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Nelly Lemaire (Traducteur)
EAN : 9782745945471
416 pages
Éditeur : Milan (30/03/2011)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 1177 notes)
Résumé :
Gwendolyn a 16 ans. Elle vit à Londres. Vie normale, scolarité normale dans une grande école privée, famille normale, en apparence… Car cette famille a un secret : certaines filles sont porteuses d’un gène qui leur permet de voyager dans le temps.

Le premier tome d’une trilogie exceptionnelle.
Une histoire qui mêle délicieusement trois thèmes : l’adolescence, l’amour et le fantastique.
Un ton très drôle et décalé.
Des ventes excep... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (351) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  12 janvier 2016
En réalité, c'est lorsque mon mari a ramené le DVD de la médiathèque où il travaille afin que nous le regardions ensemble pendant les vacances de Noël (il sait qu'il s'agit tout à fait du genre de films que j'aime) que j'ai entendu parlé de la trilogie qui existait en livres et alors là, ô joie, ô bonheur ! Certes, j'ai un petit peu triché puisque j'avais regardé le film avant de lire le premier tome mais peu importe car j'ai retrouvé cette magie nouvelle (plus forte encore oserais-je dire car un livre permet toujours de décrire plus en détail les personnages, de rajouter des éléments qui ne sont pas dans le films sinon celui-ci durerait non pas deux heures mais trois, voire quatre, alors au'avec ses trois-cents et quelques pages, je trouve même que le livre n'en compte pas assez !).
Bref, avec cette longue introduction et je prie à tout lecteur de m'en excuser, passons directement à ce qui vous intéresse vous, potentiels futurs lecteurs ou pour ceux qui l'ont déjà lu, lecteurs tout courts, de ce que j'ai pensé de cet ouvrage et de l'intrigue ! Je crois qu'il est inutile de vous dire que j'ai adoré et qu'il me tarde de découvrir les deux prochains tomes mais à ceux et celles qui ne l'auraient pas encore compris : j'ai adoré ce premier tome et mon seul et unique regret est de l'avoir lu trop vite !
Pour ce qui est de l'intrigue : Gwendolyn Shepherd est une adolescente de seize ans et demi, qui bien qu'a priori tout à fait ordinaire, vit dans une famille qui est lion de l'être. Après la mort de son père à l'age de sept ans, elle a emménagé dans une immense demeure qu'elle partage, bien évidemment avec sa mère, son frère et sa soeur mais aussi avec sa cousine Charlotte, sa tante Glenda, sa grand-tante, sa grande-mère et leur majordome. Oui, je sais, cela fait pas mal de monde, aussi est-ce la raison pour laquelle je n'ai pas pris la peine de nommer chacun des personnages afin de ne pas trop voues emmêler les pinceau. Cependant, si j'ai nommé Charlotte et sa mère Glenda, c'est parce que c'est en quelque sorte avec ces dernières que toute cette histoire commence et là, vous allez rire : Charlotte serait en réalité porteuse d'un gêne qui lui permettrait de voyager dans le temps. En réalité, ce n'est pas si drôle que cela puisque sa destinée aurait été calculée en fonction de sa date de naissance par Isaac Newton en personne. C'est pour cela qu'elle est sans cesse au centre de tout au départ de cet ouvrage : quand va-telle ressentir ses premiers vertiges et faire un saut dans le passé ? Charlotte est en quelque sorte, au détriment de Gwendolyn et de ses frère et soeur, la préoccupation essentielle de leur grand-mère.
Cependant, si il y avait eu une erreur quelque part et que ce à quoi Charlotte se prépare depuis tant d'années avec le beau Gidéon de Villiers, de deux ns son aîné, ne lui était en réalité pas destiné ?
Bon, je vais m'arrêter là car sinon, après, j'ai bien peur de ne pas pouvoir m'arrêter mais sachez qu'il s'agit là de l'un de mes coups de coeur pour ce début d'année 2016, même s'il n'est pas sorti cette année. Heureusement d'ailleurs, sinon, cela aurait voulu dire que mon calvaire (à savoir l'attente) aurait dû se prolonger encore un ou deux ans, le temps que les deuxième et troisième tomes paraissent en librairie. J'ai déjà vérifié, ils sont tous deux disponibles et j'ai bon espoir de me les voir offrir pour mon anniversaire (sinon, et si je ne peux pas tenir jusqu'au 28 janvier, j'irai me les acheter moi-même ! En attendant, rassurez-vous, j'ai de quoi tenir un v siège et vais essayer d'épurer un peu ma PAL !).
A découvrir et à faire découvrir !
