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ISBN : 2266174401
Éditeur : Pocket (23/04/2007)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 587 notes)
Résumé :
La grande guerre des dieux,
Cycle 02 : La Belgariade,
Tome 04 : La Tour des Maléfices

Garion monta sur le trône de basalte et plaça l'Orbe sur le pommeau de l'énorme épée. Il y eut un déclic ; la force vive de la pierre fusa dans la garde. La lame se mit à luire et se détacha du mur. Il la rattrapa des deux mains. La foule dans la salle réprima un halètement. Garion sidéré vit l'Orbe jeter une formidable langue de feu bleu. Sans trop s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Coeurdechene
  11 octobre 2011
Dans le milieu des mondes imaginaires, on ne présente plus le couple Eddings, auteurs de nombreux romans qui ont façonné tout un pan de l'Héroïc-Fantasy et dont l'influence sur les générations futures n'est sans doute pas moindre que celle de leurs aînés. Longtemps annoncé comme le seul auteur de ses histoires, David Eddings reconnaît en 1995 la participation essentielle de sa femme dans son écriture. Il s'agissait de toute façon de "l'un des secrets les moins bien gardés de la fiction contemporaine". Et si lui est à l'origine des histoires, le lecteur doit à Leigh la cohérence des décors et du cadre des histoires, la majorité des personnages féminins et les chutes incisives. Ce qui n'est pas anodin et contribue énormément au plaisir de lecture de leurs ouvrage.
Mais qu'est-ce que La Belgariade ?
Il s'agit d'un cycle de romans en cinq "Chants" narrant les aventures de Garion, simple valet de ferme appelé à une grande destinée. le pitch est extrêmement simple, et pour être honnête, le cycle n'est pas tant apprécié pour la profondeur de l'histoire que pour le talent de conteur des auteurs et leur humour. A cause du jeu du destin et de Prophéties nébuleuses quant à l'avenir du monde, Garion et son petit groupe va parcourir tout le continent dans une sorte de gigantesque voyage initiatique. Les rencontres seront nombreuses et les occasions d'apprendre innombrables.
L'un des talents des auteurs est d'arriver à gérer une énorme distribution de personnages sans jamais réussir à ennuyer le lecteur, ni même à le perdre (ce qui en soit est une gageure). Les cartes parsemant les ouvrages sont pour beaucoup dans le suivi des aventures et le réalisme des peuples inventés relève presque du travail d'ethnologue.
Le monde de la Belgariade est coupé en deux continents aux proportions titanesques et aux reliefs accidentés.
Le cycle de la Belgariade est un prétexte à l'exploration du premier continent, constitué des Royaumes du Ponant et des Territoires Angaraks.
Chaque territoire est marqué par une géographie spécifique, des noms identifiables immédiatement et un trait de caractère fortement poussé. Ce qui permet d'une part de ne pas perdre tout de suite le lecteur, et dans un deuxième temps de grossir les traits et de faire une légère critique de certains contemporains l'air de pas y toucher... Ainsi les Cherek sont de grandes brutes dans le plus pur style viking alors que les Arendais sont de simples fermiers au pragmatisme exacerbé. Les Drasniens sont de redoutables marchands et les meilleurs espions du monde alors que les Asturiens sont de dangereux écervelés, aussi prompts à se fourrer dans les ennuis jusqu'au cou qu'à jurer une amitié indéfectible.
Le groupe accompagnant Garion dans sa quête est constitué d'un assemblage hétéroclites d'individus provenant des ces différents pays, aux traits si possible encore plus poussé que leurs congénères, histoire d'amener quelques situations cocasses et de compliquer les choses dans les relations du groupe.
L'humour est l'un des facteurs dominants de l'écriture du couple Eddings. Leurs textes sont truffés d'expressions très imagées et évocatrices, de jeux de sonorités, de situations emberlificotées et de répliques satiriques. Les dialogues sont des petits bijoux de réparties cinglantes et de mauvaise foi éhontée. Combien de fois ai-je dû fermer le livre quelques instants, incapable de réprimer un fou rire en imaginant certaines scènes ou lorsque l'image de l'une de ces expressions s'imposait à moi durant la lecture. C'est tout simplement jouissif...
