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EAN : 9782221145890
468 pages
Éditeur : R-jeunes adultes (18/09/2014)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 419 notes)
Résumé :
Qui dit Joyau dit richesse. Qui dit Joyau dit beauté. Qui dit Joyau dit royauté. Mais pour les filles comme Violet, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n'importe quelle servitude : Violet est née et a grandi dans le Marais avant d'être formée dans l'optique de devenir Mère-Porteuse pour la royauté. En effet, au sein du Joyau, la seule chose qui prime sur l'opulence et le luxe, c'est la descendance... Achetée par la Duchesse du Lac lors de l'Enchère... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (156) Voir plus Ajouter une critique
Paroledelea
  12 octobre 2014
Le Joyau est une histoire qui m'a, dans un premier temps, attirée par la beauté de sa couverture. Mais en y regardant de plus près, tout en se plongeant entre les lignes de l'auteure, nous nous apercevons que cette couverture est d'une beauté fragile, cruelle et tragique. Là, est toute l'histoire de Violet, numéro 197 lors de la Vente aux Enchère du Joyau. Une vente qui va l'entraîner au coeur de la Royauté où le luxe et le confort débordent ! le but ? Être la Mère-Porteuse de celle qui l'a achetée au prix le plus fort. Son sort est inéluctable. Sa particularité n'aurait pu l'éloigner de cet enfer.
On suit donc la terrible histoire de Violet, une jeune fille très attachante, sensible mais avec un sacré petit caractère. Autour d'elle, évoluent des personnages hypocrites, manipulateurs, menteurs. Violet est soumise aux caprices de milady : Pearl, la Duchesse de la Maison du Lac. Un personnage détestable… mais qui ne semble pas être la plus méchante. Un aperçu de leur cruauté : les Mères-Porteuses sont tenues en laisse ! La moindre rébellion leur vaut de terribles sanctions. Elles ne sont que des accessoires, nées pour servir les plus riches.
Heureusement, au milieu de ce chahut et de ce malheur, Violet trouve l'espoir. Mais aussi l'amour. Ash est un Compagnon, destiné lui aussi à servir la Royauté. Son » métier » est aussi des plus terribles. Mais vivre un amour au Palais, s'est se condamner à mort. La prudence est de mise. Ash est un personnage très attachants ! On se prend d'affection pour ce charmant jeune homme, pas épargné par la vie.
Le Joyau est donc une histoire qui se déroule dans des lieux somptueux mais où se passe d'ignobles histoires. Inconcevables.
L'auteure a une plume qui nous captive, rendant l'histoire assez addictive. Elle nous touche à travers les Mères-Porteuses et Ash. J'ai été à de nombreuses reprises bouleversée par ces cruels destinées. Quelle imagination !
Cependant je note des petits points qui m'empêche d'avoir un coup de coeur : j'ai trouvé qu'il y avait certaines longueurs. le nombre de duchesses et de comtesses m'a perturbée : je confondais souvent leur Maison d'appartenance. J'aurai aimé plus de détails sur la vie de Violet avant l'Institut et un repère temporel.
Bref, le Joyau est une histoire qui aura su me toucher par ses personnages et leur tragique destinée. J'ai ressenti beaucoup d'émotions différentes, et c'est ce que j'aime dans un livre : qu'il me transporte et me bouleverse. Missions accomplie pour le Joyau. A présent, je trépigne d'impatience de lire le second tome qui promet d'être riche en rebondissements ! La fin du tome 1 l'annonce. le suspens nous titille véritablement !
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pititecali
  08 septembre 2014
Mitigée, mais globalement positive malgré tout.

Tout d'abord, merci à la Collection R pour leur confiance renouvelée dans le cadre de ce partenariat.
Quand j'ai découvert la couverture de le Joyau, je m'étais dit que ce ne serait probablement pas pour moi, après mon expérience avec La Sélection. Une couverture du même genre qui ne m'a pas inspirée dans un premier temps. Puis, on a eu droit au résumé du livre, et... et j'ai eu envie d'en savoir plus, quand même. Ca me semblait un peu moins léger niveau scénario que la saga de Kiera Cass, et je me suis dit qu'éventuellement, ça pourrait davantage me convaincre.
Juste quand j'ai annoncé sur ma page que j'allais le commencer, un copinaute, Wandering World pour ne pas le citer (^^), m'a cloué le bec avec une reflexion à laquelle je ne m'attendais pour le moins pas. Il m'a dit (en gros) que le Joyau lui avait fait penser à un mélange entre Hunger Games et La Selection.
Là, je me suis demandé s'il avait fumé quelque chose ou quoi, parce que je ne voyais aucun point commun entre ces deux livres, et donc aucune manière de les lier ensemble dans un troisième... Et puis, je me suis lancée en me disant "On verra bien"...
