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EAN : 9781726849739
675 pages
Éditeur : Auto édition (22/02/2019)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Véritables piliers de la société, les règles écarlates ont prohibé toutes formes d’expression : l’art, la littérature et la musique n’existent plus. Chaque jour, la milice multiplie les exécutions pour asseoir l’autorité du régime.
Dans ce monde totalitaire, Éléonore Herrenstein, une jeune aristocrate, s’élève contre l’ordre établi. Demoiselle respectable le jour et voleuse la nuit, elle espère rejoindre la rébellion pour renverser le gouvernement. Hélas, la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
alexandrapapiersmaches
  31 mai 2019
Résumé :
Loi du 31 mai 2019 : Vous vous perdrez à travers le temps en remontant en 1798. Vous ferez la connaissance d'Éléonore Herrenstein (alias Plume), jeune aristocrate, fille de l'Ambassadeur de la ville de Seräen ainsi que d'Élias d'Aubrey, l'un des hommes les plus puissants du royaume, fiancé d'Éléonore. Vous craindrez les règles écarlates et sa ligue. Vous suivrez Plume sur les toits. Vous ne manquerez aucun combat pour sauver votre honneur. N'oubliez pas de percer le mystère de la toile...
Bienvenue à Seräen. Ça y est, j'y suis, en 1798 je veux dire. Tout a été pensé pour nous faire voyager à cette époque, des lieux aux dialogues en passant par les personnages et leurs façons de s'exprimer. Vraiment, je me prends une grosse claque en pleine face tellement je suis conquise. Je commence donc ma lecture, sous le charme. Mais, très vite, je me rends compte qu'il y a beaucoup de personnages, que je n'arrive pas à suivre comme j'aimerai cette histoire très prometteuse. Pas d'Index présent au cas où notre mémoire nous jouerait des tours. Je commence à perdre espoir, quelque chose me retient de savourer ce roman et j'en suis très peinée. D'autant plus que cela fait longtemps que j'ai ce roman en ma possession. Une idée me passe par la tête : et si je transformais la version brochée en livre audio ? J'ai toujours aimé le fait qu'on me conte des histoires. Alors, ni une ni deux, je traduis le roman (mais je suis le déroulé de l'histoire en même temps que la lecture car, il faut bien que je traque les coquilles, moi qui en fait ^^). le test est positif : 600 pages de lecture... soit un peu plus de 16 heures de lecture et d'écoute m'attendent. En avant !
Pendant que le fichier charge, je prends un instant pour observer la couverture de plus près. Je la trouve juste sublime, très soignée et travaillée ! Nous comprenons pourquoi une montre à gousset y figure car, c'est un extraordinaire voyage dans le temps qui attend le lecteur.
L'autrice a fait le choix de diviser son roman en trois livres. le premier nous présente la ville de Seräen et les lois écarlates qui la fondent. D'entrée de jeu, le lecteur est averti : toutes formes d'art sont prohibées. Vous imaginez-vous vivre sans pouvoir exprimer votre créativité ? Je trouve très intéressant de nous plonger dans cet univers car, j'ai eu l'impression d'être en possession d'un livre interdit. Ma lecture est devenue à ce moment-là, une violation de la loi et moi, une hors-la-loi, j'ai les frissons, j'adore !
Le deuxième nous dessine en toile de fond le dessein d'une romance et nous promet un combat entre les sentiments flous du jeune aristocrate, Élias et de ceux d'Éléonore. Un splendide voyage dans le passé aux paysages colorés attend le lecteur. Gare à vous si vous perdez la notion du temps. Je vous conseille de faire attention aux détails qui jonchent votre route (n'oubliez pas la toile mystérieuse...) pour comprendre ce roman.
Enfin, le troisième livre est quant à lui, plus sombre que les deux premiers et, a le goût de la révolte avec en tête de fil, une Éléonore plus déterminée que jamais à renverser le pouvoir. Mais y arrivera-t-elle seulement ?
