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Critiques sur Le coeur de l'Angleterre (78)
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Bouteyalamer
  20 octobre 2019
Ce roman fourmille de personnages de fiction, d'anecdotes et de bavardages, et dans le monde réel, celui de l'Angleterre du quotidien et du Brexit, d'une foule de politiciens cyniques, d'auteurs, de chanteurs et de compositeurs, de recettes et de boissons, de lieux et de trajets avec les numéros des routes et des autoroutes, de règles de golf, etc. L'histoire des personnages — les Trotter père, mère et fille et leur entourage — n'est pas racontable, adossée à une actualité politique qui vient progressivement au premier plan. Elle a pour cadre une élite éclairée, critique mais pas engagée pour autant. Les Trotter vont s'échapper à l'Isle-sur-la-Sorgue (René Char n'est pas nommé) où ils achètent une superbe propriété (ce qui n'est pas à la portée de tout le monde). Cette happy end rappelle la fuite dans l'île du sauvage de Brave New World, avec la différence qu'Huxley décrit une dystopie tandis que l'absurdité et la haine qui imprègnent le Brexit sont l'amère réalité. Est-ce vraiment une approche du coeur de l'Angleterre, que l'auteur compare quelque part à la France profonde ?

On sent que les objectifs de l'auteur sont d'écrire un roman étincelant d'intelligence, superbement documenté, d'une habilité de jongleur, et de remplir 500 pages. de fait, il pratique une prose élégante, habile mais diluée, dont il se fait pardonner par quelques traits d'humour pour nous faire patienter jusqu'au bout. Pour quelle signification ?
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JML38
  17 septembre 2019
Jonathan Coe reprend des personnages de «Bienvenue au club» et «Le cercle fermé» qui couvraient les années Thatcher et Blair, et les installe cette fois dans une période allant d'avril 2010 à septembre 2018, englobant donc le référendum du 23 juin 2016 sur le maintien ou non du Royaume-Unis dans l'Union Européenne. Une scène d'enterrement, celui de Madame Trotter, permet de faire la connaissance avec les principaux protagonistes. Colin, le mari, Benjamin et Lois, les enfants, Sophie la fille de Lois et les proches amis Philippe et Doug.

Le récit s'attache principalement au parcours de deux personnes. Benjamin, récemment entré dans la cinquantaine, réfugié dans un moulin et ses amours passées, dont le rêve est d'écrire une oeuvre qui marquerait son époque, et Sophie qui a les ambitions de son âge : réussir sa vie universitaire, professionnelle et amoureuse. Au travers de petites scènes de la vie quotidienne, l'auteur dépeint une société anglaise multiculturelle réputée pour sa modération et sa tolérance, mais dans laquelle apparaît un sentiment d'injustice, une rancoeur contre une élite politico-financière et un sentiment d'appauvrissement général.

Le rapport aux minorités est très présent tout au long du récit, dans des discussions d'où ressortent des divergences de points de vue entre ceux qui pensent comme Sophie, ardente défenseuse de l'intégration, et ceux qui, comme sa belle-mère, et dans une certaine mesure son mari Ian, sont adeptes d'une certaine préférence nationale et voient d'un mauvais oeil l'augmentation du nombre d'étrangers. Coriandre, la fille de Doug et adolescente rebelle, symbolise une jeunesse en colère contre le monde que la génération précédente lui a légué, génération qui, à l'image de Benjamin, semble plutôt s'être assoupie dans un confort bercé de nostalgie.

A la suite de la promesse électorale faite par Cameron, le référendum apparaît dans les esprits et les débats, mais sans être omniprésent dans le récit. Il le sera bien sûr nettement plus après le Brexit, sur la fin du roman. En revanche, il est le sujet principal de paragraphes relatant les entretiens assez surréalistes entre Doug, journaliste de sensibilité de gauche, et un sous-directeur de la communication du gouvernement. de petits bijoux dans lesquels l'auteur décrit de façon jubilatoire l'état d'euphorie inconsciente qui semble régner avant l'échéance cruciale, le summum de la dérision étant atteint dans une dernière et savoureuse entrevue postérieure au vote.

L'évocation d'évènements marquants de cette période permet d'ancrer l'histoire dans la réalité : les émeutes de 2011, la victoire surprenante et contre tout pronostic de David Cameron aux élections générales de 2015, l'agression mortelle de Jo Cox, députée pro-maintien, la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres, grand moment de ferveur nationale et, plus anecdotique mais néanmoins important pour les Britanniques, l'interruption de la course d'aviron entre Oxford et Cambridge par Trenton Oldfield.

