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Jean Pavans (Traducteur)
EAN : 9782702823880
425 pages
Éditeur : Le Grand Livre du Mois (01/01/1998)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 924 notes)
Résumé :
De bien curieux événements se déroulent à Ashdow, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises.
Naguère, c'était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l'amoureux transi, Terry le cinéphile fou.
Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de mons... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  17 mai 2017
Je viens de relire ce roman, mais peut-on réellement parler d'une relecture quand on n'a finalement aucun souvenir du livre en lui-même ?
Depuis quelque temps, je m'aperçois que les livres lus et aimés il y a 20 ans ne sont finalement plus que de vagues souvenirs, comme une brume au dessus d'un étang. Je n'ai pourtant aucune maladie qui détruit ma mémoire, je ne suis pas particulièrement stressée ou fatiguée, je n'ai pas 88 ans (seulement la moitié)…peut-être que je lis trop…en tout cas, ça signifie que je me prépare des années de belles lectures, je n'ai qu'à ressortir des étagères tous les romans lus pendant ma jeunesse pour me régaler à nouveau !
Autant le prendre avec le sourire…
La maison du sommeil fait donc partie de ces livres dont je ne gardais absolument aucun souvenir concret, pas une scène, pas un prénom, pas une répartie, pas une image…alors que ces jours-ci, je l'ai dévoré avec avidité.
En vrac, on y trouve une bâtisse impressionnante qui sert de clinique pour les troubles du sommeil, mais ayant été une résidence d'étudiants des années plus tôt.
Divers personnages vont venir se présenter à nous, que ce soit des étudiants résidant à Ashdow, la résidence sur la falaise, ou des patients et membres du personnel de la clinique spécialisée.
On a l'impression d'assister à un chassé-croisé un peu hypnotique, les gens ne changeant finalement pas tant que ça au fil du temps.
Il sera question de sommeil, de tout ce qui le suscite ou l'empêche, de rêves aussi, ceux qu'on fait lorsqu'on dort et ceux qui nous permettent de nous projeter dans l'avenir.
J'ai adoré cette histoire, l'écriture, la construction ingénieuse et la fin qui m'a éblouie.
Bref, un très gros coup de coeur.
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Orzech
  05 avril 2016
Avant d'ouvrir "La Maison du sommeil" je ne savais pas trop à quoi je devais m'attendre car c'était mon premier roman de Jonathan Coe. J'ai donc poussé la porte de cette clinique et ancienne résidence d'étudiants avec beaucoup de curiosité. Une agréable surprise se cachait derrière car ses murs ont été témoins de belles rencontres entre quelques étudiants auxquels on s'attache assez vite, à l'exception d'un seul. Leurs destins se croiseront 12 ans plus tard mais les liens entre le passé et le présent sont dévoilés progressivement grâce à l'alternance de chapitres qui situent l'histoire tantôt en 1984, tantôt en 1996. Une technique très efficace qui fait qu'on a du mal à lâcher le livre, d'autant plus qu'un léger suspens plane jusqu'aux dernières pages.
Poussé parfois à l'extrême, le sujet des différents troubles du sommeil est tout de même adroitement exploité pour dépeindre la société anglaise contemporaine. C'est une réflexion sur la différence, l'homosexualité, la passion et l'amour. J'ai aimé l'idée du livre dans le livre et les passages sur l'histoire du cinéma sont très intéressants. L'intrigue est très bien ficelée, l'écriture est maîtrisée et fluide, ce fut donc une lecture tout à fait passionnante.

Lien : http://edytalectures.blogspo..
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Lune
  05 mars 2012
Je voudrais « visiter » le cerveau de Jonathan Coe et y découvrir ce qu'il recèle...
Son livre « La Maison du sommeil » est complexe, va de rebondissements en rebondissements, contient des mises en abyme déroutantes.
Il oblige notre mémoire à fonctionner plein régime : jongler avec tout ce qui relie les différents évènements, les multiples croisements relationnels, les petits détails qui font tout.
Ce roman offre de nombreux portraits psychologiques, le suspense du docteur Foldingue, une schizophrénie qu'on ne perçoit pas tout de suite, des histoires d'amour dont l'une est totale, dévorante au point de... à vous de le découvrir. On s'attend à tout mais pas à ça...
Nous voyageons dans la problématique des sommeils perturbés et de la narcolepsie. Nous émergeons avec quelques connaissances en plus.
Roman du temps qui passe, une douzaine d'années et chacune, chacun rejoignent un(e) lui (elle)-même meurtri ou confirmé dans les regrets ou... la monstruosité.
L'originalité de la construction se fait jour au fur et à mesure de la lecture des stades du sommeil.
Nous nous « réveillons » avec trois appendices de l'ordre de l'émotion, de la compréhension et du témoignage sauveur.
On ne peut que rester mystérieux en parlant de ce livre pour ne rien en dévoiler.
Certes particulier, pouvant être dérangeant dans sa structure, il fait partie de ces romans qu'on aime ou pas. Pour ma part, j'ai adoré.
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scarlett12
  10 avril 2018
Mon premier "Jonathan Coe" .... Quelle déception !
Un fouillis de personnages tous au plus désaxés les uns que les autres qui se connaissent d'abord par une résidence universitaire qui devient plus tard une clinique du sommeil où la plupart d'entre eux se retrouvent 12 ans plus tard soit comme patients, soit comme membres du personnel médical.
