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EAN : 9791034900909
150 pages
Liana Lévi (07/02/2019)
3.63/5   145 notes
Résumé :
Il y a toujours moyen de s'arranger avec la réalité chez les gangsters. À condition de respecter le code d'honneur, on peut même mener une vie formidable ! C'est en tout cas ce que Leone Acampora, vieux mafioso grenoblois, a enseigné à sa famille. Michèle et ses deux filles ont donc appris à fermer les yeux lorsqu'elles trébuchaient sur un cadavre ou une valise de cocaïne dans leur joli salon en marbre. Et si, aujourd'hui, Dina a parfois mauvaise conscience, elle es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
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Leone Acampora, est en train de mourir dans une clinique de Grenoble, une attaque d'Alzheimer, il a eu de la chance, c'est rare un vieux mafioso qui meurt dans son lit.

Il a eu aussi une sacrée belle vie Acampora, craint et respecté dans toute la ville et au delà, deux filles épatantes, Alessia qui a repris avec succès les affaires familiales, Dina qui rachète les péchés de tout ce petit monde en travaillant dans l'humanitaire.

Il avait aussi une femme formidable, tellement formidable d'ailleurs que Leone, décidément encore très amoureux et ne supportant pas d'en être séparé, a engagé un tueur à gages pour que sa chère et tendre le rejoigne au paradis.

Bon d'accord, Michelle Acampora a un peu trompé Leone avec Bernard son meilleur ami, mais Alessia et Dina sont d'accord avec leur mère, il y a prescription et quelques petits coups vite fait ne méritent pas une balle dans la tête.

Pas de temps à perdre il faut sauver maman et remettre de l'ordre dans les bas-fonds de cette bonne ville de Grenoble. Scorcese et Coppola ont quittés l'Hudson et viennent prendre l'air au bord de l'Isère.

C'est court et enlevé, comme en son temps Charles Exbrayat, pilier des éditions du Masque.

Pascale Dietrich écrit vif et drôle.

Moderne et discrètement féministe, ne lui dites pas que je l'ai trouvée aussi délicieusement moraliste.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Un court récit, vif, enlevé où les femmes prennent le pouvoir. Leone, chef de la mafia grenobloise, est en train de mourir sur son lit d'hôpital suite à une attaque (cardiaque, pas d'une bande rivale).Afin de ne pas être séparé de Michèle, sa très chère épouse (infidèle il est vrai ; les mafieux sont rancuniers), il a, avant de perdre totalement la tête, mis un contrat sur sa tête. Ses filles, Dîna et Alessia, décident de le contrer en utilisant toutes les armes dont elles disposent. Une lecture pleine d'humour et de sarcasme. Un délicieux moment avec une fin inattendue !
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Michèle vient d'être appelée par l'hôpital au chevet de son époux Leone qui vient de tomber dans le coma. C'est un coup dur évidemment mais, quelque part, elle est soulagée : son mari était atteint de la maladie d'Alzheimer et sur les derniers temps, ça devenait compliqué à gérer. Il aurait pu être placé dans une structure adaptée mais le temps a malheureusement manqué.
Dans son malheur, Michèle a au moins le souci de son avenir matériel de résolu. Elle a toujours travaillé aux côtés de son époux et sa pension de veuve suffira largement à ses frais. Depuis plus de trente ans, elle a pris soin de lui, apportant parfois, en bonne épouse, sa contribution aux affaires en apaisant les éventuelles tensions avec les partenaires ; parfois même avec les voisins, ne dit-on pas : derrière chaque grand homme, il y a une femme ?
Ils ont formé un couple parfait, Michèle et Leone. du moins, presque… Il y a peut-être eu quelques entorses au contrat pour madame mais monsieur n'en a jamais rien su. C'est du moins ce qu'elle croyait, car avant de partir vers un monde meilleur, Leone lui confie par l'entremise d'une lettre testamentaire sa dernière volonté : s'assurer qu'elle l'accompagne jusqu'au bout et pour l'éternité en engageant un tueur à gages, histoire d'assurer sa fidélité infinie.
Rancunier le gaillard.
En même temps, elle avait quand même épousé un parrain de la mafia grenobloise ; les règles étaient claires, même si injustes à ses yeux. Heureusement, Michèle a de la ressource et, aidée de ses deux filles, va tout mettre en oeuvre pour survivre à son mafieux de mari.