L'autrice, via un style très descriptif et romanico-héroïque (permettez-moi l'invention) permet une certaine fluidité dans le récit et le déroulement d'une intrigue que je trouve cohérente et réfléchie. Cependant, j'ai trouvé certaines descriptions lourdes etn dans ces moments-là, j'ai eu tendance à décrocher un peu. Malgré tout, le lecteur est invité à imaginer toutes les scènes et les nombreuses actions qui composent ce roman. Pour le coup, vous ne serez pas déçus ! Je ne pouvais prévoir aucuns des retournements de situations que j'ai découverts au gré des chapitres, et pour cela, je tire mon chapeau à l'autrice. Car, après tout, quel lecteur n'aime pas être surpris ?
Au fil de ma lecture, je cerne de plus en plus les psychologies et caractères des personnages principaux de ce récit. Je m'identifie aisément à Éléonore ou à Élias. J'irai même jusqu'à dire que je suis un mixte des deux protagonistes.
Le jeu amoureux qui se dégagent d'eux me fait penser à un "je t'aime, moi non plus", où le doute s'installe pour déterminer dans les esprits pour déterminer si Élias est vraiment sincère dans les sentiments qu'il dit éprouver pour Éléonore.
Cette dernière, ayant un caractère très fort, n'aimant pas se laisser marcher sur les pieds, osera plus d'une fois s'interposer et répondre à un aristocrate, drôle de par son cynisme, ses répliques sarcastiques et, son habileté à manier l'épée. J'aime l'introduction d'une rivalité fraternelle entre son frère cadet et lui qui introduit la notion de pouvoir, de force et de contrôle.
La double identité de l'héroïne quant à elle, pourrait être comparée à notre envie d'être libre et à l'apparence soignée que les normes nous imposent.
La complicité qu'entretiennent Éléonore et sa femme de chambre, qui connaît comme le lecteur, le secret d'Éléonore, celui d'être une voleuse courant sur les toits; est très bien décrite et apporte un peu plus de légèreté à ce roman. de plus, cela permet à mon sens, de parler de la notion de loyauté. Plus tard, ce thème reviendra, renforcé par celui de l'amour.
Je comprends que le fait de monter sur les toits pour Plume est avant tout une recherche de liberté. La légèreté de son pseudonyme contraste parfaitement avec la force dont la jeune femme fait preuve. Agile, souple, mais au caractère de plomb (un kilo de plume vaut-il un kilo de plomb ?). Son attirance pour les arts vient à contre sens d'une prohibition de celui-ci et interroge quant à son rôle pour renverser ce gouvernement trop strict. Les arts sont-ils salvateurs ?
L'autrice a fait le choix de ne pas polluer son récit de nombreux dialogues car, même si nous en avons, ils sont placés avec pertinence et dynamisent le récit, rendant plus que réels encore, les échanges entre les personnages. de plus, le ton employé et le vocabulaire choisi donnent un côté ancien faisant ainsi écho à l'année dans laquelle se déroule l'histoire. Vraiment, j'adore, on y croit ! Je trouve que cette prouesse doit être soulignée car garder ce style pendant près de 700 pages est un énorme talent.
Ce que j'ai apprécié est, l'idée de mettre l'image des galeries souterraines, qui amplifie le mystère qui rode dans la ville. de plus, cette image peut être le reflet de la notion de secret qu'on enfouit sous terre, ou encore, synonyme des mystères qu'abrite une ville et ses habitants. L'introduction d'une toile mystérieuse ne laisse donc pas le lecteur sur sa fin, ceci marquant le début d'une quête de sens autour de cet objet prohibé. Enfin, le troc est un des sujets évoqués dans ce roman qui se marie avec l'époque choisie ajoutant une notion d'échange. Les jeux de pouvoirs entre les habitants des bas-fonds et les aristocrates étant vifs. La visibilité d'une forme de hiérarchie à Séräen est marquée par le statut de l'Oméga représentant Dieu, celui de la ligue écarlate pour l'armée, celui des aristocrates mentionnant la classe supérieure et celui des bas-fonds pour la pauvreté.
La force de la politique et le pouvoir qu'elle exerce sont très marqués dans ce roman et sont révoltants. Cette restriction de liberté des habitants fait exploser la marmite du supportable et fait naître une rébellion secrète jusqu'à la révolte. A ce moment-là, Plume m'apparaît comme Katniss Éverdeen dans Hunger Games : une stratège et combattante hors pair, courageuse défenseure de ses valeurs dont prime celle de la justice. Peut-être pouvons-nous y voir une référence à des révolutions comme mai 1968 ?