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latina
  04 avril 2020
Mon rêve, c'est de voyager dans le temps, dans le passé, entendons-nous bien. Ce n'est pas encore pour tout de suite, même si à l'heure actuelle on a l'impression de vivre en pleine science-fiction.
Mais grâce à « Rouge rubis », le premier tome de la trilogie des gemmes, qu'une de mes élèves m'a prêté avec enthousiasme, j'ai satisfait mon désir.
Que ça fait du bien ! Par les temps qui courent, je peux vous assurer que c'est une évasion bienfaisante.
L'histoire ? Ou l'Histoire ?
Londres, de nos jours. Londres, 18e siècle. Londres, 1912.
Une famille pas comme les autres véhicule un gène hors du commun, celui de voyager dans le temps. Ce gène ne se transmet pas à tous les membres, mais épisodiquement, de siècle en siècle. A l'adolescence, le porteur ou la porteuse ressent les premiers symptômes – vertige, mal de tête, nausée - . Et puis sans crier gare, se retrouve pour quelques minutes ou tout au plus pour quelques heures dans le passé.
C'est ce qui est arrivé à Gwendolyn, une adolescente « apparemment » ordinaire (qui voit les fantômes), qui a une meilleure amie, qui adore regarder des DVD avec elle et partager de longues discussions. Non préparée à cet état, elle découvrira de gré ou de force qu'elle devra s'investir dans cette plongée dans le temps, liée malgré elle à une « secte » à l'objectif encore nébuleux pour elle, mais dangereux.
C'est de la littérature pour adolescents, c'est bien écrit, c'est addictif et cela nous donne même quelques leçons d'Histoire, du moins en ce qui concerne la vie quotidienne et l'habillement.
S'il a fallu quelques longueurs à l'auteure pour mettre en place les personnages et la problématique, les évènements s'enchainent par la suite et je ne peux en sortir que frustrée, puisqu'il y a encore deux tomes…que je ne peux me procurer.
Ah, si je pouvais voyager dans le temps, dans le futur cette fois, j'irais vite m'acheter la suite !
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iz43
  10 mai 2020
Je suis déçue déçue déçue. Pas du livre mais de moi. Pas le bon moment pour le lire. Je n ai pas accroché, j ai eu du mal à retenir les différents protagonistes de l histoire. Pourtant ce livre avait tout pour me plaire: Gwendoline est une jeune fille attachante pleine de peps qui a vécu longtemps dans l ombre de sa cousine qui devait être l heureuse élue pour voyager dans le temps. Mais finalement, c est Gwen qui va elapser.( sauter dans le temps) en compagnie de Gedeon. le livre est bien écrit, le sujet intéressant, l héroïne pas nunuche.
Je lirai le tome 2 à tête reposée même si ce n est pas pour tout de suite.
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florencem
  22 octobre 2014
La trilogie des gemmes était depuis un petit moment dans ma liste des livres à lire. J'en avais entendu beaucoup de bien et le fait que l'héroïne voyage dans le temps était plutôt original (pas de vampires, loups-garous... bien que je n'ai rien contre). Elle aurait pu rester encore longtemps à prendre la poussière si le film n'était pas sorti ! Par curiosité, je l'ai regardé et j'ai beaucoup apprécié. Du coup, ni une, ni deux : j'ai commencé la trilogie.
Pour ceux qui ont vu le film ou qui vont le voir, sachez qu'il est vraiment très fidèle au roman. Et donc, pour le coup, ma lecture n'a pas été une découverte, mais cela ne m'a pas déplu pour autant. Mais je vous avoue que commencer le tome deux sans savoir ce qu'il va se passer est tout de même plus grisant !
Rouge rubis pose très bien les bases de l'histoire. On en apprend beaucoup, il y a de l'action, on entre rapidement dans le vif du sujet. En clair, le premier tome n'est pas ennuyant, certes, nous avons encore beaucoup de choses à découvrir mais l'auteur ne nous fait pas languir indéfiniment en espérant que le second tome soit plus palpitant. Le premier l'est déjà (et j'espère que la suite le sera tout autant). Le style de l'auteur est en plus très dynamique. Gwendolyn, notre héroïne, est la narratrice, et je dirais que nous retrouvons sa personnalité dans la narration : dynamique, piquante, drôle et aussi avec cette touche de jeunesse et de naïveté. Pour ma part, j'ai trouvé cela très agréable, très frais, sans pour autant desservir l'histoire.
