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Patrick Marcel (Traducteur)
ISBN : 295394477X
Éditeur : Callidor (01/12/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Sur la lointaine Mercure, les trompettes de la guerre viennent de retentir, les tambours de chanter le fracas des armes et les épées de se parer de leur manteau de pourpre. L’honneur des Démons a été foulé aux pieds par le roi de Sorcerie, et pour laver l’affront, le seigneur Juss et ses alliés s’apprêtent à livrer un combat épique. Leur périple les conduira à travers forêts et déserts, mers et marais, au coeur des fabuleuses contrées de la terre du milieu, depuis l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Alfaric
  31 janvier 2018
J'adore la politique du petit éditeur Callidor de sortir de l'oubli des oeuvres fantasy méconnues ou inconnues, initialement parues à une époque où le mot fantasy n'existait pas encore... Ici, il s'attaque à un gros morceau avec "Le Serpent Ouroboros" d'Eric Rücker Eddison publié dans la langue de Shakespeare en 1922 et mis sur un piédestal par des auteurs tels que H.P. Lovecraft, Fritz Leiber, J.R.R. Tolkien, C.S. Lewis, L. Sprague de Camp, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg, Neil Gaiman, Mary Gentle, Ellen Kushner...
Nous sommes sur Mercure divisés en royaumes médiévaux-fantastiques, gastes terres et terres de légende. Les Sorciers de Sorcerie, dont l'emblème est le crabe, veulent devenir les maîtres du monde, mais ils trouvent à qui parler avec les Démons de Démonie, dont l'emblème est l'hippogriffe. Bien évidemment, les premiers essaient de faire passer les deuxièmes pour un Rogue State (stratégie vieille comme le monde, encore utilisé actuellement par les prétendus « gendarmes du monde » et autres « leaders du monde libre »). Mais on ne démarre pas au premier épisode de leur rivalité, puisqu'on nous raconte que lors de la croisade contre les Goules les Sorciers ont fuit le champ de bataille final en laissant à leurs rivaux Démons le soin de subir l'essentiel des combats donc des pertes. le roi Goricé XI s'en prend donc à une Démonie à l'armée et aux défenses affaiblies et provoque ses rivaux pour lui fournir le prétexte qu'il souhaite à une guerre qu'il est sûr de gagner... Sauf que les Démons retourne la provocation contre lui, et l'arroseur se retrouve arrosé quand on le somme de prouver sa valeur dans un duel de force, un combat de lutte entre lui et Goldry Bluszco le champion de Démonie... Et malgré moult fourberies dans et en dehors du combat, la Démonie finit une fois de plus à l'emporter sur la Sorcerie. Sauf que tout est à refaire, puisque comme les Seigneurs du Temps de Gallifrey le roi Goricé possède 12 vies, qu'à chaque mort il renaît avec ses souvenirs intacts mais une nouvelle personnalité, et qu'une prophétie dit que sa 12e incarnation parviendra enfin à assouvir ses ambitions... Si Goricé X était un maître de l'épée, et Goricé XI un maître de la lutte, Goricé XII est lui un maître en sorcellerie, plus intelligent et plus rusé que Goricé VII tué par ses propres invocations démoniaques... le nouveau souverain lâche les forces de la nuit sur ses ennemis, et Goldry Bluszco est emporté par un démon : le roi Juss et ses alliés partent alors en quête de leur ami, ce qui les amène dans les griffes de Sorcerie avant de les amener au bout du monde, au delà de la Moruna, au sommet de la Koshtra Belorn qui marque la frontière avec l'inconnu...
Nous sommes face à un texte fondateur de la High Fantasy, qui mélange épopée chevaleresque, chanson de geste, et intrigues de cours. Mais on est aussi d'abord et surtout dans la Fantasy Optimates, donc malgré les qualités du texte et la beauté de son style j'ai tiqué à plusieurs reprises et j'ai fini pas lire en diagonale :
- Gro le gobelin apatride, âme damnée des rois Goricé, est le personnage le plus ambivalent donc peut-être le plus intéressant mais il porte sur lui tous les clichés antisémites d'un époque qu'on espère définitivement révolue
- On est dans un soap nobiliaire écrit à une époque où les préjugés de castes sont encore vivaces, en s'inspirant entièrement de récits aristocratiques écrits à une époque où les préjugés de castes étaient force de loi... Donc on a une galerie de personnages qui sont plus dans le paraître que dans l'être (ce qui n'est pas forcément gênant, tant on peut retrouver les sensations du jdr "Pendragon"), mais surtout qui se fichent éperdument de ceux qui ne sont pas de leur rang, et on meurt en masse en leur nom dans leur plus parfaite indifférence... Faut pas s'étonner après cela des boucheries des guerres mondiales !
Le pompom c'est le destin de Mivarsch… le lutin guide le roi Juss et le champion Brandoch Daha a travers les gastes terres vers la Koshtra Belorn (remember Frodo, Sam, Gollum, le Marais des Morts et le Mordor), et quand ils tombent face à une Manticore c'est lui qui les arrache aux griffes de la mort en faisant preuve d'une héroïsme qui n'aurait jamais dû être sien. Et pourtant en tentant d'échapper au sort qui lui avait été prédit, il meurt comme une merde et les deux personnages donc l'auteur en ont rien à secouer ! C'est un roturier, c'est un manant, c'est un vilain donc sa mort ne compte pas... Soupirs