Durant ses périples, Plume est protégée par un valeureux, et fidèle courtiers qui prend sa mission très à coeur, bien que son apparence de manipulateur fasse croire le contraire. Enfin, j'aime beaucoup l'introduction de la magie blanche et noire, qui laisse à penser à une forme de lutte contre le Bien et le Mal. J'ai ainsi fait la rencontre folle du Ranaghar pouvant représenter une sorte de Juge et la peur de l'être humain.
J'ai été déchirée, bouleversée, affligée ou heureuse avec Plume des événements qui l'attendent ! Il y a de vrais rebondissements dans ce roman où présent et passé se confondent.
Je note le parallèle entre le bruit et le silence, l'autrice a su instaurer un climat de doute et a su garder le lecteur en alerte (pour la majorité des scènes pour ma part, même si cela m'a parfois un peu coûté). Ce roman représente pour moi un combat entre la vie, la mort et l'immortalité.
Le mot de Laure
Recette de "La Voleuse des toits"
Prenez un grand saladier et mélangez ensemble :
- trois règles écarlates
- une dictature
- une jeune aristocrate en quête de liberté
- un seigneur de la Ligue
- un groupe de rebelles
- un courtier à l'honnêteté douteuse
- un peintre du passé
- une mystérieuse toile
Saupoudrez avec une pincée de magie, une cuillère à soupe de romance et n'oubliez pas d'ajouter 500 g de voyage dans le temps. Versez la pâte dans un moule beurré et faites cuire au four (180°C) 35 minutes.
À déguster sans modération 😊
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aurore34490
  30 mai 2020
Pour la seconde année, j'ai le plaisir de faire partie du jury du Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie imaginaire. Durant quelques semaines, nous avons lu de très nombreux extraits de romans et avons dû sélectionner seulement 5 titres. Un exercice long et oh combien difficile !! Mais le travail n'est pas encore terminé… Chaque mois, nous aurons un de ces titres à lire et devrons à la fin choisir le gagnant de cette année. Pour ma part, je commence donc avec La voleuse des toits de Laure Dargelos, un roman fantasy destiné à un public adolescent. Il s'agit de son premier roman.
A Seraën, la Ligue Ecarlate, composée des douze familles les puissantes du royaume, dirige le pays. L'art, la littérature, la musique sont interdits. Qui enfreint la loi est puni de la peine de mort. Eléonore Herrenstein se révolte contre ce système. La journée, elle est une sage aristocrate, mais la nuit, elle court sur les toits, masquée, et dessine à la craie sur les murs. Elle rêve de rejoindre la rébellion, de changer les choses. Lors d'un bal, elle rencontre Elias d'Aubrey, un aristocrate promis à devenir membre de la ligue Ecarlate. Il demande sa main à son père. Eléonore se retrouve fiancée à cet homme qu'elle déteste, qui, en plus, cache une toile qui l'intrigue plus que tout. Sa curiosité risque de l'amener au-delà de ce qu'elle imagine. Pourra-t-elle lutter contre ce régime qu'elle exècre ?
Ayant l'habitude de lire des sagas fantasy en plusieurs volumes, j'ai été surprise de constater que la voleuse des toits ne comportait qu'un seul tome, ce qui explique le nombre de pages puisqu'il fait quand même 675 pages, mais, pour ce type d'univers, je trouve cela tout à fait raisonnable. Laure Dargelos a découpé son roman en trois parties. La première partie présente la ville de Seraën, les personnages, le régime en place. Les personnages sont nombreux, mais bien identifiés, décrits en profondeur. Chacun prend sa place et qu'ils soient principaux ou secondaires, chacun a son importance à un moment ou à un autre de l'histoire. Eléonore est une jeune aristocrate, qui, la nuit, saute de toit en toit pour voler un peu de liberté. Elle fréquente la cour des fous, lieu de rencontre des plus pauvres, s'est liée d'amitié avec Jack, un courtier, pour qui l'argent est le principal moteur. Elle rêve de rejoindre la rébellion, ces hommes de l'ombre que personne ne voit. La rébellion se cache dans les souterrains de la ville et leur chef s'appelle Avalon. Avec son frère Pandore, on les surnomme « les princes maudits ». Avec leur bande, ils tentent de renverser le régime en place. Elias d'Aubrey est le fils d'un des membres de la Ligue Ecarlate, il est voué à le remplacer à sa mort. C'est un homme imbu de sa personne, complexe, sarcastique, manipulateur. Il souhaite se marier avec Eléonore, mais on a du mal à discerner ses intentions la concernant : amour ou manipulation ? Eléonore et lui se disputent perpétuellement, jouent au chat et à la souris. On ne sait pas trop ce qu'ils pensent réellement l'un de l'autre. L'Oméga est le chef de la Ligue Ecarlate, il est toujours masqué, ne parle jamais, personne ne connaît son âge, son visage. C'est un homme dangereux et mystérieux à la fois.