Gwen n'est pas une écervelée de seize ans qui glousse toutes les cinq minutes. Loin de là. Elle agit comme une adolescente de seize ans, avec les préoccupations qu'on a à cet âge, mais ce qui lui arrive va la placer au-dessus de cela. Autant le dire tout de suite, j'aime énormément ce personnage. Et c'est sans aucun doute, l'un des points qui me fait tant apprécier Rouge Rubis. J'ai tout de suite accroché. Sa personnalité, sa façon de voir les choses, son côté "je ne me laisse pas faire" (enfin pas trop), son amitié avec Leslie qui est juste parfaite, le fait que pas mal de choses lui tombent dessus mais qu'elle ne se laisse pas submerger ou engloutir, elle pense par elle-même, a le goût de l'aventure... En clair, un personnage féminin fort avec ses petites faiblesses. Un personnage qui a sa place à l'heure actuelle dans la littérature jeunesse.
Rouge Rubis nous permet aussi de rencontrer beaucoup d'autres personnages. Nous n'avons pas forcément le temps de tous apprendre à les connaître et certains n'ont que de trop brèves apparitions, mais je dois avouer que la petite ribambelles de protagonistes qui peuplent Rouge Rubis sont plutôt sympathiques. Mis à part le comte Saint-Germain dont la misogynie m'a pour le moins fait hérisser le poil, ainsi que son arrogance démesurée, la plupart sont attachants à leur manière et donnent encore plus de couleurs au récit. Leslie est très pétillante et positive. Gideon arrogant mais pas que. Mr George absolument adorable et prévenant. Glenda hystérique et prétentieuse à en mourir de rire... Nous n'avons pour l'instant qu'effleurer tous ces personnages et j'avoue que j'ai hâte d'en découvrir un peu plus sur eux.
Quant à l'histoire, je suis assez enchantée. Comme je l'ai dit au début de mon avis, le thème est plutôt original par rapport à ce que l'on peut lire couramment dans la littérature jeunesse ces dernières années. Les voyages dans le temps sont de plus assez délicats à traiter, mais en un sens, pour l'instant, ils ne prennent pas tellement une grande place dans l'intrigue. On voyage bien sûr avec Gwen et Gideon à travers différentes époques mais ce qui est le plus "important" pour moi, reste les rencontres qu'ils font, pas vraiment le côté historique de tout cela. Sans compter les mystères qu'il y a autour du chronographe, des pierres et du fameux Comte. On sent tout de suite que l'aventure est prédominante plutôt que le côté fantastique. Et ce n'est pas pour me déplaire.
La lecture est passionnante, rapide et entraînante. Une très bonne combinaison. Je vais d'ailleurs enchaîner avec le tome deux et sûrement le trois dans la foulée.
Lien : http://loticadream.com/blog/..
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Wolkaiw
  18 mars 2018
Ouvrir un livre et se laisser porter par l'histoire. C'est exactement ce qui s'est passé lors de cette lecture. Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre, je ne me suis pas attardée sur la 4eme de couverture, laissant les mots de l'auteure me porter au grès de mon humeur. L'expérience fut passionnante et très enrichissante, pour preuve, j'ai dévoré ce livre en à peine 24h, incapable de faire quoi que ce soit d'autre, complètement absorbée par l'histoire,
Rouge Rubis est le premier tome d'une trilogie fantasy destinée à un public plutôt adolescent Vous le savez sans doute, tout ce qui est trop axé jeunesse a tendance à m'agacer, je dois avouer qu'ici la magie a opéré, et même plutôt bien ! Ce livre c'est l'histoire d'une jeune fille, Gwen, qui se découvre un don, celui de voyager dans le temps. Il s'agit de quelque chose d'unique, à la fois terrifiant et fascinant. Un don qui peut sonner comme une bénédiction mais également une malédiction... C'est son histoire que nous allons suivre, mais plus encore, Rouge Rubis nous invite à découvrir les rouages de nombreuses intrigues...
Gwen, le personnage principal, est une jeune femme intéressante. Il pourrait s'agir d'une adolescente lambda comme on peut en trouver à la pelle au Royaume-Uni, pourtant quelque chose la distingue de ses camarades. Elle peut voyager dans le temps, sauter dans le passé et se retrouver propulser des années voire des siècles en arrière. Si cela peut vous sembler amusant, il n'en ai rien pour Gwen qui tombe des nues en réalisant l'ampleur de cette capacité hors du commun. le lecteur découvre en même temps qu'elle ce que voyager à travers les époques implique. Il n'est nul question d'idéaliser le phénomène dans ce livre, on nous parle des risques, de tout ce qu'il faut maîtriser etc. Il est par exemple nécessaire de parler correctement la langue de tel ou tel époque, de connaître les règles de bienséances mais également d'être capable de se défendre et de se prémunir contre des maladies. J'ai vraiment aimé cette prise de recul par rapport à un processus que nous rêvons tous secrètement d'expérimenter, on casse un peu le mythe sans pour autant le désacraliser.