- Les défauts de narration... L'auteur introduit le récit en nous le faisant voir par les yeux du petit bourgeois anglais Lessingham transporté sur Mercure par une puissance invisible, et ce narrateur disparaît sans crier gare dès le chapitre 2... Dans le chapitre 7 déboule de nulle part le chevalier errant de Koboldie La Férize qui combat les méchants et délivre les gentils avant de repartir vers nulle part : dans le genre grosse ficelle et deus ex machina il se pose bien, et on est encore au début de l'histoire... Je n'ai rien compris à l'histoire des généraux fantômes des collines de Salapante, je n'ai rien compris à l'histoire de la châtelaine vampire, et je ne pas compris pourquoi les Démons retrouvaient leurs vieux ennemis de Sorcerie au milieu de nulle part et pourquoi après combats, tractations, négociations, tentatives de trahison et grands dialogues shakespearienne le roi et son champion prenaient la poudre d'escampette en plein milieu de la bataille pour laisser leurs compagnons d'armes en plan pour ne pas dire en fort mauvaise posture (et on n'entendra plus parler des uns et des autres par la suite : malédiction de l'auteur jardinier plus préoccupé de développer son style de de raconter son histoire ?)... ça et les rêves, et les augures et les prophéties qui servent systématiquement d'éléments déclencheurs...
- le style... C'est une question de goûts et de couleurs, mais aussi de dosage : pas assez et c'est insipide, trop et c'est indigeste !
L'auteur s'éclate avec des poèmes shakespeariens, des scènes tirées du théâtre élisabéthain, des incipits en vieil anglais tiré de la littérature jacobéenne et des descriptions balzaco-proustiennes truffés de mots rares qui obligent à prendre un dictionnaire (et que celui qui sait ce que sont des cymophanes me jette la première pierre). C'est littérairement et intellectuellement brillant, ces enchaînements d'exercices stylistiques de haute volée, d'autant plus que c'est traduit par l'immense Patrick Marcel qui s'éclate également. Au début c'est capiteux, mais passé un cap c'est saoulant car cela devient d'autant plus mécanique qu'on voit bien que l'auteur ne met pas la même résolution à bien construire et raconter son histoire... « Il alla se coucher (insérez une description qui n'en finit plus truffée de mots rares). Il fit un rêve (insérez une description qui n'en finit plus truffée de mots rares). Quand le rêve pris fin le soleil se leva (insérez une description qui n'en finit plus truffée de mots rares), et il jeta un regard sur de son balcon (insérez une description qui n'en finit plus truffée de mots rares). » Et ainsi de suite...
Pour moi cette lecture a été plus intéressante que plaisante, car j'y vu les prémisses de Sauron, du Mordor et de la Montagne du Destin chez J.R.R. Tolkien, la rivalité entre la Démonie et la Sorcerie annonce la rivalité entre Melniboné et Pang Tang chez Michael Moorcock, le soap nobiliaire deviendra sous la plume de Roger Zelazny le Dallas Fantasy, et caetera... (liste à compléter au fur et mesure de mon exploration des genres de l'imaginaire, quête sans fin que je vous léguerais un jour amis lecteurs et amies lectrices)
En Fantasy on voit bien, voire de plus en plus, la ligne de fracture entre Optimates qui voient dans les origines de la Fantasy classiques anciens, haute littérature et jongleurs de mots, et Populares qui voient dans les origines de la Fantasy récits populaires intemporels, romans-feuilletons et conteurs de bonnes histoires. Dans "The Evolution of Modern Fantasy: From Antiquarianism to the Ballantine Adult Fantasy Series", Jamie Williamson reprend l'Histoire de la Fantasy telle qu'on peut la retrouver dans à peu près tous les MOOC du monde, sauf qu'il sème plein de petits cailloux blancs pour aboutir à la conclusion que les commissaires littéraires ont sciemment ignoré tous les évolutions apportées au genre par les médias autres que la littérature, ce qui n'a absolument aucun sens à partir du XXe siècle, et qu'au sein de la littérature ils ont sciemment ignoré tout ce qui ne trouvait pas grâce à leurs yeux, à savoir tous les auteurs qui n'ont pas la carte et pas la côte parce qu'ils n'appartiennent pas aux milieux sociaux autorisés ou parce qu'ils n'ont pas les diplômes qu'il faut en littérature moderne... Sa collection de citations est autant croustillante que révélatrice d'une mentalité affreusement élitiste, qu' elle soit consciente ou inconsciente, du coup je ne reprend que celle de Katherine Kurtz : « "Le Cycle des Épées" de Fritz Leiber est très mauvais, la preuve en est que Fahrd et le Souricier ne sont mêmes pas fichus de s'exprimer correctement, comme le font les personnages de Shakespeare »... Mais bien sûr, dans un monde médiéval fantastique le bas peuple, les truands et les soudards seraient obligés de s'exprimer en vers pour satisfaire les caprices des commissaires littéraires : je serais mort de rire si ce n'était pas aussi pathétique !