Et en quelques chapitres, j'ai complètement compris ce qu'il voulait dire. Effectivement, dans l'idée, on a quand même un gros (et assez improbable) mélange entre ces deux romans. La Sélection pour les robes de princesses, la royauté, le luxe, et Hunger Games pour tout ce qui est préparatifs avant la vente aux enchères. Cinna (le préparateur de Katniss Everdeen dans Hunger Games) et Lucien (qui joue le rôle de préparateur pour Violet dans le Joyau) se ressemblent aussi de façon fort confortable ! Je n'aurais pas cru qu'une telle double inspiration soit possible, et pourtant, c'est assez flagrant à la lecture.
Mais bon, j'ai essayé de mettre ça de côté et de juger le livre dans son ensemble.

Alors le joyau, c'est effectivement un peu plus profond (pas beaucoup quand même) que La Sélection, et du coup, un peu plus prenant. Cela dit, ça reste un premier tome Young Adult, à savoir que ça se met en place doucement, et vu le thème, peu d'action vient au secours des 468 pages qui constituent ce tome.
Comme assez souvent dans la littérature Young-Adult, j'ai vraiment trouvé que rien n'était assez poussé pour nous époustoufler, même si on trouve le thème sympa, intéressant ou original. Je trouve ça tellement dommage, et incompréhensible (pourquoi un young adult ne pourrait pas avoir un peu de profondeur ??!) mais je ne désespère pas qu'un auteur arrive à surmonter ce qui semble être une difficulté générale.
La vie de Violet et des autres pensionnaires de l'institution avant la vente aurait pu nous être davantage détaillée, elles auraient pu être plus malheureuses, ce qui leur aurait permis de voir la vente comme une issue, un soulagement, et ensuite tomber de haut. Mais non, elles sont effectivement arrachées assez jeunes à leurs familles (vers 12 ans) mais ont plutôt la belle vie dans leur institut... J'ai trouvé dommage de ne pas créer un vrai univers malsain autour de tout ça, histoire qu'on comprenne pourquoi les mères porteuses ne se sont pas encore rebellées contre le système !
On suit l'aventure de Violet très facilement, car comme toujours, si ce n'est pas de la grande littérature "intello", la Collection R nous offre un ouvrage qui s'engloutit très vite, et la plume de l'auteure est extrêmement fluide malgré quelques côtés par fois un peu simplistes.
Violet et ses compagnons ne m'ont pas paru spécialement attachants, probablement parce que finalement, on les connaît peu. Les personnages de fiction young-adult ont tendance à ne pas être méga aprofondis, mais ils restent sympathiques et agréables à suivre.
On prend plutôt du plaisir à cette lecture, car l'histoire n'est pas du tout inintéressante, reste originale sur l'idée générale, et possède suffisamment de rebondissements pour conserver notre intérêt, mais on regrette quand même régulièrement certaines idées, ou scènes, nous rappelant dangereusement d'autres ouvrages, ou les facilités qu'on découvre à la lecture pour que l'histoire s'oriente de telle ou telle manière.
En effet, tout va un peu trop vite et trop facilement pour être crédible (le coup de foudre de Violet et Ash, notamment) (mais ça, c'est perso, y en a qui y croient au coup de foudre hein :D ). A part les gros obstacles annoncés dès le début du livre, j'ai trouvé que finalement, Violet n'est pas confrontée à beaucoup d'embûches. Dommage, ce roman aurait pu être plus palpitant avec plus de difficultés et confrontations. Cela dit, pas dans l'univers crée par Amy Ewing. Il n'y a pas matière ici à concocter quelque chose de vraiment dangereux où les montées d'adrénaline seraient légion.
Alors oui, il y a plus de profondeur que dans La Sélection, mais ça reste quand même plutôt léger à mes yeux.
Mais j'essaie de ne jamais être trop sévère avec le premier tome, toujours prévu pour poser les bases. Après tout, je l'ai lu sans rechigner, avec facilité, et intérêt, rapidement, et en prenant un plaisir relatif que je n'ai pas boudé. Cela dit, ce que je pardonne facilement sur le premier tome peut devenir rédhibitoire dès le second ! J'espère donc que la suite me convaincra davantage pour mériter une note positive, et que tout ne vas pas retomber comme un soufflet comme ce fut le cas pour la saga La Selection.
J'essaierai donc le second opus à sa sortie, en espérant qu'il confirmera, voire augmentera ma note de 3/5 que j'ai voulue positive malgré un avis final un peu en demi-teinte.
Je conseille ce livre à ceux qui ont envie d'une lecture qui ne prend pas la tête, pas compliquée et malgré tout intéressante.

Rendez-vous au tome 2 !

Cali
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Lunartic
  03 juillet 2019
Chronique rédigée en 2015.
