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ISBN : 2010092813
Éditeur : Hachette (27/03/1985)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 20 notes)
Résumé :
" A la recherche de la peur ", l'historien Jean Delumeau a réussi une peinture sans précédent de l'Occident du XIVe au XVIIIe siècle, tout à la fois histoire des mentalités, histoire de la vie quotidienne.L'auteur dépeint:I. " Les peurs du plus grand nombre " (peur de la mer, peur des ténèbres, peur de la peste, etc.);II. " La culture dirigeante et la peur " (l'attente de Dieu, la présence de Satan et de ses agents _ le juif, la femme _, la sorcellerie...).Né à Nant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
biblivore56
  20 mars 2013
Un ouvrage d'une richesse énorme qui analyse nos peurs à travers les ages. Notre comportement vis à vis de la peur n'a finalement que peu évolué avec l'histoire. Une bonne dose de motivation est tout de même nécessaire pour s'attaquer à ce livre, à éviter pour se distraire en vacances.
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Nikoz
  20 mai 2013
Jean Delumeau est assurement l'un des plus grands historiens contemporains, car l'un des plus profond...
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
AuroraeLibriAuroraeLibri   21 novembre 2018
Quant au sentiment d'insécurité, lui-même proche parent d'une crainte de l'abandon, n'est-il pas explicité par les innombrables Jugements derniers et évocations de l'enfer qui ont hanté l'imagination des peintres, des prédicateurs, des théologiens et des auteurs d'artes moriendi ? N'est-ce pas parce qu'il redoutait le rejet dans les flammes éternelles que Luther s'est réfugié dans la doctrine de la justification de la foi ? Mais les thèmes de l'agression, de l'insécurité et de l'abandon ont pour inévitable corollaire celui de la mort. Or, l'obsession de celle-ci a été omniprésente dans les images et les paroles des Européens au début des Temps modernes : dans les danses macabres comme dans le triomphe de la mort de Brueghel, dans les essais de Montaigne comme dans le théâtre de Shakespeare, dans les poèmes de Ronsard comme dans les procès de sorcellerie : autant d'éclairages sur une angoisse collective et sur un civilisation qui s'est sentie fragile alors qu'une tradition trop simpliste n'a longtemps retenu que les succès de la Renaissance.

Introduction
L'historien à la recherche de la peur
3. Du singulier au collectif : possibilités et difficultés de la transposition
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biblivore56biblivore56   22 mars 2013
Rien n'est plus difficile à analyser que la peur et la difficulté s'accroit encore lorsqu'il s'agit de passer de l'individuel au collectif.Les civilisations peuvent-elles mourir de peur comme les personnes isolées ?
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NikozNikoz   22 août 2013
Pourquoi ce silence prolongé sur le rôle de la peur dans l'histoire ? Sans doute à cause d'une confusion mentale largement répandue entre peur et lâcheté, courage et témérité.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   27 novembre 2018
Le voisin est d'autant plus redoutable que rien ne lui échappe. Son oeil inquisiteur fouille votre existence à longueur de journée et d'année. (...) Dans l'univers d'aujourd'hui, le sentiment dominant entre voisins est l'indifférence; dans celui de jadis, c'était la méfiance; donc la crainte. Aussi convenait-il de surveiller autrui et de se tenir en état d'alerte constante vis-à-vis de lui.

Première partie : Les peurs du plus grand nombre
Chapitre I. Omniprésence de la peur
§2. Le lointain et le prochain; le nouveau et l'ancien
+ Lire la suite
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AuroraeLibriAuroraeLibri   27 novembre 2018
Le lointain, la nouveauté et l'altérité faisaient peur. Mais on redoutait tout autant le prochain, c'est-à-dire le voisin. Dans tous les grands ensembles de notre univers concentrationnaire, on s'ignore souvent d'une porte à l'autre d'un même palier. On connait mieux les bruits de l'appartement proche que le visage de ses habitants. Aussi vit-on dans la grisaille et la monotonie d'un anonymat cent fois répété. Autrefois, au contraire -dans "ce monde que nous avons (en grande partie) perdu"- on connaissait le voisin et dans bien des cas on le connaissait trop. Il pesait sur vous. Un horizon étroit ramenait perpétuellement les mêmes gens les uns près des autres délimitant un cercle de passions tenaces, de haines réciproques, sans cesse alimentées de nouvelles rancoeurs. Aussi était-ce une chance hautement appréciée d'avoir un ami à portée de la main.

Première partie : Les peurs du plus grand nombre
Chapitre I. Omniprésence de la peur
§2. Le lointain et le prochain; le nouveau et l'ancien
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