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Jamila Ouahmane Chauvin (Traducteur)Serge Chauvin (Traducteur)
EAN : 9782070317233
544 pages
Éditeur : Gallimard (16/09/2004)
3.98/5   988 notes
Résumé :
Imaginez ! L'Angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats prospères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l'extrême droite, et une guerre en Irlande du Nord qui ne veut pas dire son nom.
Mais dans ces années où l'État-providence laisse place au thatchérisme, Benjamin, Philip, Doug et leurs amis ont d'autres choses en tête : s'intégrer aux clubs... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
3,98

sur 988 notes

Cancie
  08 avril 2020
Avec ce premier volume, Bienvenue au club, qui aura une suite, Jonathan Coe nous fait vivre dans l'Angleterre des années soixante-dix. le roman débute néanmoins en 2003 au restaurant situé au sommet de la tour de télévision qui surplombe l'Alexander-platz, à Berlin, avec deux jeunes gens, Sophie et Patrick, qui s'apprêtent à dîner. La mère de Sophie et le père de Patrick s'étaient connus il y a bien longtemps. Heureux de se croiser, ils souhaitent se retrouver seuls et laissent leurs enfants faire connaissance. Ceux-ci, un peu intimidés mais ayant en commun le passé de leurs parents, décident. d'en parler et Sophie propose même :" On va remonter le temps. Jusqu'au tout début. Jusqu'à un pays qu'on serait sûrement incapables de reconnaître. l'Angleterre de 1973."
Dans son roman, l'auteur va nous faire suivre, à Birmingham, la vie d'une série de jeunes gens durant leurs années de lycée à l'institution King William ainsi que celle de leurs parents. Ils ont tous une forte personnalité et représentent bien ce que la société peut avoir de bien et de moins bien. C'est un livre où l'on rit beaucoup, notamment aux frasques de certains étudiants et les joies de la libération sexuelle sont bien évoquées. Pourtant la situation est souvent sombre avec la montée du thatchérisme, le nationalisme anglais, la montée de l'extrême-droite, la terreur semée par l'IRA, les conflits sociaux de plus en plus fréquents avec la récession en ligne de mire et les syndicats qui commencent à perdre de l'influence. C'est également la naissance de la société de consommation.
Jonathan Coe, dans cette plongée dans les années 1970 britanniques nous livre le magnifique tableau d'un pays en pleine mutation, une fresque un peu nostalgique peut-être, où la petite histoire est intimement mêlée à la grande. Ce roman m'a parfois fait penser à celui de Thomas B. Reverdy, L'hiver du mécontentement, également très pertinent.
Un beau moment de lecture très instructif.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Eric75
  26 septembre 2014
Bienvenue au Club ! Oui, certes, car c'est l'histoire d'une bande de potes, à la vie et à la mort comme on dit, et des histoires comme ça, on en a tous connue au moins une dans sa vie. Souvenirs doux-amers d'une époque, les seventies, lorsque l'imagination était encore au pouvoir et l'avenir forcément devant nous, lorsque tout restait encore possible, même après une révolution soixante-huitarde plus ou moins avortée, même avec la perspective du deuxième-choc-pétrolier et d'une crise qui allait durer (et qui dure encore).