Au fil de la lecture, on pourrait être amené à croire que l'intrigue repose essentiellement sur une querelle de famille, mais ce n'est qu'une illusion afin de mieux tromper le lecteur. Les fils de l'intrigue sont complexes et bien amenés, nous poussant sans cesse à chercher des liens plus ou moins logiques entre tels personnages et tels événements. Notre attention est constamment sollicitée, à l'affût du moindre indice nous permettant d'éclaircir un peu le nuage de mystère dans lequel nous nous noyons. Plus on progresse, plus cette sensation de tout contrôler et de tout comprendre s'effrite, nous comprenons que de nombreuses clés sont à trouver afin d'ouvrir la boîte contenant toutes les réponses. de la même façon, plus Gwen avance et tente de percer des secrets, plus elle se retrouve enveloppée de nouveaux mystères.
En plus d'apprendre à gérer ce nouveau don, Gwen doit affronter les problèmes que chaque individu est à même de rencontrer durant l'adolescence. Il s'agit d'une période cruciale durant laquelle une personne se forge ou développe une identité, un passage de la vie qui peut servir de tremplin pour l'âge adulte. L'adolescence c'est aussi ces moments de doute et de crainte dans lesquels on a besoin de se sentir rassuré pour aller de l'avant. Gwen nage en plein adolescence, elle apprend à se connaître, se découvre une vie qui ne lui était sans doute pas destinée. Elle affirme peu à peu son identité, sa personnalité se dessine au fil des pages, gagne en profondeur plus le roman progresse. Gwen devient un petit bout de femme que plus rien ne semble arrêter, passant du statut de lycéenne lambda à celui de fille extraordinaire.
Cette histoire m'a captivée de bout en bout, sans doute est-ce en partie dû à la plume de Kerstin Gier. Il s'agit d'une traduction de l'allemand vers le français, je ne suis pas en mesure de juger la qualité de la traduction, je ne maîtrise malheureusement pas la langue. Je pense toutefois qu'elle doit être bonne étant donné la fluidité de la lecture. En effet, le style était certes simple, mais terriblement addictif et surtout immersif. le lecteur est complètement embarqué dans l'histoire sans qu'on lui demande son consentement, happé par le tourbillon des mots, propulsé dans le passé au seul moyen de l'écriture. Une fois le livre reposé, je n'avais plus qu'une envie, rédiger au plus vite cette chronique afin de plonger corps et âme dans la suite de l'histoire.
Je n'ai qu'un seul reproche concernant ce livre. Il s'agit des raccourcis parfois empruntés par l'auteure pour se sortir d'une situation délicate mais également du manque d'approfondissement de certains aspects. Je sais bien que ce tome n'est que la premier d'un trilogie, mais je pense que certains passages auraient nettement pu être approfondis. J'ai parfois eu le sentiment que l'on ne voulait pas tout nous dire, et ce délibérément, alors que tout était propice à nous délivrer les informations. En ce sens, je regrette que l'auteure ne nous ai pas laissé plus de clés de compréhension, même si je dois admettre qu'elle pose de bonnes bases pour la suite de la saga.
De nombreuses choses sont connectées dans ce livre, on nous parle d'histoire, de mode, de famille mais aussi de magie. Énormément de thème sont abordés, apportant une grande diversité mais aussi un certain dynamisme à l'histoire, renouvelant sans cesse notre appétit grandissant. le prologue ainsi que l'épilogue, à ce titre, piquent plus que de raison notre curiosité, nous insufflant l'envie de lire la suite tant ils sèment le doute dans notre esprit. Nous ne savons pas réellement dans quoi nous avons mis les pieds mais une chose est sure : on s'y sent bien et on en redemande.
Ce livre est une superbe illustration du pouvoir de l'amitié. Gwen et Leslie sont les meilleures amies du monde, deux adolescentes rayonnantes qui profitent pleinement de la vie. Leur relation est vraiment fusionnelles et force l'admiration. Toutefois des sentiments bien moins tendres vont parsemer l'histoire, je pense notamment à la jalousie et aux rancoeurs, fruits de nombreux mensonges et non-dit, sources de terribles tensions tout au long de la lecture. Néanmoins, une lueur d'espoir est perceptible, on sent se dessiner l'amorce d'une romance avec le mystérieux Gideon, juste ce qu'il faut pour ne pas agacer le lecteur et nous donner envie de la découvrir. Je ne m'attarderai pas sur le personnage de Gideon dans cette chronique, sachez juste qu'il s'agit d'un garçon assez énigmatique dont on ne comprend pas forcément les intentions et la nature de ses sentiments.