Depuis un an, soit depuis sa sortie, ce livre m'attirait. Cependant, je n'avais pas trouvé l'occasion de l'acheter, à mon grand malheur. Vu que le second tome est paru, j'ai pu me procurer le tome un, ENFIN ! Ma logique est incohérente et tordue, mais bon... J'avais l'impression de tenir un véritable Graal dans les mains ! Je sentais que ce roman et moi, on allait s'entendre. Déjà, c'est un roman de la collection R, que j'affectionne beaucoup. Et puis, la couverture est juste exquise, de toute beauté, tel un pur joyau (C'est le cas de le dire !). Pour finir, la phrase d'accroche sur la couverture m'a véritablement interpellée : VOUS ETES PLUS PRÉCIEUSE QUE VOUS NE LE PENSEZ. Cela me parle, car très souvent, je me demande sérieusement quelle valeur j'ai sur cette Terre, et je pense que toutes les filles (et même les garçons, pas de discrimination) méritent qu'on leur dise au moins une fois cette phrase, car chaque être humain est unique et chaque vie a sa valeur. En clair, je trouve cette phrase tout bonnement magnifique. Et, comme si ce n'était pas suffisant comme ça, le résumé joue bien son rôle : en lisant ça, je me suis dis que ce livre devait contenir une sacrée dystopie comme je les aime ! Les mots "mère-porteuse" et "vente aux enchères" m'ayant de suite frappée quand j'ai découvert la quatrième de couverture, je me suis demandée : « Mais qu'est-ce que cette intrigue nous réserve donc ? » Eh bien, mes chers amis, elle m'a réservée des tonnes de choses, croyez-moi, je n'ai pas été lassée une seule seconde ! Ce roman est bien un bijou, et nullement du toc (frappez-moi, j'en ai marre de cet humour au ras des pâquerettes qui me caractérise...) !
Pour commencer, parlons de l'histoire. Je ne vais pas m'amuser à comparer cette dystopie à d'autres bien connues, je n'ai pas que ça à faire, sérieusement. Et puis cela ne m'intéresse pas, parce-que chaque oeuvre apporte quelque chose de nouveau et a sa singularité qui lui est propre. Pour ce qui est du Joyau, il nous embarque dans un univers très fermé et oppressant qui se réduit à cinq parties circulaires : le Marais, La Ferme, La Fumée (là, j'admets, j'ai pensé à la saga dystopique Uglies, mais ce n'est pas la même chose dans ce roman-ci... Je considère donc ça comme un mini-hommage, c'est possible), le Commerce et enfin... le Joyau, WAAAAAHHH ! En fait, il n'y a pas de quoi en faire tout un plat, vu qu'au contraire, c'est atroce (la messe est dite, comme ça). Plus on s'éloigne du Joyau, plus le monde est pauvre. du moins au niveau argent. C'est ça que j'ai trouvé très intéressant, c'est que le Joyau incarne peut-être la royauté, la noblesse mais il n'y a pas une once d'amour, ou de vrai sentiment en son sein, tout n'est que tromperie et poudre aux yeux. Exactement comme un diamant miroitant : il vous attire, vous le trouvez magnifique, exquis, mais au final, à quoi vous servira-t-il ? de plus, le Joyau a en son sein La Cité Solitaire, excellent nom, superbement trouvé. La Cité Solitaire regorge de nobles (bien sûr, ils sont les moins nombreux par rapport aux autres zones), de serviteurs, mais chaque famille aristocratique est isolée, toujours à se méfier des autres clans, ou à avoir peur, à craindre pour sa vie, à douter même de leurs proches... In fine, chacun ne peut compter que sur soi-même. J'ai trouvé ça vraiment très réaliste de la part de l'auteure. Son roman suscite notre intérêt dès le départ, et plus on avance, plus on apprend de choses sur cet univers, et plus on est plongés dans notre lecture. L'univers construit est très riche et minutieux, l'auteure connaît très bien son sujet (à la base d'une thèse, qu'elle a retranscrit en roman !) et le montre, ce qui est super pour le lecteur qui visualise beaucoup mieux les lieux, les règles de ce monde-là, et qui assimile les informations au fur et à mesure. En effet, pas de descriptions longues et fatigantes au tout début du livre, qu'on peut avoir tendance à oublier, surtout sur plus de quatre cent pages... Ici, l'auteure nous divulgue tous les renseignements nécessaires au lecteur pour s'imprégner de l'univers au travers des descriptions certes, mais aussi des dialogues, de la narration, et d'autres procédés... du coup, au fil de la lecture, on en apprend toujours plus, c'est un sentiment juste incroyable ! Et l'histoire est vraiment bien ficelée, il y a beaucoup de suspens, de mystère, et on suit Violet dans son aventure au coeur du Joyau en retenant presque notre souffle. On prend bien le temps de voir la vie quotidienne d'une mère porteuse avant que les choses commencent à s'accélérer vers la fin, signe d'un changement. Pour moi, c'était parfaitement logique. Si, dès le départ, Violet se serait décidée à jouer sa rebelle, cela serait allé beaucoup trop vite, on n'en aurait pas fini, et on n'aurait jamais pu découvrir l'envers du décor. Ici, tout est bien pensé, calculé, parfaitement prévu au moment T et on mène le lecteur à travers l'histoire, dont il n'a plus envie de sortir. C'est une intrigue prenante, recelant beaucoup de révélations mais aussi gardant sa part de secret. Comme un Joyau, elle nous éblouit mais on souhaite désespérément savoir ce qu'elle recèle au plus profond d'elle. C'est une histoire polie comme une pierre précieuse, parfaitement bien rodée et amenée d'une main de maître par Amy Ewing.
