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ISBN : 2266174657
Éditeur : Pocket (21/02/2008)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 848 notes)
Résumé :
La grande guerre des dieux,
Cycle 02: La belgariade,
Tome 01: Le pion blanc des présages

Et les dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant; façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d'un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
Coeurdechene
  11 octobre 2011
Dans le milieu des mondes imaginaires, on ne présente plus le couple Eddings, auteurs de nombreux romans qui ont façonné tout un pan de l'Héroïc-Fantasy et dont l'influence sur les générations futures n'est sans doute pas moindre que celle de leurs aînés. Longtemps annoncé comme le seul auteur de ses histoires, David Eddings reconnaît en 1995 la participation essentielle de sa femme dans son écriture. Il s'agissait de toute façon de "l'un des secrets les moins bien gardés de la fiction contemporaine". Et si lui est à l'origine des histoires, le lecteur doit à Leigh la cohérence des décors et du cadre des histoires, la majorité des personnages féminins et les chutes incisives. Ce qui n'est pas anodin et contribue énormément au plaisir de lecture de leurs ouvrage.
Mais qu'est-ce que La Belgariade ?
Il s'agit d'un cycle de romans en cinq "Chants" narrant les aventures de Garion, simple valet de ferme appelé à une grande destinée. le pitch est extrêmement simple, et pour être honnête, le cycle n'est pas tant apprécié pour la profondeur de l'histoire que pour le talent de conteur des auteurs et leur humour. A cause du jeu du destin et de Prophéties nébuleuses quant à l'avenir du monde, Garion et son petit groupe va parcourir tout le continent dans une sorte de gigantesque voyage initiatique. Les rencontres seront nombreuses et les occasions d'apprendre innombrables.
L'un des talents des auteurs est d'arriver à gérer une énorme distribution de personnages sans jamais réussir à ennuyer le lecteur, ni même à le perdre (ce qui en soit est une gageure). Les cartes parsemant les ouvrages sont pour beaucoup dans le suivi des aventures et le réalisme des peuples inventés relève presque du travail d'ethnologue.
Le monde de la Belgariade est coupé en deux continents aux proportions titanesques et aux reliefs accidentés.
Le cycle de la Belgariade est un prétexte à l'exploration du premier continent, constitué des Royaumes du Ponant et des Territoires Angaraks.
Chaque territoire est marqué par une géographie spécifique, des noms identifiables immédiatement et un trait de caractère fortement poussé. Ce qui permet d'une part de ne pas perdre tout de suite le lecteur, et dans un deuxième temps de grossir les traits et de faire une légère critique de certains contemporains l'air de pas y toucher... Ainsi les Cherek sont de grandes brutes dans le plus pur style viking alors que les Arendais sont de simples fermiers au pragmatisme exacerbé. Les Drasniens sont de redoutables marchands et les meilleurs espions du monde alors que les Asturiens sont de dangereux écervelés, aussi prompts à se fourrer dans les ennuis jusqu'au cou qu'à jurer une amitié indéfectible.
Le groupe accompagnant Garion dans sa quête est constitué d'un assemblage hétéroclites d'individus provenant des ces différents pays, aux traits si possible encore plus poussé que leurs congénères, histoire d'amener quelques situations cocasses et de compliquer les choses dans les relations du groupe.
L'humour est l'un des facteurs dominants de l'écriture du couple Eddings. Leurs textes sont truffés d'expressions très imagées et évocatrices, de jeux de sonorités, de situations emberlificotées et de répliques satiriques. Les dialogues sont des petits bijoux de réparties cinglantes et de mauvaise foi éhontée. Combien de fois ai-je dû fermer le livre quelques instants, incapable de réprimer un fou rire en imaginant certaines scènes ou lorsque l'image de l'une de ces expressions s'imposait à moi durant la lecture. C'est tout simplement jouissif...