On a tous connu, au cours de ces années-là, les années du collège et du lycée, ce qu'il faut pour alimenter nos souvenirs les plus nostalgiques : les blagues potaches et gratinées orchestrées en bande organisée, le surdoué qui agace, le type rigolo qui amuse la galerie, parfois au détriment d'une victime ou deux, la jolie fille de la classe, icône sanctuarisée mais malheureuse, dont tout le monde tombe raide dingue mais que personne n'ose aborder, enfin sauf bien sûr ceux qui ne la méritent pas, le copain doué pour le dessin, l'amateur de rock-&-roll ou de musique punk, les disques échangés, les baiser volés, les virées nocturnes, les visites éclair dans la Capitale, les soirées underground, l'artisanal journal des élèves et ses articles parfois perfides mais ô combien libérateurs rédigés jusqu'à tard dans la nuit, les profs têtes-de-turcs et les profs têtes-à-claques, les conseils de classe et les examens de fin d'année, la découverte de la vraie vie, la montée du chômage et du racisme, la fin des trente glorieuses, les grèves, les manifs et les attentats, les catastrophes nucléaires familiales qui finissent en tabous vitrifiés et probablement à jamais enfouis au fond de nos consciences…
Oui, on a tous connu ça. Alors bienvenue au club… Et même s'il y a par-ci par-là quelques petites différences… Pour nous, ils ne s'appelaient pas Benjamin, Philip, Doug, Steve, Miriam ou Lois, mais peut-être Patrick, Jean-Michel, Isabelle ou Sylvie. L'action ne se déroulait pas à Birmingham mais dans notre ville natale, et la Capitale où il « se passait des choses » n'était pas Londres mais Paris. Les attentats n'étaient pas ceux de l'IRA dans les pubs en 1974 mais peut-être ceux du GIA dans les RER en 1995, etcétéra, etcétéra, et ainsi de suite. On remplacera encore une soeur traumatisée à vie, une disparition mystérieuse, une histoire d'amour qui finit mal en général, par tout autre événement familial et dramatique de votre choix, et vous aurez une idée de la manière dont Jonathan Coe, malgré le côté « so british » de son roman, nous touche et fait mouche, grâce à l'humanité et à l'universalité de ses personnages, grâce à la véracité de ses petites histoires insérées dans la grande, de ses anecdotes qui n'en sont pas vraiment finalement, mais qui mises bout à bout, parfois en vrac, parfois de façon brouillonne, sont toujours racontées avec beaucoup de drôlerie et de pudeur dans cet excellent roman.
Alors oui, Bienvenue au Club, pour commencer, mais ne manquez pas non plus le prochain rendez-vous avec Jonathan Coe et ses magnifiques personnages, les mêmes, 20 ans après (comme dirait Dumas), dans l'Angleterre de Tony Blair et dans le cercle fermé, qui boucle la boucle et qui, bien entendu, se trouve en bonne place et depuis peu dans ma PAL.
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Renod
  15 juin 2018
Birmingham, fin des années 70. L'Angleterre est en ébullition mais ignore tout des bouleversements à venir. Le pays est frappé par une vague d'attentats de l'IRA et de nombreux conflits opposent les syndicats au patronat. Ce contexte favorise l'émergence de nouveaux courants musicaux, et si le rock progressif décline peu à peu, le punk commence à s'imposer dans les clubs. Jonathan Coe parvient à condenser cette période dans son roman. J'avais été marqué par « Testament à l'anglaise », une satire du Royaume-Uni des années Thatcher qui faisait écho à une comédie horrifique des années soixante intitulée « What a Carve Up ». Me voici bluffé par « Bienvenue au club » qui traite des années qui précèdent l'élection de la Dame de fer. le titre est tiré de l'album « The Rotter's club »* du groupe de rock progressif « Hatfield and the North's ». Après le cinéma, la musique avec laquelle l'auteur entretient un rapport intense.
Nous suivons dans ce roman un groupe d'amis scolarisés dans une école privée de Birmingham. King William est un établissement élitiste, la sélection se fait par concours. Les élèves d'origine modeste pouvant bénéficier d'une scolarité gratuite, le fils de l'ingénieur y côtoie donc le fils du délégué syndical… Ces adolescents sont en plein apprentissage de l'amitié, de l'amour et de la sexualité ; ils vont éprouver leurs premiers instants de bonheur ou de frustration, découvrir le racisme et les discriminations latentes. Les quinquagénaires anglais retrouvent dans ce roman générationnel des bribes de leur jeunesse : romans phares, revues à la mode, posters couvrant les murs de la chambre et surtout groupes de musique.
Jonathan Coe explore des techniques littéraires en proposant des chapitres de différentes natures : récits classiques, interviews, articles tirés du journal du lycée, courriers parodiques. le dernier chapitre est magistral puisqu'il condense en une seule phrase les multiples pensées d'un personnage au cours d'un instant qui s'étire et qui parait sans fin. L'auteur s'interroge sur le pouvoir des mots capables de séduire, de manipuler mais qui parfois ne parviennent pas à retranscrire des sentiments. Il s'amuse à emmêler de nombreux fils narratifs, n'hésitant pas à en couper certains sèchement, en laissant d'autres ouverts pour la suite à venir.