La plume de l'auteur est fluide, agréable, riche, malgré quelques maladresses rencontrées au fil de la lecture. On trouve des répétitions, des longueurs à certains endroits. Cette première partie est assez intéressante car elle met en place la situation, on comprend bien que le régime en place empêche toute forme pensée autre que la sienne. Mais, quand arrive la seconde partie, on sent un changement quelque peu perturbant. L'auteur nous propulse un demi-siècle plus tôt et je me suis alors emmêlée les pinceaux… (c'est vraiment le cas de le dire !!). Dès lors que la magie du tableau intervient, j'ai un peu décroché. Cette seconde partie m'a semblée moins entraînante, moins crédible, les descriptions sont plus lourdes. Elle est plus complexe à comprendre, on ne voit pas très bien l'intérêt de certaines scènes, jusqu'à la rencontre avec Léonis Dariel, peintre. C'est un personnage attachant, entouré de mystère. La romance qui naît entre Eléonore et Elias est toujours en demi-teinte, ils jouent toujours à « je t'aime, moi non plus ». Leurs recherches ont beaucoup d'importance pour la suite, mais chacune de leurs actions peuvent avoir un impact sur les événements futurs. Ils ne peuvent donc pas tout changer au risque de modifier le futur. le retour à leur époque avec la tragédie qui l'accompagne va marquer Eléonore et la faire mûrir énormément.
La dernière partie nous ramène à l'époque de départ, et parle de la révolte, de ce vent de rébellion qui souffle de plus en plus fort sur cette ville. Eléonore a beaucoup changé, mûri, pourtant cette jeune femme est un personnage difficile à cerner. Elle semble toujours faire ses choix en fonction de ses envies, sans penser réellement aux conséquences que cela risque d'avoir sur les autres. A de nombreuses reprises dans le roman, ses actes ont des conséquences néfastes, voir mortelles sur de nombreuses personnages, peut-être est-ce dû à son âge ? Cette dernière partie est riche en action, en suspens aussi, on tire petit à petit les fils, on dénoue l'intrigue pour mieux comprendre tous les mystères cachés. L'auteur a une imagination débordante, elle a créé un univers complètement abracadabrantesque, jusqu'au final plus que surprenant ! Une fin passionnante même si je la trouve peut-être trop rapidement close, pas assez développée, c'est dommage.
Pour son premier roman, Laure Dargelos propose un roman dynamique, bien écrit, malgré quelques longueurs, quelques maladresses. Il est à l'attention d'un public adolescent, mais il plaira tout autant aux adultes selon moi.
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Etoilelivresque
  05 mars 2019
La voleuse des toits est un superbe roman en un seul tome lancé il y a très peu de temps et écrit par Laure Dargelos en auto-édition. On y retrouve de nombreuses thématiques, avec tout d'abord l'idée d'un système oppressif dans une société à part, où les arts sont prohibés. Dans une société ressemblant à celle de la Renaissance, la jeune Eléonore évolue et se retrouve très vite impliquée dans un conflit qui dépasse l'entendement humain. On va alors rapidement être plongé dans un roman aux aspects fantastiques puisqu'il y est question de voyage dans le temps. Aux abords du fantastique, du steampunk et de la dystopie, j'ai vraiment été entraînée par ce roman aux facettes multiples.
Parlons d'abord de notre héroïne principale. Eleonore fait partie d'une famille aristocratique mais ne peut s'empêcher de vouloir contrer la dictature mise en place. Ayant un goût prononcé pour les arts, elle n'hésite pas à aller voler des objets en rapport avec cela, le soir, en se cachant sous une autre identité, celle de Plume.