Rouge rubis c'est donc un très bon premier tome qui pose ce qui semble être des bases solides pour la suite de la saga. le personnage de Gwen est vraiment intéressant, son évolution est surprenante. Les thèmes abordés sont divers et variés, de même que les intrigues sont multiples et complexes. Ce livre peut aussi bien s'adresser à des adolescents qu'à des adultes étant donné la richesse de l'univers. Les sauts dans le temps peuvent sembler une idée vue et revue, mais ils sont ici perçus sous un autre angle qui les rend d'autant plus intéressants que passionnants. Je suis vraiment curieuse et impatiente de lire la suite.
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Citations et extraits (135) Voir plus Ajouter une citation
BekiBeki   25 novembre 2012
— Tu as dit que je ne pourrais jamais posséder cette magie, parce que je ne suis qu’une fille tout à fait banale. Une fille comme tu en connais tant d’autres. Qui ne vont toujours qu’en groupe aux toilettes et se moquent des autres, et...

Une main se posa sur mes lèvres.

— Je sais ce que j’ai dit.
Gideon s’était de nouveau penché vers moi.
— Et je le regrette, ajouta-t-il.

Hein ? J’étais assise là, comme frappée par la foudre, incapable de bouger ou de simplement respirer. Ses doigts frôlèrent prudemment mes lèvres, caressèrent mon menton et remontèrent à tâtons ma joue jusqu’à ma tempe.

— Tu n’es pas banale, Gwendolyn, chuchota-t-il, tout en me caressant les cheveux. Tu es très inhabituelle. Tu n’as pas besoin de la magie du corbeau pour représenter pour moi quelqu’un de tout à fait particulier.

Son visage se rapprocha encore. Quand ses lèvres effleurèrent les miennes, je fermai les yeux.

OK, je n’avais plus qu’à tomber dans les pommes, maintenant.
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CielvariableCielvariable   30 avril 2013
Je cherchai une cachette, mais la pièce était sobrement meublée. Il y avait une sorte de canapé sur des pieds arqués dorés, un bureau, des chaises rembourrées, rien derrière quoi se dissimuler à moins d'avoir la taille d'une souris. Je n'avais plus qu'à trouver refuge derrière l'un des rideaux dorés qui tombaient jusqu'au sol... pas vraiment le genre de cache originale. Mais pour l'instant, personne ne me cherchait non plus
Dehors, dans le couloir, des voix se firent entendre.
- Où tu vas ? Demanda une voix d'homme, d'un ton plutôt furieux.
- N'importe où ! loin de toi ! répondit une autre voix.
C'était celle d'une jeune fille... d'une jeune fille en pleurs, plus exactement. A ma grande frayeur, elle entra dans la pièce en courant. Et le type à ses trousses. J'aperçus leurs ombres flottantes à travers le rideau.
Ah, évidemment ! Parmi toutes les salles disponibles à l'étage, il fallait justement qu'ils choisissent la mienne !
- Laisse moi tranquille ! Dit la fille.
- Il n'en est pas question, fit l'homme. Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe quoi.
- Va-t'en ! Répéta la fille.
- Non, je ne m'en irai pas. Ecoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais pas dû le tolérer.
- Mais tu l'as fait ! Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle !
L'homme rit doucement.
- Tu es jalouse !
- Ça te plairait, hein ?
Eh bien, super ! Deux amoureux en bisbille ! Ça pouvait durer. J'aurais le temps de m'encroûter derrière ce rideau avant de revenir dans le présent et de me trouver face à Mrs Counter en plein cours d'anglais. Je pourrais peut-être lui expliquer que j'avais participé à une expérience de physique. Ou que j'avais été là tout le temps, sans qu'elle me remarque.
- Le comte va se demander où nous sommes passés, dit l'homme.
- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte. En fait, il n'est même pas comte. Son titre est aussi faux que les joues roses de cette... Comment c'était déjà son nom ?
Dans sa colère, la fille n'arrêtait pas de renifler.
