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EAN : 9782010092817
606 pages
Éditeur : Hachette (27/03/1985)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 25 notes)
Résumé :
" A la recherche de la peur ", l'historien Jean Delumeau a réussi une peinture sans précédent de l'Occident du XIVe au XVIIIe siècle, tout à la fois histoire des mentalités, histoire de la vie quotidienne.L'auteur dépeint:I. " Les peurs du plus grand nombre " (peur de la mer, peur des ténèbres, peur de la peste, etc.);II. " La culture dirigeante et la peur " (l'attente de Dieu, la présence de Satan et de ses agents _ le juif, la femme _, la sorcellerie...).Né à Nant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
biblivore56
  20 mars 2013
Un ouvrage d'une richesse énorme qui analyse nos peurs à travers les ages. Notre comportement vis à vis de la peur n'a finalement que peu évolué avec l'histoire. Une bonne dose de motivation est tout de même nécessaire pour s'attaquer à ce livre, à éviter pour se distraire en vacances.
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Nicolosette
  16 novembre 2020
A lire ou à relire en ces temps d'épidémie ,surtout le passage sur la peste ,qui revenait en moyenne tous les 10 ans .La nature humaine n'a guère changé depuis ces temps lointains ,heureusement la science ,la médecine ont évolué dans le bon sens depuis lors .
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Nikoz
  20 mai 2013
Jean Delumeau est assurement l'un des plus grands historiens contemporains, car l'un des plus profond...
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Nostradamus27Nostradamus27   13 décembre 2020
Et si l’on parvenait tout de même aux pays exotiques,
quels êtres monstrueux, quels animaux fantastiques et terrifiants n’y trouverait-on pas ?

Le Moyen-Âge situa dans l’Inde des hommes à tête de chien qui grognaient et aboyaient ; d’autres qui n’avaient pas de tête, mais des yeux sur le ventre ; d’autres encore qui se protégeaient du soleil en se couchant sur le dos et en levant un unique et large pied – univers onirique qui réapparaît à la fin du XVe et au début du XVIe dans l’œuvre de Bosch.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   21 novembre 2018
Quant au sentiment d'insécurité, lui-même proche parent d'une crainte de l'abandon, n'est-il pas explicité par les innombrables Jugements derniers et évocations de l'enfer qui ont hanté l'imagination des peintres, des prédicateurs, des théologiens et des auteurs d'artes moriendi ? N'est-ce pas parce qu'il redoutait le rejet dans les flammes éternelles que Luther s'est réfugié dans la doctrine de la justification de la foi ? Mais les thèmes de l'agression, de l'insécurité et de l'abandon ont pour inévitable corollaire celui de la mort. Or, l'obsession de celle-ci a été omniprésente dans les images et les paroles des Européens au début des Temps modernes : dans les danses macabres comme dans le triomphe de la mort de Brueghel, dans les essais de Montaigne comme dans le théâtre de Shakespeare, dans les poèmes de Ronsard comme dans les procès de sorcellerie : autant d'éclairages sur une angoisse collective et sur un civilisation qui s'est sentie fragile alors qu'une tradition trop simpliste n'a longtemps retenu que les succès de la Renaissance.

Introduction
L'historien à la recherche de la peur
3. Du singulier au collectif : possibilités et difficultés de la transposition
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SycoraxSycorax   18 avril 2020
Il est utile de distinguer méthodologiquement deux types de peur.
La peur DANS l'obscurité est celle qu'éprouvaient les premiers hommes quand ils se trouvaient exposés la nuit aux attaques des bêtes féroces sans pouvoir deviner leur approche dans les ténèbres. Aussi devaient-ils éloigner par des feux ces "dangers objectifs". Ces peurs qui revenaient chaque soir ont sans doute sensibilisé l'humanité et lui ont appris à redouter les pièges de la nuit. La peur DANS l'obscurité, c'est aussi celle que ressent tout d'un coup un enfant qui s'est endormi sans difficulté, mais s'éveille ensuite une ou plusieurs fois, pris de terreurs nocturnes. Les yeux ouverts, il semble encore regarder les images épouvantables de son rêve. Cette fois il s'agit de "dangers subjectifs". Et ceux-ci constituent peut-être la principale explication des peurs qui nous envahissent la nuit.
[...] Que les "dangers objectifs" de la nuit aient amené l'humanité, par accumulation au cours des âges, à la peupler de "périls subjectifs", c'est plus que probable. Et de cette façon déjà la peur DANS l'obscurité a pu devenir plus intensément et plus généralement une peur DE l'obscurité. Mais cette dernière existe aussi pour d'autres raisons plus intérieures et qui tiennent à notre condition. La vue de l'homme est plus aigüe que celle de beaucoup d'animaux, par exemple le chien et le chat ; aussi les ténèbres le laissent-elles plus désemparé que beaucoup de mammifères. En outre, la privation de lumière met en veilleuse les "réducteurs" de l'activité imaginative. Celle-ci, libérée, confond plus facilement que durant le jour le réel et la fiction et risque de s'égarer hors des chemins sûrs.
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SycoraxSycorax   23 avril 2020
Si la mort en mer est ressentie comme "dénaturée", c'est que l'océan a longtemps été regardé comme un monde marginal, situé hors de l'expérience courante. C'est, plus généralement encore, que l'eau dans ce qu'elle a de massif, de puissant, d'incontrôlable, de profond et de ténébreux a, pendant des millénaires; été identifiée comme un anti-élément, la dimension du négatif et le lieu de toute perdition. "Tout un côté de notre âme nocturne, écrivait G. Bachelard, s'explique par le mythe de la mort conçue comme un départ sur l'eau." D'où le Styx des Anciens, "triste fleuve d'enfer" (Marot, "Complainte" III), et la barque de Charon, navire des morts que connaissent aussi les légendes celtiques et celles d'Extrême-Orient. Les eaux profondes - mer, fleuve ou lac - étaient considérées comme un abîme dévorant toujours prêt à engloutir les vivants.
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biblivore56biblivore56   22 mars 2013
Rien n'est plus difficile à analyser que la peur et la difficulté s'accroit encore lorsqu'il s'agit de passer de l'individuel au collectif.Les civilisations peuvent-elles mourir de peur comme les personnes isolées ?
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Videos de Jean Delumeau (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Delumeau
Le portrait du mois - L'Esprit des Lettres de janvier 2020 Jean Delumeau (1923-2020)
Retrouvez nos livres de Jean Delumeau : https://www.laprocure.com/biographies/Delumeau-Jean/0-1213795.html
L'Esprit des Lettres est une émission diffusée sur KTO tous les derniers vendredis du mois coproduite par KTO et le Jour du Seigneur.
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