J'ai découvert un auteur doté d'une belle écriture, fluide, subtile. À aucun moment je n'ai eu l'impression de m'ennuyer dans ces 550 pages, qui ne nous racontent somme toute que le quotidien d'une famille anglaise entre Londres et Birmingham, la vie avec ses joies et ses désillusions, le tout avec beaucoup de sensibilité, une pointe d'humour d'une grande finesse et des moments pleins d'émotion. Et si au passage on en apprend un peu plus sur son pays et les soubresauts qui l'ont secoué ces dernières années, c'est que son but est atteint en toute simplicité.

Je remercie lecteurs.com et Gallimard pour cette belle lecture.
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Jenndrix
  04 novembre 2019
https://unmotpourtouspourunmot.blogspot.com/2019/11/le-coeur-de-langleterre-de-jonathan-coe.html

Le coeur de l'Angleterre nous conduit à sa suite en plein chaos Brexital. Il fait suite à à Bienvenue au Club et Le Cercle Fermé mais nul besoin de les avoir lu au préalable pour en saisir toute la subtilité.

Ce roman car c'en est un, en plus d'avoir une histoire pleine de vie et des protagonistes attachants, est éclairant et instructif. L'auteur réussit plutôt finement à mêler actualité et fiction.

On y suit le cheminement de vie de plusieurs personnages ayant des âges et des conditions de vie disparates. A travers eux, c'est un état des lieux actuel de la société anglaise et sur bien des aspects plus généralement de nos sociétés européennes contemporaines.

Ce roman est riche de sujets croisés traité avec justesse et sensibilité. Il est stimulant et étonnamment rafraîchissant étant donné les sujets abordés.

On y évoque notamment le rapport de la jeunesse à la loi et à la politique en pleine crise. Des jeunes y compris ceux issus de l'immigration, désoeuvrés et abîmés par l'image que leur renvoi systématiquement la société de ce qu'il devrait être et devrait penser. Mais aussi de leurs aînés ne se sentant plus toujours à leur place dans une vie qu'ils ont souhaitée et construite parfois un pays où ils ne sont pas nés.

En toile de fond, on y trouve également la place prépondérante de la politique et des possédants entraînant une culture élitiste et écrasante. Paupérisant toujours plus la population y compris moralement, en lui expliquant que pour vivre libre et heureux, il faut consommer et posséder.

Un balayage de notre vie à l'ère numérique, débordante et souvent incontrôlable, avec ces possibilités d'emballement médiatique déchaînant une horde d'humains attaquant au moindre bouc émissaire désigné.
Profitant du mal être de l'homme, déformante et manipulatrice pour obtenir satisfaction au détriment des plus faibles ou des perdants.

Jonathan Coe à un petit quelque chose de Ken Loach peut être un peu plus léger, moins engagé et militant mais dont l'ironie pose clairement une orientation politique, conjugué à une Zadie Smith diversifiante.

Autour de cette lecture :
A lire : Les romans de Zadie Smith. le meilleur pour moi étant Sourire de loup.
A voir : les films de Ken Loach, y compris les plus anciens qui plonge au sein de l'Angleterre mal aisée et en souffrance. Des bijoux d'humanisme.
Pour en savoir plus sur le Brexit : https://www.touteleurope.eu/actualite/qu-est-ce-que-le-brexit.html
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keisha
  18 octobre 2019
Après un repas avec son père Colin dans une jardinerie aux multiples ramifications, Benjamin déclare
"J'aime bien cet endroit. C'est toujours une aventure, on en sait jamais ce qu'on va trouver. Parfois c'est sympa, parfois c'est désagréable, et le plus souvent c'est ce qu'il y a de plus bizarre. Mais voilà, c'est l'Angleterre. Elle nous colle aux semelles."

De 2010 à 2018, de Londres à Birmingham, en passant par Marseille et une croisière dans la Baltique, j'ai retrouvé avec plaisir certains des personnages de Bienvenue au club et le cercle fermé. Qu'on se rassure, les avoir lus n'est pas indispensable pour suivre, et j'ai juste développé une furieuse envie de les relire...