« Bienvenue au club » est un roman d'apprentissage, à la fois drôle et tragique, qui offre un tableau lucide d'une génération et d'un pays qui s'apprêtent à sombrer dans le marasme libéral.


*le titre du disque et du roman peuvent être traduits par le « club des pourris », Rotter étant aussi le patronyme d'une des familles du livre…
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Ileauxtresors
  27 août 2021
Bienvenue au club ! Vous voici au lycée King William's de Birmingham, au coeur des seventies anglaises. le décor est plus vrai que nature, les syndicats tiennent la dragée haute aux industriels et les babas-cool s'éclatent. Vous connaîtrez bientôt Benjamin, Doug et tous les autres, qui ont des préoccupations bien de leur temps : monter un groupe de musique, se risquer à Londres, tenir le journal du lycée et flirter. On se laisse prendre par les intrigues qui traversent la bande et son entourage, les liaisons sulfureuses ou fantasmées, les frasques potaches, les rêves et les rivalités. Mais très vite, on pressent, au-delà de cet horizon d'insouciance, les clivages sociaux et territoriaux, la montée de l'extrême-droite et du thatchérisme qui travaillent la société en arrière-plan, jusqu'à rattraper les personnages…
Jonathan Coe fait très fort pour mêler petite et grande histoire, entrelaçant différents fils narratifs, tons et registres pour mieux nous captiver : j'ai dévoré ce livre avant de me précipiter sur les deux tomes suivants qui suivent les mêmes personnages dans les années 1990 2010 – et, je l'espère, dénoueront certains fils laissés en suspens comme la disparition d'une jeune femme.
Ces pages sont très plaisantes à lire – pittoresques et mélancoliques, tendres et féroces. La toile de fond sociale et politique donne de l'épaisseur au récit, donnant à voir toute la dureté des rapports sociaux sans rien lui ôter de sa fraîcheur. On pressent que l'Angleterre est à l'image des ados de l'histoire : à la croisée des chemins, sur le point de tourner une page cruciale. Cette charnière s'incarne dans des épisodes savoureux, comme celui qui voit la mode musicale basculer du rock progressif et de ses interminables solos de guitare aux morceaux de punk en deux minutes et quatre accords. Ou cette scène d'amour exaltante sous l'oeil sévère de Margareth Thatcher en poster sur le mur… Autant dire que je brûle de découvrir ce que l'auteur aura fait de l'actualité politique de la période plus récente qui m'est plus familière.
Un roman à remonter le temps magistralement construit au charme so british : vous l'aurez compris, complètement ma cup of tea !
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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bidule62
  01 avril 2020
Je me suis régalée !
J'ai emprunté ce livre "à l'arrache" comme diraient mes filles, juste avant que ma bibliothèque ne ferme. Ca faisait longtemps que j'avais envie de me lancer dans ce diptyque devenu d'ailleurs un triptyque.
J'avoue avoir eu du mal au début, énormément de personnages à assimiler et à associer. Mais rapidement j'étais totalement embarquée dans l'Angleterre des années 70 à partager le quotidien des différents héros.
J'ai aimé la forme (différents récits, différentes formes de récits : narration traditionnelle, articles de presse, interview....), j'ai aimé le style de l'auteur et j'ai très envie de me lancer dans la suite. J'ai aimé ce côté patchwork.
L'atmosphère des 70's est très bien rendue (côté musical, côté sociétal....). J'ai vraiment eu l'impression de partager le quotidien des différents personnages centraux (Benjamin, Doug, Philip...).
C'est une évidence, je vais lire la suite. Mais peut-être pas immédiatement histoire de savourer le prochain tome, "le Cercle Fermé", que j'ai également emprunté. Il faut que je résiste..... car je n'ai pas le tome 3 !!! Pour le coup il me faudra attendre la fin du confinement.