Au niveau des personnages, j'ai tout bonnement adoré l'héroïne, Violet Lasting, aussi appelée le 'Lot 197'. J'ai de suite accroché avec elle, je la trouve juste remarquable, je l'admire ! J'aime beaucoup son caractère altruiste et bienveillant envers les autres, c'est une jeune fille très gentille, serviable, et aimante envers sa famille. Cela m'a beaucoup émue, et m'a fait penser à ma relation avec mes propres parents, vu que Violet est prête à n'importe quoi pour protéger son frère, sa petite soeur, sa mère, ainsi que sa meilleure amie Raven, pour qui j'ai eu le coeur brisé tout du long. le fait qu'elle (Violet) a été arrachée à eux pendant si longtemps, c'est tout simplement abominable... Cela rappelle la phrase d'accroche originelle du roman, qui dit qu'avec n'importe quoi choix vient un prix (« Magic always comes with a price » - Rumplestiltskin...) Je pense que la phrase française correspond mieux. Elle est plus belle, a encore plus d'impact, et représente vraiment bien l'histoire, avec le concept des mères-porteuses traitées comme des moins-que-rien, que dis-je, de véritables esclaves sans aucune valeur, excepté mettre un bébé au monde pour la royauté. Difficile de ne pas craquer également face à l'énigmatique et adorable Lucien, l'allié inespéré de Violet dans toute cette galère, et pour Ash, un book boyfriend idéal, celui qui saura conquérir le coeur de notre lot 197 alors que le sien à lui semblait irréparable, et être sa lumière qui perce cette nuit sans fin. Néanmoins, Violet remains the best ! C'est bien connu, nous les filles valons bien mieux que les garçons... *humour... ou pas*
Violet va se rendre compte au cours du roman de sa beauté, de sa vraie valeur. Cependant, elle tient le coup sans être suicidaire en menant direct une révolte. Dès le départ, elle sait qu'elle ne souhaite pas être là, mais elle ne va pas se ruer dans le tas, comme on dit. Elle réfléchit, cherche une solution, et, en attendant, elle surveille ses arrières, même si ce n'est pas évident pour elle. C'est une grande qualité chez ce personnage, cette patience et ce sang-froid qu'elle conserve malgré la colère qui bouillonne en elle. Si je compare par exemple à Rio dans Atlantia d'Allie Condie, complètement obstinée qu'elle en deviendrait presque stupide (pardon ma Rio d'amour, tu sais que je t'aime), Violet fait le bon choix de ronger son frein afin d'agir au bon moment. Elle n'est pas parfaite, certes, mais elle essaye toujours de prendre les meilleures décisions, elle n'est pas aveuglée par ses rêves et ses espoirs, elle reste lucide. Tout au long du roman, elle ne cessera jamais de vouloir se battre pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle aime, pour ses convictions, de croire en sa force et en ses capacités, malgré tout ce que la Duchesse va lui faire subir. Et je peux vous dire que, pour résister face à la Duchesse, il faut en avoir dans le ventre. Cette femme est... comment la décrire ? Elle n'est pas la figure type de la méchante, pourtant. Il y a plus que cela en elle, plus de nuances, de subtilité. C'est un personnage très minutieusement élaboré, elle recèle des mystères, des souffrances enfouies tout au fond. Il ne faut pas la catégoriser tout de suite dans la case « Quelle sale bonne femme ! Je la haïs ! » (même si ce serait tout à fait compréhensible) La Duchesse est une personne impressionnante, avec énormément de classe et de présence, de prestance, qui est déterminée, ambitieuse, impitoyable. Elle impose la crainte et le respect. Je la préfère largement à l'Électrice, qui incarne la jeune femme arriviste qui se croit tout permis juste parce qu'elle a épousé un excellent parti, et qui souhaite absolument imposer ses idées, des idées encore plus ignobles que ce qui est déjà mis en place, parce que 'Madame' l'a décidé ainsi. J'aimerais bien que la Duchesse la boute hors de son trône, tiens, elle n'a rien à faire là, celle-là ! Amy Ewing a fait un superbe travail avec tous les personnages, qui nous font tous adhérer à cette intrigue incroyable, mais celui réalisé avec la Duchesse, c'est du travail d'orfèvre. Elle m'a bien déboussolée : à certains moments, on la pense complètement insensible et inhumaine, puis l'auteure nous dévoile un instant de fragilité, où on voit la Duchesse exprimer sa tristesse en tant qu'être humain, que femme. C'est si troublant qu'on en croit rêver, et pourtant je n'oublierai jamais ce moment extraordinaire, j'espère qu'on aura plus d'explications dans le tome deux ! C'est obligé de toute façon ! Vous l'aurez compris, j'adore la Duchesse. Elle a beau être ce qu'elle est, assez givrée au fond avec son plan ultime, je m'en fiche, je l'aime. Les autres dames de la noblesse représentent bien l'aristocratie qui se fait constamment bichonner, avec leur petit luxe et leurs petits chichis, c'est vraiment bien fait, et cohérent avec l'idée qu'on a de cette royauté soit-disant toute puissante, élue, mais qui, en réalité, n'a rien d'exceptionnelle, et est même faible. La relation maîtresse/mère porteuse est décrite d'une telle façon qu'on se croirait de retour à l'époque de l'esclavage, où on traitait les esclaves comme des animaux, cela m'a véritablement frappée ! Pas de pitié au sein du Joyau : toute cette injustice, cette cruauté, ce manque de liberté est enrobé dans une illusion de pseudo-humanité, comme si tout était normal. Cela ne nous semble pas grotesque, farfelu, mais cela nous choque, pour montrer ce qu'un régime totalitaire pouvait tolérer et même prôner.