Ces années pré-Brexit sont donc vues par le prisme de la famille Trotter et ses amis, Jonathan Coe usant comme d'habitude d'une ironie bristish bienvenue. Les craintes de certains vis à vis des 'minorités' m'ont rappelé ce qui peut exister de notre côté du Channel. Ainsi que la langue de bois de quelques politiques (ah, Nigel, j'ai aimé son pétage de plombs final). Certains événements, ignorés ou oubliés, sont juste évoqués, mais parfois je voyais un peu les 'coutures' du vêtement. Ceci étant, j'ai dévoré avec un immense plaisir parfois jubilatoire les plus de 500 pages du roman et quitté avec regret les personnages principaux, c'est un signe, non?
Lien : https://enlisantenvoyageant...
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Philbast
  05 octobre 2019
Formidable livre qui résonne d'une manière troublante avec l'actualité.
Avant le référendum et après le référendum sur le Brexit, rien ne sera pareil.
Jonathan Coe a le chic pour peindre des personnages terriblement attachants pris dans leurs contradictions.
Tant le politiquement correct que le populisme en prennent pour leur grade.
Un chemin étroit existe pourtant peut être, comme pour Sophie et Ian, que tout oppose et pourtant se retrouvent.
Une lecture salutaire et indispensable, un très grand roman.
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Bougnadour
  21 septembre 2019
Nous savons depuis Balzac, Hugo, Zola et autres Dickens que la littérature décrit la société et que le roman est supérieur à l'essai sociologique par l'épaisseur humaine qu'il donne aux faits et aux idées. le coeur de l'Angleterre nous le prouve à nouveau.
Coe décrit ce pays de 2010 jusqu'au brexit au travers de personnages représentatifs et dont les existences s'entrecroisent en une mini Comédie Humaine.
Leurs tranches de vie exposent les fractures anglaises : Vieux/jeunes, anglais de souches/migrants, ville/campagne, Banlieue chic/banlieue pauvre, éduqués/peu éduqués. Au passage on peut remarquer que ce qui se passe dans les Midlands pourrait, à peu de frais et en l'état, être transposé en France.

Comme toujours chez Coe l'humour caustique est présent mais sûrement moins qu'à l'ordinaire car la mélancolie domine.
Contrairement à Houellebecq, autre écrivain sociologue, Il a de la tendresse pour ses personnages qu'il ne réduit pas à des archétypes (sauf le conseiller politique de Cameron qu'il assassine avec plaisir) et garde une vraie dimension romanesque pour accrocher le lecteur.

Temps clé du livre : la communion vécue par les anglais durant la cérémonie d'ouverture des JO 2012. Coe en fait le pivot du livre en montrant que cette union fut un trompe-l'oeil : chacun se sentant profondément anglais mais pour des raisons différentes.A partir de là les fractures vont s'élargir et l'incompréhension s'installer jusqu'au coeur des familles pour accoucher de l'inattendu Brexit. La conclusion du roman est plutôt défaitiste : il ne reste pour beaucoup que la fuite à l'étranger ou l'exil intérieur.
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Swannblue
  09 septembre 2019
Avec "Le coeur de l'Angleterre", Jonathan Coe signe véritablement son grand retour. Ce roman est une pure merveille.
Après "Bienvenue au club" et "Le cercle fermé", il conclue sa série avec des personnages que nous prenons un immense plaisir à retrouver : Benjamin, Loïs, Doug, Sophie...
Bien sûr, ils ont vieilli, sont parfois un peu plus cabossés par la vie mais dans l'ensemble... se portent mieux !
Pourtant "leur" Angleterre a évolué bizarrement. le pays ne fabrique plus d'automobiles. La célèbre enseigne Cadbury a délocalisé sa production en Pologne. Et surtout, les partisans du Brexit font croire à la moitié du peuple qu'une séparation avec l'Union Européenne redonnera sa gloire passée à un empire qui n'en est déjà plus un depuis longtemps.
Tout cela sans compter le racisme rampant qui gangrène de plus en plus la société.
Jonathan Coe photographie magnifiquement son pays depuis le départ du travailliste Gordon Brown jusqu'au résultat ahurissant du référendum pour le Brexit. Son roman choral est parfaitement construit.
Il entre d'ores et déjà parmi mes 5 meilleurs livres de l'année 2019.
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JeanLibremont
  06 septembre 2019
Pendant la premiere moitié du roman, j'ai eu l'impression que Jonathan Coe n'avait cette fois pas grand chose a dire mais comptait sur son talent pour le faire oublier. Je devinais vaguement une intention de fresque psycho-socio-politique mais dont je trouvais les traits et les couleurs plutot délavés et consensuels. Au fil des pages, je voyais évoluer une poignée de anti-héros matériellement a l'abri de la pauvreté (a l'exception d'un personnage attachant "d'amuseur pour enfants") mais dont la vie était marquée par la cassure amoureuse, familiale ou professionnelle avec, en miroir, la grande cassure de la société anglaise entre les pro- et les anti-brexit. A me demander si l'idée n'était pas de tisser la matiere d'un sitcom aussi actuel que bon marché (pratiquement que des huis-clos) et j'imagine le succes qu'aurait par exemple le chapitre 36. peu crédible en soi mais parfait dans un sitcom...