Il est à souligner que les auteurs adorent les intrigues politiques et les états de siège. Ils sont d'ailleurs maîtres dans ce genre de description et n'ont pas leur pareil pour échafauder des théories fumeuses dont leurs personnages font bien évidemment les frais pour notre plus grand plaisir. de ce point de vue, ils se rapprochent de l'écriture de David Gemmell, même s'ils sont loin d'égaler son souffle épique dans la description des combats.
Certains lecteurs chagrins relèveront en point faible le personnage même de Garion, un peu long à la comprenette et qu'ils trouvent relativement agaçant dans son obstination à remettre en cause l'état qui est le sien : être le jouet d'une prophétie qui a scellé sa vie bien avant sa naissance... Honnêtement, si l'on se mettait à la place du garçon, élevé en Arendie, donc né pour être fermier, avec une conception très pragmatique de la vie et une ouverture d'esprit relativement étroite (assez large pour écouter des contes à la veillée, mais pas assez pour y croire), il paraît normal de passer un petit moment à se plaindre, non ? Et peut-être de se poser quelques question existentielles...
Et soit dit en passant, le tout est traité avec suffisamment d'humour pour ça passe tout seul, et ça se transforme même en running gag. Bon, je sais, je suis un public définitivement acquis à ce cycle, et aux autres grands cycles du couple que j'espère présenter plus tard.
Malgré tout, il s'agit d'un monument incontournable de la fantasy "classique" et il serait dommage de passer à côté. Pour un lecteur averti, c'est une lecture de distraction entre deux ouvrages plus conséquents.
Pour un néophyte, il s'agit d'un très bon cycle pour entrer dans les mondes imaginaires dont la lecture marque profondément. Je l'ai lu plusieurs fois et c'est toujours aussi jouissif, malgré quelques longueurs lorsque l'on connaît la fin de l'histoire. Mais ça reste une lecture très distrayante.
À découvrir ou à redécouvrir, juste pour le plaisir de s'esclaffer et de récupérer des expressions bizarre à placer ensuite dans une conversation...
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Tatooa
  17 juillet 2016
J'ai lu le cycle (la décalogie) au fur et à mesure de sa sortie, il y a fort, fort, fort longtemps... A une époque où j'aimais (ou pas) les livres que je lisais sans me poser de questions, vu que je n'avais pas à écrire d'avis dessus !
Il m'avait laissé un souvenir "d'excellent", mais j'avoue que 26 ans plus tard, j'avais un peu (beaucoup, passionnément) oublié pourquoi.
Et bien je le sais de nouveau !
C'est assez génial, en fait, même pour un tome d'introduction. Avec suffisamment d'action pour ne pas qu'on s'ennuie. Suffisamment de mystères pour qu'on reste accroché. Suffisamment de dialogues pour que ce soit super-vivant. Suffisamment d'humour pour que ce soit un plaisir à lire. Et avec des personnages hauts en couleur, attachants (ou pas), mystérieux, à multiples facettes, une quête dont on connait les grandes lignes mieux que Garion le petit garçon lui-même, sans pour autant trop savoir où l'auteur veut en venir.
En bref, tout ce que j'aime dans la fantasy de divertissement, pas prise de tête, facile à lire sans être simpliste.
Par contre, je crois que j'aurais pas du (re) commencer. J'ai envie de savoir la suite (que j'ai oubliée aussi) alors que j'ai trop d'autres choses à lire en même temps ! AAAAAAAARGH !
Je sais qu'aujourd'hui, les bouquins dans le genre sont légions. Mais à l'époque, il n'y en avait pas beaucoup, je les pistais, je les cherchais, je les suivais de très près (en allant souvent en librairie, et oui, une autre époque). Alors je pense que certains jeunes gens qui lisent ça peuvent se permettre d'être blasés et de dire que c'est naze ou moyen, mais moi, qui me souviens encore de mon état d'esprit quand je lisais ça, ou Elric, ou "les dragons de Pern", émerveillée, bah je réitère avec la note max, le coup de coeur, paf. Point fin.