Tout ça m'avait un air connu. Bien connu, même. Je risquai discrètement un oeil derrière le rideau. Ils se trouvaient de profil juste devant la porte. La fille était vraiment une fille et elle portait une robe fantastique, de soie bleu nuit et de brocart brodé, dont le bas était si large que ça devait être coton de passer par une porte normale avec ça. Elle avait des cheveux blanc neige, qui formaient une montagne étrange sur sa tête et retombaient en boucles sur ses épaules. Ce ne pouvait être qu'une perruque. L'homme avait aussi les cheveux blancs, retenus sur la nuque par un ruban. Malgré leurs cheveux de vieux, ils paraissaient très jeunes, et très beaux aussi, surtout l'homme. En fait, c'était plutôt un jeune homme, dans les dix-huit ou dix-neuf ans, peut-être. D'une allure à couper le souffle. Un parfait profil de mâle, je dirais. Pour le voir encore mieux, je me penchai beaucoup plus que je ne le voulais.
- J'ai déjà oublié son nom, dit le garçon en continuant à rire.
- Menteur !
- Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy, dit le garçon, redevenu tout à fait sérieux. Il va certainement le punir. On ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.
La fille émit un reniflement de mépris et elle me sembla de nouveau étrangement familière.
- Je ne dois rien du tout, dit-elle en se tournant brusquement vers la fenêtre.
C'est-à-dire vers moi ! Au moment de plonger derrière le rideau, je me figeai sur place.
C'était impossible !
La fille avait mon visage. Je jetai un regard dans mes propres yeux effrayés !
La fille parut tout aussi stupéfaite que moi, mais elle se remit rapidement de sa frayeur. Elle fit un geste de la main sans équivoque.
Cache-toi ! Disparais !
Oppressée, je rentrai la tête derrière le rideau. Qui était-ce ? Une telle ressemblance, ce n'était pas possible. Il fallait jeter de nouveau un oeil.
- Qui est-ce ? dit le garçon.
- Rien ! répondit la fille.
Est-ce que ce n'était pas ma voix aussi ?
- A la fenêtre.
- Il n'y a rien !
- Et si c'était quelqu'un derrière le rideau, qui nous esp...
La phrase se termina dans un son de surprise. Puis soudain le silence. Que s'était-il encore passé ?
Sans réfléchir, je poussai le rideau sur le côté. La fille qui me ressemblait pressait ses lèvres sur celles du jeune homme. D'abord il se laissa faire, puis il lui enlaça la taille et l'attira vers lui. La fille fermait les yeux.
D'un coup, des tas de papillons se mirent à danser dans mon ventre. C'était étrange de se regarder soi-même en train d'embrasser. En fait, je ne me débrouillais pas si mal. Il était clair que la fille n'embrassait le garçon que pour le détourner de moi. C'était gentil de sa part, mais pourquoi faisait-elle ça ? Et comment passer près d'eux sans me faire remarquer ?
Dans mon ventre, les papillons se muèrent en oiseaux voletants, et l'image du couple enlacé s'estompa à mes yeux. Et puis, je me retrouvai brutalement dans la classe des sixième.
Silence parfait.
Je m'attendais à des cris horrifiés des élèves et peut-être même à voir Mrs Counter tourner de l'oeil. Mais la salle était vide. Je soupirai de soulagement. Cette fois-là, au moins, j'avais eu de la chance. Je me laissai tomber sur une chaise et posai ma tête sur le pupitre. Pour l'instant, ce que j'avais vécu dépassait mon entendement. Cette fille, ce joli garçon, le baiser...
La fille faisait plus que me ressembler.
La fille, c'était moi.
Aucune erreur possible. Je m'étais parfaitement reconnue à la cicatrice sur la tempe en forme de demi-lune, dont tante Glenda avait toujours dit que c'était ma "drôle de petite banane".
Une telle ressemblance, ça ne pouvait pas exister.
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CielvariableCielvariable   30 avril 2013
Je cherchai une cachette, mais la pièce était sobrement meublée. Il y avait une sorte de canapé sur des pieds arqués dorés, un bureau, des chaises rembourrées, rien derrière quoi se dissimuler à moins d'avoir la taille d'une souris. Je n'avais plus qu'à trouver refuge derrière l'un des rideaux dorés qui tombaient jusqu'au sol... pas vraiment le genre de cache originale. Mais pour l'instant, personne ne me cherchait non plus
Dehors, dans le couloir, des voix se firent entendre.
- Où tu vas ? Demanda une voix d'homme, d'un ton plutôt furieux.
- N'importe où ! loin de toi ! répondit une autre voix.
C'était celle d'une jeune fille... d'une jeune fille en pleurs, plus exactement. A ma grande frayeur, elle entra dans la pièce en courant. Et le type à ses trousses. J'aperçus leurs ombres flottantes à travers le rideau.
Ah, évidemment ! Parmi toutes les salles disponibles à l'étage, il fallait justement qu'ils choisissent la mienne !