Toujours finir par une note positive : retenez bien le nom de l'illustratrice Emily C. Martin, un grand destin l'attend tant ses dessins sont du bonbon pour les yeux... Elle a tout compris à la Fantasy, et si Arthur Rackham et Barry Windor Smith se seraient associés pour officier ici, pas sûr qu'ils auraient fait mieux !!!

Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) 2018
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Commenter  J’apprécie          3911
nebalfr
  29 avril 2018
Dans la deuxième salve de la collection « L'Âge d'or de la fantasy » des éditions Callidor, c'est sans doute le titre le plus attendu – un classique des littératures de l'imaginaire datant de 1922, et qui a notoirement séduit et inspiré les plus grands auteurs du genre, incluant un Tolkien qui par ailleurs pointait les défauts de l'oeuvre tout en en admettant la grandeur ; mais on peut citer aussi H.P. Lovecraft ou Clark Ashton Smith, Fritz Leiber et C.S. Lewis, Ursula K. le Guin, George R.R. Martin… Pour quelque raison étrange, le Serpent Ouroboros n'avait pourtant jamais été édité en français ! Cette très belle collection a enfin permis de se lancer dans cette entreprise, avec Patrick Marcel à la traduction et Emily C. Martin à l'illustration, dans un style très BD épique (j'ai pensé notamment aux Savage Sword of Conan, John Buscema et compagnie) qui s'avère parfaitement approprié.

Un bémol, toutefois et d'emblée : le livre, pour s'adapter aux conditions de publication de Callidor, a dû être coupé en deux… et autant dire que j'espère que la parution de la suite ne demandera pas un délai aussi long que celui qui s'est écoulé entre la première et la deuxième salve de la collection : pour Harold Lamb et Khlit le Cosaque, on pouvait se le permettre, puisqu'il s'agissait de nouvelles, mais beaucoup moins dans le cas présent…

L'histoire se déroule… sur Mercure. Nous y accompagnons un rêveur terrien… qui sera bientôt oublié, ni héros, ni véritablement personnage point de vue. Ce qui prime, très vite, ce sont les luttes d'influence entre les différents royaumes de la planète, qui portent des noms évocateurs : Démonie, Sorcerie, Gobelinie, Lutinie… Pourtant, les habitants de ces contrées lointaines sont globalement humains. Et pas si éloignés de notre vieille Terre, faut-il croire : ils prisent les vers latins et le théâtre élisabéthain, et une botanique qui n'a pas grand-chose d'extraterrestre… Question « construction de monde », on est effectivement bien loin du soin apporté par Tolkien à la définition de sa Terre du Milieu : tous ces aspects en témoignent, mais aussi, par exemple, les noms propres, de personnages ou de lieux, qui manquent d'unité et ne sont jamais dictés par autre chose que le goût de l'exotisme. L'ensemble constitue un patchwork guère lié, davantage encore que l'Âge Hyborien de Robert E. Howard.