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Ptitelfe
  23 septembre 2014
Le récit commence par la légende de l'Orbe d'Aldur, joyau puissant des 7 Dieux, qui, sous l'influence du Dieu Torak,lui brûla une partie du visage et fendit la Terre en deux. Les 6 autres Dieux s'unirent contre Torak qui cacha l'Orbe dans sa plus haute tour à Ctho Mishrak. Mais, pour le bien être de la planète, elle fut dérobée par Riva, un être pur et dénué de mauvaises attentions. Torak, rouge de colère, lança à son peuple Angarak la malédiction suivante : Tant que l'Orbe ne lui sera restituée, la cité sera réduite à néant, et les Angaraks erreront sur Terre. Les alliés de Riva décidèrent, sous l'ordre du grand sorcier Belgarath, de se séparer pour protéger l'Orbe et empêcher le retour de Torak. Les héritiers de l'Orbe sont reconnus par l'emprunte au creux de leur paume, et grace à elle, ils peuvent communier avec le pouvoir de l'Orbe qui réside au royaume de Riva. Begarath et sa fille Polgara s'unirent pour lutter contre Torak, et protéger l'héritier de l'Orbe

Voilà comment démarre l'histoire de cette saga en 5 tomes. J'avoue qu'en lisant ces premières pages, je n'avais rien compris! Déjà, il y avait trop de nouveaux noms, nouveaux peuples, nouveaux Dieux, je ne m'y retrouvais pas, mais j'ai laissé tomber ce passage en sachant qu'il serait éclairé dans la suite du roman.

Et tel fut le cas. Dans les premiers chapitres, nous faisons connaissance avec notre héros : Garion, jeune garçon qui vit avec sa tante Pol dans la ferme de Faldor. Il passe son temps avec deux amis, et aide Pol à préparer de délicieux mets. Jusqu'au jour où le retour de Sire Loup chamboule toute son existence. de là, il va devoir partir à l'aventure avec Pol, Sire Loup, Durnik le forgeron, et d'autres compagnons qu'il rencontrera en cours de route : Silk et Barak. Garion ne sait absolument pas ce qu'ils sont censés faire, mise à part qu'ils recherchent quelqu'un qui a volé quelque chose de très précieux.

Je n'en dirai pas plus sur ce premier tome, mais c'est à partir de ce moment là que les aventures commencent. Nous découvrons en même temps que Garion l'objet de la quête, ainsi que les secrets des personnes l'entourant, et le langage secret connu de certains peuples, et que Garion apprendra avec Silk.

C'est un univers complètement nouveau que nous décrit David Eddings. Comme la plupart des sagas littéraire, le premier tome plante le décor et l'intrigue.
Quand j'ai terminé le livre, je n'avais qu'une envie, c'était de commencer le tome 2 : "La Reine des Sortilèges"
J'ai acheté le 2è tome cette semaine pour connaitre la suite de leurs aventures.
Au niveau écriture, les dialogues sont très vivants et amusants, Silk est rusé, vif, manie les mots avec simplicité et ne tourne pas autour du pot. Pol, elle, est distante et froide, et reste toujours sérieuse.
Un conseil : Une fois ce livre fini, relisez l'introduction avec la Légende des Rois et de l'Orbe, tout se mettra en place dans votre tête et deviendra compréhensible.

Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas rapidement le relire car j'ai du laisser de côté de nombreux détails importants sans le savoir :)
En conclusion, une lecture fantasy classique, qui se lit agréablement. Les lieux et personnages sont bien décrits, on imagine facilement les aventures de nos héros. J'attend beaucoup de la suite de cette saga.
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Crazynath
  22 novembre 2014
Première incursion dans l'univers des Eddings et j'avoue ne pas être déçue du voyage.
Dépaysement assuré , ce qui était exactement le but recherché quand je me suis lancée dans cette lecture...