L'écriture d'Amy Ewing est splendide, les mots sont bien choisis, c'est harmonieux, comme une sublime mélodie à nos oreilles, les chapitres sont précis, détaillés, très bien construits, et se lisent à une de ces vitesses ! Quand on ouvre ce livre, c'est comme s'il nous collait soudain aux mains, et on n'arrive plus ni à s'en détacher, ni à le refermer ! Il nous tient au piège, pour notre plus grande délectation, si je puis dire. L'intrigue est sensationnelle et la fin spectaculaire. Presque une torture : on n'a qu'une obsession, c'est de savoir ce qui va arriver à ces personnages qu'on a appris à tant aimer, et qu'on n'a plus envie de quitter... Je n'ai plus qu'à ENFIN lire le tome deux pour rester dans ce monde-là un peu plus longtemps, grand mal m'en prenne... Cependant, je sais que je fais le bon choix, et que vous le ferez aussi si vous décidez de commencer cette superbe saga ;) COUP DE FOUDRE ϟ
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Alizeabooks
  02 janvier 2015
Je suis encore toute retournée par ma lecture et pourtant cela fait déjà une semaine que je l'ai lu.
L'action et l'intrigue planent du début à la fin et je ne mens pas !
La dernière phrase est horrible.
Pourquoi ?
Parce que c'est la dernière et aussi parce qu'elle ne nous suffit pas ! Je veux avoir la suite, je l'exige même. Je n'en peux plus d'attendre et comme vous avez pu le lire précédemment, ça ne fait qu'UNE seule et petite semaine que j'ai été achevée, vouée à me retourner dans mon lit en me passant l'histoire en boucle dans ma tête. J'en fais des cauchemars ! Je m'imagine qu'il va arriver un truc à l'auteure et que nous n'aurons donc pas la suite... JAMAIS !
Je suis complètement parano et je déteste ça ! Me sentir impuissante face à cette longue et rude attente : désolée, mais sans moi !
Alors, pour essayer d'oublier un peu l'histoire, je me mange livres sur livres, même quand je suis repue.
Heureusement, ça ne me dérange pas d'en dévorer autant mais j'ai peur de ne plus avoir de livres à lire si je continue ainsi. J'ai deux choix : lire jusqu'à en devenir folle ou me lamenter sur mon sort. Je n'ai pas encore décidé ce que je vais faire...
L'histoire est addictive : dès que vous lisez la première ligne, vous êtes envoûtés. Moi-même je n'y pas cru, jusqu'à ce que ma mère m'appelle pour dîner. J'ai levé les yeux du livre et je les ai posé sur ma mère puis je suis revenue sur la page que je lisais. Or, ce n'était pas une page ordinaire : c'était la dernière ! Je l'ai lu et là le choc lorsque j'ai vu que c'était fini.
J'avais l'horrible impression qu'on avait arraché des pages.
Il me fallait la suite.
Violet a douze lorsqu'elle est diagnostiquée Mère-Porteuse. Elle est obligée de quitter sa famille pour pouvoir maîtriser les dons qui lui ont été donné par la nature : cela se fait appeler l'Augure. Toutes les Mères-Porteuses sont capables de l'utiliser. de l'âge de douze ans à l'âge de seize ans, celles-ci sont formées dans une institut pour savoir maîtriser leurs dons qui leurs serviront pour la création du bébé. Ce sont les personnes de sang Royal qui achètent les Mères-Porteuses car les femmes de ce sang ne peuvent avoir d'enfant sans que celui-ci soit mal formé, malade,... Alors, elles les utilisent pour porter leur bébé.
Au début, je me demandais à quoi pouvait leur servir l'Augure et puis quand j'ai enfin compris, j'ai été sidérée : les Duchesses, Marquises, Comtesses et tout le tralala se font stériliser avant leur mariage pour éviter qu'elles mettent au monde des abominations, mais pour préserver leur lignée, il leur faut un enfant. Or, seules les Mères-Porteuses peuvent avoir des enfants de sang Royal. Et par dessus le marché, les femmes de richesse aimerait que "leur" enfant soit parfait.
C'est donc à ça que sert l'Augure ! Lorsque le bébé est dans le ventre d'une Mère-Porteuse, celle-ci a le pouvoir de le façonner à son image ou plutôt à l'image de sa maîtresse. Ainsi, les Mères-Porteuses sont vendues comme de vulgaires fruits et légumes dans un marché. Mais le pire du pire c'est qu'elles se font traiter comme n'importe quoi alors que si elles n'existaient pas, leur chère "maîtresse" ne pourrait pas avoir de bébé !