- Laisse moi tranquille ! Dit la fille.
- Il n'en est pas question, fit l'homme. Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe quoi.
- Va-t'en ! Répéta la fille.
- Non, je ne m'en irai pas. Ecoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais pas dû le tolérer.
- Mais tu l'as fait ! Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle !
L'homme rit doucement.
- Tu es jalouse !
- Ça te plairait, hein ?
Eh bien, super ! Deux amoureux en bisbille ! Ça pouvait durer. J'aurais le temps de m'encroûter derrière ce rideau avant de revenir dans le présent et de me trouver face à Mrs Counter en plein cours d'anglais. Je pourrais peut-être lui expliquer que j'avais participé à une expérience de physique. Ou que j'avais été là tout le temps, sans qu'elle me remarque.
- Le comte va se demander où nous sommes passés, dit l'homme.
- Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte. En fait, il n'est même pas comte. Son titre est aussi faux que les joues roses de cette... Comment c'était déjà son nom ?
Dans sa colère, la fille n'arrêtait pas de renifler.
Tout ça m'avait un air connu. Bien connu, même. Je risquai discrètement un oeil derrière le rideau. Ils se trouvaient de profil juste devant la porte. La fille était vraiment une fille et elle portait une robe fantastique, de soie bleu nuit et de brocart brodé, dont le bas était si large que ça devait être coton de passer par une porte normale avec ça. Elle avait des cheveux blanc neige, qui formaient une montagne étrange sur sa tête et retombaient en boucles sur ses épaules. Ce ne pouvait être qu'une perruque. L'homme avait aussi les cheveux blancs, retenus sur la nuque par un ruban. Malgré leurs cheveux de vieux, ils paraissaient très jeunes, et très beaux aussi, surtout l'homme. En fait, c'était plutôt un jeune homme, dans les dix-huit ou dix-neuf ans, peut-être. D'une allure à couper le souffle. Un parfait profil de mâle, je dirais. Pour le voir encore mieux, je me penchai beaucoup plus que je ne le voulais.
- J'ai déjà oublié son nom, dit le garçon en continuant à rire.
- Menteur !
- Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy, dit le garçon, redevenu tout à fait sérieux. Il va certainement le punir. On ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.
La fille émit un reniflement de mépris et elle me sembla de nouveau étrangement familière.
- Je ne dois rien du tout, dit-elle en se tournant brusquement vers la fenêtre.
C'est-à-dire vers moi ! Au moment de plonger derrière le rideau, je me figeai sur place.
C'était impossible !
La fille avait mon visage. Je jetai un regard dans mes propres yeux effrayés !
La fille parut tout aussi stupéfaite que moi, mais elle se remit rapidement de sa frayeur. Elle fit un geste de la main sans équivoque.
Cache-toi ! Disparais !
Oppressée, je rentrai la tête derrière le rideau. Qui était-ce ? Une telle ressemblance, ce n'était pas possible. Il fallait jeter de nouveau un oeil.
- Qui est-ce ? dit le garçon.
- Rien ! répondit la fille.
Est-ce que ce n'était pas ma voix aussi ?
- A la fenêtre.
- Il n'y a rien !
- Et si c'était quelqu'un derrière le rideau, qui nous esp...
La phrase se termina dans un son de surprise. Puis soudain le silence. Que s'était-il encore passé ?
Sans réfléchir, je poussai le rideau sur le côté. La fille qui me ressemblait pressait ses lèvres sur celles du jeune homme. D'abord il se laissa faire, puis il lui enlaça la taille et l'attira vers lui. La fille fermait les yeux.
D'un coup, des tas de papillons se mirent à danser dans mon ventre. C'était étrange de se regarder soi-même en train d'embrasser. En fait, je ne me débrouillais pas si mal. Il était clair que la fille n'embrassait le garçon que pour le détourner de moi. C'était gentil de sa part, mais pourquoi faisait-elle ça ? Et comment passer près d'eux sans me faire remarquer ?
Dans mon ventre, les papillons se muèrent en oiseaux voletants, et l'image du couple enlacé s'estompa à mes yeux. Et puis, je me retrouvai brutalement dans la classe des sixième.
Silence parfait.
Je m'attendais à des cris horrifiés des élèves et peut-être même à voir Mrs Counter tourner de l'oeil. Mais la salle était vide. Je soupirai de soulagement. Cette fois-là, au moins, j'avais eu de la chance. Je me laissai tomber sur une chaise et posai ma tête sur le pupitre. Pour l'instant, ce que j'avais vécu dépassait mon entendement. Cette fille, ce joli garçon, le baiser...