Excellent moment passé en compagnie de Pascale Dietrich et de ses mafieuses ! Un roman policier humoristique, mêlant astucieusement suspense et féminisme, tout en restant rythmé et réaliste.
Une vraie performance en soi que l'auteure réussit allègrement en quelques 150 pages seulement.
Jubilatoire:))
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Chers amis Babeliotes,

En ce pont de l'Ascension, je vous propose une plongée dans le monde de la mafia. Et pas n'importe lequel, s'il vous plait, la mafia côté féminin !

Alors que Leone va passer l'arme à gauche dans ces prochains jours, il va falloir prendre la relève. Sa femme se fait vieille mais est respectée dans le milieu. Respectée ? Pas vraiment vu que son mari a lancé un tueur à gages à ses trousses… Elle est obligée de fuir. Alessia, la fille digne de son père va s'arranger pour faire le nécessaire. Elle gère sa pharmacie et le blanchiment d'argent d'une main de maître. Elle est aussi très douée pour les relations et la négociation. La parfaite businesswoman en somme !
L'autre fille, Dina, est « rangée ». Elle travaille dans l'humanitaire et veut faire le bien autour d'elle. Elle a du mal à accepter les activités de sa famille mais n'hésitera pas, à sa manière, à aider sa soeur pour mettre leur mère à l'abri.

J'ai lu ce livre suite à une conférence à laquelle participait Pascale Dietrich aux Quais du Polar. Sa personnalité m'a plu et cette histoire de mafieuses avait vraiment l'air sympa. Et je ne regrette franchement pas une minute mon achat ! Roman court mais tout y est, j'avais deviné la fin mais pas vu venir ce qui allait se passer dans l'épilogue et j'aime bien être surprise.

Amateurs du genre, régalez-vous !
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De temps en temps , qu'il est agréable d'engloutir rapidement un court roman noir . «  Les mafieuses » , 150 pages au compteur est une de ces belles découvertes que j'ai lues cet été , au soleil .
Pascale DIetrich a eu la bonne idée de nous proposer ce livre qui nous fait pénétrer dans les arcanes d'une famille mafieuse grenobloise .
Car le savez-vous , les mafieux ont également leurs problèmes ! Des questions de succession quand le paternel tombe dans le coma , des rivalités familiales , tenter de garder la ligne ( les pizzas quatre fromages ça n'aide pas !) , prendre des décisions d'investissements avec calcul de leur intérêt à la clef et des questions de gros sous .
Certes les deux soeurs Acampora ne sont pas dans le besoin mais Alessia , en véritable chef de clan par intérim , a des bouches à nourrir , doit s'occuper de sa pharmacie , vitrine idéale pour ses trafics en tout genre , doit gérer l'expansion nécessaire du business familial et doit rappeler à ceux qui ont l'oreille dure qu'il faut payer son du en temps et en heure . La maison fait crédit , certes , mais n'est pas philanthrope . Sa soeur , Dina , a beaucoup plus de mal à assumer cette filiation délictueuse et pour se racheter a décidé de travailler dans l'humanitaire . Pas sûr que ce soit le meilleur choix ..
Leur mère Michèle est dans une position plus délicate : elle vient d'apprendre que son cher mari Leone a couché dans son testament une dernière volonté : la faire éliminer par un tueur à gages afin qu'elle le rejoigne au plus vite au royaume des cieux . Paradis ou enfer je vous laisse deviner ! Michèle y est d'ailleurs un peu pour quelque chose dans ce souhait qui pourrait ressembler à une vengeance posthume , elle qui s'est souvent retrouvée dans d'autres bras que ceux de son cher et tendre époux.
Alertée par leur mère , les deux soeurs aidées de leur équipe rapprochée vont alors tout faire pour tenter de sauver Michèle des griffes du tueur quitte à utiliser des moyens disons un peu extrêmes..tout en essayant de débusquer celui qui a reçu le contrat .