Revenons-en à Violet qui est un cas à part. Pourquoi ? Parce qu'elle va tomber amoureuse.
Or, c'est interdit !
Violet était vraiment formidable : elle était apeurée, c'est sûr mais qui ne le serait pas à sa place ? Heureusement qu'elle était aussi rusée et surtout qu'elle avait des alliés de son côté. En tout cas je l'ai adorée ! Elle avait ce petit plus qui a fait que c'était LE personnage féminin absolument génial ! Quand elle était en colère, je l'étais aussi ; quand elle rougissait, je rougissait aussi. J'avais vraiment l'impression d'être elle et ça m'a fait vraiment peur car je ne voudrais pas être à sa place : porter l'enfant d'une autre ? Non merci !
Tous les autres personnages étaient géniaux sauf les gens de la "haute" ! J'ai carrément étais dégoûtée par leur caractère... Une horreur !
Mais surtout, j'ai été chamboulée par la fin. J'espère que vous le lirez parce qu'il en vaut vraiment la peine.
Conclusion : Un magnifique roman d'Amy Ewing ! J'ai tellement hâte de savoir la suite que dès que j'y pense, un frisson de plaisir m'envahit...
Lien : http://alizeabooks.blogspot...
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ChloetteM
  07 juin 2017
C'est dans ce contexte qu'on rencontre Violet, notre héroïne. le hasard a fait que grâce à ses gènes, elle fait partie des rares élues capables de maîtriser les trois Augures, ces mystérieux pouvoirs qui lui permettent de manipuler la couleur, la forme mais aussi la structure profonde des objets, au point de pouvoir forcer un arbre à pousser et porter des fruits, mais aussi de donner vie et forme à un foetus issu de famille royale qui, sans les Augures, deviendrait un monstre au patrimoine génétique désastreux. Ces pouvoirs sont cependant limités, et leur puissance diverge d'une porteuse de dons à l'autre.
Violet, particulièrement douée (évidemment, c'est l'héroïne ! J'ai le sentiment que dans la littérature pour jeunes adultes, les personnages principaux sont souvent trop doués, trop puissants par rapport aux autres… C'est un peu trop facile.), possède également un fort caractère, deux armes qui ne seront pas de trop pour survivre dans le Joyau. Malheureusement, son tempérament la conduit parfois à se montrer trop impulsive, ce qui lui apporte de gros ennuis… En plus de ce caractère, elle semble très émotive, elle ressent les choses intensément, que ce soit la joie, la haine, la peur, l'amour… Cela a d'ailleurs tendance à la troubler dans son rapport à la Duchesse, entre la haine, la peur et parfois la pitié, voir l'attachement. Elle a un profond besoin d'être aimée, exacerbé par le mépris et l'ignorance de la royauté envers les jeunes filles de sa condition, qui va la conduire à la plus grande des folies : tomber amoureuse d'un homme qui lui est interdit… D'ailleurs, cette romance un peu trop « cliché » m'a vite agacée, elle entrecoupe trop le récit et l'élu de son coeur est un peu trop geignard et lassant à mon goût… Mais elle ajoute également un côté dramatique, type amour maudit, qui colle bien à l'ambiance du roman.
Cette façon qu'a Violet de toujours tout vivre trop intensément est un peu agaçante, et l'amène à prendre des décisions parfois tellement stupides qu'on a vraiment envie de la secouer un bon coup pour la faire réfléchir ! Mais elle reste attendrissante et attachante, j'aime beaucoup ce personnage et son courage face à sa situation.
Le second personnage principal est la Duchesse, un personnage à deux facettes. Elle fera tout ce qu'elle estimera nécessaire à l'ascension de sa famille au pouvoir, sans aucun scrupule, même s'il lui faut pour cela aller jusqu'à tuer. Elle se montre donc cruelle et sans pitié envers Violet, que ce soit en l'accueillant chez elle d'une gifle retentissante dès son arrivée, ou en la traitant comme un objet, en la promenant en laisse ou en l'inséminant contre son gré. Mais elle fait également preuve d'une certaine générosité envers la jeune fille, en lui offrant une certaine liberté de mouvement, des cadeaux, ou en « tolérant » dans une certaine mesure ses « caprices ». Elle montre même, à plusieurs reprises, une certaine fragilité, en avouant sa jalousie envers ces femmes qui peuvent porter des enfants – mais en oubliant qu'elles ne seront jamais autorisées à porter leur propre enfant.
On trouve ensuite des adjuvants secondaires : Lucien, Annabelle, Ash et secondairement, Raven. Lucien m'a beaucoup fait penser à Cinna, le préparateur de Katniss dans Hunger Games. Doux, et gentil, je l'ai vite trouvé attachant, probablement parce qu'il est un des seuls personnages à vouloir aider Violet dans ce palais de tous les dangers. Dans la même veine, Annabelle sa femme de chambre est adorable, elle tente d'adoucir sa vie tant qu'elle le peut, même si elle reste un pantin aux ordres de la Duchesse. Ash, lui, m'agace, je le trouve insipide, sans intérêt. Son sort n'est pas meilleur que celui de Violet : embauché comme Compagnon, il est là pour tenir compagnie à l'agaçante nièce de la Duchesse, et plus si affinités… contraint ou forcé. Mais je ne le trouve pas assez fort moralement, et il m'a très vite lassée. Enfin, Raven, présentée comme un personnage fort au début du roman, se retrouve soumise à la pire des maîtresses, et s'efface symboliquement au fil du livre, comme on efface ses souvenirs et sa personnalité.
