences ne doivent pas communiquer du sens
ou du contenu, elles doivent mettre en communication des êtres dif-
férents.

La raison est une fleur.
[…]

La fleur est la forme paradigmatique de la rationalité : penser,
c’est toujours s’investir dans la sphère des apparences, non
pour en exprimer une intériorité cachée, ni pour parler, dire
quelque chose, mais pour mettre en communication des êtres
différents.
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nath45nath45   22 novembre 2021
Respirer signifie savourer le monde. Et le monde est pour tout être vivant et pour tout objet ce qui se donne à travers et grâce au souffle. Le monde à la saveur du souffle. Si tout esprit fait monde, c’est parce que tout acte de respiration n’est pas la simple survivance de l’animal qui est en nous, mais la forme et la consistance du monde dont nous sommes la pulsation. (Page 96)
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nath45nath45   19 novembre 2021
Le souffle est la première activité de tout vivant supérieur, la seule qui peut prétendre se confondre avec l’être. C’est le seul travail qui ne nous fatigue pas, le seul mouvement qui n’a pas d’autre fin que lui-même. Notre vie commence avec un (premier) souffle et se terminera avec un (dernier) souffle. Vivre c’est : respirer et embrasser en son propre souffle toute la matière du monde. (Page 74)
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nath45nath45   18 novembre 2021
Vivre est essentiellement vivre de la vie d’autrui : vivre dans et à travers la vie que d’autres ont su construire ou inventer. Il y a une sorte de parasitisme, de cannibalisme universel, propre au domaine du vivant. (Page 19)
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NinoGNinoG   26 décembre 2019
L'origine de notre monde n'est pas un événement, infiniment distant dans le temps et dans l'espace, à des millions d'années lumières de nous-elle ne se trouve pas non plus dans un espace dont nous avons plus aucune trace. L'origine du monde est saisonnière, rythmique, caduque comme tout ce qui existe. Ni substance ni fondement, elle n'est pas plus dans le sol que dans le ciel ; mais à mi-distance entre l'un et l'autre. Notre existence n'est pas en nous, - mais en dehors, en plein air. Elle n'est pas quelque chose de stable ou d'ancestrale, un astre aux dimensions démesurées, un dieu, un titan. Elle n'est pas unique. L'origine de notre montre ce sont les feuilles : fragiles, vulnérables et pourtant capables de revenir revivre après avoir traversé la mauvaise saison.
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Videos de Emanuele Coccia (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emanuele Coccia
Au cours de cette matinale du 7 juin 2022 consacrée à l'écologie, la journaliste Sandrine Nègre a conversé avec le philosophe Serge Audier, la philosophe Catherine Larrère, l'écrivain Camille de Toledo, l'autrice Mathilde Ramadier, l'écologue Jacques Tassin et le philosophe Emanuele Coccia.
Comment envisager l'opposition traditionnelle entre l'homme et la nature ? L'écologique doit-elle réenvisager notre rapport à la nature et sa symbolique ? L'action écologique doit-elle être protectrice ou plutôt laisser la nature vivre ? L'écologie est-elle un luxe ? Y a-t-il un conflit de générations vis-à-vis de la question écologique ?
Les matinales ont eu lieu au Marché de la Condamine à Monaco, en partenariat avec la Mairie de Monaco.
#philomonaco
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