Ce premier tome du cycle de La Belgariade permet de planter le décor et de découvrir ses acteurs principaux : le jeune Garion, sa tante Pol, Sire Loup etc...
Le style est très agréable à lire, les dialogues quelquefois savoureux avec un petit gout de revenez-y !!
Vais rapidement me procurer la suite et pis c'est tout...
Challenge ABC 2014/2015
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Soleney
  13 octobre 2014
Garion est un petit garçon autour duquel plane un étonnant mystère : celui de ses origines. Orphelin, élevé par une tante qui semble cacher beaucoup de secrets, épié par un étrange cavalier noir… le mystère ne fait que s'épaissir au fil des pages pour lui. Qui est-il ? Pourquoi des adultes l'ont-ils embarqué sur les routes avec eux ? Que cherchent-ils ?
Il ne se passe pas grand-chose dans ce premier tome. Pendant cinq chapitres, l'auteur nous détaille la vie à la ferme, le quotidien de son jeune héros, qui espionne les grandes personnes en train de lui cacher des choses, ses aventures avec les enfants de son âge, et c'est tout. Ensuite, il se retrouve à vadrouiller à travers le monde avec des adultes sans savoir où ni pourquoi – puisque tout le monde lui fait des cachoteries !
Mais malgré ce manque d'action, j'ai été complètement absorbée par l'histoire. Peut-être entre autres parce que j'ai adoré les personnages.
Ceux que j'ai préférés sont sire Loup et dame Pol. Ils ont tous deux un sacré caractère – surtout la deuxième – et ils m'ont impressionnée ou faite rire selon les situations. Plus l'histoire avance, plus Pol prend de la prestance. Au début, elle se comporte comme ce qu'elle est – une simple cuisinière de ferme, mais bien caractérielle –, et puis Garion réalise qu'elle connaît tout le monde et que tout le monde la respecte. Qu'elle tutoie les rois, qu'elle joue les duchesses (un peu trop) à la perfection et qu'elle fait même peur à beaucoup d'hommes. Mais qui est-elle ?
Sire Loup, ce vieux conteur solitaire et facétieux toujours prompt à voler des beignets dans le dos de dame Pol, devient peu à peu un homme grave qui semble avoir beaucoup de responsabilités. Tout comme la première, il prend de la prestance au fil du récit.
Dans ce livre, les gens ne sont pas ce qu'ils semblent être, et c'est ce que j'ai le plus aimé. Silk et Barak sont plutôt surprenants. On devine à l'avance certaines révélations, mais d'autres sont agréablement inattendues. Au final, le seul qui a l'air de ce qu'il est vraiment est Durnik, un forgeron parti à l'aventure avec les compagnons parce qu'il jugeait inacceptable qu'une jeune femme fragile comme dame Pol affronte le danger des routes… Quelles belles désillusions l'attendent !
Garion, lui, est un petit bonhomme très attachant. Dans la littérature, c'est rare que j'apprécie les enfants. Mais celui-là fait partie des exceptions. Il est courageux, fouineur et drôle, il se met un peu dans le pétrin quand il essaye de découvrir ce qu'on lui cache et nous on le plaint en voyant ce que lui fait subir sa tante. J'ai beau aimer cette dernière, je la trouve injuste envers lui. Elle est très exigeante, et surtout, elle refuse de lui communiquer la moindre information – c'est à cause d'elle qu'il ne sait rien, elle interdit à quiconque de lui expliquer quoi que ce soit. Évidemment, c'est pour le protéger. Mais lui, ça le frustre plus qu'autre chose – ce que je peux comprendre.
Nous autres lecteurs, on sait presque tout (ou plutôt, on se doute). On devine facilement qui sont réellement Garion, sire Loup et dame Pol, et pourquoi beaucoup de choses semblent tourner autour du garçon. Tout est expliqué dans le prologue – donc, Garion est vraiment le seul à être ignorant. Mais plus on avance dans l'histoire, plus on remarque qu'il y a des détails qui restent dans l'ombre, et ça me donne particulièrement envie de lire la suite.