La quatrième de couverture était alléchante, hélas le contenu ne m'a pas séduite. Passe encore pour le début qui n'a rien d'envoûtant mais qui se laisse lire mais plus les pages défilent, plus cette histoire devient un cafouillis invraisemblable. Je l'ai lu jusqu'à la fin car j'aurais voulu connaître la solution de euh ... l'énigme ? mais laquelle ? Passons, la fin est comme la bulle d'un rêve qu'on crève et le réveil nous laisse fatigués d'avoir résisté aux baillements durant presque 500 pages pour un résultat navrant et pour ma part sans intérêt.
2 étoiles, une pour l'écriture parallèle qui alterne le présent et le passé et une autre pour un certain humour qui m'a parfois fait sourire. Et j'estime que c'est bien payé pour un tel embrouillamini sans intérêt à mes yeux.
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nelly76
  14 juin 2020
C'est avec plaisir que je me suis à nouveau plongée dans du Jonathan Coe, bien que le début de lecture fut lent et laborieux: le temps que toutes les pièces du puzzle s'imbriquent et reconstituent l'histoire.
Un style original où tous les chapitres s'enchevêtrent sur deux périodes différentes : Les chapitres impairs se déroulent dans les années 1983-1984 à Ashdown où sied une grosse demeure perchée sur une falaise; cette demeure fait office de résidence universitaire et nous allons suivre la vie d'un groupe d'étudiants qui par un drôle de hasard vont se retrouver pendant la quinzaine de juin 1996 soit 12 ans plus tard: ce sont les chapitres pairs.
Par sauts de puces et d'habiles entrecroisements J. Coe va nous emmener dans une histoire très etrange où il est question, en 1996,d'une clinique portant le nom de : La maison du sommeil et qui a remplacé la résidence universitaire.
Les destins de ces étudiants vont diverger, quelques vies brisées, d'autres réussies ,mais chut, je n'en dis pas plus.
J'ai aimé ce livre cette histoire,tour à tour satirique,drôle, " so british" dans l'humour,avec beaucoup d'habileté, J.Coe nous transporte loin très loin,à recommander⭐⭐⭐⭐
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
LaBiblidOneeLaBiblidOnee   12 décembre 2014
Le langage est un traître, un agent double qui traverse subrepticement les frontières au cœur de la nuit. C'est une tempête de neige dans un pays étranger, qui dissimule les masses et les contours de la réalité sous un épais manteau de blancheur nébuleuse. C'est un chien impotent jamais vraiment capable d'accomplir les tours qu'on lui ordonne de faire. C'est un biscuit au gingembre, trop longtemps trempé dans le thé de nos attentes, et qui se dissout et se désintègre dans le néant. C'est un continent perdu.
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PiertyMPiertyM   19 avril 2016
En dormant huit heures par jour, on raccourcit d’un tiers son temps de vie ! Ca revient à mourir à cinquante ans…et c’est ce qui nous arrive à tous. C’est davantage qu’une maladie : C’est une épidémie ! Et personne n’est immunisé contre elle, vous vous rendez compte ?
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blandine5674blandine5674   08 mars 2016
C’est l’histoire d’un homme pendant cinquante années de sa vie ; il devra être incarné par le même acteur et le tournage s’étalera sur cinquante ans. On le verra passer de la jeunesse à la vieillesse en l’espace d’une heure et demie. Enchaînement brutal de plans de son visage à vingt ans, plein d’enthousiasme juvénile, et de plans de son visage à soixante-dix ans, creusé par l’amertume et le désenchantement. Une chronique vertigineuse, accélérée, de l’optimiste se ratatinant en désespoir.
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RoggyRoggy   28 mars 2017
Ta pesanteur, ta grâce ont levé en moi une marée
Qu’aucune puissance lunaire ne peut refouler.
Mais dans tes yeux narcoleptiques ce soir
J’ai épié un aveuglement : ou pis encore,
Un dédain où je me sens transparent.
Entre-temps, insomniaque, je retiens mon souffle
Pour imaginer mon avenir tracé dans le sable
Par un après-midi « tranquille et ciselé comme la mort »
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nelly76nelly76   13 juin 2020
《Quoi?demanda la petite.
--Voilà ce que tu pourrais faire si tu veux un vélo 》,chuchota Sarah.
Ruby écoutait en retenant son souffle.
《Tu pourrais le demander dans ton sommeil.》
Silence dérouté.Dans mon sommeil?
--Oui.Ta maman t'a entendue parler dans ton sommeil n'est-ce pas?
--Et alors?
--Alors ,la prochaine fois qu'elle viendra dans ta chambre,tu feras semblant de parler en dormant....Et tu diras un tas de choses sur ton envie d'avoir un vélo.》
Ruby soutint gravement son regard.《Mais pourquoi je ne peux pas le dire quand je suis réveillée?
--Parce que si tu parles en dormant ,ta mère comprendras que tu en as vraiment envie.Elle comprendra que c'est très important pour toi. Et alors elle sera obligée de te l'offrir.
La compréhension se mit à poindre lentement sur le visage plein de taches de rousseur de la petite ; et Sarah enfonça le clou.( page 214).
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Videos de Jonathan Coe (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jonathan Coe
À l'occasion de notre 34ème édition, certains auteurs nous ont confié ce qui aurait pu être à leurs yeux une (autre) vie idéale.
Épisode 2/5 : Jonathan Coe.
© Cheese Naan - Création Média
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