Pour etre juste, tout ca n'était tout de meme pas désagréable a lire car Jonathan Coe a beaucoup de talent et, passé environ la moitié du roman, la lecture est meme devenue de plus en plus prenante. Quoi qu'il en soit, il se pourrait que la clé de la relative faiblesse du roman se trouve dans le monologue, au chapitre 37, de Benjamin (l'avatar de Jonathan Coe?) le personnage de l'écrivain. L'auteur commencerait-il a etre en manque d'inspiration?

Summa summarum, attendez-vous a lire un roman centré sur la cassure ou plutot les cassures humaines, écrit sur le ton mélancolique et résigné -que l'on se rassure, l'histoire finit bien- et doux-amer propre a Jonathan Coe. Les cassures, ce sont celles, éternelles, entre les attentes et la réalité dans les relations affectives a l'intérieur d'un couple, d'une famille, d'un pays, entre les générations ou les éduqués et les moins éduqués. La cassure sociale, en l'occurrence, est celle culminant dans le Brexit et elle aussi est éternelle; c'est la cassure que l'on pourrait nommer "du bouc émissaire", celle qui ne manque pas de se produire lorsque les conditions matérielles se dégradent brusquement a l'intérieur d'une collectivité au point qu'une majorité plus ou moins large se persuade (ca aussi fait partie de la nature humaine) que c'est la faute de telle ou telle minorité, en général celle apparaissant comme l'étranger, l'envahisseur. Dans ces circonstances, il y a toujours un ou des petits malins qui saisissent l'occasion pour se rendre populaire(s) a bon compte en prenant la tete des foules en colere et en encourageant la furie aveugle. On a vu ca en d'autres temps déja...
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marianne
  23 octobre 2019
J'ai retrouvé sur mon compte Babelio les critiques que j'avais faites des deux premiers opus de la trilogie, "Bienvenue au club" et "Le cercle fermé". Je les ai lus il y a quelques années, mais je n'en ai pas un grand souvenir... Tout ce que je sais, c'est que je les ai lus avant 2012, car je note depuis cette date la liste des livres que j'ai lus !
L'envie de relire les deux premiers avant d'attaquer "Le coeur de l'Angleterre" m'a vaguement traversé l'esprit, mais j'ai préféré me plonger dans ce dernier tome directement, et quel plaisir de (re)découvrir le style si agréable de Jonathan Coe (et le travail tout aussi admirable de sa traductrice) !
Dans "Le coeur de l'Angleterre", on retrouve la même bande de copains que dans les précédents, ils ont maintenant la cinquantaine et se situe dans une Angleterre pré-Bréxit. J'ai trouvé passionnante la description de cette Angleterre à deux visages (pro/contre UE), j'en ressors en ayant appris beaucoup de choses sur la politique britannique ! Les personnages sont tous attachants, leur point de vue propre est étayé. J'ai suivi de loin les débats du Brexit, mais ce livre permet une plongée au coeur des débats (intérieurs) qui ont eu lieu pendant cette période très particulière.
Je conseille vivement la lecture de ce livre !!
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frmwa
  12 août 2019
C'est le premier livre que je lis de cet auteur. Il y reprend des personnages d'ouvrages antérieurs mais ça ne gêne aucunement la compréhension. Jonathan Coe partage avec Michel Houellebecq la faculté de bien capter l'esprit du temps - mais en rend compte très différemment. Ses personnages se meuvent avec grande finesse dans l'évolution de notre époque: des particularités britanniques savoureuses, qui rappellent les meilleures miniséries télévisées, mais aussi beaucoup de convergences avec les grandes tendances observées ailleurs, hélas. Beaucoup de séquences très bien décrites comme la leçon de conscientisation aux dangers de la vitesse, le passage au "Jardiland", bien choisie, comme le visionnement du film de présentation des JO 2012 par les différents protagonistes, de l'émotion pour évoquer l'amitié avec Charlie - le tout à peine entaché par une faute de goût incompréhensible, la scène de l'armoire et de la bougie (quelle mouche l'a piqué ? je me le demande encore). Un tableau ambitieux brossé avec minutie par un peintre de moeurs perspicace et observateur.
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