Et pourtant, ça marche ! Car l'histoire très épique qui nous est narrée, guère originale selon nos critères contemporains, et qui emprunte beaucoup aux sagas nordiques, une passion avouée de l'auteur, dispose du souffle nécessaire, d'un goût affirmé pour la grandeur et même la démesure, qui séduisent le lecteur et l'emportent sans peine dans une trame certes elle aussi anarchique, mais avant tout efficace.

Nos héros… sont des Démons, si cela veut dire quelque chose. Juss et ses compagnons sont confrontés à l'expansionnisme des Sorciers et de leur roi Goricé ; la victoire des Démons dans une absurde ordalie ne les préserve certes pas des entreprises fourbes des Sorciers – et le nouveau (?) roi Goricé paraît bien plus redoutable que le précédent… Maître des arcanes, il enlève par magie aux Démons un de leurs meilleurs éléments, Goldry Bluszco, le propre frère du roi Juss : qu'importe les batailles qui menacent son pays, un fiasco militaire en entraînant un autre, Juss, accompagné du fidèle Brandoch Daha, part pour le bout du monde, en quête de l'oracle qui saura lui retourner son frère…

Il faut dire que tous ces personnages, loyaux Démons comme fielleux Sorciers, ne sont généralement pas des plus rationnels, et même, disons-le, pas des plus malins. Dans cet univers guerrier, où les conflits systématiques ont une part plus ou moins dissimulée de pulsions génocidaires, la moindre pique adressée à la virilité ou à la bravoure d'un noble combattant suffit à lui faire commettre les pires sottises… Aussi ne suscitent-ils guère de sympathie chez le lecteur.

Mais il y a une belle exception, un personnage moins stupide que les autres, si guère porté sur l'honneur : le seigneur Gro (wesh, Gro... non, pardon), un Gobelin en exil qui a intégré le service de la Sorcerie (soit « les méchants », même si qualifier les Démons de « bons » est assurément problématique) ; certes, il peut dans un premier temps faire penser à une navrante caricature (antisémite ?), mais, même si ses apparitions dans ce premier volume sont comptées, il a quelque chose de plus que tous les autres – en tant que seigneur en exil sans cesse raillé pour ce qu'il est par des nobles bien moins fins que lui, et loser magnifique, vaguement dépressif, qui, en tant que tel, a la compulsion de rallier le camp des perdants… Et tout cela le rend finalement humain (face aux « héros » monstrueusement puissants que sont tous les autres), et, oui, sympathique. D'une manière ou d'une autre, je ne serais pas surpris d'apprendre que le Tyrion Lannister de George R.R. Martinlui doit un tant soit peu.

Un autre aspect problématique concerne le style : E.R. Eddison a la réputation d'employer délibérément un anglais archaïque dans son roman, qui n'en facilite semble-t-il pas toujours la lecture. Mais cet aspect ne m'a vraiment pas marqué dans la très fluide traduction de Patrick Marcel, je ne sais donc qu'en penser… le style de l'auteur apparaît en fait d'une qualité variable – et il brille sans doute davantage dans les dialogues, échanges nerveux autant qu'arrogants, que dans les descriptions, où il abuse sans doute du vocabulaire le plus précieux, avec une prédilection marquée pour les omniprésentes pierres précieuses, qui semblent agrémenter absolument le moindre objet sur Mercure…