J'ai retrouvé dans le personnage d'Eleonore/Plume l'image d'une femme forte et émancipée. Elle dénote avec les autres dames de la cour vivant sous le joug de leur mari ou d'une autre figure d'homme. Malgré son statut, elle n'hésite pas à refuser les demandes en mariage, même de la part d'hommes bien plus riches qu'elle. Elle reste toutefois assez naïve et évoluera sur ce point au fil des chapitres. Idéaliste à souhait, elle se rendra compte que ses espoirs peuvent parfois être vains dans une société qui fait tuer toutes légères oppositions. C'est ainsi qu'elle acquiert une réelle maturité et l'évolution est réellement agréable à suivre pour le lecteur. J'ai aimé sa passion pour les arts et sa volonté habituelle de vouloir contourner les règles, mais aussi sa sensibilité et quelques fois son manque d'assurance.
Il faut aussi souligner qu'une certaine romance naît dans ce roman. J'ai d'abord eu peur en pensant apercevoir un triangle amoureux, mais il ne fut finalement pas présent et heureusement puisque j'ai souvent du mal avec ça. Je ne sais pas depuis combien de temps réellement une romance m'avait réellement touchée et happée à ce point, si ce n'est peut-être depuis La Passe-miroir de Christelle Dabos. Ici, la relation entre les deux personnages est particulièrement bien mise en avant et amenée au fur et à mesure. Leur relation m'a réellement émue, et au larme lors d'une certaine scène que vous découvrirez seulement si vous lisez le roman ! Il est vrai que ce roman m'a fait passer par de nombreuses émotions - les moments d'action m'ont vraiment tenue en haleine tandis que certaines scènes ont presque pu me faire verser une larmichette - ce qui est assez rare quand je lis.
Le point fort et ultime de ce roman à mes yeux est surtout la façon dont les révélations viennent au fur et à mesure. Je l'ai fini vraiment vite et même si cela est dû à mon rythme de lecture assidu, je peux aussi vous dire que cela s'explique surtout par le fait que ce roman me tenait vraiment en haleine. le suspens est souvent à son comble à chaque fin de chapitre et les 677 pages qui m'avaient fait peur au départ sont finalement passées à une vitesse inouïe. Les révélations sont bien amenées, parfaitement expliquées et cousues avec un long fil à travers les différents passages du roman.

J'ai aussi été fort agréablement surprise par l'utilisation du voyage temporel. Il est vrai que ce point me rendait au départ sceptique car je trouve que les voyages dans le temps peuvent souvent servir comme une facilité dans l'action (coucou à Harry Potter et l'enfant maudit...). Toutefois, cette caractéristique est ici parfaitement présentée, et même si le don en lui-même aurait pu être davantage expliqué, j'ai aimé la façon dont le sujet a été abordé. Il s'agit surtout d'une grande réflexion autour de l'utilisation que les hommes font du temps, avec surtout, l'influence forte du passé sur le futur et l'importance d'étudier l'histoire pour comprendre notre monde et notre présent.
Peut-être que comme moi, au départ, les 677 pages du roman vous feront peur. Toutefois, sachez que la plume de l'autrice est très agréable à lire et que les actions s'enchaînent réellement aisément entre elles. le travail d'écriture est splendidement réalisé et je ne peux qu'applaudir son travail pour cela. Si les détails sont présents et aident à la compréhension et à la découverte de l'univers, le style utilisé est réellement abordable et jamais ennuyeux.
Pour conclure, il est vrai que j'ai trouvé la fin un peu trop rapide et peut-être pas aussi bien amenée que le reste à mon goût. Toutefois, il s'agit d'une très bonne conclusion. Ce roman a dans tous les cas été un réel plaisir à découvrir et cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un aussi bon roman en auto-édition. Et puis, au passage, vous avez vu cette belle couverture ?
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Chroniqueuse
  28 juillet 2020
Nouvelle lecture en littérature imaginaire dans le cadre du prix des auteurs inconnus 2019 avec “La voleuse des toits” par Laure Dargelos.
C'est un livre young adult qui s'adresse donc à un public jeune, mais que les adultes pourraient également apprécier.