La fille faisait plus que me ressembler.
La fille, c'était moi.
Aucune erreur possible. Je m'étais parfaitement reconnue à la cicatrice sur la tempe en forme de demi-lune, dont tante Glenda avait toujours dit que c'était ma "drôle de petite banane".
Une telle ressemblance, ça ne pouvait pas exister.
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CielvariableCielvariable   30 avril 2013
La limousine était devant la porte. Mon coeur se mit à battre un peu plus fort.
Le souvenir de la soirée précédente me troublait encore.
- Wouahhh ! Qu’est-ce que c’est que cette caisse ? s’exclama Gordon avec un petit sifflet d’admiration. Alors c’est peut- être vrai ce qu’on raconte : il paraît que Madonna a mis sa fille dans notre école... incognito, of course, et sous un faux nom.
- Sûr, dit Leslie en clignant des yeux au soleil. C’est pour ça qu’on vient la chercher en limousine. Pour que personne ne la remarque...
La limousine avait été repérée par d’autres élèves. Cynthia et sa copine Sarah se tenaient aussi dans l’escalier, les yeux écarquillés. Elles ne regardaient pas la voiture, mais un peu plus loin vers la droite.
- Et moi qui pensais que cette affreuse bûcheuse se fichait pas mal des garçons, dit Sarah. Surtout de ce genre de modèle de luxe.
- C’est peut-être son cousin, avança Cynthia. Ou son frère.
J’agrippai Leslie par le bras. Gideon était là, dans notre cour, plus cool tu meurs, en jean et tee-shirt. Et il parlait avec Charlotte.
Leslie comprit tout de suite.
- Ben, je croyais qu’il avait les cheveux longs, me dit-elle sur un ton réprobateur.
- Ils sont longs, non ?
- Mi-longs, précisa Leslie. Ça fait toute la différence. Super cool !
- Il est pédé, Je parie cinquante livres qu’il est pédé, lança Gordon.
Il appuya son bras sur mon épaule pour pouvoir mieux voir entre Cynthia et moi.
- Oh, mon Dieu, il la touche, s’affola Cynthia. Il lui prend la main !
Le sourire de Charlotte se devinait d’ici. Elle ne souriait pas souvent (mis à part son sourire à la Mona Lisa), mais quand elle le faisait, elle était ravissante.
Avec une petite fossette au coin de la bouche. Gideon devait la voir aussi et il ne la trouvait très certainement pas du tout banale.
- Il lui caresse la joue !
Oh, mon Dieu. Vraiment ! Je ne pouvais plus ignorer le pincement au coeur que je ressentais.
- Et maintenant il l’embrasse !
Nous retînmes toutes notre souffle. On avait véritablement l’impression que Gideon allait embrasser Charlotte.
- Mais seulement sur la joue, dit Cynthia, soulagée. C’est tout de même son cousin. Gwenny, s’il te plaît, n’est-ce pas que c’est son cousin ? !
- Non, dis-je. Ils n’ont aucun lien de parenté.
- Et il n’est pas homo non plus, ajouta Leslie.
- Tu paries quoi ? T’as qu’à regarder sa chevalière !
Charlotte fit encore un grand sourire à Gideon et partit d’un pas léger. Sa mauvaise humeur s’était visiblement envolée.
Gideon se retourna vers nous. Je me doutais bien du spectacle que nous lui offrions : quatre filles et Gordon en train de le regarder en gloussant.
Des filles de ton genre, j’en connais.
Pile poil ce qu’il pensait. Bravo.
- Gwendolyn, cria Gideon. Te voilà enfin !
Cynthia, Sarah et Gordon s’arrêtèrent de respirer en même temps. Moi aussi, pour être honnête. Leslie fut la seule à rester zen. Elle me poussa légèrement en avant.
- Presse-toi un peu. Ta limousine t’attend.
En descendant l’escalier, je sentais les regards des trois autres dans mon dos.
Ils étaient sans doute tous restés bouche bée. Gordon surtout.
- Salut, dis-je à Gideon.
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ElyxirElyxir   10 mars 2012
— Elle est amoureuse.

— Mais non.

— Si, si. Mais elle ne le sait pas encore.

— Et toi, comment le sais-tu ?

— Ah, il est tout simplement irrésistible. Oh, mon Dieu, tu as vu ses yeux ? Verts comme ceux d’un tigre. Je crois aussi avoir senti mes genoux flageoler quand il m’a décoché ce regard furibond.

— Quoi ? Tu ne parles pas sérieusement, là ? Depuis quand aimes-tu les yeux verts ?
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