À chaque paragraphe ou presque de cette chronique, je me suis fait l'écho de défauts marqués. Ils sont innombrables, le Serpent Ouroboros en est littéralement perclus. Et pourtant… Eh bien, oui, j'y reviens : ça marche – ça marche très bien, même ! Passé une entrée en matière un peu déstabilisante avec la fausse piste qu'est le personnage de Lessingham, et en dépit des errances d'une trame générale qui use volontiers de l'ellipse, renforçant le sentiment général d'anarchie ou d'improvisation, le lecteur est accroché, passionné, impliqué ; il est invité à prendre part à la plus épique des aventures, et s'y jette à corps perdu. Qu'il s'agisse des finasseries de la haute politique, soit la plus basse, ou des exploits physiques et martiaux les plus insensés, comme d'escalader la plus haute montagne du monde, chaque chapitre a sa propre grandeur enthousiasmante et palpitante – et certains mettent même en scène des idées proprement géniales, comme celle de ces trois capitaines autrefois inséparables, et qui cherchent en vain à se détruire mutuellement dans l'immense désert dans lequel ils errent depuis tant d'années…

Le Serpent Ouroboros est une aventure qui fait appel à la passion – la raison est bien trop frustrante pour paralyser véritablement l'enthousiasme du lecteur. Qu'importe dès lors tous ces défauts ; les aventures de Juss et des siens nous happent et nous captivent – et j'ai grand hâte de lire la suite !
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
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BlackWolf
  16 janvier 2018
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous offre un récit épique, riche, dense et soigné. le tout est porté par une plume qui pourra en déranger certains par son style plutôt « archaïque » mais qui, à mon avis, donne un cachet supplémentaire au récit et une certaine beauté au travail descriptif de l'auteur. L'intrigue est somme toute assez classique, mais ne manque pas d'être épique et d'offrir des aventures entraînantes et captivantes avec leur lot de surprises et de rebondissements. L'univers, même s'il n'a rien de révolutionnaire, s'avère solide et fascinant à découvrir. On s'imagine clairement arpenter les différents lieux visités qui s'avèrent fastes, dépaysants et lumineux. L'aspect politique repose grandement sur la guerre, l'honneur et la gloire ce qui rend l'ensemble entraînant, même si j'attends de voir comment l'auteur va gérer la suite. Les héros ne manquent pas non plus d'attrait et même si ils se révèlent un peu stéréotypés, ils évitent clairement de tomber dans un manichéisme facile. Les personnages secondaires sont très intéressants à mon avis, offrant un parallèle intrigant avec les personnages principaux. Après je regrette quelques facilités ici ou là, une ou deux descriptions trop poussées, parfois un aspect un peu trop guerrier parfait qui ressort… Je suis aussi un peu frustré du choix de couper ce roman en deux volumes, ce qui n'offre pas obligatoirement une conclusion naturelle, mais cela n'empêche pas pour autant ce roman de s'avérer efficace, épique, séduisant et je lirai la suite sans soucis.

Retrouvez la chronique complète sur le blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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DarknessObscura
  02 février 2018
Le Serpent Ouroboros m'a mis une très grosse claque en termes de style. L'écriture d'E. R. Eddison est absolument époustouflante et donne à son roman un aspect épique, qui tient autant de la saga nordique que de l'épopée antique.
Les personnages pourront vous sembler manichéens et le style un peu trop alambiqué, mais croyez-moi, ce roman est un chef d'oeuvre.
Lien : https://leschroniquesduchron..
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critiques presse (2)
SciFiUniverse   08 juin 2018
omme les précédents romans édités dans cette collection, le travail d'édition est soigné : couverture avec rabats, illustrations nombreuses façon gravure ancienne par Emily C. Martin, cartes sur les pages de garde.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net   25 janvier 2018
Eddison parvient à donner à l’ensemble suffisamment de cohérence pour que le lecteur passe un bon moment outre quelques menus détails, notamment dans les voyages.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   06 janvier 2018
- Combien de doigts sincère possèdes un Sorcier à sa main gauche ?
- Autant qu'à la droite.
- Fort bien, Et combien sur les deux ?
- Deux de moins qu'une paire, car ce sont des capons hypocrites jusqu'au bout des doigts.
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AlfaricAlfaric   11 janvier 2018
La moisson de ce monde va à l'homme déterminé ; celui dont l'intention est infirme se trouvera broyé entre les meules du haut et du bas.
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AlfaricAlfaric   04 janvier 2018
Sache quand parler, car bien souvent,
Il y a péril à conseiller les rois.
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