Mais c'est presque dommage d'en savoir autant. Par moments, je me suis surprise à regretter de ne pas être aussi perdue que le protagoniste. Ça pourrait être intéressant de lire le prologue APRÈS avoir fini tout le premier volume… de tomber sur les révélations après des pages et des pages de mystère.
L'univers est très riche : il y a de nombreux royaumes (douze, au total), une genèse travaillée, et une mythologie complète. Les pays du Ponant sont à couteaux tirés avec leurs voisins de l'est, adorateurs de Torak, le dieu renégat, et c'est sur ce fond de tension politique que se déroule l'histoire.
Petit détail : j'ai aimé le principe du langage des signes, que Silk fait apprendre à Garion. Il l'utilise, parfois, mais apparemment, il a un « drôle d'accent » qui fait que certaines personnes se moquent de lui. C'est la grande différence avec d'autres romans de fantasy : Eddings n'a pas peur de tourner son héros en ridicule. Entres autres grâce à cela, l'écriture est drôle – d'autant plus que les personnages s'envoient parfois de bonnes piques bien acides, très amusantes ! L'ironie fait également partie de la narration, au grand dam de ce pauvre Garion. C'est un pion, sans aucun doute, aussi blanc que l'innocence. Et c'est non seulement le pion de Belgarath, mais aussi celui de l'auteur !
Curieusement, c'est pendant que l'action s'installe que j'ai eu le plus de mal à rester dans ma lecture. le début est passé tout seul, mais à partir du moment où les protagonistes partent à l'aventure, j'ai commencé progressivement à me détacher de l'histoire. J'ai même dû me forcer pour arriver jusqu'à la fin. C'est dommage et je le regrette.
Mais ce qui est sûr, c'est que je lirai la suite avec grand plaisir et grande impatience :)
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   30 avril 2011
Garion se blottit près du feu, dans la chambre qu’il partageait avec tante Pol, dans l’espoir de réchauffer ses pieds gelés. Tante Pol était restée elle aussi près de la cheminée, à repriser l’une des tuniques de Garion, son aiguille étincelante voltigeant au-dessus du tissu.
— Qui était le roi de Riva, tante Pol ? lui demanda-t-il.
Elle s’interrompit, l’aiguille en l’air.
— Pourquoi me demandes-tu ça ? dit-elle.
— Silk m’a parlé des Nyissiens, expliqua-t-il. Il m’a raconté que leur reine avait fait tuer le roi de Riva. Pourquoi a-t-elle fait ça ?
— Tu poses beaucoup de questions, aujourd’hui, on dirait ? remarqua-t-elle, en recommençant à manier l’aiguille.
— On parle de tout un tas de choses, en route, Silk et moi, fit Garion en rapprochant encore un peu ses pieds du feu.
— Fais attention, tu vas mettre le feu à tes chaussures, l’avertit-elle.
— Silk dit que je ne suis pas sendarien, continua Garion. Il dit qu’il n’a pas encore réussi à voir d’où je venais, mais que je n’étais pas sendarien.
— Silk parle beaucoup trop, observa tante Pol.
— Tu ne me dis jamais rien, tante Pol, reprit-il, avec agacement.
— Je te dis tout ce qu’il faut que tu saches, répliqua-t-elle imperturbablement. Tu n’as pas besoin d’en savoir davantage pour l’instant sur les rois de Riva ou les reines de Nyissie.
— Tout ce que tu veux, c’est que je reste ignare, éclata Garion. Je suis presque un homme, et je ne sais même pas ce que je suis — ni qui je suis.
— Je le sais, moi, qui tu es, dit-elle sans lever les yeux.
— Alors, qui suis-je ?
— Tu es un jeune homme qui va mettre le feu à ses chaussures.
Il recula précipitamment les pieds.
— Tu n’as pas répondu à ma question, accusa-t-il.
— Non, fit-elle de la même voix calme et impassible qui l’exaspérait tant.