Un roman truculent , au style virevoltant , dans lequel on ne s'ennuie à aucun instant . Humour et hémoglobine à tous les étages . J'ai appris grâce à ce roman qu'il y avait des maisons de retraite pour mafieux avec des soubrettes sexy en guise d'infirmières . Vous y croyez , vous ? le MLF sera content car ici ce sont les femmes qui jouent les premiers rôles , même si ils ne sont toujours très recommandables …Mais la fin justifie les moyens . Non ?
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critiques presse (2)
Lexpress
27 mai 2019
Ça commence comme un roman d'amour gentillet et finit avec des flingues sur la tempe. Entre-temps, on aura bien ri de ces femmes-là ; Féministes, baroudeuses, déjantées et joyeusement amorales. Elles cuisinent la mafia grenobloise à leur façon. On se régale.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation
10 mai 2019
Pascale Dietrich nous offre un roman noir jubilatoire au cœur de la mafia grenobloise.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
C’est pour cela qu’on ne viendrait jamais à bout de la mafia. Même s’ils assassinaient, détournaient les fonds publics et pillaient des ressources naturelles, ces gens arrivaient à se persuader qu’ils faisaient œuvre de charité publique.
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Au fond, l'humanitaire et la mafia constituaient deux réponses opposées à un même problème : ces organisations se développaient quand c'était le chaos, que les gens étaient livrés à eux-mêmes et que l'Etat ne faisait pas son boulot. La mafia offrait un statut et des ressources à ceux qui ne trouvaient pas de place dans l'économie légale. Quant aux ONG, elles aidaient à peu près les mêmes à survivre sans jamais inquiéter les gouvernements véreux ni s'attaquer aux véritables injustices. Pire, elles rattrapaient les dégâts et permettaient au système de perdurer.
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- Les médecins m'ont dit que tu n'en avais plus pour longtemps, poursuivit-elle. Mais je n'ai pas confiance en eux. J'ai l'impression qu'ils ne savent pas grand-chose...
Le timbre de sa voix résonnait dans la pièce. Leone pouvait-il voir des choses ? Y avait-il des couleurs, des formes, des montagnes ou de la neige derrière ses paupières ?
Déjà que t'étais pas loquace avant... soupira-t-elle en tirant de son sac à main une flasque d'Amaretto.
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La sonnerie du téléphone l’arracha brutalement à ses rêves. Les trois bips résonnaient dans le silence, marquaient une pause, puis reprenaient. Michèle resta quelques secondes immobile, une joue enfoncée dans l’oreiller. Le reflet clair du miroir se détachait dans l’obscurité et, sur la table de nuit, les chiffres lumineux du réveil indiquaient six heures cinquante-trois. Elle tâta la place vide à côté d’elle et son estomac se noua. Qui pouvait appeler si tôt, en dehors des médecins ? Saisie d’un mauvais pressentiment, elle se leva, tremblante dans sa chemise de nuit. Elle avait un furieux mal de crâne à cause du vin de la veille. Lorsqu’elle aperçut le téléphone sur la commode au bout du couloir, elle eut tout à coup la certitude que la personne à l’autre bout du fil allait lui annoncer la mort de son mari. Elle s’avança vers le combiné et, retenant son souffle, le porta à son oreille.
– Allô ?
– Madame Acampora, ici le docteur Samuel. J’espère que je ne vous réveille pas.
– Non, mentit-elle.
– J’ai pensé que vous voudriez être tenue au courant sans tarder. Votre mari est tombé dans le coma.
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Le cœur de Michèle se serra dans sa poitrine. Pas mort, mais presque.
– Vu sa maladie, c’est ce qui pouvait lui arriver de mieux, enchaîna le médecin. Il partira sans souffrir.
Pour qui se prenait-il pour juger de ce qui était bien ou mal pour Leone ? Ses doigts se crispèrent autour du plastique chaud. Elle avait la sensation étrange que ses jambes se réduisaient à deux bâtons osseux aussi secs que des pattes de flamant rose.
– Je peux le voir ? murmura-t-elle.
– Bien entendu. Il a été placé en soins intensifs.
Michèle raccrocha, puis, tel un automate, s’avança vers la cuisine et se laissa tomber sur la première chaise venue. Dehors, le jour commençait à se lever, perçant une lueur rosâtre derrière les Alpes. On entendait au loin le discret roulis d’un train de marchandises qui passait sur la voie ferrée, le premier de la journée.
Elle vida dans un verre le fond de vin qui restait dans la bouteille. Depuis l’hospitalisation de Leone, elle s’était mise à boire, se promettant d’arrêter s’il revenait à la maison.
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