Challenge pavés 2020
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   12 juin 2018
Tous les problèmes insignifiants (...) s’évanouissaient dans un océan de riffs et de sueur et de bière et de larsens et de corps qui s’entrechoquaient et s’agitaient frénétiquement à un rythme ne rappelant que très lointainement celui de la musique. Ces chansons, Doug les entendait pour la première fois, mais dans les mois et les années à venir elles deviendraient ses plus sûres amies : « Deny », « London’s Burning », « Janie Jones ». Il était hypnotisé par le spectacle et la voix de Joe Strummer criant, hurlant, chantant, hululant dans son micro : les cheveux raides de sueur, les veines du cou tendues et palpitantes. Doug s’abandonna au bruit et pendant une heure il pogota comme un damné au cœur de cette foule dense et houleuse d’au moins deux cents personnes. La chaleur et l’énergie étaient terrassantes. À la fin du concert, il gagna le bar sur des jambes flageolantes et, jouant des coudes, disputa le comptoir aux autres fans venus étancher leur soif. Il poussa, bouscula, poussa, bouscula à qui mieux mieux, et il se sentit, pour la première fois ce jour-là, merveilleusement, incroyablement à sa place.
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CancieCancie   09 avril 2020
Vous ne trompez plus personne, plus maintenant, avec votre timidité si charmante et votre politesse et votre ironie anglaise et votre autodérision anglaise. Demandez à n'importe quel Gallois, Écossais ou Irlandais un tant soit peu conscient ce qu'il pense des Anglais et vous aurez la même réponse. Vous êtes un peuple cruel et sanguinaire et cupide et avide. Une nation de bouchers et de vagabonds.
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fanfan50fanfan50   28 juillet 2014
"Tu sais, on m'avait dit que tu ne parlais pas beaucoup, dit-elle en le voyant retomber dans son mutisme, mais je ne pensais pas que tu serais aussi silencieux. Un vrai trappiste.
- Qui ça, "on" ? demanda Benjamin. Qui t'a dit que je ne parlais pas beaucoup ?
- Tout le monde, répondit Cicely. Je me suis renseigné sur toi, tu t'en doutes. C'est normal, après avoir lu l'article.
- Et qu'est-ce que... (Benjamin déglutit avec difficulté)... qu'est-ce qu'ils disaient exactement ?"
Cicely le dévisagea d'un air grave. "Tu sais, Benjamin, c'est pas toujours une bonne chose de savoir ce que les gens pensent de toi." Elle laissa ce conseil résonner de tout son poids, s'aperçut qu'il était inutile, et reprit : "De toute façon, tu n'as pas à t'inquiéter. La plupart des gens m'ont seulement dit qu'ils n'arrivaient pas à te cerner. "Impénétrable", c'est le mot qui revenait le plus souvent. Apparemment, les gens ont l'impression que t'es plus ou moins un génie, mais qu'ils n'auraient pas forcément envie de passer leurs vacances avec toi.
- J'en sais trop rien, dit Benjamin avec un rire gêné. Pour ce qui est du génie."
Cicely insista solennellement : "Le monde attend de grandes choses de toi, Benjamin".
Il scruta le plancher sans mot dire, puis leva les yeux et pour la première fois osa soutenir son regard : "Tu sais, je ne crois pas que tu devrais changer. Ne change pas.
- Tu es adorable, répondit Cicely. Mais tu te trompes.
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Eric75Eric75   25 février 2015
Benjamin n'avait jamais essayé d'imaginer à quoi pouvait ressembler le paradis, mais il était sûr d'une chose : il devait remplir un critère, comporter un élément essentiel. Il fallait que Cicely soit là.
Et elle était là. Assise au pied du lit, le regardant intensément tenter d'ouvrir les yeux. Elle était tout de blanc vêtue, le blanc d'une robe d'été légère, et ses cheveux étaient longs et dorés, elle les avait laissés repousser, et elle était plus pâle que jamais et plus mince que jamais et le bleu de ses yeux paraissait plus fragile que jamais auparavant.