On trouve enfin les opposants, je parle ici de toute la royauté. Ces figures cruelles et égoïstes sont toutes insupportables, que ce soit pour leur conduite abjecte ou leur absence de réaction face au système. Qu'est-ce c'est que tous ces hommes trop mous, complètement dominés par leurs femmes aux dents plus longues que leurs griffes manucurées ? Ce petit héritier vaguement rebelle mais désastreusement inactif et inutile ? Toutes et tous ne songent qu'avec mépris à ceux qu'ils écrasent de leurs chaussures immaculées. On ne peut qu'être révolté à la lecture de ce monde insensé.
Dans ce livre, la condition de mère-porteuse est extrêmement difficile. Les dons qu'elles possèdent, les Augures, ne se pratiquent et ne se développent qu'au prix d'une grande souffrance physique. de plus, dès leur « diagnostic », elles sont arrachées à leur famille – toute tentative de fuite se solde par la mort – pour mener une vie en ostracisme jusqu'à ce qu'elles soient prêtes à être vendues aux plus offrantes.
Une fois dans le Joyau, tout est fait pour réduire ces femmes en esclavage. Je trouve qu'on est très proche de la traite des Noirs dans la façon de les utiliser. Entre exhibition et asservissement, les mères-porteuses sont, pour leur propriétaire, un joli ornement doué de dons artistiques – du moins pour celles qui ont le minimum de considération pour elles. Entre exhibition artistique (danse, violoncelle) forcée et jolies robes, les jeunes femmes sont forcées de faire bonne figure au gré des désirs de leurs maîtresses, sous peine de subir des traitements violents. Cependant, en-dehors de ces rares moments d'attention, elles doivent garder profil bas et ne parler à personne – pour peu que quelqu'un veuille leur parler, l'usage étant de les mépriser, voir tout bonnement d'ignorer leur simple existence. Egalement forcées de se couvrir d'un voile intégral et de porter une laisse pour sortir, image particulièrement choquante et réductrice apparentant les mères-porteuses à des êtres inférieurs ne méritant pas d'être regardés, elles n'ont plus la moindre dignité. On va même jusqu'au viol, puisque ces jeunes femmes sont inséminées contre leur volonté.
Mais je décris ici la vie des plus chanceuses d'entre elles. En effet, comme va le découvrir Violet, d'autres membres de la royauté semblent penser que la personnalité et les émotions de ces mères-porteuses n'est qu'un ennuyeux embarras, voir un obstacle pour le développement idéal de leurs enfants, et travailleraient sur une façon de leur ôter leur libre-arbitre : un lavage de cerveau…
J'ai été assez étonnée que ce système ne soit pas plus contesté, mais on découvre en parallèle du récit l'ignorance complète des castes inférieures de la société de ce qu'est la vie de mère-porteuse, que ce soit durant leur formation ou après avoir été vendues au plus offrant. C'est en effet la seule raison plausible pour expliquer que personne n'ait encore condamné ces traites odieuses.
Derrière cette cruauté et ce mépris, on distingue clairement deux sentiments : la jalousie, comme l'exprime à plusieurs reprises la Duchesse, de ne pouvoir porter elles-mêmes leurs enfants, ainsi que la peur. En effet, les Augures des mères-porteuses sont bien loin d'être contrôlées par leurs propriétaires, comme le prouvent les petits actes de rébellion de Violet : le portrait de la Duchesse défiguré, ou les plantes messagères entre elle et Raven. A travers leur capacité à porter les enfants au sang bleu, à travers les Augures, ces femmes n'auraient-elles pas plus de pouvoir qu'elles ne le soupçonnent ? Ne représentent-elles pas une menace à supprimer pour la royauté, d'où le fameux lavage de cerveau ? J'imagine qu'on en découvrira plus sur le sujet dans le Tome 2.
Asservissement, menace de mort quasi-constante, lavage de cerveau, manipulations, insémination forcée, souffrance, amour maudit… Ce roman dystopique joue sur une ambiance sombre, parfois glauque, que je trouve assez étonnante par rapport aux autres livres de ce genre – excepté Hunger Games, bien sûr, trilogie révoltante comme j'en ai rarement lues. On trouve vraiment dans le Joyau une complexité émotionnelle intéressante, troublante qui nous happe jusqu'à la fin. Et quelle fin ! Terrible et inachevée, elle ne nous laisse pas d'autre choix que d'avoir envie de saisir la suite, juste pour savoir si…
(voir mon blog pour la critique complète)
Lien : https://dansmabib.wordpress...
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Ninie067Ninie067   29 septembre 2014
Le cœur battant à tout rompre, je m’élance à travers les couloirs.