— Et pourquoi ne veux-tu pas me répondre ?
— Parce que tu n’as pas encore besoin de connaître la réponse pour l’instant. Je te le dirai le moment venu, pas avant.
— Ce n’est pas juste, protesta-t-il.
— Il n’y a pas de justice. Cela dit, puisque tu es un homme, maintenant, pourquoi n’irais-tu pas chercher un peu de bois ? Ça te fournirait un bon sujet d’occupation.
Il lui jeta un regard noir et sortit de la pièce en tapant des pieds.
— Garion, reprit-elle.
— Oui ?
— N’essaie même pas de claquer la porte.
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SoleneySoleney   07 octobre 2014
— Vous n'avez besoin de rien, dame Pol ? demanda-t-il avec une courbette ironique, les yeux brillants de malice. Quelque petite chose que je pourrait vous rapporter – puisque je vais faire des courses, de toute façon ?
Tante Pol réfléchit un instant.
— Le niveau de certains de mes pots à épices est un peu bas, en effet. Et il y a un marchand d'épices tolnedrain dans le passage des Fenouils. [...]
— Le voyage risque d'être bien déshydratant, admis plaisamment le vieil homme. Et bien solitaire, aussi. Dix lieues sans personne à qui parler, ça fait long.
— Vous pourrez toujours parler aux oiseaux, suggéra platement tante Pol.
— Les oiseaux sont assez doués pour écouter, répondit gravement le vieillard, mais ils répètent toujours la même chose et leur discours devient vite ennuyeux. Et si j'emmenais le gamin pour me tenir compagnie ?
Garion retint son souffle.
— Il prend déjà bien assez de mauvaises habitudes comme ça, rétorqua aigrement tante Pol. Je ne tiens pas à ce qu'il profite des conseils d'un spécialiste.
— Allons, dame Pol, objecta le vieil homme en s'emparant, comme par inadvertance, d'un beignet. Là je vous trouve injuste. Ça ne pourrait pas lui faire de mal de voir du pays ; ça élargirait son horizon, si vous voyez ce que je veux dire.
— Son horizon est déjà bien assez étendu comme ça, merci.
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SoleneySoleney   09 octobre 2014
— Barak ! hurla, depuis le milieu du mât, un homme corpulent qui regagna le pont en descendant à la force des poignets [...].
— Greldik ! rugit Barak en réponse.
Il mit vivement pied à terre, et le marin à l'air rien de moins que rassurant et lui échangèrent une accolade digne de deux ours.
— On dirait que messire Barak et le capitaine de notre navire se connaissent, commenta le comte de Seline.
— C'est très préoccupant, répondit Silk, d'un ton persifleur. J'espérai que nous tomberions sur un capitaine d'âge mûr, sobre, sensé et porté à sa circonspection. [...]
— Je me suis laissé dire que le capitaine Greldik était l'un des meilleurs marins de Cherek, lui garantit le comte.
— Comme quoi les critères cheresques peuvent se révéler fallacieux, Monseigneur, répondit Silk avec un regard de bête blessée.
+ Lire la suite
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TatooaTatooa   14 juillet 2016
- Belgarath le sorcier a sept mille ans - peut-être même un peu plus. (Vieux Loup Solitaire)
- C'est impossible ! décréta Garion.
- Vraiment ? Et quel âge tu as, toi ?
- Neuf ans. Enfin, je vais les avoir à Erastide.
- Et en neuf ans, tu as eu le temps d'apprendre tout ce qui est possible et tout ce qui ne l'est pas ? Tu es un petit garçon remarquable, Garion.
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frankgthfrankgth   04 septembre 2011
Garion regarda le vieil homme dont les cheveux et la barbe blanche semblaient briller d'une lumière intérieure sous le soleil du matin.
- Comment ça fait de vivre éternellement, grand-père ? demanda-t-il.
- Je ne sais pas, répondit sire Loup. Je n'ai encore jamais vécu éternellement.
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