Il est à souligner que les auteurs adorent les intrigues politiques et les états de siège. Ils sont d'ailleurs maîtres dans ce genre de description et n'ont pas leur pareil pour échafauder des théories fumeuses dont leurs personnages font bien évidemment les frais pour notre plus grand plaisir. de ce point de vue, ils se rapprochent de l'écriture de David Gemmell, même s'ils sont loin d'égaler son souffle épique dans la description des combats.
Certains lecteurs chagrins relèveront en point faible le personnage même de Garion, un peu long à la comprenette et qu'ils trouvent relativement agaçant dans son obstination à remettre en cause l'état qui est le sien : être le jouet d'une prophétie qui a scellé sa vie bien avant sa naissance... Honnêtement, si l'on se mettait à la place du garçon, élevé en Arendie, donc né pour être fermier, avec une conception très pragmatique de la vie et une ouverture d'esprit relativement étroite (assez large pour écouter des contes à la veillée, mais pas assez pour y croire), il paraît normal de passer un petit moment à se plaindre, non ? Et peut-être de se poser quelques question existentielles...
Et soit dit en passant, le tout est traité avec suffisamment d'humour pour ça passe tout seul, et ça se transforme même en running gag. Bon, je sais, je suis un public définitivement acquis à ce cycle, et aux autres grands cycles du couple que j'espère présenter plus tard.
Malgré tout, il s'agit d'un monument incontournable de la fantasy "classique" et il serait dommage de passer à côté. Pour un lecteur averti, c'est une lecture de distraction entre deux ouvrages plus conséquents.
Pour un néophyte, il s'agit d'un très bon cycle pour entrer dans les mondes imaginaires dont la lecture marque profondément. Je l'ai lu plusieurs fois et c'est toujours aussi jouissif, malgré quelques longueurs lorsque l'on connaît la fin de l'histoire. Mais ça reste une lecture très distrayante.
À découvrir ou à redécouvrir, juste pour le plaisir de s'esclaffer et de récupérer des expressions bizarre à placer ensuite dans une conversation...
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Bislys
  30 novembre 2016
Dans ce quatrième tome de la Belgariade, la quête de Garion et de ses compagnons prend un nouveau tournant. Maintenant que le jeune homme a récupéré l'Orbe, direction Riva, son royaume pour prendre la tête des armées du Ponant contre Torak. Garion prend alors conscience de l'énorme responsabilité qui pèse sur ses épaules ainsi que sur celles de Ce'Nedra.
Encore une fois, j'ai été conquise par ce tome! Garion n'est définitivement plus le petit garçon rencontré dans le premier tome. C'est désormais un roi et un sorcier en puissance. Fini les pleurnicheries et place à l'action pour lui et pour Ce'Nedra. J'ai retrouvé avec plaisir Barak, Silk et les autres. le seul personnage qui ne m'a pas manqué c'est Polgara. Si je l'a trouvais sympathique dans les premiers tomes, dans celui-ci, elle m'a franchement agacée. Elle a du mal à laisser Garion et Ce'Nedra prendre de l'assurance et ses "mon chou" et ses paroles moralisatrices à chaque fois qu'elle leur parle m'ont vraiment énervée. En dehors de ça, j'ai hâte de savoir comment va se terminer la Belgariade!
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stefmet
  29 mai 2015
Plus l'aventure avance, et plus j'apprécie cette histoire. Les personnages mûrissent, les événements se succèdent - même si ce n'est pas à un rythme fou avouons le.
Dans les points positifs, il y a quelques passages qui m'ont particulièrement plu comme la présentation du roi de Riva ou bien même le face à face Ce'Nedra et le forgeron pour son armure entre autre. (Bel)Garion est toujours en proie à ses doutes et à une certaine peur, mais il a vraiment au fil des épisodes et il a perdu son côté immature.