Lors des sélections, j'ai pu lire les dix premières pages et je dois dire que la plume fluide de Laure Dargelos a réussi à me convaincre à vouloir lire la suite et “VOTER OUI OUI“.
L'ensemble de ce roman est harmonieux, beaucoup d'impact avec la première de couverture qui est tout juste sublime et un plat verso assez tentant.
C'est un pavé de 675 pages que nous propose l'auteure qui intègre des thématiques intéressantes dans sa narration comme la politique, la peinture etc.
Autant vous dire que l'univers dans lequel nous plonge l'auteure est bien maîtrisé et assez captivant pour un livre jeunesse qui se divise en trois parties , à différentes époques quoique une petite perturbation en cours de lecture pourrait subvenir dû à ces changements , mais de courte durée et sans conséquences pour la compréhension de l'histoire.
Au niveau des personnages, la description est bien ce qui mène à bien les cerner et tenter de comprendre leurs agissements notamment avec Plume et Elias les protagonistes principaux qui sont totalement déroutants l'un est quelque part cynique et l'autre un peu jeune immature et pourtant … Une grande partie de ce récit est une romance avec un jeu du chat et de la souris , beaucoup de contradictions sur leurs sentiments et ceci m'a amuse quelque part , car c'était clair comme de l'eau sous roche .
Le déroulement se développera différemment de ce que l'on aurait pu croire au début .Les rebondissements et les surprises ne manquent pas de retomber dans chaque partie ou texte du livre et c'est qui apporte du dynamisme.
A part des petites maladresses et quelques longueurs Il y a du potentiel dans ce livre car la plume de Laure Dargelos est vraiment agréable.

Lien : http://chroniqueuse6.canalbl..
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LesLivresdeFlo
  30 mars 2019
Je tiens à remercier très, très, très fort Laure pour m'avoir proposé son roman. Je ne sais pas quand je serai tombée sur cette pépite sans elle, et j'aurais vraiment loupé quelque chose. Ce petit pavé de presque 700 pages m'a été envoyé en format numérique. Ce n'est absolument pas mon format de lecture favoris, alors 700 pages, c'était dur. D'autant plus que OMG ce livre est une merveille. J'avais envie de le poursuivre mais je n'y arrivais pas à cause du format. Alors je l'ai acheté. En format papier. Au diable le service presse, j'ai acheté ce livre. Il fallait que je l'ai entre mes mains et que je l'expose dans ma collection livresque. Vous l'aurez compris, aucun suspens dans cette chronique, La Voleuse des Toits est un gros coup de coeur.
Laure a su parfaitement créer un univers riche, intéressant, mais aussi cohérent, compréhensible et harmonieux. Sans alourdir son style et son livre avec des descriptions incessantes l'autrice arrive parfaitement à nous dépeindre son monde, ses personnages, ses villes… Tout prend forme et se construit petit à petit dans notre esprit avec des bases très solides. J'avais l'impression de connaître parfaitement son univers et mon imagination s'est enflammée.
Les personnages sont très originaux et loin des stéréotypes des autres livres YA, et je les ai tous aimé. Oui tous. Ça n'arrive jamais un truc pareil non ? Plume est une jeune fille très intelligente, têtue, bornée, avec un sale caractère, mais elle est aussi drôle, gentille et elle a un grand coeur. Elle nous embarque avec elle et ses convictions deviennent vite les nôtres, on veut se battre avec elle. Frédérion et son Sabre m'ont charmée. Un homme au grand coeur et son animal loufoque, qui est plus que ce que l'on voit au premier abord. Andréas qui est tellement plus profond que ce que l'on nous laisse croire. Dariel, cet artiste si courageux. Pipo, ce petit bout tellement adorable aux réflexions enchantées. Et Élias. Élias ! Ce personnage est si ambivalent. Taquin, charmeur, cruel, mais qui est-il réellement ? Est-ce un vrai méchant, ou est-il un personnage à la Rogue ? Oui Rogue ce personnage que tout le monde a détesté alors que j'étais persuadée depuis le début qu'il était gentil. Pour moi Élias est comme ça. Il y a de la gentillesse et un grand coeur derrière cette épée. Maintenant avais-je raison ? A vous de le découvrir. Spoiler alert L'autrice a su développer tous les personnages, principaux ou secondaires, elle a su leur donner des caractères différents, des personnalités variées, et nous sommes obligés de les apprécier et de les suivre dans leurs aventures respectives.