C'était donc vrai. Le paradis existait ; et Benjamin venait d'y débarquer.
« Bonjour, Benjamin », dit Cicely.
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RenodRenod   11 juin 2018
Un jeu de chaises musicales permit à Sam et à Colin de s’asseoir côte à côte, et ils ne tardèrent pas à mobiliser en renfort du vin ce qui représentait sans doute possible le fleuron de la cave des Trotter : la bière maison de Colin, qu’il brassait dans un fût de vingt litres sous l’escalier, au fond d’un placard, en utilisant un équipement sophistiqué acheté au supermarché. Il ne se faisait pas faute de souligner que cela lui revenait à un peu moins de deux pence la pinte : un prix ridiculement bas pour un breuvage qui ne différait des grandes marques du commerce que par son aspect trouble et verdâtre, son faux col qui occupait les deux tiers du verre et son arrière-goût d’acide chlorhydrique.
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Videos de Jonathan Coe (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jonathan Coe
Jonathan Coe et ses invités. Grand entretien animé par Yann Nicol, le 16 juillet 2021 au Centre de la Vieille Cahrité, Marseille.
Chaque nouveau livre publié par Jonathan Coe provoque désormais une attente jubilatoire. C'est que le romancier d'outre-Manche s'est fait le brillant ausculteur d'une société britannique dont il dresse le portrait avec une acuité mordante, une belle dose d'humour et une certaine mélancolie. «Ce que signifie être anglais est devenu une obsession pour moi», explique l'écrivain à qui l'on doit notamment Testament à l'anglaise, La Maison du sommeil, Bienvenue au club, le Cercle fermé, Expo 58, Numéro 11… Il y déploie un art du récit et une fausse légèreté, qui lui permettent souvent de convoquer les mêmes personnages d'un livre à l'autre, eux-mêmes subissant le passage du temps… Son avant-dernier roman, le Coeur de l'Angleterre, en partie rédigé à Marseille où il était en résidence à La Marelle, nous plongeait avec malice dans les arcanes du Brexit et ses conséquences sur les individus tout autant que sur les sphères politiques et publiques. Il y questionnait aussi les maux communs à toutes les nations européennes : montée du nationalisme, crispations identitaires, political correctness… Mais Jonathan Coe ne souhaite surtout pas qu'on le réduise à l'image de l'« écrivain anglais » du moment et puisque nous lui offrons cette carte blanche, il souhaite aborder bien d'autres sujets. Comme le cinéma, sa passion depuis toujours (il est notamment l'auteur de biographies sur James Stewart et Humphrey Bogart) qu'il met à l'honneur dans son dernier roman paru cette année, Billy Wilder et moi, où l'on retrouve le grand cinéaste américain, génial réalisateur de Sunset Boulevard ou de Certains l'aime chaud, à un moment où sonne le glas de l'âge d'or de la comédie hollywoodienne. Ou comme la musique qui est essentielle dans sa vie (il a fait partie de plusieurs groupes, dont un orchestre de cabaret féministe pour lequel il écrit des chansons et joue du piano !).
À ses côtés, dans la cour de la Vieille Charité, la comédienne Marie-Christine Barrault – dont le cinéphile Jonathan Coe ne peut ignorer qu'elle a joué au cinéma chez Rohmer ou Woody Allen – lira des extraits des textes du romancier et viendra lui exprimer son admiration. Il sera aussi question de l'élégance de la langue avec ses traductrices littéraires, Josée Kamoun et Marguerite Capelle, de l'adaptation au cinéma de la Vie très privée de Mr Sim avec le regretté Jean-Pierre Bacri et aussi de son lien à Marseille, ville qu'il dit apprécier particulièrement.
Une rencontre post-Brexit pour dire à l'Angleterre que nous l'aimons encore, ainsi que sa littérature ! ___ À lire Jonathan Coe, Billy Wilder et moi, Gallimard, 2021. ___ En coréalisation avec la Ville de Marseille — Musées de Marseille. ___ Replay et podcasts ohlesbeauxjours.fr
#OLBJ2021 #OhLesBeauxJours
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