Dans les points négatifs, le caractère excessif à la limite hystérique des personnages féminins. Pourquoi faut-il que leurs colères durent des jours et qu'elles se sentent obligées de détruire tout ce qui passe à portée de main ?
Je suis vraiment pressé de terminer ce premier cycle, même si la fin semble toutefois évidente.
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Skarn-sha
  25 avril 2012
Commentaire sur le cycle complet :
Le chant de la Belgariade (ou simplement La Belgariade) fait partie de la grande fresque La Grande Guerre des Dieux, composée de dix tomes (elle même composée de cinq tomes) et quatre préquelles.
Ce n'est pas un secret, même si son nom ne figure pas sur les livres, que la femme de l'auteur à grandement participé à l'élaboration de ses livres. Derrière chaque personnage féminin, chaque réplique, chaque décor, se cache sa patte (Cela me fait penser au personnage de Poledra, du chant de la Mallorée, invisible aux yeux de tous mais pourtant bien présente).
Les auteurs ont réussi à créer tout un monde cohérent avec sa géographie, ses différents peuples, leurs religions, politiques et origines propres.
Les cartes, nombreuses et détaillées, permettent de se représenter le périple des protagonistes.
Tout ce vaste univers est présenté par le biais de Garion, héros de l'histoire, qui, ayant passé son enfance dans une ferme, le découvre en même temps que nous.
Bien que je connaisse évidemment l'histoire sur le bout des doigts, je me surprend toujours à découvrir de petits détails à chaque lecture.
Évidement, ce n'est pas la raison qui me fait régulièrement replonger dans cette décalogie malgré la hauteur everestique de ma PAL.
La véritable raison se situe dans la panoplie de personnages aussi variés que fouillés.
A chaque réouverture de cette série, je prend un grand plaisir, presque réconfortant à retrouver chaque personnage, comme si je retrouvais des amis de longue date.
J'ai évidemment des préférences pour Silk et Polgara avec leurs répliques cinglantes, Belgarath le grand sorcier bourré de défauts et Durnik, au sens pratique désarmant.
En effet, l'humour est fortement présent dans cette série.
Les interactions entre les personnages, les diverses scènes cocasses et surprenantes et les dialogues et répliques cinglantes sont de petites merveille d'humours.
On s'imagine aussi facilement les scènes que si l'on était au coté des personnages et souvent on rit de bon coeur.
Bon, je remarque que je ne parle pas trop de l'histoire de ce cycle.
La trame est en soit assez classique et se met doucement en place dans le premier tome.
Garion et sa tante Pol vivent paisiblement à la ferme de Faldor où la dame est la cuisinière en chef. Ils reçoivent parfois la visite du Sire Loup, le vieux conteur.
Rien ne présageait pour Garion autre chose qu'une vie de fermier, quand un événement mystérieux mit me feu au poudres, obligeant Sire Loup et Tante Pol, à partir en catimini avec le garçon sous le bras et le Durnik, le brave forgeron à la traine.
Car en réalité, tous sont beaucoup plus que ce qu'il ne laissent paraitre.
Le vieux conteur qui pillait les cuisines se révèle être Belgarath l'éternel, sorcier de sept-mille ans et véritable légende. Et Pol, malgré son talent dans les cuisines est en fait sa fille, Polgara la sorcière, aussi célèbre et presque aussi chargée d'ans que lui.
D'autre personnages les rejoignent rapidement dans leur quête dont le héros ignore tout : Silk, l'acrobate-marchand-voleur-espion, Barak le guerrier, Ce'Nedra la princesse mi dryade au caractère épicé, Lelldorin, l'archer dont le coeur est proportionnel à son absence de bon sens, Mandorallen, le chevalier persuadé (et presque à juste titre) d'être invincible, Relg, l'Ulgo, fanatique religieux capable de traverser la roche, Hettar, l'Algarois, capable de communiquer avec les chevaux, Mission, un garçon innocent et mystérieux et Taïba, la dernière des Maragues.