Vous le savez je ne suis pas une grande fan de romance (hors période de Noël) mais celle de ce roman est très bien écrite, et très originale. Elle s'insinue subtilement dans l'histoire sans jamais tirer la couverture. Elle n'est que rarement au premier plan et nous permet de nous concentrer surtout sur l'intrigue principale. le couple concerné est tout à fait atypique et leurs sentiments s'expriment de manière assez maladroite, mais touchante, et connaît une fin en apothéose que je n'avais absolument pas vu venir.
Et question rebondissements inattendus, Laure Dargelos est la grande gagnante. Lorsque l'histoire commence vous imaginez déjà les péripéties et la fin. Et bien autant vous dire que vous avez tout faux. La surprise se cache derrière chaque page. Vers le tiers du roman il se passe quelque chose, une chute disons, que je n'avais absolument pas imaginée. Mais pas du tout. J'en étais très loin. le roman prend une direction très imprévisible, mais une direction géniale ! C'est à ce moment-là d'ailleurs que j'ai commencé à devenir à accro à ce roman et à vouloir savoir la suite à tout prix. Et ce n'est jamais fini. Cent pages avant la fin vous vous dîtes que l'histoire va se terminer, et vous vous demandez ce qu'il va bien pouvoir se passer pendant toutes ses pages. Et bam ! le bus. Une grosse claque encore. Un rebondissement tellement fou, qui tord et retord l'histoire, et qui envoie valser tout ce que vous aviez cru savoir et tout ce que vous imaginiez. Là encore toutes vos prédictions s'envolent. Et pendant les dernières pages tout s'affole. J'ai paniqué. Comment est-ce qu'on allait s'en sortir ? Tout se précipite, la situation est dans une impasse, quelle fin peut venir démêler tout ça, il ne reste que 30 pages ! Là encore une grosse surprise. J'avais pensé à quelque chose dans ce genre là mais Laure a dépassé toutes mes espérances et mes petites hypothèses. Et pourtant rien n'est bâclé. La fin est parfaite, tout en justesse et en émotion.
La plume de Laure est magnifique. Elle est facile à lire, elle est prenante et addictive. Pendant toutes ces pages je suis passée par beaucoup d'émotions. La surprise, la colère, la tristesse, et la joie. Laure n'a peur de rien, les drames, les morts, elle ose tout et son roman en est enrichi. Ce livre est vraiment une pépite. Je suis ravie de l'avoir acheté. Je suis contente d'avoir pu encourager Laure Dargelos par mon achat, et je suis contente de pouvoir exposer ce livre, que je relirai obligatoirement un jour. Je vous le conseille terriblement. C'est une oeuvre complète, un univers dystopique plein de magie, d'aventure, d'art, d'amitié et d'amour, mais aussi de combat et de courage. J'ai adoré ma lecture, je l'ai savourée (et je n'ai même pas fait de sieste aujourd'hui parce que je ne pouvais pas le refermer !!). C'est un véritable coup de coeur. Je ne vois aucun point négatif à ce roman, et j'espère que l'autrice et son roman rencontreront le succès qu'ils méritent. Une merveille.
Lien : https://leslivresdeflo.home...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
aurore34490aurore34490   30 mai 2020
Les musiques autorisées par la censure étaient au nombre de six : une demi-douzaine de mélodies qui se répétaient en une boucle infernale. Comment des notes pouvaient-elles être jugées contraires au régime ? Pour l’Oméga, ce n’était sans doute qu’une façon de resserrer son contrôle, d’imposer ces airs comme il codifiait les pas de danse. On privait les individus de liberté, les habituant peu à peu à cette surveillance constante. Jusqu’à ce que la dictature leur paraisse naturelle.
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alexandrapapiersmachesalexandrapapiersmaches   31 mai 2019
Je m’appelle Éléonore Herrenstein, déclara-t-elle, je suis la fille de l’ambassadeur. J’avais huit ans le jour où j’ai compris que dans cette société, il n’y aurait jamais de justice…
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callyssecallysse   08 mai 2019
Seule, elle ne pouvait rien contre la société et les règles écarlates. Mais il existait une liberté qui jamais ne s’évanouirait. La liberté de rêver…
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