Maintenant que je suis seule, j’ai envie d’explorer plus avant la demeure. Quelques servantes sont en train d’astiquer les fenêtres donnant sur le parc. Je passe devant elles, l’air de rien, veillant à ne pas attirer l’attention. Bientôt, une odeur désagréable m’indique que j’approche du fumoir du duc. Alertée par des martèlements de bottes, je m’engouffre dans une pièce sur ma droite et, par l’entrebâillement, je vois passer un couple de régimentaires se dirigeant vers la bibliothèque. J’attends quelques instants qu’ils s’éloignent. J’en profite pour promener mon regard dans la pièce. Il s’arrête sur un petit portrait ovale de la duchesse, posé sur un secrétaire.

Une image se forme dans ma tête et j’appuie l’index sur la miniature.

Un : voir l’objet tel qu’il est. Deux : se le représenter mentalement. Trois : le plier à sa volonté.

Des zébrures verdâtres hideuses se dessinent sur son visage, gâtant la carnation délicate de la duchesse. C’est la première fois que je réalise cet Augure avec une telle précision. Que les séances du docteur Blythe me plaisent ou non, il est évident qu’elles m’ont fait progresser. Un grand sourire étire mes lèvres. La duchesse affiche à présent une laideur à la hauteur de ses actes.
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shousounshousoun   28 septembre 2014
Chaque cercle de la Cité, à l’exception du Joyau est divisé en quatre districts –nord, sud, est et ouest-. Au centre de chaque quartier, dans le Marais, se dresse un institut –ou centre de détention- destiné aux futures mères porteuses. La famille de Raven vit à l’est de Southgate, la mienne à l’ouest. Nos chemins ne se seraient sans doute jamais croisés si nous n’avions pas toutes les deux été diagnostiquées mères porteuses et envoyées à Southgate.
Un silence bienvenu règne dans la voiture. Je me palpe le poignet, où affleure le transmetteur qu’on vient de m’implanter sous la peau. Nous en avons toutes reçu un avant de quitter l’établissement. Le dispositif est seulement temporaire. La puce s’autodétruira dans environ huit heures. Une manière pour Southgate de veiller à l’observation du règlement : tout ce qui se passe à l’intérieur de l’établissement est top secret. Interdiction de parler à notre famille des Augures. Interdiction de lui parler de la Vente aux Enchères. P. 30/31.
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MariloupMariloup   20 juillet 2016
Une bonne éducation. On mange à notre faim, on a l'eau courante et l'électricité, et on ne travaille pas. La misère et la pauvreté ne nous atteignent pas. D'après les gardiennes, une fois que nous vivrons dans le Joyau, nous serons encore plus gâtées. Nous aurons tout. Absolument tout.
Sauf notre liberté. Étrangement, on oublie toujours de nous mentionner ce détail.
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emelinevdc76emelinevdc76   24 avril 2020
« - Difficile de se rappeler qui on est quand on passe son temps à jouer un rôle.
- Je suis sûre qu'il y a des moments où vous pouvez redevenir vous-même.
Son visage se radoucit.
- Vous n'êtes pas ici depuis longtemps.
Je pars au quart de tour.
- Peut-être, mais ça ne signifie pas que je ne comprends pas ce que vous voulez dire. En plus, vous avez plus de liberté que moi. Vous avez le droit de vous exprimer. On vous traite avec respect.
- Vous pensez vraiment qu'on peut parler de respect ? la duchesse qui me dévore des yeux en plein repas ? Carnelian qui me traite comme si j'étais son esclave ? Vous croyez qu'ils se demandent si je suis fatigué, si j'ai faim ou si je déteste danser ? Ils ne me respectent pas Violet, ils me possèdent. »
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MissReadingMissReading   06 octobre 2014
- Sachez que cela ne me plaît pas particulièrement, dit-elle en brandissant un objet argenté. A mon avis, ce n'est pas indispensable. Mais certains sauteraient sur n'importe quel prétexte pour me calomnier. Si vous vous tenez à carreau, je ne l'utiliserai plus jamais. Est-ce clair ?
Je ne comprends pas, mais ses paroles m'effraient.
Elle déplie l'objet argenté, et mon ventre se noue.
C'est une laisse.
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Vidéo de Amy Ewing
Par l'auteure de la série best-seller "Le Joyau". « Dans trois jours, Sera Lighthaven procédera au plus grand acte de foi qu?une Céruléenne puisse accomplir, annonça la grande prêtresse. Elle plongera du promontoire situé dans les jardins Nocturnes et répandra son sang pour rompre le cordon. Elle sera honorée et chérie par nous toutes tandis que nous voyagerons vers notre nouvelle destination. » Sera se sentait comme engourdie. Son cerveau refusait de faire le lien avec ce qu?elle venait d?entendre, comme si la grande prêtresse parlait de quelqu?un d?autre. Nous sommes les Céruléennes, notre sang est magique. Ces mots prirent un sens nouveau et absolument terrifiant à ses oreilles. Son sang allait causer sa mort? Avec ce premier volet d?un diptyque, Amy Ewing nous offre un univers fabuleux peuplé de créatures enchanteresses.
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