Au final, bien que cette série soit un peu lente à démarrer sur le début du premier tome (comme tout les premiers tomes, j'ai l'impression), elle fait partit de celle que j'ai relue (et que je relirais) un grand nombre de fois et que je conseillerai volontiers au même titre qu'un Gemmell ou un Bottero.
Mes seules réelles déceptions sont que le couple nous ai quittés et de ne pas avoir pu me procurer le seul de leurs livres que je n'ai pas lu : le codex de Riva.
Lien : http://lombredeskarnsha.blog..
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Iani
  20 août 2008
Avant dernier tome de la Belgariade, il m'a beaucoup plu, mais je le trouve quand même très légèrement en dessous du troisième. Mais ce n'est pas pour autant que je me suis ennuyée, au contraire ! Je ne voulais pas refermer ce livre, mais le temps qui manque et la fatigue m'ont empêché de le lire d'une traite.
Je vais me répéter par rapport aux autres tomes, mais tant pis :P
On devine dès le début ce qui va se passer, mais on accroche quand même à l'histoire. C'est ça en fait, qui me surprend avec cette saga. Mais bon même si on ne devine pas par soi-même, on lit les quatrièmes de couverture et on est directement au courant de l'issue de l'histoire (j'exagère à peine, et depuis quelques tomes je ne lis plus le résumé avant d'avoir fini le livre, pour éviter qu'il ne me confirme ce que je pensais dejà, je préfère le lire dans le bouquin et non dans le résumé.)
Comme d'habitude, j'aime beaucoup l'humour et les feintes de Silk, ainsi que les railleries de Belgarath. Ce'Nedra, toujours en plein crise d'adolescence (adolescence princière qui plus est), commence enfin à mûrir vers la fin du tome. Il était temps. Elle arrête enfin de se prendre pour le centre du monde, mais dommage qu'elle ait mis autant de temps à grandir.
En résumé donc, j'ai passé un excellent moment de lecture.
http://iani.over-blog.com/article-20555282.html
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   29 janvier 2012
Elle avait aussi eu tout le temps de méditer le problème de Garion. Ses longues semaines d’absence lui avaient paru d’une rigueur particulière, inexplicable. C’était comme si elle avait perdu quelque chose de très précieux, et cette perte lui laissait un douloureux sentiment de vide. D’ordinaire, ses sentiments étaient si confus et changeaient à une telle rapidité qu’elle n’avait pas le temps de se pencher dessus pour les étudier. Mais cette impression de manque persistait depuis si longtemps qu’elle était bien obligée de voir les choses en face.
Ça ne pouvait pas être de l’amour. Il était hors de question qu’elle tombe amoureuse d’un marmiton de campagne, aussi mignon soit-il. Elle était princesse impériale et son devoir était d’une clarté limpide : si elle avait la moindre raison de soupçonner que ses sentiments avaient franchi la barrière de la simple amitié, elle avait l’obligation absolue d’y mettre aussitôt fin. Or Ce’Nedra n’avait vraiment pas envie d’envoyer promener Garion et de ne plus jamais le revoir. Cette seule idée faisait trembler son petit menton. Ainsi, de toute évidence, ce qu’elle éprouvait n’était pas – ne pouvait pas être – de l’amour. Elle se sentit bien mieux après avoir tiré cela au clair. Cette éventualité l’avait troublée, mais la logique prouvait sans doute possible qu’elle n’avait rien à craindre de ce côté-là. C’était tout de même bien réconfortant d’avoir la logique pour soi.
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FlorelliaFlorellia   11 janvier 2018
– Le péché, le péché, le péché ! explosa-t-elle. Vous n'avez que ce mot-là à la bouche !
– Telle est ma seule et unique préoccupation : m'en préserver à tout instant.
– Eh bien, vous ne devez pas rigoler tous les matins ! lança-t-elle dans un grand éclat de rire. […] Si vous aviez l'âme si pure, mon corps ne vous troublerait pas tant, ajouta-t-elle en continuant à se déboutonner.
Relg avait les yeux qui lui sortaient de la tête.
– Mon corps ne me gêne pas, mais vous, on dirait qu'il vous fait beaucoup d'effet ! Et c'est moi qui aurais l'esprit mal tourné ! Je peux vous plonger dans le péché à tout instant. Je n'ai qu'à faire ça…
Elle écarta les pans de sa robe.
Relg fit volte-face en émettant des bruits étranglés.
– Allons, Relg, vous ne voulez pas regarder ? railla-t-elle tandis qu'il battait en retraite.
– Eh bien, Taïba, vous disposez là d'un formidable arsenal, la congratula Silk. [...]
– Qu'est-ce que c'était que tout ce raffut ? marmonna Belgarath en sortant de sa torpeur. […]
– Relg et Taïba avaient une discussion philosophique sur le fond et la forme, répondit Silk d'un petit ton badin. Certains arguments étaient particulièrement séduisants, je dois dire.
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SolarineSolarine   22 juin 2011
"- Quelqu'un aurait-il eu l'idée d'emporter à boire ? s'informa-t-il (Silk)

- Vous n'en avez pas eu assez hier ? rétorqua Belgarath.

- C'était pour oublier. Là, c'est pour des raisons thérapeutiques.

- De l'eau ? suggéra Garion

- Garion, j'ai la gorge sèche, pas les pieds sales."
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CoeurdecheneCoeurdechene   11 octobre 2011
Tout le reste de la journée, la Forteresse d'Algarie sembla grandir sur l'horizon occidental. C'était une immense citadelle fortifiée, dressée sur les collines dorées
— Un monument à la démesure de l'idée qui l'a érigé, murmura Silk d'un ton rêveur.
— Comment cela ? fit Durnik.
— Les Algarois sont des nomades, expliqua le petit homme, vautré sur le toit de la voiture. Ils passent leur vie à suivre leurs troupeaux dans des voitures pareilles à celle-ci. La Forteresse n'a qu'une seule utilité : fournir aux vandales murgos un abcès de fixation. Comme ça, ils viennent toujours l'attaquer, et le coin se prête assez bien à leur élimination. C'est nettement plus pratique que de leur courir après dans toute la prairie.
— Les Murgos ne s'en sont jamais rendu compte ? s'étonna Durnik.
— C'est possible, mais ils ne peuvent pas s'empêcher de revenir. Ils n'arrivent pas à admettre que personne n'habite vraiment là. Vous savez à quel point les Murgos peuvent être cabochards, fit Silk avec un de ses petits sourires carnassiers. Enfin, avec les années, les clans algarois en ont fait une sorte de compétition. D'année en année, ils essaient de se surpasser par la masse de roches transportées, et la Forteresse ne cesse de grimper, encore aujourd'hui.
— Kal-Torak l'a vraiment assiégée pendant huit ans ?
— On dit que son armée faisait comme une mer sans cesse recommencée, dont les vagues se seraient brisées sur les murailles de la Forteresse, répondit Silk. Les Angaraks seraient encore là s'ils n'avaient par fini par manquer de nourriture. C'est toujours le même problème avec ces gigantesques armées. N'importe quel imbécile peut lever une armée — jusqu'à l'heure du dîner, et puis les ennuis commencent.
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Skarn-shaSkarn-sha   26 mars 2012
Il n'avait jamais réalisé l'importance que Silk avait prise dans sa vie, depuis un an et demi qu'il le connaissait. L'esprit sardonique, l'aplomb démesuré du Drasnien à la tête de fouine constituaient une certitude rassurante. Silk n'était pas dépourvu de travers et de bizarreries. C'était un petit homme tendu comme la corde d'un arc, complexe, mais doté d'un sens de l'humour à toute épreuve et d'une agilité mentale qui les avait tirés de bien des situations désagréables.
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